
Les plus beaux villages à découvrir autour de Tours en 2026
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La Touraine ne se résume pas aux grandes façades de tuffeau des châteaux royaux. Les beaux villages autour de Tours forment un autre patrimoine, plus discret : à trente minutes de la Ryocity de Tours, un réseau de bourgs s'étire le long de la Loire, du Cher et de l'Indre, chacun avec ses caves creusées dans la falaise, ses ruelles pavées et ses jardins qui ont survécu aux siècles. Un village troglodyte où les maisons s'enfoncent dans la roche, un bourg médiéval dont le château domine la rivière depuis le XIe siècle, un hameau entièrement recouvert de rosiers en juin : voilà ce qu'on trouve dans un rayon de 60 km autour de la ville.
Ce guide couvre onze villages, du plus proche au plus lointain, avec les distances réelles depuis le centre-ville, ce qu'il faut voir sur place, et comment combiner plusieurs étapes dans la même journée. Certains sont labellisés « Plus Beaux Villages de France », d'autres sont simplement remarquables sans avoir cherché la reconnaissance officielle. Tous méritent qu'on s'y arrête plus d'une heure.
Les villages à moins de 30 km de Tours : par où commencer ?
Le premier cercle autour de Tours concentre quelques-uns des sites les plus accessibles, souvent desservis par les transports en commun ou faciles à enchaîner à vélo sur les voies vertes de la Loire à Vélo. Vouvray et Rochecorbon se trouvent à moins de 15 km à l'est ; Villandry est à 18 km à l'ouest. Ces trois villages représentent une journée complète si l'on prend le temps de visiter une cave, de faire le tour du château et de déjeuner en terrasse.
Au-delà de 30 km, la densité de bourgs remarquables reste élevée, notamment vers le sud-est (Chédigny, Crissay-sur-Manse) et le nord-ouest (Lavardin). Le label « Plus Beaux Villages de France », qui regroupe environ 170 communes à l'échelle nationale, compte trois représentants en Indre-et-Loire : Candes-Saint-Martin, Crissay-sur-Manse et Montrésor. Lavardin, juste de l'autre côté de la limite départementale dans le Loir-et-Cher, porte le même label et complète naturellement cette sélection à portée de Tours.
Pour un week-end organisé depuis Tours, une logique géographique s'impose : combiner Vouvray et Rochecorbon le samedi matin, puis Chédigny et Montrésor l'après-midi, avant de rejoindre Candes-Saint-Martin le dimanche en remontant la Loire vers l'ouest. En semaine, les villages sont nettement plus calmes, les marchés de producteurs se tiennent souvent le mercredi ou le samedi matin, ce qui change l'ambiance d'une visite à l'autre.
Avant de partir, consultez le Ryotrip Châteaux de la Loire : le parcours relie plusieurs étapes entre Tours et Blois et donne une logique d'itinéraire utile même si votre objectif est les villages plutôt que les grands châteaux.
Il n'existe pas de réseau de bus unifié reliant tous ces bourgs entre eux. La voiture reste le moyen le plus souple. Certaines liaisons existent depuis Tours (Fil Bleu vers Vouvray, Amboise ou Chinon), mais les horaires sont contraints le week-end. Le vélo est une option sérieuse pour Vouvray, Rochecorbon et Villandry depuis Tours, la piste cyclable est continue et bien balisée.
Rochecorbon : le village troglodyte sur les falaises de la Loire
À 12 km à l'est de Tours, Rochecorbon est le village qui surprend le plus les visiteurs qui ne l'attendent pas. La commune longe la rive nord de la Loire sur plusieurs kilomètres, avec d'un côté le fleuve et ses îles de sable, de l'autre une falaise de tuffeau creusée depuis le Moyen Âge. Plusieurs centaines de caves s'enfoncent dans cette roche tendre, certaines servent encore à élaborer des vins d'appellation Vouvray, d'autres ont été transformées en habitations troglodytes toujours habitées aujourd'hui.
Le bourg ancien se concentre autour de l'église Saint-Georges et d'une tour médiévale isolée sur un éperon rocheux, la lanterne de Rochecorbon, qui servait autrefois de phare pour les mariniers de Loire. L'ascension jusqu'à la lanterne (quelques dizaines de marches taillées dans la falaise) offre un panorama sur le fleuve et les îles boisées qui s'étendent en contrebas. La montée prend moins de dix minutes mais le point de vue vaut l'effort.
Plusieurs domaines viticoles proposent des dégustations directement dans leurs caves troglodytiques. Le Domaine des Basses Rivières (Rochecorbon, 37210 Rochecorbon, noté 4.9/5 sur Google pour 32 avis) et quelques autres propriétés de l'appellation Vouvray accueillent les visiteurs sans réservation en dehors des périodes de vendanges. La visite d'une cave creusée dans le tuffeau donne une bonne idée de pourquoi ce matériau a si longtemps structuré l'architecture locale : la roche maintient une température constante de 12 à 14 °C toute l'année, idéale pour la conservation du vin.
Rochecorbon se combine naturellement avec Vouvray, le village voisin à 3 km, pour une demi-journée consacrée aux vins blancs de la Loire.

