Aqueduc de Saint Lazare

©Xauxa CC BY-SA 2.5.

Vous voilà à présent devant l’Aqueducto de San Lazaro. Il tient son nom d’un ancien ermitage voisin, dédié à Saint Laurent, démoli au XXe siècle. Il s’agit de l’un des deux aqueducs qui approvisionnaient la ville en eau avant la construction de l’impressionnant Aqueduc des miracles. L’approvisionnement en eau était essentiel dans l’expansion du royaume. Plusieurs réservoirs avaient été créés et des sources naturelles avaient été canalisées, déviées vers la ville où l’eau était stockée dans des châteaux d’eau. À partir de là, elle était redistribuée dans toute la ville grâce à un système ingénieux de canalisations. On peut d’ailleurs en voir des vestiges dans la maison de l’amphithéâtre où se trouve une intéressante gargouille en forme de tête de lion qui servait de déversoir dans un réservoir de distribution. Les premières sections de cet ouvrage, de plus d’un kilomètre, étaient souterraines, mais elles possédaient des entrées pour que les personnes responsables de la maintenance puissent les nettoyer. De toutes les arches de cet aqueduc romain, il ne reste que des pans coupés et, seuls trois piliers que vous verrez plus loin, ont résisté au passage du temps. Là, vous voyez un aqueduc complet, mais le résultat actuel vient d’une reconstruction datant de la Renaissance. Au XVIe siècle, l’aqueduc romain était inutilisable et les architectes ont profité des pierres de taille pour en construire un nouveau, encore utilisé aujourd’hui. Les arches sont ainsi faites pour que le vent s’y engouffre, ce qui évite les effondrements impromptus les jours de tempête. À quelques mètres de là, vous pouvez également voir les vestiges d’un bain romain, nommé las termas de San Lazaro. Ce sont des bains publics datant du début du IIe siècle, constitués d’un grand vestiaire qui donnait sur un hammam, deux bassins d’eau chaude et un bassin d’eau froide. Ces espaces bien-être étaient complétés par une zone en plein air, dédiée à la pratique du sport et ouverte sur une grande piscine extérieure. Plutôt pas mal le complexe thermal. Il est resté en activité jusqu’au IIIe siècle. Il est toujours surprenant de constater que l’époque romaine, où l’accès à l’eau courante et l’hygiène corporelle étaient une préoccupation majeure, sera succédé par la crasse légendaire du Moyen Âge.

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