Opéra Comédie

©Chabe01 - CC BY-SA 4.0. https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr

Comédie, la place. Comédie, le théâtre. Si les deux partagent le même nom, c’est parce que leur histoire est étroitement liée. Quand la place de la Comédie voit le jour en 1755, elle prend le nom du théâtre municipal qui la borde. Ce tout premier théâtre, conçu par Jacques Philippe Mareschal, est ravagé par un incendie en 1785. Heureusement, il est rapidement reconstruit, agrandi, et rouvre ses portes trois ans plus tard. Mais en 1881, rebelote : un deuxième incendie, encore plus destructeur, le réduit cette fois en cendres. Le drame marque les esprits, un témoin racontera que l’incendie offrait “un spectacle à la fois grandiose et effrayant”. Il faut tout rebâtir. Un concours est lancé et c’est le projet de Joseph-Marie Cassien-Bernard, élève de Charles Garnier, qui est retenu. Le nouvel opéra est inauguré en 1888. Sa façade, ornée de trois grandes ouvertures, rappelle celle de l’opéra de Monte-Carlo. Quant à son rideau de scène peint, il s’inspire directement de celui de l’Opéra de Paris. À l’intérieur, c’est un concentré de faste : marbre, sculptures, fresques, plafonds peints et un lustre en cristal de baccarat de deux tonnes. L’opéra Comédie abrite deux salles, l’une de 1200 places, l’autre de 350, ce qui en fait l’un des plus grands théâtres à l’italienne de France. Et il cache encore quelques secrets : son horloge extérieure est toujours remontée à la main, la statue originale des Trois Grâces repose dans le hall, et deux voûtes éloignées de 18 mètres permettent de se parler à distance grâce à la réverbération. Fraîchement rénové pour ses 130 ans, l’opéra Comédie est officiellement classé monument historique depuis 2020.

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