

©Anton Raath CC BY-SA 4.0. <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr>via Wikipedia Commons
De loin l’un des symboles incontestés de Gand, la cathédrale Saint-Bavon a fière allure et ne passe pas inaperçue. Au Moyen Âge, la ville flamande, relativement florissante et influente, s’est engagée dans la construction d’édifices religieux toujours plus grands et plus coûteux. C’est de cette manière que l’ancienne église romane Saint-Jean fut métamorphosée en une énorme structure gothique, qu’est la cathédrale Saint-Bavon. Ça parait très simple quand on le dit, mais la transformation a tout de même duré 500 longues années. D'ailleurs, si le style gothique prime sur l’ensemble du monument, d’autres influences du genre romane peuvent être perceptibles dans la crypte et ses 22 autels. En plus d’être la plus ancienne église paroissiale de Gand et d’avoir été le lieu de baptême de Charles Quint, l’un des monarques les plus puissants du début XVIe siècle, la cathédrale Saint-Bavon recèle de trésors. Les férus d’art vont particulièrement amortir le déplacement en profitant de très belles toiles signées De Crayer, Pourbus ou encore Rubens. Toutefois, aucune œuvre ne pourra faire concurrence à celle des frères Van Eyck, intitulée “L’Adoration de l’Agneau mystique”. Mondialement célèbre, cette immense toile est composée de 12 panneaux de chêne, peints recto verso, avec des scènes bibliques comme thème. Restauré en 2020, le chef-d'œuvre est considéré comme l’apogée de la peinture flamande du XVe siècle.






