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Passons maintenant à celui que l’on appelle, l’hôtel de ville, et qui est aussi posté sur la plus grande place de Valencia. S’il y a bien une chose pour laquelle l’édifice nous surprend, c’est par son imposante dimension horizontale de plus de 6 000m², elle-même surmontée par deux petits dômes recouverts de faïence. L’hôtel de ville a été inauguré en 1894, par le maire de l’époque lui-même, qui n’était autre que Jean-François Malizard. Sa façade principale, mélange d’éléments baroque et maniériste pour un rendu ornemental abondant, date de la première moitié du XXe siècle. L’hôtel de ville possède un beffroi. Ce clocher laïque représente l’indépendance même de la ville par rapport à l’église catholique. Et si au prime abord, le bâtiment semble classique, et ressembler à tous ceux que vous avez eu l’occasion de croiser dans votre vie, sachez que celui-ci est l’un des rares à s’inspirer de l’éclectisme. L’éclectisme est un mouvement né au cours du 19ème siècle, et qui incite les artistes à s’inspirer des styles du passé, afin que ceux-ci ne puissent jamais être perdus ni oubliés. Ainsi, l’intérieur de l’hôtel de ville est particulièrement soigné, et on peut y retrouver une architecture, un décor et même des mobiliers tirés de l’époque du Moyen-Âge, voire de la Renaissance. Un voyage dans le temps s’impose, chers amis, seriez-vous des nôtres ? D’ailleurs, dans ce décor foisonnant, vous devez normalement entrevoir un large balcon. Et pas n’importe lequel à Valencia. C’est de sa hauteur qu’est lancé le spectacle pyrotechnique, marquant le début des réjouissances de la fête traditionnelle et populaire des Fallas, en mars. À partir de là, les rues et les places de la ville se remplissent de personnages géants, pensés et créés d’une année sur l’autre par chaque quartier. Tous les habitants de la ville se préparent alors pour une semaine de défilé et d’ambiance, plus que festive.






