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Vous êtes dans le quartier de Gion, certainement le quartier le plus emblématique de la ville. Ici, la ville moderne laisse place à un tissu de ruelles, de maisons en bois et de traditions encore bien vivantes. Gion est avant tout un hanamachi, un quartier de geiko et de maiko, artistes professionnelles de la danse, de la musique et de la conversation, héritières d’un savoir-faire transmis depuis l’époque Edo. Le nom même de Gion vient de l’ancien nom du sanctuaire Yasaka, autrefois appelé Gion-sha, point de départ du développement du quartier comme lieu d’accueil pour les pèlerins. En marchant, vous remarquerez les machiya, ces maisons de ville étroites et profondes. Elles ont été conçues ainsi pour des raisons fiscales, car à l’époque d’Edo, l’impôt foncier urbain n’était pas calculé sur la surface totale du bâtiment, mais presque uniquement sur la largeur de la façade donnant sur la rue. Plus une maison était large côté rue, plus son propriétaire payait d’impôts. Pour limiter cette taxe, les habitants ont donc construit des façades aussi étroites que possible, souvent cinq à six mètres, tout en allongeant la maison très loin vers l’arrière afin de conserver une surface habitable suffisante. Elles sont ainsi devenues une signature architecturale, avec leurs façades à claustras de bois, leurs toits de tuiles et leurs petits jardins intérieurs. Vous êtes ici dans la rue la plus connue du quartier, Hanamikoji Street, véritable colonne vertébrale de Gion, bordée d’anciennes maisons de thé et de restaurants. Un endroit où les traditions sont encore bien présentes, ce qui en fait l’un des lieux les plus incontournables de l’ancienne capitale !