Vouvray : caves, vignes et bulles sur la rive de la Loire
Vouvray est l'un des noms les plus connus de la viticulture ligérienne, mais le village lui-même reste étonnamment discret. Le bourg s'étend entre la rive nord de la Loire et une succession de coteaux couverts de vignes, principalement du cépage chenin blanc, qui produit ici des vins secs, demi-secs et mousseux selon les années et les intentions du vigneron.
Le centre du village est petit, une place, une église, quelques commerces, mais les caves qui s'enfoncent dans la falaise alentour constituent l'attraction principale. Une dizaine de domaines ouverts au public jalonnent les routes des coteaux : le Domaine Huet (11-13 Rue de la Croix Buisée, 37210 Vouvray, noté 4.7/5 sur Google pour 117 avis), l'une des références de l'appellation, propose des visites guidées avec dégustation sur réservation. La cave du Clos Naudin est également accessible de manière régulière.
Ce qui distingue Vouvray des autres villages de l'appellation, c'est la densité de cavernes habitées et de logis troglodytiques encore en état. Le long de la D46, qui longe le coteau en direction de Vernou-sur-Brenne, plusieurs maisons n'ont tout simplement pas de façade arrière, le rocher fait office de mur, de cave et de garde-manger depuis plusieurs siècles. Un détail architectural que l'on remarque rarement depuis la route, mais que l'on apprécie immédiatement à pied.
Villandry : le village des jardins royaux
Villandry se trouve à 18 km au sud-ouest de Tours, au confluent du Cher et de la Loire. Le château de Villandry est l'un des monuments les plus visités de la région, mais il serait dommage de limiter l'étape au seul domaine. Le village lui-même, avec son église romane Saint-Étienne du XIIe siècle et ses maisons en tuffeau blanc, mérite qu'on y flâne avant ou après la visite des jardins.
Les jardins du château de Villandry (3 Rue Principale, 37510 Villandry, noté 4.7/5 sur Google pour 20 422 avis) sont souvent décrits comme les plus beaux jardins à la française de la Loire, une réputation qui attire environ 300 000 visiteurs par an. Ils s'organisent sur trois niveaux : le jardin d'eau en hauteur, les jardins d'ornement et les jardins potagers, reconstitués au début du XXe siècle par le Dr Joachim Carvallo à partir des représentations Renaissance de l'abbé Androuet du Cerceau. La rigueur géométrique des parterres, les couleurs changeantes selon les saisons et la qualité de l'entretien font de cet ensemble une référence en matière de jardins historiques.
Pour approfondir la visite, l'article Ryo sur la découverte du château de Villandry et ses jardins donne le détail des horaires, des tarifs et des meilleures périodes pour voir les potagers en pleine floraison.
L'église Saint-Étienne de Villandry, juste en face de l'entrée du château, date en partie du XIIe siècle et conserve quelques chapiteaux romans intéressants dans le chœur. La visite est gratuite et rapide, une vingtaine de minutes suffisent, mais elle offre un contrepoint architectural utile après l'immersion dans les jardins renaissants.
Crissay-sur-Manse : le plus médiéval des villages de Touraine
À 40 km au sud-ouest de Tours, Crissay-sur-Manse est classé parmi les « Plus Beaux Villages de France » depuis 1993, une reconnaissance tardive pour un village que peu de guides mentionnent avec la précision qu'il mérite. La commune compte moins de 200 habitants et s'étale sur une colline dominant la vallée de la Manse, rivière tranquille qui rejoint la Vienne quelques kilomètres plus loin.
Ce qui frappe à Crissay, c'est la cohérence architecturale de l'ensemble. Les maisons médiévales en tuffeau blanc, certaines datant du XVe siècle, sont restées pratiquement intactes. Les façades montrent des fenêtres à meneaux, des linteaux sculptés et des puits de pierre, des détails que l'on retrouve dans les manuels d'architecture gothique flamboyant mais qui sont ici encore debout, dans un village de campagne, accessibles librement. Le château de Crissay (Crissay-sur-Manse, 37220 Crissay-sur-Manse, noté 3.1/5 sur Google pour 8 avis), en ruine partielle depuis le XVIIe siècle, domine le bourg depuis son éperon calcaire et offre une silhouette reconnaissable depuis la route d'accès.
La balade dans le village se fait à pied en moins d'une heure. Pas de musée, pas de billetterie, pas de boutique souvenir : Crissay est l'un de ces rares villages où l'intérêt est entièrement dans la pierre et l'atmosphère. Le marché local n'existe pas à proprement parler, mais quelques artisans et une petite auberge permettent de s'y attarder.
Depuis Tours, comptez 40 à 45 minutes en voiture, en empruntant la D760 en direction de Chinon avant de bifurquer vers la vallée de la Manse. L'étape se combine bien avec Candes-Saint-Martin, à une vingtaine de kilomètres plus à l'ouest.


