La Place Terre-au-Duc

©Moreau.henri CC BY-SA 3.0.

Bretonne, chaleureuse, ancestrale et authentique, Quimper n’est pas le genre de ville à se donner des airs. C’est même tout le contraire ! De taille modeste et avec une atmosphère d’antan, la préfecture du Finistère assume celle qu’elle est. Avec fierté et en toute transparence, surtout lorsqu’il s’agit de faire la belle part à son histoire. Il suffit de prêter attention au nom de ses rues et de ses places pour en avoir le cœur net. Rue des Boucheries, Place-au-Beurre, voilà des indices de taille sur la Quimper d’autrefois. Et ça continue ici, sur la charmante Place Terre-au-Duc. Au Moyen Âge, Quimper, centre religieux et politique, est tiraillée entre les pouvoirs de l’évêque et ceux du duc. Une opposition qui s’observe aussi sur le partage du territoire. Le fief de l’évêque, répondant au nom de “terre de l’Église”, correspond au Quimper intra-muros et à la partie nord des remparts de la ville. Quant au domaine du duc, que l’on nomme “Terre-au-Duc”, il équivaut au faubourg se développant au-delà du Steïr, passé le pont de l’ancienne porte Médard. Notre coquette Place Terre-au-Duc, rassemblait les symboles du pouvoir et de la puissance ducale : auditoires, prison, poteaux des condamnés, fours et moulins banaux. De plus, elle constituait l’entrée principale des marchandises dans la ville. Les différentes venelles, ou rues étroites, qui entourent encore la placette en sont la preuve. Venelle du poivre, venelle du pain cuit, etc. Aujourd'hui, presque tout a disparu, excepté le souvenir d’une cité à deux puissances, souvent en conflit, au sein de laquelle le peuple quimpérois s’est peu à peu affranchi à travers sa communauté bourgeoise.

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