Les 13 plus beaux villages de Dordogne à visiter en 2026
Romane

Créé par Romane, le 5 juil. 2026

Votre guide Ryo

Les 13 plus beaux villages de Dordogne à visiter en 2026

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Choisir le plus beau village de Dordogne relève de la mission impossible : le département compte l'un des plus grands nombres de villages labellisés « Plus Beaux Villages de France », dix sur le territoire officiel, auxquels s'ajoutent plusieurs bourgs qui rivalisent largement avec ce palmarès. Falaises dorées surplombant la rivière, ruelles médiévales pavées d'ocre, châteaux forts perchés au-dessus des peupliers : ici, chaque virage de route départementale peut déboucher sur un panorama de carte postale. Mais la Dordogne n'est pas qu'un décor. C'est un terrain de vie où les marchés au foie gras côtoient les grottes préhistoriques, où un village de 400 habitants peut cacher une abbaye romane du XIIe siècle classée monument historique.

Ce guide vous emmène dans les 13 villages incontournables du département, du Périgord Noir à l'est jusqu'au Périgord Pourpre à l'ouest, en passant par les collines verdoyantes du Périgord Vert au nord. Vous trouverez ici les pépites connues (Sarlat, Domme, La Roque-Gageac) et quelques secrets moins fréquentés (Limeuil, Saint-Amand-de-Coly, Aubeterre-sur-Dronne). Pour chaque village, des conseils concrets sur ce qu'il ne faut pas rater, les horaires à privilégier et les erreurs à éviter en haute saison. Et pour préparer votre exploration, le guide audio Ryo de Sarlat-la-Canéda vous ouvre les portes du Moyen Âge en 15 audios et 1,1 km de déambulation.

Sarlat-la-Canéda : le joyau du Périgord Noir

Sarlat-la-Canéda est la référence absolue quand on parle des plus beaux villages de Dordogne. Avec son centre médiéval parmi les mieux conservés de France, la ville attire chaque année plus d'un million de visiteurs, un chiffre qui donne la mesure du lieu, et qui explique aussi pourquoi il faut absolument s'y rendre tôt le matin ou en dehors de juillet-août.

La place de la Liberté est le cœur battant de la ville. Le samedi matin, le marché s'y déploie avec ses noix, ses truffes noires (en saison, de novembre à mars), ses foies gras et ses confitures de vieux-garçon. Autour de la place, les hôtels particuliers Renaissance forment un ensemble architectural rare : la pierre calcaire jaune prend des teintes miel sous la lumière de fin d'après-midi.

Ne manquez pas la cathédrale Saint-Sacerdos (Rue de la Cathédrale, 24200 Sarlat-la-Canéda, noté 4.5/5 sur Google pour 1 203 avis), dont la façade gothique flamboyant est l'une des plus belles du Périgord, ni la lanterne des morts, curieuse tour cylindrique du XIIe siècle dont la fonction reste débattue par les historiens, certains évoquent un phare pour les pèlerins, d'autres un ossuaire symbolique. La rue des Consuls, la rue de la Salamandre et le passage Henri-de-Segogne méritent chacun une exploration lente, à pied, sans itinéraire préétabli.

Pour aller plus loin que la déambulation visuelle, le parcours audioguidé Ryo Murmures du Moyen Âge couvre 1,1 km en 15 étapes sonores. Vous y apprendrez pourquoi Sarlat a survécu à la Guerre de Cent Ans presque intacte, et comment les guerres de Religion ont au contraire laissé des traces visibles sur certaines façades.

Prévoyez au moins 3 heures sur place pour ne pas être à la course. Si vous dormez à Sarlat, rejoignez le centre avant 8h30, la lumière est magnifique et les ruelles encore vides.

Domme : le balcon de la Dordogne

Domme (La Barre, 24250 Domme, noté 4.4/5 sur Google pour 115 avis) est une bastide du XIIIe siècle perchée à 250 mètres d'altitude sur un éperon rocheux. La vue sur la vallée de la Dordogne depuis la Barre de Domme est tout simplement l'une des plus belles de tout le Périgord Noir : méandres de la rivière, châteaux de Beynac et Castelnaud en arrière-plan, peupliers alignés dans les prés. C'est un panorama que les photographes chassent à l'heure dorée du soir.

