
Les plus belles plages autour d'Athènes : guide 2026 (riviera, Sounion, Marathon)
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Les plages Athenes ont ceci de déconcertant : on peut sortir du métro en plein centre, traverser la ville sous 35 °C, et se retrouver vingt minutes plus tard les pieds dans une mer Égée à 26 °C. Pourtant c'est exactement ce que font les Athéniens chaque week-end d'été depuis des décennies, la côte de l'Attique commence à peine à 15 km du Parthénon. Avant de rallier les plages, prenez le temps de parcourir la ville avec le parcours audioguidé Ryocity d'Athènes, 29 étapes sur 8,2 km qui remettent en perspective les temples du Ve siècle que vous croiserez ensuite tout au long de la côte.
Ce guide couvre les plages dans un rayon de 70 km d'Athènes, du lac thermal de Vouliagmeni qui maintient l'eau à 28 °C en plein janvier, aux 5 km de sable fin de Schinias bordés par une forêt de pins parasols classée parc national, en passant par les plages sauvages de Legrena et la double baignade mer + archéologie au cap Sounion. Certaines se rejoignent en tramway depuis Syntagma en moins de 40 minutes. D'autres réclament une voiture et une glacière bien remplie. Toutes méritent le détour selon votre profil.
La côte d'Apollon : Glyfada et Kavouri
La côte d'Apollon désigne l'axe côtier qui file vers le sud depuis le quartier d'Elliniko jusqu'à Varkiza, une bande d'une trentaine de kilomètres qui concentre la majorité des plages accessibles en transports depuis le centre d'Athènes. C'est ici que les Athéniens ont installé leurs stations balnéaires depuis les années 1950, avec une densité croissante de restaurants de poisson, de beach clubs et de résidences secondaires à mesure qu'on s'éloigne de la ville.
Glyfada est la porte d'entrée naturelle de cette côte, à 17 km du centre. Le tramway côtier depuis la place Syntagma vous y dépose en 35 à 40 minutes sans correspondance, ce qui en fait l'option la plus pratique pour une après-midi improvisée. La plage elle-même est organisée en plusieurs secteurs : certains sont payants (transats à la journée autour de 10 à 15 €), d'autres restent libres d'accès. Le sable est propre, la mer peu profonde sur une centaine de mètres, ce qui convient particulièrement aux familles avec des enfants en bas âge.
L'ambiance n'a rien d'une crique sauvage : Glyfada ressemble davantage à une vraie station balnéaire avec ses boutiques, ses bars de plage ouverts jusqu'à minuit et sa promenade maritime qui se remplit de familles et de joggeurs en soirée. C'est une tranche de vie athénienne bien éloignée de l'image carte postale de l'Acropole, et c'est précisément ce qui la rend attachante.
Kavouri occupe une baie arrondie entre Glyfada et Vouliagmeni, protégée par une avancée rocheuse qui crée un bassin naturel où l'eau reste calme même quand le vent souffle au large. Une bande de sable de 500 mètres environ, bordée de tamaris qui fournissent une ombre naturelle rare sur cette côte. L'accès est libre, le parking suffisant en semaine. Deux ou trois tavernes servent un poisson grillé correct à midi. Si vous logez dans le secteur sud d'Athènes, Kavouri constitue une alternative tranquille à Glyfada sans l'agitation de la station balnéaire. Le tramway dessert Voula, d'où il reste 15 minutes de marche ou un court trajet en bus local.
Le lac thermal de Vouliagmeni
Vouliagmeni est probablement l'endroit le plus singulier de toute la côte attique, et de loin. Il faut comprendre ce qu'est ce lac avant d'y aller : ce n'est pas une plage de mer ordinaire. C'est un lac partiellement souterrain alimenté par des sources thermales qui jaillissent du fond calcaire, en communication avec la mer Égée par un réseau de galeries karstiques encore partiellement inexploré. L'eau oscille entre 22 et 29 °C selon la saison, reste parfaitement transparente toute l'année et ne gèle évidemment jamais. En plein janvier, des habitués s'y baignent sous la pluie pendant que la côte est déserte alentour.
Le lac s'est formé il y a des millénaires quand une partie du plafond d'une caverne karstique s'est effondrée, laissant un bassin à ciel ouvert en lisière de mer. La faune est surprenante : des anguilles marines attirées par les courants thermaux cohabitent avec les baigneurs sans la moindre agressivité. Les enfants les cherchent depuis les pontons en bois ; les adultes font des longueurs dans une eau à température de piscine chauffée. Des études médicales grecques ont documenté les effets bénéfiques sur les dermatoses et les affections articulaires, ce qui explique la fidélité de la clientèle locale bien au-delà de la saison estivale.
