Panorama depuis la ville haute

Le parc de Montmorency, à la pointe de la ville Haute, vous offre une vue plongeante sur le Saint-Laurent. C’est ici que le fleuve est le plus étroit. Le nom de Québec, vient d’ailleurs de la langue algonquine, utilisée par les Micmacs, les Cris et les Algonquins, et signifie, là où le fleuve se rétrécit. Sur votre gauche, vous voyez la grande batterie de canons, qui pointent désormais sur les bateaux de croisières amarrés au port. Vous l’avez remarqué, la ville regorge de canons historiques en fonte. En tant que capitale militaire de la région, Québec était une ville de garnison et possédait de nombreuses pièces d’artillerie, encore visible aujourd’hui. Vous pourrez voir des canons, bien sûr, mais aussi des caronades, plus courtes et moins puissantes, des obusiers, qui pouvaient lancer des bombes et des obus, et enfin des mortiers, plus facilement dissimulables. Les canons coloniaux étaient toujours marqués de l’emblème de leurs pays. Si vous les observez attentivement, vous verrez que la plupart d’entre eux appartiennent à l’Empire britannique, et portent le signe G et R entrelacés du chiffre 3, pour Georges III et Rex, soit le roi Georges III, qui régnait sur le Canada, de 1760 à 1820. Mais ouvrez l’œil, et vous trouverez peut-être deux canons russes, frappés des anciennes armoiries de Russie, l’aigle à deux têtes couronnées ! Ces canons datent de 1749 et font partie du butin français de la guerre de Crimée. Saisis par l’armée lors du siège de Sébastopol en 1854, la France les offre alors à son allié, l’Angleterre, qui les offre à son tour à sa colonie. Des canons historiques qui ont décidément bien voyagé. Allez, on vous aide, ils sont quelque part sur la terrasse Dufferin.

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