Sepulveda House

©Los Angeles CC BY-SA 3.0.

La Sepulveda House est un élégant bâtiment victorien de style Eastlake, construit en 1887. On en voit l’arrière ici, mais si vous souhaitez voir sa façade, n’hésitez pas à faire le tour jusqu’à North Main Street. Le style Eastlake, c’est un style décoratif qui se caractérise par des formes géométriques, des boiseries travaillées, des motifs sculptés et une grande attention portée aux détails ornementaux. Dans l’architecture, il se reconnaît à ses façades richement décorées, ses balcons, ses garde-corps ajourés et ses éléments en bois finement découpés. Le bâtiment qui se tient devant vous marque une étape clé dans l’évolution du quartier. Il a été commandé par Eloisa Martinez de Sepulveda, une femme d’affaires qui était membre d’une famille influente d’origine hispanique. Cette grande demeure d’une vingtaine de pièces n’était pas une simple maison familiale : elle combinait dès l’origine des commerces au rez-de-chaussée et des espaces d’hébergement à l’étage, illustrant un mode de vie urbain en plein essor à la fin du XIXe siècle. À cette époque, la ville s’étend rapidement au-delà de son noyau historique, et la Sepulveda House témoigne de cette transition vers un Los Angeles plus moderne, influencé par l’architecture américaine tout en restant implanté au cœur de l’ancien pueblo. Aujourd’hui, elle abrite un centre d’accueil des visiteurs et des expositions qui permettent de mieux comprendre la vie quotidienne et les transformations de la ville. N’hésitez pas à y faire un petit tour pour en savoir plus ! Juste à côté, à quelques pas, se trouve l’entrée pour aller découvrir le mural América Tropical, une œuvre monumentale peinte en 1932 par l’artiste David Alfaro Siqueiros. Ce peintre et muraliste mexicain est considéré comme l’un des grands maîtres du muralisme mexicain, aux côtés de Diego Rivera et José Clemente Orozco. À l’origine, cette fresque était parfaitement visible depuis Olvera Street, mais son message politique a rapidement provoqué la polémique. Siqueiros y représentait un indigène crucifié sous un aigle impérial, entouré de symboles dénonçant l’oppression et l’impérialisme, dans un style direct, engagé et volontairement choquant pour l’époque. Jugée trop subversive, l’œuvre est presque immédiatement censurée et recouverte de peinture blanche, disparaissant pendant plusieurs décennies du regard du public. Ce n’est qu’à la fin du XXe siècle qu’elle est redécouverte et restaurée, devenant aujourd’hui l’un des témoignages les plus importants de l’art mural engagé aux États-Unis.

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