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La cathédrale Saint-Etienne de Limoges voit sa construction débuter au XIe siècle. De récentes fouilles ont cependant permis de penser qu’il y a toujours eu un lieu de culte à cet emplacement, depuis au moins le Ve siècle, puisqu’on y a retrouvé un baptistère de cette période. La cathédrale romane est achevée en 1095 et consacrée par le pape Urbain II. Mais elle subira de grands incendies au cours du siècle suivant. Aimeric de la Serre, évêque de Limoges, décide alors de reconstruire un édifice plus grand à partir de 1273, dans le style gothique qui était en vogue à ce moment-là. Il ne reste aujourd’hui de l’ancienne cathédrale romane que la crypte et les premiers niveaux du clocher. Il faudra plus de 6 siècles pour achever cet ensemble monumental, car les travaux furent régulièrement stoppés, faute de financement. C’est en 1888 que le clocher est enfin rattaché au reste de la cathédrale. Le portail Saint-Jean, que vous avez devant vous, est considéré comme un véritable chef-d’œuvre du gothique flamboyant, et a été réalisé au cours du XVIe siècle. S’il porte ce nom, c’est parce qu’il faisait face, à ce moment-là, à l’église Saint-Jean qui se trouvait ici, et qui a été détruite en 1793. En 1571, la foudre frappe la flèche qui est en bois, ce qui provoque un incendie qui fera fondre les onze cloches. Seules 5 cloches seront réinstallées quelques années plus tard. Au XIXe siècle, d’importants travaux de restauration sont lancés et en 1862, la cathédrale est classée au titre des Monuments historiques. Aujourd’hui encore, la crypte abrite les sépultures des évêques de Limoges. Elle n’est cependant pas ouverte à la visite. Vous pouvez par contre bien sûr entrer dans la cathédrale pour en admirer les décorations.






