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Ici, cela ne vous servira à rien de projeter le regard au loin. Ce qu’il vous faut, c’est le lever bien haut vers le ciel pour saisir toute la verticalité qui caractérise l’église Saint-Olaf. Attention tout de même aux cervicales ! Construite vraisemblablement entre le XIIe et le XIIIe siècle, cette bâtisse religieuse est l’une des plus imposantes de l’Europe médiévale. D’après certains historiens, elle fut de 1549 à 1625 le plus haut édifice existant, dans le monde, grâce aux 159 mètres de hauteur qu’atteignait autrefois son clocher. Si ce joli record lui a été bénéfique, en tant que point de repère pour les navires des marchands à l’approche, il lui a aussi réservé quelques mésaventures. Pointant droit dans le ciel, l’immense flèche a plus d’une fois été un paratonnerre redoutable. Malheureusement, sur les dix épisodes de foudres qu’a connus le monument, 3 lui ont été fatals en le consumant entièrement. Au XIXe siècle, l’élévation de l’édifice a été réduite à 124 mètres, lui permettant ainsi d’être épargné des autres destructions régulières par le feu. Et dans tout ça, pourquoi cette appellation ? Si l’on s’en tient à la légende, l’église porterait le nom du jeune ouvrier qui aurait fini seul la construction de la tour, après une chute mortelle de ses 6 collègues. Mais, dans la réalité, elle met à l’honneur le roi Saint-Olaf, premier souverain de Norvège à avoir été baptisé.






