Rue Sainte-Claire

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Vous voici dans l’une des artères principales de la ville. C’est la première rue qui permettait de traverser entièrement Annecy en chariot ! Caractérisée par ses arcades et ses façades ocre, vert-amande ou rose, la rue est toujours très animée, bordée de nombreux bars, restaurants et magasins de souvenirs. Si vous cherchez quelque chose à rapporter de votre séjour en Haute-Savoie, les possibilités sont multiples ! Je vous passe les tasses, magnets et porte-clefs décorés de saint-bernard, les chaussons marmottes et les petits ramoneurs couverts de suie ! Le cadeau toujours pratique est l’Opinel, le couteau de poche made in France fabriqué à Chambéry ! Et si vous voulez vous essayer à la tradition régionale et proposer des fins de repas originaux à vos convives, alors partez avec une grolle, cette coupe de l’amitié en bois délicatement sculptés et portant plusieurs becs d’où l’on boit un mélange de café et d’eau de vie ! La ville offre également une place de choix aux spécialités locales alors n’hésitez pas à gouter aux bières artisanales, au génépi, aux saucissons et aux fromages du coin : abondance, beaufort, tomme, et à repartir avec un beau reblochon. Aussi bon sur un morceau de pain que cuit sur une tartiflette. Si vous ne voulez pas cuisiner, mais voulez goûter une bonne tartiflette, pas de panique, la majorité des restaurants d’Annecy vous proposera ce plat typique, quelle que soit la saison ! Son nom vient du patois “tartiff” qui veut dire patate et, pour qui ne connaitrait pas cette recette incontournable de la région, il s’agit de pommes de terre revenues avec des oignons et des lardons, placés dans un plat recouvert d’un reblochon entier coupé en deux et gratiné au four. D’ailleurs, saviez-vous que le mot “reblochon” vient de l’action de blocher à nouveau ? Au XIVe siècle, ce que l’on appelle blocher, c’est tout simplement traire les vaches. Les redevances des paysans étant calculées à l’avance sur la quantité de lait produite par leurs troupeaux, ils avaient pris pour habitude de ne pas traire entièrement leurs vaches. Ils attendaient le passage du contrôleur, notaient leurs redevances, et terminaient ensuite la traite. Ce lait de deuxième traite, plus riche en crème, leur permettait de produire leur propre fromage. Plus tard, au XVIe siècle, on nommait également les reblochons : les fromages de dévotion, car ils étaient offerts aux moines chartreux en l’échange de leur bénédiction sur les chalets des paysans. Voilà, vous savez tout, vous avez maintenant quelques anecdotes à raconter lors de votre prochaine soirée tartiflette.

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