

©joey zanotti CC BY 2.0.
Ici, nous allons traverser et continuer sur la droite, mais il faut savoir que le quartier qui débute de ce côté, et s’étend devant vous et sur votre gauche, est appelé l’Arts District. Un quartier où l’on passe en quelques rues des briques industrielles aux fresques géantes, des rails et entrepôts aux cafés, brasseries et galeries. Longtemps, ce secteur a été un espace de travail avant d’être un lieu de vie : au XIXe siècle, on y trouve des terres agricoles et des vergers, puis le paysage bascule avec l’essor ferroviaire et industriel du début du XXe siècle, quand les dépôts, entrepôts et bâtiments utilitaires s’installent autour des grandes compagnies de transport. À partir des années 1950, le quartier se vide partiellement avec le déclin de certaines activités, laissant des volumes immenses et des loyers bas : une aubaine pour des artistes qui, dès la fin des années 60 et surtout dans les années 70, commencent à transformer des locaux industriels en ateliers et en lofts, souvent de manière informelle au départ. Le tournant, c’est la légalisation du “live/work” avec une ordonnance, Artist-In-Residence, qui encadre enfin cette manière de vivre et travailler sur place et donne au quartier une structure plus officielle. Dans la foulée, une scène underground se met à vibrer entre lieux alternatifs, clubs et espaces d’exposition. Aujourd’hui, l’Arts District se visite comme un terrain de jeu urbain : on vient pour le street art, pour les repères architecturaux d’anciens bâtiments reconvertis, pour les galeries et pour une scène food très dense, des brasseries aux tables réputées. Je vous laisse le parcourir à votre guise si vous souhaitez découvrir tout cela!






