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Loin d’être aussi grande et adulée que son voisin, le château de Blois, l’église Saint-Vincent-de-Paul vaut pourtant le détour. Ses premières origines remontent en 1634, avec la volonté de construire une chapelle pour le collège Jésuite fondé quelques dizaines d’années plus tôt. Les travaux avancent à pas de fourmis, jusqu’à ce que le souverain Gaston d’Orléans, récemment exilé dans la ville, multiplie les dons et aide grandement à la concrétisation du projet religieux. Complètement dévastée lors de la Révolution française, puis transformée en magasin à fourrage les années qui suivent, l’église Saint-Vincent-de-Paul redeviendra un lieu de culte catholique, en tant que tel, dès 1826. Grâce à une campagne de restauration, au milieu du XIXe siècle, le monument présente encore ses plus beaux atouts esthétiques. À l’extérieur, vous avez une façade typique des églises Jésuites, avec ses 3 étages reliés entre eux par de larges ornements de forme spirale. Et à l’intérieur, vous trouvez un décor peint du XIXe siècle, un retable sculpté à colonnes de marbre rouge, et deux monuments commémoratifs élevés par la fille de Gaston d’Orléans, en l’honneur de son père. L’homme, très attaché à la ville de Blois, lui avait même légué son cœur à son décès. Précieusement entreposé dans une urne au sein de l’église Saint-Vincent-de-Paul, ce dernier a mystérieusement disparu lors de la Révolution française.