La bastide elle-même mérite qu'on flâne dans ses ruelles en damier, caractéristiques de l'urbanisme médiéval planifié. La porte des Tours, les seules portes fortifiées encore debout, a servi de prison pour les Templiers au début du XIVe siècle. On peut encore voir leurs graffitis sur les murs intérieurs.

Sous la bastide s'étendent des grottes naturelles accessibles depuis la place de la Halle. Moins célèbres que Lascaux ou Font-de-Gaume, elles offrent un beau complément de visite, notamment avec des enfants. Comptez 45 minutes pour la visite guidée. En plein été, la fraîcheur naturelle des galeries (13°C en permanence) est un argument supplémentaire.

Le jeudi matin, le marché de Domme propose les produits du terroir périgourdin dans un cadre médiéval qui accentue le plaisir de faire ses courses. Préférez ce créneau pour visiter le village et évitez les week-ends de juillet et d'août, où le parking déborde dès 10h.

La Roque-Gageac
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La Roque-Gageac : les falaises et la rivière

La Roque-Gageac (La Roque-Gageac, 24250 La Roque-Gageac, noté 4.7/5 sur Google pour 6,8K avis) s'étire au pied d'une falaise abrupte, entre le calcaire clair et les eaux vert-émeraude de la Dordogne. Le village est si serré entre la roche et la rivière qu'une seule rue traverse son centre, bordée de maisons en pierre beige couvertes de toitures en lauze. L'effet est saisissant depuis l'eau, les canoë-kayak qui descendent la rivière longeant le village offrent le point de vue le plus photographié de toute la vallée.

La curiosité botanique du lieu : un jardin tropical troglodyte abrite des palmiers centenaires et des bananiers à même la falaise. Le microclimat créé par le calcaire calcifié maintient des températures plus douces qu'ailleurs dans la région. Ne le cherchez pas sur un panneau, il est signalé discrètement depuis la ruelle principale.

Depuis le village, les gabarres (bateaux à fond plat traditionnels) proposent des excursions commentées sur la Dordogne d'une heure environ. C'est le moyen idéal pour voir La Roque-Gageac, Castelnaud et Beynac sous un angle inattendu. Réservez en avance en juillet et août.

Le village compte environ 400 habitants permanents. Malgré l'afflux touristique, quelques commerces de bouche survivent et donnent un peu de vie au quotidien. Stationnez à l'entrée, le centre est piéton en saison.

Beynac-et-Cazenac : le château sur les hauteurs

Beynac-et-Cazenac s'organise en deux parties distinctes : le village bas, au bord de la Dordogne, avec ses maisons de mariniers et ses vieilles pierres couvertes de glycines, et le château de Beynac (Beynac, 24220 Beynac-et-Cazenac, noté 4.6/5 sur Google pour 17 758 avis) qui trône à 150 mètres au-dessus de la rivière sur un piton calcaire presque vertical. Cette dualité crée un dialogue architectural saisissant.

Le château est l'un des mieux conservés d'Aquitaine. Construit au XIIe siècle, il a été successivement tenu par les Anglais puis repris par les Français durant la Guerre de Cent Ans, une ligne de front invisible séparait jadis Beynac (français) de Castelnaud, visible de l'autre côté de la rivière (anglais). La visite guidée raconte cette histoire avec efficacité.

Le village bas mérite autant d'attention que le château. Remontez lentement depuis le bord de l'eau par la ruelle principale : les maisons en pierre blonde avec leurs jardins débordants de rosiers forment un ensemble remarquablement cohérent. Beynac figure régulièrement dans les tournages de films historiques français, ce qui n'a rien d'étonnant.

Prévoyez une bonne condition physique pour la montée au château depuis le bas du village, le dénivelé est court mais raide. En plein été, partez tôt le matin.

Château de Beynac
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Château de Castelnaud
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Castelnaud-la-Chapelle : la forteresse médiévale

Castelnaud-la-Chapelle abrite le château de Castelnaud, l'une des forteresses médiévales les plus visitées de France avec ses 240 000 visiteurs annuels. Perché face à Beynac, il propose un musée de la guerre au Moyen Âge particulièrement bien conçu, avec des machines de siège reconstituées en état de fonctionnement, un point fort pour les familles et pour quiconque s'intéresse à l'histoire militaire.