L'entrée est payante, 17 à 19 € selon le jour, tarif réduit pour les résidents locaux. Ce n'est pas gratuit, mais la fréquentation reste maîtrisée, ce qui est rare sur cette côte en plein été. Le site dispose de vestiaires, de chaises longues et d'un café-restaurant dont la terrasse donne directement sur l'eau. Depuis Athènes, le tramway côtier ne va pas jusqu'à Vouliagmeni : il vous dépose à son terminus de Voula en 45 minutes environ depuis Syntagma, d'où le bus 122 prend le relais jusqu'au lac en une quinzaine de minutes. En voiture, comptez 25 minutes par la côtière et arrivez avant 10h en juillet-août : le parking déborde vite.
Autour du lac, plusieurs criques rocheuses permettent de plonger dans la mer ouverte. La plus connue porte le nom de Kavouri (voir section précédente) : eaux cristallines, quelques rochers plats pour s'allonger, sans surveillance mais aussi peu de monde hors saison. Pour une baignade thermale suivie d'un bain de mer, enchaîner les deux en une matinée n'est pas un luxe.

Astir Beach : la plage premium de la Riviera
La plage d'Astir, également connue sous le nom d'Asteras, occupe une pointe rocheuse entre Glyfada et Vouliagmeni. Historiquement privatisée pour les clients du complexe hôtelier d'État, le célèbre Astir Palace, racheté et transformé en Four Seasons, elle s'est repositionnée en beach club haut de gamme. Comptez environ 100 € pour deux transats en haute saison.
Le cadre justifie le positionnement : deux plages encadrées par des pins maritimes, une eau d'un bleu-vert intense sur fond de roche blonde, des transats bien espacés. C'est la plage la plus « méditerranée carte postale » accessible depuis Athènes sans prendre le ferry. Pour une demi-journée en dehors des week-ends de juillet, Astir est le choix évident si vous cherchez un moment de confort absolu. En dehors de ces créneaux, la fréquentation monte fortement et l'expérience se dilue un peu.
Varkiza : vent, kitesurf et plage longue
À 35 km au sud du centre, Varkiza marque le début d'une autre atmosphère. La plage principale mesure près d'un kilomètre de long. Le sable est plus grossier qu'à Glyfada, mais l'espace ne manque pas et l'horizon s'ouvre franchement sur la mer Égée. C'est ici que les Athéniens qui fuient la concentration des plages proches trouvent un peu d'air.
La particularité de Varkiza tient au vent. La baie est directement exposée au meltemi, ce vent du nord qui souffle sur la Méditerranée orientale de juin à septembre. Résultat : les températures restent supportables même en plein août, la mer est souvent agitée avec de belles vagues courtes, et les spots de windsurf et de kitesurf se sont multipliés. Plusieurs écoles proposent des cours à la journée à des tarifs inférieurs d'environ 30 % à ceux des îles grecques pour des conditions comparables. Si vous avez un niveau intermédiaire ou débutant en kitesurf, Varkiza vaut vraiment le déplacement.
Côté pratique : parking gratuit sur le front de mer, tavernes servant du poisson frais, piste de beach-volley. Des bus directs relient Varkiza à la station de métro Elliniko en moins de 30 minutes. En voiture depuis Athènes par la route côtière, comptez 40 minutes hors heures de pointe. Un conseil rarement mentionné : les criques situées à 2 à 3 km à l'est de la plage principale, accessibles à pied sur un sentier ou en voiture sur une piste, sont quasi désertes en semaine. L'eau y est plus calme, protégée par une avancée rocheuse, et le fond sableux se prête parfaitement au snorkeling.

Lagonissi : la presqu'île aux criques
Lagonissi est davantage un nom de presqu'île qu'une plage au sens strict. À 40 km d'Athènes, cette langue de terre étroite s'avance dans la mer Égée et abrite une dizaine de criques successives, certaines privées (annexes d'hôtels de luxe), d'autres parfaitement libres d'accès.
