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Voilà donc ce fameux quartier des Espagnols. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, ces quartiers en damiers situés sur les pentes de la ville, ont été créés au XVIe siècle pour accueillir les garnisons espagnoles, chargées à la fois de défendre et de surveiller la population, à une époque où Naples appartenait à la couronne d’Aragon. Ils ont été dès le départ, un lieu propice à la criminalité et à la prostitution et malgré les efforts et les mesures mises en œuvre par le vice-roi de Tolède, les quartiers espagnols ont toujours été synonymes de difficulté sociale. Certaines zones ont néanmoins été restaurées dans une tentative de renouvellement urbain au XXe siècle. Vous avez peut-être entendu que c’était un quartier plutôt mal famé, et associé à la Camorra, la mafia napolitaine, mais en réalité vous ne courez pas de danger à le visiter, du moins, pas plus qu’ailleurs. Il est l’essence même de la vieille ville avec toutes les images typiques que vous attendiez de Naples: le linge qui sèche au balcon, les petits marchés de quartier coloré, les enfants qui jouent dans les rues et les odeurs de sauce tomate qui mijote sur le feu. Les ruelles sont étroites et les maisons hautes apportent de l’ombre et un peu de fraîcheur non négligeable. C’est également un endroit à visiter si vous aimez fouiller les murs à la recherche de pépites de street art, le quartier des Espagnols en étant parsemé. Si vous êtes fan de Maradona, ne manquez pas de remonter la rue Via Emanuele de Deo que vous voyez sur votre gauche. Environ 200 mètres plus loin, vous arriverez à une petite place dédiée à cette légende du foot. Autel commémoratif, graffitis et hommages en tout genre vous attendent au milieu des stands de babioles. De plus, le quartier offre de nombreuses opportunités gastronomiques bon marché. Alors, trêves de paroles, je vous laisse en profiter.