En contrebas du château, le village s'articule autour de quelques rues étroites où survivent des commerces locaux. Le panorama depuis les terrasses du château sur la vallée est différent de celui de Beynac, vous voyez ici la confluence de la Dordogne et du Céou, et les jardins de Marqueyssac (Les Jardins de Marqueyssac, 24220 Vézac, noté 4.6/5 sur Google pour 14 431 avis) en arrière-plan.

Les jardins de Marqueyssac, à deux kilomètres de Castelnaud, complètent idéalement la visite. Leurs 150 000 buis centenaires taillés à la main constituent un spectacle unique en Europe, les allées en courbe suivent les contours de l'éperon rocheux. Le soir en août, les noctambules à la bougie transforment le lieu en quelque chose d'inoubliable.

Limeuil : la confluence secrète

Limeuil (Place du Maupas, 24510 Limeuil, noté 4/5 sur Google pour 722 avis) est peut-être le village le moins connu de cette liste, et c'est précisément pour cette raison qu'il vaut le détour. Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, il occupe un emplacement géographique exceptionnel : exactement à la confluence de la Dordogne et de la Vézère, deux rivières qui tracent un angle presque droit visible depuis les hauteurs du village.

Le village s'escalade sur une colline abrupte depuis le bord de l'eau. Les rues en pente, les maisons médiévales soigneusement restaurées et les jardins suspendus au-dessus de la rivière composent un décor moins fréquenté que Domme ou La Roque-Gageac. L'ancien parc médiéval au sommet offre la vue la plus complète sur la confluence, gratuit, ouvert au printemps et en été.

Limeuil se visite facilement depuis Sarlat (40 km) ou Bergerac (55 km). Le village est particulièrement agréable en mai-juin, avant l'afflux estival, quand les glycines fleurissent sur les façades et que les terrasses de café sont encore tranquilles. Comptez une heure et demie de visite.

Confluence Dordogne Vézère Limeuil
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Saint-Léon-sur-Vézère
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Saint-Léon-sur-Vézère : la Vézère discrète

Saint-Léon-sur-Vézère (Saint-Léon-sur-Vézère, 24290 Saint-Léon-sur-Vézère, noté 4.5/5 sur Google pour 876 avis) est un village de 350 habitants qui réunit, dans un périmètre de quelques centaines de mètres, un château médiéval, une église romane du XIe siècle et un manoir Renaissance, le tout au bord de la Vézère, dans une boucle de rivière couverte de noisetiers et de peupliers.

L'église Saint-Léon est l'une des rares églises romanes périgourdines à avoir conservé ses fresques médiévales partiellement intactes. À l'intérieur, la sobriété de l'architecture, voûtes en plein cintre, pierres nues, crée un silence particulier qui contraste avec l'agitation des sites touristiques voisins. Le village est à 8 km de Montignac-Lascaux, ce qui en fait une base calme pour visiter la région.

Bonnes adresses pour la baignade en été : la plage de galets sur la Vézère, juste en contrebas de l'église, est l'un des spots de baignade les plus paisibles de la vallée.

Saint-Amand-de-Coly : l'abbaye aux portes du silence

Saint-Amand-de-Coly abrite ce que beaucoup de spécialistes considèrent comme la plus belle abbaye romane fortifiée de Dordogne. L'édifice du XIIe siècle domine le petit village de ses 28 mètres de hauteur, une échelle impressionnante pour un bourg qui ne compte qu'une centaine d'habitants à l'année.

L'abbaye a été conçue comme un véritable château défensif : mâchicoulis, meurtrières, chemin de ronde. Les moines augustins du Moyen Âge devaient autant se défendre que prier. La visite guidée (proposée en juillet et août) éclaire cette contradiction fascinante entre architecture spirituelle et militaire.

Le village environnant est d'une quiétude rare. Quelques maisons en pierre noire du Périgord, un pigeonnier, un lavoir. Saint-Amand-de-Coly se mérite : les routes pour y accéder depuis Sarlat sont étroites et sinueuses. C'est aussi ce qui l'a préservé.