L'intérêt de Lagonissi réside dans la variété géographique : en une heure de marche sur le sentier côtier, vous passez d'une crique abritée avec fond de galets polis à une plage ouverte sur l'horizon de la mer Égée. L'eau est parmi les plus claires de la côte d'Apollon. La plupart des visiteurs arrivent en voiture, il n'existe pas de liaison de bus directe depuis le centre d'Athènes. Prévoyez un pique-nique ; les options de restauration sont limitées en dehors des hôtels.
Legrena : deux kilomètres de sable au bout du monde
Legrena est la plage la plus confidentielle de la côte sud, et sans doute la plus belle pour ceux qui cherchent le contraire de la station balnéaire. Elle s'étire sur 2 km de sable blanc au pied des collines de la péninsule du cap Sounion, à 55 km d'Athènes. Le site est officiellement une plage naturiste, la tolérance y est totale, nul n'est contraint de s'y plier, mais ce qui attire surtout ici, c'est le calme absolu et la qualité de l'eau, classée régulièrement parmi les meilleures de l'Attique par les rapports environnementaux de l'Agence européenne pour l'environnement.
L'accès se fait par une route non goudronnée sur les 3 derniers kilomètres. Voiture indispensable, 4×4 non nécessaire en été. Pas de parking payant, pas de snack-bar permanent (un camion ambulant passe parfois en juillet-août), pas de transats à louer. Il faut tout apporter, y compris l'eau potable. Cette absence d'infrastructure est précisément ce qui distingue Legrena des plages à 30 minutes du centre.
La proximité du temple de Poséidon au cap Sounion, à 8 km de là, rend la combinaison des deux visites dans la même journée quasi obligatoire : la plage le matin dès l'ouverture, les ruines en fin d'après-midi quand la lumière rasante dore les colonnes de marbre blanc.

Cap Sounion et le temple de Poséidon
Parler de Sounion sans entrer dans le détail du cap Sounion serait passer à côté de l'essentiel. Ce promontoire rocheux à 70 km d'Athènes porte le temple de Poséidon, édifié au Ve siècle avant J.-C. en marbre de l'Agélée, le même marbre blanc à peine veiné de gris que celui de l'Acropole. Le temple est visible depuis la mer à des kilomètres de distance ; les marins grecs de l'Antiquité s'en servaient de repère pour rentrer au Pirée. Lord Byron a gravé son nom dans l'un des piliers lors de son séjour en 1810, geste romantique qu'on n'oserait évidemment plus aujourd'hui.
Au pied du promontoire, deux plages s'étirent de part et d'autre de la route. La plage est de Sounion (côté vent) est la plus sauvage : galets, eau turquoise, aucune infrastructure hormis des rochers plats pour s'allonger. La plage ouest est plus fréquentée, avec sable fin, un restaurant et une vue directe sur les colonnes du temple depuis l'eau.
Depuis Athènes, des bus KTEL partent de la gare routière de Pedion tou Areos (avenue Mavromataion) toutes les heures en été en direction du cap Sounion, pour 7 € environ l'aller simple. Le trajet dure environ 2h par la route côtière, un spectacle en soi, avec la mer qui longe la route sur presque tout le parcours. En voiture, comptez 1h10 sans trafic. Le billet d'entrée pour le temple s'élève à 20 € en été, 10 € hors saison ; la baignade sur les plages autour est gratuite.
Une astuce que peu de guides mentionnent : arrivez à Sounion en fin d'après-midi, baignez-vous sur la plage ouest, puis remontez voir le coucher de soleil depuis les colonnes. Le site ferme officiellement au coucher du soleil en été, mais la lumière qui s'attarde sur le marbre blanc entre 19h30 et 20h45 est mémorable. C'est l'une des expériences grecques les plus évocatrices accessibles sans embarquer sur un ferry, et c'est souvent là que les visiteurs réalisent que la Grèce antique n'était pas qu'une collection de musées.
Si vous prévoyez d'explorer Athènes en profondeur avant cette excursion, le guide audio Ryo d'Athènes vous donnera le contexte architectural et politique dans lequel ces temples du Ve siècle ont été conçus, Sounion et l'Acropole partagent la même époque de construction et s'inscrivent dans le même programme de prestige de Périclès.
Schinias (Marathon) : la grande plage du nord-est
Schinias est la plus grande plage de la région athénienne, et sans doute la plus belle pour les amateurs de nature. Située à 40 km au nord-est d'Athènes, près du site antique de Marathon, elle s'étend sur 5 km de sable fin longeant une pinède de pins parasols que les Grecs appellent la « forêt de Schinias ». L'ensemble forme un parc national protégé depuis 2000, ce qui limite la construction sur tout le linéaire côtier.
