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Si vous n’avez pas coupé à travers le mont Palatin, vous avez alors l’occasion de découvrir le Cirque Maxime. Alors, oui, il va falloir user de votre imagination, car il ne reste pas grand-chose de la grandeur passée du site. Mais son histoire reste importante dans votre découverte de la capitale. Imaginez ici, sur cette étendue d’herbe, une gigantesque arène, la plus grande de Rome ! 600 mètres de long pour quasiment 200 mètres de large, remplis de 200.000 spectateurs déchaînés, venus voir les courses de chars. Son nom Circo Maximo, n’a rien à voir avec un quelconque empereur Maxime, mais vient du latin Maximus, qui veut dire le plus grand. C’est en effet le plus grand édifice de la Rome antique, mais également la plus grande enceinte sportive construite à ce jour ! Faisons un rapide tour d’horizon de son passé pendant que vous le longez. La légende raconte que sa création date de -600 avant Jésus Christ, sous le règne de Tarquin l’Ancien, l’un des 7 rois légendaires de la monarchie romaine. Le lieu aurait auparavant servi aux premiers jeux romains, qui comportaient déjà des courses équestres. Au IVe siècle avant Jésus Christ, on commence à construire des structures permanentes en bois et des tribunes, mais ce n’est que sous César puis Auguste, que le lieu devient un vrai cirque romain à proprement parlé. Malheureusement, le site a été laissé à l’abandon et les pierres de l’édifice ont été utilisées à la construction de bâtiments au fil des siècles. Vous pouvez néanmoins retrouver les obélisques que les chars contournaient. Le premier, date du règne de Ramsès II, et appartenait à l'origine au temple de Ré d'Héliopolis, dédié au dieu égyptien du soleil, le créateur du monde. Vous le retrouverez sur la piazza del popolo. Le deuxième érigé à l'origine sur le site de Karnak par le pharaon Tuthmosis IV, est le plus grand obélisque égyptien connu, et se trouve désormais devant la basilique de Saint-Jean-de-Latran. Pour essayer de vous faire une idée de à quoi ressemblait le site et comment fonctionnait les courses de char, il faut savoir qu’au centre, séparant l’arène en deux dans sa longueur, vous aviez la Spina, l’épine dorsale, qui est une plate-forme surélevée, ou un fossé selon les réaménagements du site, qui s’étendait sur les deux tiers de la longueur des cirques romains et qui était généralement décorée de statues et d’obélisques. Les spinas avaient aussi de part et d’autre, des colonnes, soutenant d’un côté des œufs géants en pierre et de l’autre des statues de dauphins. Les chars devaient faire 7 fois le tour de la spina et à chaque fois qu’un tour était fait, on enlevait d’un côté un œuf et de l’autre, un dauphin afin que le public puisse voir et compter les tours qu’il restait sans qu’il y ait de disputes. Avant la construction d’autres amphithéâtres, puis du Colisée, le Cirque recevait également les combats de gladiateurs, les venationes, qui sont les combats d’animaux, et les spectacles des martyrs des premiers chrétiens. Sachez que le cirque Maxime, resta longtemps le seul de l’Empire à avoir un fossé qui protégeait son public des bêtes sauvages. De nos jours, le cirque permet tout de même de recevoir de grands événements comme le concert des Rolling Stones en 2014 ou la célébration de la victoire de la coupe du monde par l’Italie en 2006.