Abbaye Saint-Amand-de-Coly
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Belvès : les bastides souterraines

Belvès (Place de la Croix-des-Frères, 24170 Belvès, noté 4.5/5 sur Google pour 1,6K avis) est une bastide du XIIIe siècle construite sur un piton rocheux à 175 mètres d'altitude, dans la vallée du Nauze, au sud du Périgord Noir. Ce qui la distingue de ses voisines : une série de caves troglodytes creusées dans le rocher sous la place principale, qui ont servi de logements du Moyen Âge jusqu'à la Révolution française, les derniers occupants en sont partis en 1944.

La visite guidée des caves (office de tourisme, 45 minutes) est l'une des expériences les plus originales de la région. La bastide elle-même mérite une promenade : la halle médiévale aux colonnes de bois, la tour de l'Auditeur et les ruelles en damier typiques de l'urbanisme planifié du XIIIe siècle font de Belvès un condensé de l'histoire périgourdine.

Belvès accueille chaque été un festival de musique baroque reconnu, qui attire des musiciens du monde entier dans un cadre médiéval saisissant. Renseignez-vous sur les dates si vous visitez en juillet ou août.

Saint-Jean-de-Côle
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Saint-Jean-de-Côle : le Périgord Vert

Saint-Jean-de-Côle (Saint-Jean-de-Côle, 24800 Saint-Jean-de-Côle, noté 4.6/5 sur Google pour 1,4K avis) est souvent désigné comme le plus beau village du Périgord Vert, la partie nord de la Dordogne, plus boisée et moins touristique que le Périgord Noir. Le village s'organise autour d'un ensemble architectural remarquablement cohérent : château, prieuré roman, église et pont médiéval sur la Côle se succèdent en quelques dizaines de mètres.

L'église du prieuré possède une particularité architecturale rare : sa coupole romane s'est effondrée à deux reprises (au XVIIe et au XIXe siècle) et n'a jamais été reconstruite à l'identique. On visite aujourd'hui un édifice hybride, mi-médiéval mi-XIXe, qui raconte ses propres accidents d'histoire.

Chaque printemps (généralement le dernier week-end d'avril), Saint-Jean-de-Côle accueille la Fête des fleurs, un marché aux plantes et aux fleurs qui envahit les ruelles médiévales et attire des milliers de visiteurs dans l'un des événements les plus pittoresques du département.

Monpazier : la bastide modèle du Périgord Pourpre

Monpazier (Place des Cornières, 24540 Monpazier, noté 4.7/5 sur Google pour 3,7K avis) est la bastide la mieux conservée de France. Fondée en 1284 par Édouard Ier d'Angleterre, elle a conservé son plan en damier parfait, ses couverts (arcades) autour de la place centrale et ses ruelles perpendiculaires, un urbanisme du XIIIe siècle lisible comme un livre d'histoire. Elle figure parmi les Plus Beaux Villages de France depuis les premières années du label.

La place des Cornières est le cœur du village. Les couverts qui l'entourent abritent des maisons commerçantes pratiquement inchangées depuis le Moyen Âge, même les mesures à grain en pierre sont encore visibles sous les arcades. Le jeudi matin, le marché transforme la place en une scène vivante qui ne fait aucune concession au pittoresque artificiel.

Monpazier est à 30 km au sud de Bergerac. La route qui relie les deux villes traverse un paysage de collines couvertes de vignes et de vergers, typique du Périgord Pourpre. Comptez 40 minutes de trajet par les routes secondaires. Si vous passez par Issigeac en chemin, faites une pause, ce petit village circulaire mérite lui aussi un arrêt.

La vie quotidienne du village est encore bien réelle : épicerie, boulangerie, café, bureau de poste. Monpazier n'est pas un village-musée, et c'est sa plus grande qualité.

Bastide Monpazier
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Vieux Bergerac
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Bergerac : la porte du Périgord Pourpre

Bergerac n'est pas un village à proprement parler, c'est une ville de 26 000 habitants, préfecture de l'arrondissement. Mais son vieux Bergerac (Place du Docteur-Cayla, 24100 Bergerac, noté 4.4/5 sur Google pour 51 avis), concentré sur quelques rues autour de la place du Docteur-Cayla, possède le charme discret d'un bourg médiéval que le tourisme de masse n'a pas encore standardisé.

La statue de Cyrano de Bergerac sur la place principale attire inévitablement les photographes, même si l'auteur Edmond Rostand n'a jamais mis les pieds à Bergerac, et que son personnage est une fiction. Le vrai Bergerac est ailleurs : dans les ruelles de la vieille ville, les maisons à colombages qui penchent légèrement sur les pavés, et surtout dans les quais de la Dordogne qui s'animent le soir en été.

