Porte Quan Chuong

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Vous passez ici devant la seule porte encore debout parmi les vingt-et-une qui protégeaient autrefois la citadelle de Thăng Long, l’ancien Hanoï impérial. Construite en 1749, elle portait à l’origine un autre nom, qui signifiait la « Porte de la Rivière de l’Est », car elle donnait accès au quai de la Rivière Rouge. La structure que vous voyez aujourd’hui date principalement des reconstructions de 1804 et 1817, sous la dynastie Nguyen, et a conservé l’essentiel de son architecture d’origine. Observez sa forme massive en briques et en pierre : au rez-de-chaussée, trois passages voûtés permettaient le contrôle des entrées et sorties de la ville, tandis qu’à l’étage se trouvait un pavillon de garde utilisé pour la surveillance et la défense. Au-dessus de la porte centrale, les caractères chinois en porcelaine bleue rappellent son ancien nom, Đông Hà Môn, témoignage visible de son passé impérial. Le nom actuel, Ô Quan Chuong, est lié à un épisode tragique de 1873 : lors de la première attaque française contre Hanoï, un officier vietnamien connu sous le nom de Chuong, accompagné d’une centaine de soldats, aurait défendu héroïquement cette porte et serait mort au combat ; en hommage, la population aurait rebaptisé la porte en son honneur. À gauche de la porte principale, une stèle de 1882 attire l’attention : elle porte un édit interdisant aux gardes d’extorquer de l’argent aux cortèges funéraires, rappelant que ce lieu était aussi un espace de passage quotidien, pas seulement un ouvrage militaire. Pendant la période coloniale, la plupart des portes de Hanoï furent détruites pour faciliter l’urbanisation, mais Ô Quan Chuong fut épargnée, en partie grâce à l’attachement des habitants à ce symbole historique.

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