Ancienne cour suprême

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Cet édifice a été construit entre 1900 et 1906 par l’architecte français Auguste-Henri Vildieu, puis mis en service les années suivantes à l’époque de l’Indochine française. Dès le premier regard, son architecture néoclassique affirme une idée claire : ici s’exerçait l’autorité de la loi coloniale. La façade, rigoureusement symétrique, s’inspire du vocabulaire gréco-romain avec ses colonnes, ses pilastres, ses corniches et ses frontons, un style alors couramment utilisé par la Troisième République pour symboliser l’ordre, la stabilité et la puissance de l’État. Le bâtiment est élevé sur plusieurs niveaux et recouvert d’un enduit imitant la pierre de taille, une technique économique mais prestigieuse très répandue à Hanoï au début du XXe siècle. Le toit de type Mansart, autre signature française, et les marquises métalliques ouvragées renforcent cette impression d’architecture officielle importée d’Europe. À l’époque coloniale, ce Palais de Justice faisait partie d’un ensemble stratégique avec la police et la prison de Hỏa Lò, située à quelques centaines de mètres : arrestation, jugement et détention formaient un circuit judiciaire étroitement contrôlé. Après 1954, le bâtiment ne perd pas sa fonction : il est repris par les autorités vietnamiennes, puis devient, après la réunification de 1975, l’un des symboles de la justice du Vietnam unifié. Depuis quelques années, il est officiellement reconnu comme site historique national, soulignant sa valeur patrimoniale autant que politique.

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