

Shutterstock
Il est impossible de parcourir la ville de Bruges, sans passer par le palais du “Franc de Bruges”. C’est ici que se tient tout le pouvoir et les décisions économiques de la ville. En particulier durant la période du Moyen-Âge, l’édifice s’est montré d’une importance capitale, pour la campagne de Bruges ainsi que ses alentours. Il y avait un terme bien spécifique d’ailleurs pour désigner cette action destinée à s’occuper de l’administration : la châtellenie. Un mot que l’on peut voir dans les livres d’histoire en particulier, et qui apparaît de nombreuses fois lorsque l’on compte l’histoire de Bruges. Si nous parlons de châtellenie, il nous faudra aborder les origines même du palais du “Franc des Bruges”. Celle-ci est étroitement liée au comté de Flandres. D’ailleurs, la place du Bourg que l’on a cité précédemment deviendra le centre de la châtellenie. Le “Franc du Bruges” s’étendait autour de toute la ville et se composait de trois parties bien distinctes : la première était vouée au “vrai Franc”, administré par les échevins du Franc ; les “appendants” qui sont composés de trente seigneuries avec leur propre collège d’échevins ; et enfin les “contribuants”, avec sept seigneuries indépendantes et subordonnées au Franc concernant l’imposition. Le bâtiment en lui-même, par-delà ses murs robustes, était le centre financier et administratif de Bruges, et apportait même son aide pour ce qui est de la prise de décisions portant sur les transactions commerciales. Ainsi, Bruges ne tarda pas à devenir une région des plus précieuses pour toute l’Europe, en plus de bénéficier d’une position géographique, le long des voies commerciales, des plus pratiques. Le “Franc de Bruges”, cour d’assises de 1795 à 1984, possédant un style néo-classique, et classé monument historique en 1938, abrite aujourd’hui les archives municipales retraçant toute la mémoire écrite de la ville. Un très beau bijou architectural qui nous ouvre ses portes le temps d’une visite payante, placée sous le signe de la justice.






