

©Penitentsblancs- CC BY-SA 3.0.jpg https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/deed.fr
Impossible de ne pas remarquer ce vieux pontet au-dessus de la rue. Mais l’édifice auquel il est relié, sur votre gauche, mérite lui aussi toute votre attention. Vous êtes devant la chapelle Sainte-Foy, aussi appelée chapelle des Pénitents Blancs, l’un des plus anciens lieux de culte encore en activité à Montpellier. Mentionnée dès 1228, elle se trouvait à l’origine aux abords du Camin Roumieu, l’un des grands chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, près d’une des entrées principales de la ville. Au XVIe siècle, pendant les guerres de Religion, la chapelle est endommagée à plusieurs reprises. En 1568, il n’en reste presque rien, si ce n’est quelques murs et une arche. Abandonné, le site devient un cimetière à ciel ouvert pendant plus de cinquante ans. Mais en 1623, la Confrérie des Pénitents blancs, une association catholique de laïcs, décide de la reconstruire. Extérieurement, l’ensemble reste sobre, mais à l’intérieur, la surprise est de taille. Lambris en bois doré, tableaux, sculptures du XVIIe et XVIIIe siècle, et surtout un plafond en caisson baroque impressionnant, composé de 21 compartiments, dont 18 peints entre 1671 et 1691. Rien d’étonnant à ce qu’on la surnomme “la Sixtine du Languedoc” ! Classée monument historique depuis 1995, la chapelle appartient toujours à la Confrérie des Pénitents blancs. L’entrée est gratuite, mais ses horaires varient selon les saisons.