L'eau est exceptionnellement claire grâce à la faible urbanisation des abords du parc. Le fond sableux descend progressivement, Sur les 5 km de longueur, la densité de baigneurs reste bien moindre qu'à Glyfada ou Varkiza, même en plein week-end d'août. La forêt de pins offre une ombre naturelle rare sur cette côte : vous pouvez vous installer directement sous les arbres, à quelques mètres de l'eau. En fin d'après-midi, la lumière filtrée par les branches crée une atmosphère particulière. Des pistes cyclables traversent la forêt ; des vélos se louent sur place en haute saison pour longer la plage sans avoir à marcher.
Venir à Schinias sans s'arrêter au tumulus de Marathon serait une occasion manquée. Ce monticule de terre haut de 9 mètres, à 3 km de la plage, contient les cendres des 192 soldats athéniens tombés lors de la bataille de Marathon en 490 av. J.-C., la victoire qui a stoppé l'expansion perse vers l'ouest et changé, selon les historiens, le cours de l'histoire de la civilisation. L'entrée est gratuite. Combinée à la plage, cette excursion offre l'un des meilleurs rapports nature/histoire de toute la région.
Pour rejoindre Schinias sans voiture, un bus KTEL part de la gare routière de Pedion tou Areos toutes les heures et demie environ. En voiture depuis Athènes, comptez 50 minutes via la E75 et la route de Marathon.
La côte est : Vravrona, Porto Rafti, Rafina
La côte est de l'Attique est moins fréquentée par les touristes que la côte d'Apollon, et c'est une bonne raison de s'y aventurer. Les plages y sont moins spectaculaires individuellement, mais la combinaison baignade-archéologie-taverne de port fonctionne parfaitement pour une journée complète.
Vravrona (Brauron) est connue d'abord pour son sanctuaire antique d'Artémis, l'un des sites les moins visités de l'Attique malgré son importance. Le temple date du Ve siècle av. J.-C. ; de jeunes filles y étaient envoyées pour servir la déesse dans le cadre d'un rituel initiatique appelé « l'ours d'Artémis ». Le musée du site, petit mais bien documenté, conserve des sculptures insolites représentant ces jeunes arktoi. La plage de Vravrona s'étend à 2 km du sanctuaire : eau propre, fréquentation modérée, combinaison baignade-archéologie sans planification complexe. À 36 km d'Athènes, c'est une demi-journée facile à organiser.
Porto Rafti est la surprise de la côte est. Ce petit port de pêche à 35 km à l'est d'Athènes cache plusieurs plages dans une baie naturelle semi-fermée qui rend la mer d'un calme remarquable, pratiquement pas de vagues même par grand vent. Le nom vient d'une statue en marbre représentant un tailleur (« rafti »), posée sur un îlot au milieu de la baie depuis l'époque hellénistique. La plage principale mesure environ 800 mètres, avec sable fin, eaux peu profondes et plusieurs tavernes les pieds dans l'eau. C'est le genre d'endroit que les familles athéniennes se transmettent de génération en génération, un port de pêche qui n'a pas encore cédé à la bétonisation. Des excursions en bateau depuis le port permettent de rejoindre l'îlot à la statue en 10 minutes.
Rafina, à 30 km au nord-est d'Athènes, est surtout connue comme port d'embarquement vers les Cyclades. Mais les voyageurs qui y transitent passent à côté d'une jolie plage : au nord du port de ferries, une anse de sable doré s'étire sur 400 mètres, face à l'île d'Eubée. L'eau est propre, le fond descend doucement. Les restaurants de poisson du port figurent parmi les meilleurs rapports qualité-prix de l'Attique. Si votre ferry part en début d'après-midi, arrivez tôt le matin pour une baignade et un déjeuner de poulpe grillé sur le quai.


Agios Kosmas et Nea Makri : les plages sans voiture
Agios Kosmas est la plage la plus proche du centre d'Athènes dotée d'un vrai accès public : à peine 15 km du Parthénon, accessible en tramway en 20 minutes depuis la place Syntagma. L'endroit n'a pas la beauté sauvage de Schinias ni la clarté de l'eau de Lagonissi, mais il remplit une fonction précise, une baignade rapide avant ou après une journée de visites dans la ville. La plage est entretenue, les eaux surveillées en été, le sable régulièrement nettoyé. À deux pas se trouve l'ancienne marina olympique des Jeux de 2004, dont les installations de voile tombent progressivement en désuétude : un décor étrange qui tranche avec l'animation balnéaire.
