

Petite parenthèse dans votre visite pour vous présenter rapidement tous les autres points d’intérêt qui n’ont pas pu être inclus dans l’itinéraire. À l’est du centre historique, un détour par les quartiers du Principe et du Prè peut valoir le coup. On préfère vous prévenir, la zone n’est pas la mieux entretenue et la plus conviviale de Gênes. Mais parfois il est bon de se rappeler que “c’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes”. Trois belles qui plus est dans ce secteur avec la Villa del Principe, le Palazzo Reale et l’Université de Gênes. La première, élevée au début du XVIe siècle, était la résidence privée d’Andrea Doria, amiral et militaire génois légendaire. Outre sa somptueuse architecture Renaissance et ses riches intérieurs, la Villa del Principe s’entoure de splendides jardins à l’italienne. Ces derniers, qui jadis s’étendaient jusqu’à la mer, assuraient un retour de batailles navales des plus floraux à leur propriétaire et aux invités de marque, depuis l’embarcadère privé. Actuellement gérée par les descendants d’Andrea Doria, la glorieuse demeure fait office d’institution muséale. La seconde est l’ancienne résidence officielle de la Maison de Savoie, futurs rois d’Italie. Elle a été construite au XVIIe siècle pour le compte de la famille Balbi et est aujourd’hui un musée pour les amateurs d’art baroque et rococo. Et la troisième, pour finir, est elle aussi un palais, mais de style néoclassique, qui avant d’être le siège de la prestigieuse Université de Gênes, vers 1775, fut un collège pour Jésuites. Sachez que la beauté respective des 2 derniers sites cités est telle qu’en 2006, l’UNESCO les a inscrits dans la liste des 42 palais Ruolli de Gênes. Sur le chemin entre le quartier Principe et celui du Prè, profitez-en pour visiter le Castello d’Albertis. Établi sur les hauteurs de Gênes, qu’un drôle d’ascenceur d’abord horizontal puis vertical nous permet de gravir, le monument néogothique abrite une collection d’objets ethnographiques et archéologiques ramenés de voyage par son fantasque fondateur, soit le capitaine Enrico Alberto D’Albertis. De quoi porter un œil nouveau sur les cultures du monde, avec une vue délibérément folle sur tout Gênes en prime. Prochain stop ? La zone de la vieille Darsena nous vous prions. Il n’y a qu’en vous rendant là-bas que vous pourrez découvrir le plus vaste musée maritime du bassin méditerranéen. À savoir le Galata, aussi connu sous le nom de Musée de la mer. Suivant un ordre chronologique bien précis, le parcours de visite des lieux retrace l’histoire navale et portuaire de Gênes, depuis ses origines jusqu’à nos jours. Installation de l’arsenal, armurerie de la darse, effets personnels de Christophe Colomb, reconstitution d’un chantier naval, émigration italienne vers les Amériques au début du XXe siècle, difficile de lister toutes les expériences que promet l’adresse tant elle est immense. Après avoir traversé les caruggi du centro storico, où se repérer est tout un art et se perdre est une douce fatalité, rejoignez la Piazza della Vittoria. Même si la circulation y est très dense, cela vaut le coup de s’y promener pour voir de plus près la belle enfilade entre l’Arco dei Caduti, dédié aux Génois tombés lors de la Première Guerre mondiale et la Scalatina delle Caravele, où trois caravelles utilisées par Christophe Colomb sont représentées à partir de compositions florales. Bien plus à l’est, nous vous conseillons d’aller flâner le long du Corso Italia. La promenade dominicale par excellence de la ville. Sur un peu plus de 2 km, la mer et d’élégants édifices comme l’église de Santi Pietro e Bernardo ou bien le fort San Giuliano vous tiennent compagnie. Ou plutôt en haleine pour atteindre Boccadasse comme point d’arrivée, comprenez le plus célèbre des anciens villages de pêcheurs. Son succès tient à son ensemble de maisons bigarrées, de barques laissées sur la petite plage et de restaurants où déguster les plats typiques de la région qui ne manquent pas de faire rêver plus d’un amoureux de l’Italie. Une fois lancé, vous n’êtes plus à quelques kilomètres près ? Dans ce cas, pourquoi ne pas étirer la promenade jusqu’à Nervi, Camogli, Portofino ou encore Santa Margherita, à 40 minutes voire 1h de route de Gênes. L’idée est de vous faire profiter d’un cortège de petits bourgs romantiques et colorés, nichés à flanc de falaise, typique de la Riviera du Levant. Ce même littoral escarpé, où vous trouverez les incontournables Cinque-Terre, plus au sud. Voilà, avec tout ceci, vous avez de quoi faire si vous décidez de rester un peu dans la région.






