

©RR Nederhoed - CC BY-SA 2.0. https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr
Les grands monuments racontent l’histoire d’une ville, mais ses marchés, eux, en révèlent les saveurs. Et à Montpellier, bien manger, c’est presque un art de vivre. Pour ça, il faut de bons produits, et de bons producteurs. Comme ici, aux halles Laissac. Ce lieu de gourmandise et le quartier qui l’entoure sont liés depuis plus de 140 ans. Tout commence en 1850, quand les riverains réclament une nouvelle halle. Il faudra attendre 1876 pour que le projet soit lancé, et c’est le maire Alexandre Laissac qui inaugure le marché couvert en 1880. Une belle structure polygonale en fer et fonte, à la mode de l’époque. Presque un siècle plus tard, jugée trop vétuste, elle est remplacée par un bâtiment circulaire… et franchement peu séduisant. Son immense parking à étages lui vaut même le surnom de “verrue architecturale”. Ce bâtiment est finalement démoli en 2016. Trois ans plus tard, en 2018, les halles Laissac nouvelle génération voient le jour. Plus lumineuses, plus ouvertes, elles renouent avec l’esprit d’origine. Verre, métal, inspiration Baltard : un vrai retour aux sources. Vingt-quatre étaliers y proposent chaque jour le meilleur de leur production, dans une ambiance chaleureuse et colorée. Et pour couronner le tout, une étonnante toile suspendue au plafond attire le regard : une œuvre en forme de tranche de melon, signée Mona Young-Eun Kim, ancienne étudiante des Beaux-Arts. Ici, les accents chantent, les étals débordent de produits du sud, et la Méditerranée se savoure à pleines dents.