Nea Makri est une ville côtière à 30 km au nord-est d'Athènes, entre Marathon et Rafina. Sa plage, peu mentionnée dans les guides francophones, est longue de 3 km, correctement entretenue et fréquentée quasi exclusivement par les habitants de la région. L'eau est plus agitée qu'au sud d'Athènes, avec parfois de petits rouleaux en surface. Le front de mer concentre des tavernes servant du poisson frais à prix raisonnables. Si vous revenez de Marathon ou de Schinias, un arrêt déjeuner à Nea Makri est une façon efficace de terminer la journée avant de reprendre la route vers Athènes.
Plages organisées et plages libres : comment choisir
Sur les plages Athenes, la distinction entre plages organisées et plages libres est réelle et mérite d'être comprise avant de partir.
Les plages organisées (Glyfada, Astir, Varkiza principale, Agios Kosmas) proposent transats, parasols, douches et surveillance en juillet-août. Les tarifs varient de 10 à 15 € pour une paire de transats à la journée jusqu'à 50 à 100 € dans les beach clubs premium. La qualité de l'eau y est généralement vérifiée et affichée. Ces plages sont les mieux adaptées si vous voyagez avec de jeunes enfants ou si vous souhaitez une demi-journée confortable sans logistique.
Les plages libres (Legrena, les criques de Lagonissi, la plage est de Sounion, Kavouri) sont gratuites d'accès, peu ou pas équipées. Il faut apporter ses affaires, souvent de l'eau potable, et parfois accepter une route d'accès non goudronnée. En contrepartie, l'eau y est souvent plus claire, la fréquentation moindre et l'ambiance radicalement différente. Ce sont ces plages que les Athéniens eux-mêmes indiquent quand on leur demande leur coin secret.
Le lac thermal de Vouliagmeni occupe une catégorie à part : payant, très organisé, mais sans équivalent thermal dans toute la Grèce continentale.

Comment rejoindre les plages depuis Athènes
La question des transports est centrale pour planifier une journée sur les plages Athenes. La bonne nouvelle : de nombreuses plages de la côte d'Apollon sont accessibles sans voiture.
Le tramway côtier (lignes T6 et T7) relie la place Syntagma au littoral, avec des arrêts à Agios Kosmas (20 min) puis Glyfada (35 à 40 minutes), avant de filer vers son terminus de Voula. Le tramway circule entre 5h30 et minuit environ, avec des fréquences de 10 à 15 minutes en journée. Le ticket unitaire est à 1,20 €, valable 90 minutes sur tout le réseau OASA, métro et bus compris. C'est la solution la plus simple pour Agios Kosmas et Glyfada ; pour Kavouri ou Vouliagmeni, descendez au terminus de Voula et prenez le bus 122 sur les derniers kilomètres.
Les bus KTEL desservent les plages plus éloignées depuis la gare routière de Pedion tou Areos (avenue Mavromataion, près de la station de métro Victoria) :
- Cap Sounion : départ toutes les heures, 7 € l'aller, environ 2h de trajet par la route côtière
- Schinias / Marathon : départ toutes les heures et demie, environ 4 € l'aller, 50 min
- Varkiza : bus depuis la station de métro Elliniko, 30 min
En voiture, l'avenue côtière (Posidonos) relie Athènes à Glyfada, puis continue vers Vouliagmeni et Varkiza de façon quasi continue en longeant la mer. C'est une belle route mais encombrée le week-end d'été. Prévoyez de partir avant 9h pour les plages du sud, avant 8h pour Marathon ou Sounion. Le stationnement est généralement gratuit sauf dans les beach clubs.
Pour les plages de la côte est (Porto Rafti, Vravrona, Rafina), la voiture est recommandée. Les liaisons en bus existent mais avec des fréquences réduites et des correspondances parfois complexes.
Quand se baigner autour d'Athènes
Pour les plages Athenes, la saison balnéaire s'étend officiellement de mi-mai à mi-octobre. En pratique, les Athéniens commencent à se baigner dès les premières chaleurs d'avril, et certaines plages restent fréquentables jusqu'en novembre.
L'eau atteint sa température maximale en août (26 à 28 °C en mer ouverte). Juin et septembre offrent le meilleur compromis : mer déjà bien chaude, affluence nettement réduite, soleil assuré, tavernes ouvertes. Juillet et août sont les mois les plus chargés, arriver tôt ou tard en journée permet d'éviter l'effet parking de la côte d'Apollon les week-ends.
