

©Mx. Granger CC0 1.0
Sous la galerie couverte de Teramachi Street, en plein cœur de Kyoto, on marche aujourd’hui dans une rue commerçante animée, mais son histoire est bien plus ancienne. Son nom signifie « la ville des temples » : à la fin du XVIe siècle, Toyotomi Hideyoshi y fit regrouper près de quatre-vingts temples pour mieux organiser la vie religieuse de la capitale. Avec le temps, surtout à partir de l’ère Meiji, des boutiques se sont installées entre les lieux sacrés, transformant peu à peu la rue en artère marchande tout en conservant des traces de son passé. L’ambiance y est plus calme et raffinée que dans la voisine Shinkyogoku, avec un mélange de commerces traditionnels et d’enseignes modernes. On y trouve par exemple Ippodo, célèbre maison de thé fondée en 1717, ou encore Zohiko, spécialiste de la laque japonaise depuis le XVIIe siècle. Entre les vitrines apparaissent aussi des boutiques d’encens et d’objets bouddhiques, et presque caché entre les immeubles, le sanctuaire Nishiki Tenman-gū, dédié à la réussite et au savoir. En parcourant Teramachi, on traverse en quelques minutes un lieu où l’histoire spirituelle et la vie quotidienne de Kyoto continuent de cohabiter.