La ville est le centre névralgique du vignoble de Bergerac, qui s'étend sur 93 communes et produit des vins rouges (Pécharmant, Bergerac rouge), blancs (Bergerac blanc, Saussignac, Monbazillac) et rosés. Le musée du vin, de la batellerie et de la tonnellerie retrace l'histoire de ce commerce fluvial qui a fait la prospérité de la ville jusqu'au XIXe siècle.

Bergerac est aussi un excellent point de départ pour explorer le Périgord Pourpre en voiture. Depuis la ville, Monpazier est à 30 minutes, Issigeac à 20 minutes et les vignobles de Monbazillac (avec leur château Renaissance visible de loin) à 10 minutes. Pour découvrir la vieille ville à pied avec des anecdotes historiques et littéraires, le parcours audioguidé Ryo de Bergerac propose 17 étapes sur 2,7 km, une heure de balade commentée au bord de la rivière Espérance.

La gare de Bergerac est reliée à Bordeaux (1h15 par train régional) et à Périgueux, ce qui en fait le point d'entrée le plus pratique si vous voyagez sans voiture.

Aubeterre-sur-Dronne : la cité troglodyte

Aubeterre-sur-Dronne (Place Ludovic Trarieux, 16390 Aubeterre-sur-Dronne, noté 4.6/5 sur Google pour 2,5K avis) est souvent décrite comme le bijou du Périgord Blanc, à l'ouest du département, aux confins de la Charente. Classée Plus Beau Village de France, la cité s'accroche à une falaise de tuffeau blanc au-dessus de la Dronne, d'où son nom, « alba terra », la terre blanche en latin.

L'attraction principale est l'église monolithe Saint-Jean, creusée à même la roche calcaire entre le XIIe et le XVIe siècle. Avec ses 20 mètres de hauteur sous voûte (pour 27 mètres de long) et son baptistère taillé dans le rocher, c'est l'une des plus grandes églises monolithes d'Europe. L'intérieur, aux proportions démesurées pour une construction troglodyte, provoque une impression de vertige et de silence indescriptible.

Le village lui-même, avec ses maisons blanches et ses venelles fleuries, contraste agréablement avec les teintes ocre du Périgord Noir. Le marché du dimanche matin sur la place centrale est l'un des plus animés de la région. Aubeterre est à 60 km à l'ouest de Périgueux et à 50 km de Bergerac, une excursion d'une journée depuis l'une ou l'autre ville.

Pratique : quand visiter et comment s'organiser

Quand partir en Dordogne ?

La haute saison (juillet-août) concentre 40 à 50 % des visiteurs annuels sur un tiers de l'année. Les villages sont très fréquentés, les parkings saturés avant 10h, les restaurants pleins sans réservation. La fréquentation est réelle mais gérable si vous adaptez vos horaires : partez tôt (avant 9h dans les villages les plus courus), déjeunez à 11h30 et reprenez la route vers 15h.

Les meilleures périodes sont le printemps tardif (mi-mai à mi-juin) et le début de l'automne (mi-septembre à fin octobre). Températures agréables, lumière magnifique, marchés actifs, hébergements disponibles et moins chers. La Dordogne en octobre, avec les vignes rousses et les noyers chargés, est un spectacle difficile à battre.

Comment se déplacer ?

La voiture est quasi indispensable pour relier les villages entre eux, les liaisons en transport en commun sont rares et peu pratiques en dehors des axes Bergerac-Périgueux-Sarlat. Louez idéalement dès votre arrivée à la gare de Bergerac ou à l'aéroport de Bergerac-Périgord (vols directs depuis Paris-Orly, Lyon, Bordeaux et plusieurs villes européennes en saison).

Pour ceux qui souhaitent explorer sans voiture, Sarlat est accessible en train depuis Bordeaux (ligne Bordeaux-Sarlat, environ 2h30). Depuis Sarlat, des navettes saisonnières desservent Domme, La Roque-Gageac, Beynac et Castelnaud en juillet et août.

Itinéraires suggérés

Si vous avez 3 jours, concentrez-vous sur le Périgord Noir : Sarlat comme base, Domme et La Roque-Gageac le premier jour, Beynac et Castelnaud le deuxième, Limeuil et Saint-Léon-sur-Vézère le troisième.