Le lac thermal de Vouliagmeni constitue l'exception : accessible et agréable toute l'année à 22-29 °C, il attire des baigneurs même en décembre et janvier par beau temps.
FAQ
Quelles sont les meilleures plages près d'Athènes ?
Parmi les plages Athenes, les plus remarquables sont le lac de Vouliagmeni (eau thermale à 28 °C toute l'année, unique en Grèce continentale), Schinias (5 km de sable dans une pinède classée parc national), le cap Sounion (baignade avec vue sur le temple de Poséidon) et Varkiza (sports nautiques et vent). Pour une baignade rapide en transports en commun, Glyfada et Agios Kosmas sont accessibles en tramway depuis le centre en moins de 40 minutes.
À quelle distance se trouvent les plages depuis le centre d'Athènes ?
Les plages les plus proches se trouvent à 15-20 km du centre, Agios Kosmas et Glyfada, accessibles en 20 à 40 minutes en tramway. La côte d'Apollon (Vouliagmeni, Varkiza) est à 25-35 km, soit 40-50 minutes en voiture ou tramway. Les plages du cap Sounion et de la côte est (Schinias, Vravrona, Porto Rafti) nécessitent 50 à 70 minutes de trajet en voiture ou en bus KTEL.
Peut-on se baigner à Athènes sans voiture ?
Oui, et c'est même confortable pour les plages proches. Le tramway côtier relie Syntagma à Glyfada en 35 minutes, avec un arrêt intermédiaire à Agios Kosmas (20 min) ; pour Kavouri ou Vouliagmeni, le bus 122 prolonge le trajet depuis le terminus de Voula. Des bus KTEL desservent Varkiza, le cap Sounion et les plages de la côte est depuis la gare routière de Pedion tou Areos. Pour les plages isolées comme Legrena ou les criques de Lagonissi, la voiture reste indispensable.
Quand est la meilleure période pour se baigner autour d'Athènes ?
Juin et septembre sont les mois idéaux : mer entre 23 et 26 °C, soleil assuré et affluence nettement réduite par rapport à juillet-août. La saison complète s'étend de mi-mai à mi-octobre. Le lac thermal de Vouliagmeni, maintenu entre 22 et 29 °C par les sources souterraines, est agréable toute l'année.
Y a-t-il des plages gratuites près d'Athènes ?
La grande majorité des plages Athenes sont gratuites. Les principales exceptions sont le lac de Vouliagmeni (entrée 17 à 19 €) et la plage d'Astir (beach club premium, transats à partir de 100 € pour deux). Schinias, Varkiza, Legrena, Porto Rafti, Nea Makri, Vravrona et les plages autour de Sounion sont toutes libres d'accès. Sur certaines plages organisées, des secteurs de transats payants coexistent avec des zones libres.
Les plages d'Athènes sont-elles propres ?
Dans l'ensemble oui. La côte d'Apollon (de Glyfada à Varkiza) et plusieurs plages de la côte est (Schinias, Porto Rafti) affichent régulièrement le Pavillon Bleu européen, gage de qualité de l'eau et de gestion environnementale. Legrena, malgré son caractère naturiste et l'absence d'infrastructure, figure parmi les eaux les mieux notées de l'Attique selon les rapports annuels de l'Agence européenne pour l'environnement. La plage la plus proche du centre, Agios Kosmas, est correctement entretenue mais l'eau y est légèrement moins claire qu'au sud.
Conclusion
Les plages autour d'Athènes ne ressemblent pas aux îles grecques, les Cyclades restent imbattables pour le blanc et le bleu des cartes postales. Mais elles ont quelque chose que les îles n'ont pas : la possibilité de combiner en une seule journée une matinée sur l'Acropole et un après-midi les pieds dans la mer Égée. Schinias pour la nature intacte, Sounion pour l'émotion historique, Vouliagmeni pour l'insolite thermal, Glyfada pour la commodité urbaine, chaque plage répond à un usage différent.
Avant de partir à la mer, prenez le temps d'explorer Athènes depuis ses origines. Avec le parcours audioguidé Ryo d'Athènes, 29 étapes en 3h20 sur les traces de la civilisation qui a bâti les temples que vous croiserez tout au long de la côte attique, vous repartirez avec une lecture bien différente de ces colonnes de marbre blanc au bord de l'eau.