

Montpellier ne vous a pas encore tout dit… Mais ça tombe bien, on est là pour ça. Car malgré ses « jeunes » mille ans d’existence, la capitale languedocienne regorge de trésors et d’anecdotes surprenantes. En vous baladant dans les ruelles de l’Écusson, peut-être avez-vous remarqué ces petits médaillons dorés, incrustés dans les pavés ? Ils représentent une coquille Saint-Jacques entourée des mots “Camin Roumieu” — autrement dit, “chemin vers Rome”. Ces symboles marquent en réalité l’un des grands itinéraires du pèlerinage de Compostelle : le chemin d’Arles, qui traverse Montpellier. Sur l’actuelle place Jean Jaurès, les pèlerins faisaient halte pour échanger leur monnaie avant de poursuivre leur route. À deux pas de là, la rue de la Draperie Rouge évoque un autre pan de l’histoire locale : au Moyen Âge, Montpellier était réputée pour ses draps fins, teints en rouge grâce à la cochenille, un insecte des garrigues. Cette industrie textile florissante a contribué à l’essor de la ville. C’est aussi ici que la médecine a brillé. La faculté de Montpellier est la plus ancienne du monde encore en activité. Et parmi ses élèves, on retrouve un certain François Rabelais. Bien plus connu comme écrivain que comme médecin, il y étudie dès 1530, hébergé chez le professeur Guillaume Rondelet, un passionné un brin… excessif, dont on dit qu’il disséquait jusqu’à ses proches. Ambiance. Mais Rabelais a laissé une trace : encore aujourd’hui, les étudiants prêtent serment en robe rouge, en hommage à cette époque, sous le regard d’Hippocrate, dont la statue trône fièrement dans les lieux. Et comme le dit la devise de la fac : “Jadis, Hippocrate était de Kos. Maintenant, il est de Montpellier.