Avec 5 à 7 jours, ajoutez le Périgord Pourpre (Bergerac, Monpazier, Issigeac) et une incursion dans le Périgord Vert (Saint-Jean-de-Côle) ou Blanc (Aubeterre-sur-Dronne). Planifiez les marchés dans votre agenda : Sarlat le samedi, Domme le jeudi, Monpazier le jeudi, Bergerac le mercredi et le samedi.

Hébergement

Sarlat offre le plus grand choix d'hébergements dans un rayon de 20 km (hôtels, chambres d'hôtes, gîtes). Bergerac est une alternative plus calme, mieux connectée en train et moins chère en été. Les campings étoilés en bord de rivière (notamment sur la Dordogne entre Beynac et La Roque-Gageac) sont très prisés, réservez dès janvier pour juillet-août.

Bergerac tourisme
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FAQ

Quel est le plus beau village de Dordogne ?

Sarlat-la-Canéda est généralement citée comme le plus beau village de Dordogne pour la densité et la qualité de son architecture médiévale. Mais le label officiel « Plus Beaux Villages de France » distingue aussi Domme, La Roque-Gageac, Beynac-et-Cazenac, Castelnaud-la-Chapelle, Limeuil, Saint-Léon-sur-Vézère, Saint-Amand-de-Coly, Monpazier, Saint-Jean-de-Côle et Belvès. Chaque village a son caractère propre, Domme pour le panorama, La Roque-Gageac pour l'atmosphère, Monpazier pour l'architecture bastide.

Combien de Plus Beaux Villages de France compte la Dordogne ?

La Dordogne compte dix villages labellisés « Plus Beaux Villages de France », ce qui en fait l'un des départements les plus représentés du réseau national. Ils se concentrent principalement dans le Périgord Noir (vallée de la Dordogne et de la Vézère) et dans le Périgord Pourpre.

Vaut-il mieux visiter la Dordogne en été ou au printemps ?

Le printemps (mai-juin) et le début de l'automne (septembre-octobre) offrent les meilleures conditions : moins de monde, lumière plus douce, marchés actifs et tarifs d'hébergement plus accessibles. L'été est magnifique mais les sites majeurs (Sarlat, Lascaux, châteaux) atteignent leur capacité maximale en juillet-août. Si vous visitez en été, partez tôt le matin et réservez hébergements et restaurants plusieurs semaines à l'avance.

Peut-on visiter les villages de Dordogne sans voiture ?

Difficilement, sauf depuis Sarlat. Des navettes saisonnières relient Sarlat aux villages de la vallée de la Dordogne (Domme, La Roque-Gageac, Beynac, Castelnaud) en juillet et août. Hors saison, la voiture reste indispensable pour explorer le département dans son ensemble. La gare de Bergerac offre des liaisons régulières avec Bordeaux pour ceux qui souhaitent arriver en train.

Quels sont les plus beaux villages du Périgord Pourpre ?

Dans le Périgord Pourpre, à l'ouest du département, Bergerac sert de point de départ idéal. Les incontournables sont Monpazier, la bastide la mieux conservée de France fondée en 1284, et Issigeac, petit village circulaire au plan médiéval atypique. Le vieux Bergerac, avec ses maisons à colombages et ses quais, et les vignobles de Monbazillac et leur château Renaissance complètent la découverte de ce Périgord viticole moins fréquenté que le Périgord Noir.

Conclusion

La Dordogne est une région qui récompense ceux qui prennent le temps de s'arrêter. Pas seulement de s'arrêter dans les villages les plus connus, mais de tourner sur les petites routes, de s'arrêter quand la vue est belle, de rater un village prévu pour en découvrir un autre qui n'était pas dans le plan. C'est ce que la région fait le mieux : surprendre.

Pour préparer votre visite à Sarlat, commencez par le Ryocity de Sarlat-la-Canéda Murmures du Moyen Âge, 15 audios, 1,1 km et une heure pour comprendre pourquoi cette ville a traversé les siècles sans perdre son âme. Et pour explorer Bergerac et le Périgord Pourpre, le guide audio Ryo de Bergerac vous emmène sur les traces de la batellerie et du vin en 17 étapes commentées.