Cathédrale protestante de Riga

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Bienvenue au cœur de la capitale de la Lettonie, devant la Cathédrale du Dôme, officiellement dédiée à Sainte-Marie, qui est aujourd’hui la plus grande église médiévale des pays baltes. Fondée en 1211 par l’évêque Albert peu après la création de Riga, elle a traversé plus de huit siècles d’histoire et connu de nombreuses transformations, qui se voient aujourd’hui à travers son mélange d’éléments romans, gothiques, baroques et néo-gothiques. L’entrée de l’édifice située à gauche se distingue par une particularité étonnante. En effet, on descend plusieurs marches pour y pénétrer. Et non, ce n’est pas l’édifice colossal qui s’enfonce sous son propre poids mais bien le niveau du sol extérieur qui s’est élevé de plus de trois mètres au fil des siècles. Si avant il fallait monter quelques marches pour accéder à l’intérieur de la cathédrale, maintenant il faut en descendre une bonne dizaine. Mais cette cathédrale est surtout connue pour son orgue monumental de 1884, longtemps considéré comme l’un des plus grands du monde. Pour son inauguration, le compositeur Franz Liszt écrivit même une œuvre spécialement dédiée à cet instrument, preuve de son importance internationale. L’orgue impressionne autant par sa taille que par sa puissance sonore : il compte près de 6 800 tuyaux, dont certains dépassent les dix mètres de hauteur, et permet de reproduire une palette de sons proche de celle d’un orchestre entier. Le lieu est également entouré de légendes, notamment celle de cryptes secrètes où seraient cachés d’anciens trésors, mais aussi par l’histoire bien réelle des nombreuses sépultures médiévales qui se trouvaient autrefois sous le sol de l’église. Pendant des siècles, être enterré dans la cathédrale était considéré comme un privilège, et l’emplacement dépendait directement du statut social et des moyens financiers. Plus la tombe était proche de l’autel, plus le prix était élevé, car on pensait qu’être enterré au plus près de cet espace sacré rapprochait symboliquement de Dieu. Les plus riches et les notables reposaient ainsi sous le chœur ou près de l’autel, tandis que les autres étaient enterrés plus loin dans la nef. Au fil du temps, plusieurs milliers de personnes auraient été inhumées à l’intérieur même du bâtiment. Après des inondations et pour des raisons sanitaires, les enterrements furent finalement interdits au XVIIIe siècle et les restes transférés vers des cimetières extérieurs.

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