Chédigny : quand les roses envahissent les façades
Chédigny (Chédigny, 37310 Chédigny, noté 4.6/5 sur Google pour 420 avis) est probablement le village le plus surprenant de la liste, non pas pour son architecture médiévale ou sa position sur un promontoire, mais pour ses rosiers qui grimpent par milliers sur les façades des maisons, les murets et les portails du bourg : près de 1 000 rosiers grimpants auxquels s'ajoutent des milliers de vivaces et de bulbes. Ce sont les habitants eux-mêmes, sous l'impulsion d'un ancien maire dans les années 1990, qui ont planté et entretenu ce décor végétal au fil des années, donnant à Chédigny son label de Jardin remarquable, obtenu en 2013 : c'est le seul village de France à porter cette distinction qui s'applique d'ordinaire aux parcs et jardins clos.
La meilleure période de visite court de la mi-mai à la fin juin, quand la floraison atteint son apogée. Plus de deux cents variétés coexistent sur les murs, des rosiers anciens aux variétés modernes, et l'ensemble du village se couvre de couleurs et de parfums qui rendent la promenade presque irréelle. En dehors de cette période, Chédigny reste charmant mais perd une bonne partie de son caractère distinctif. L'entrée dans le village est libre toute l'année.
Le village est situé à 35 km au sud-est de Tours, dans la vallée de l'Indrois. La route d'accès longe des vignes et des prairies humides typiques de la Touraine intérieure. Chédigny se combine aisément avec Montrésor, à 20 km plus à l'est, pour une demi-journée dans cette partie de l'Indre-et-Loire que les circuits touristiques classiques ignorent souvent.
Candes-Saint-Martin : au confluent de la Vienne et de la Loire
Candes-Saint-Martin (Candes-Saint-Martin, 37500 Candes-Saint-Martin, noté 4.6/5 sur Google pour 950 avis) est l'un des villages les plus spectaculaires du Val de Loire, et pourtant il reste peu fréquenté en dehors des beaux jours. Classé « Plus Beaux Villages de France », il occupe un éperon rocheux exactement au confluent de la Loire et de la Vienne, un point stratégique qui a conditionné toute son histoire depuis l'Antiquité. C'est ici, selon la tradition, que saint Martin de Tours rendit son dernier souffle en 397 après J.-C., alors qu'il revenait d'une mission dans le Poitou.
La collégiale Saint-Martin, construite aux XIIe et XIIIe siècles sur le lieu supposé du décès du saint, est le monument central du village. L'édifice combine des parties romanes et gothiques dans une harmonie architecturale rare. L'intérieur conserve des chapiteaux sculptés remarquables et une nef gothique dont la hauteur de voûte surprend pour un village de cette taille. La façade nord, avec son portail flamboyant du XVe siècle, est régulièrement photographiée comme exemple de l'architecture religieuse tourangelle.
Le belvédère au-dessus du village offre l'une des vues les plus saisissantes du Val de Loire : le confluent des deux fleuves, les îles de sable blanc et les bois qui s'étendent à perte de vue forment un panorama inscrit dans la mémoire des peintres de Loire depuis le XVIIe siècle. En automne, quand les lumières changent et que la Loire est à son plus bas, le site prend une dimension presque minérale.
Candes est à 50 km de Tours, soit environ 45 minutes en voiture par la rive sud de la Loire (D751). Le village voisin de Montsoreau, à moins d'un kilomètre, appartient au Maine-et-Loire mais s'enchaîne naturellement avec Candes dans une même visite.
Montrésor : le bijou de l'Indre tourangelle
Désigné l'un des « Plus Beaux Villages de France », Montrésor est situé à 55 km au sud-est de Tours, dans la vallée de l'Indrois. Le village doit son nom à un trésor supposément enfoui sous le château, une légende médiévale qui a traversé les siècles sans perdre son efficacité touristique. Ce qui est certain, en revanche, c'est que le site est l'un des plus complets de la région : une collégiale gothique, un château habité, un marché sous les halles et des maisons en tuffeau qui descendent jusqu'à la rivière.
Le château de Montrésor (Rue du Château, 37460 Montrésor, noté 4.3/5 sur Google pour 2 869 avis) a une histoire singulière : construit sur les bases d'un donjon du XIe siècle, il a été acheté au XIXe siècle par un comte polonais, Xavier Branicki, qui l'a restauré et meublé dans le style de l'époque. Les appartements sont encore habités par les descendants de la famille et restent ouverts à la visite une bonne partie de l'année. L'intérieur est un étrange mélange de mobilier polonais, de portraits familiaux et d'objets ramenés de voyages en Europe centrale, une atmosphère particulière que peu de châteaux ligériens peuvent égaler.
La collégiale Saint-Jean-Baptiste, attenante au château, date du XVIe siècle et conserve plusieurs gisants Renaissance remarquables, dont celui de Jean de Bastarnay, conseiller de trois rois de France, et de son épouse. L'ensemble architectural se visite dans l'ordre naturel : château d'abord, collégiale ensuite, puis descente vers les halles médiévales et la rivière.
Le marché de Montrésor se tient le vendredi matin sous les halles du XVe siècle, un des marchés ruraux les plus authentiques de la Touraine intérieure, avec des producteurs locaux de fromage de chèvre, de miel et de légumes du potager.
Lavardin : un village médiéval suspendu au-dessus du Loir
Lavardin est à part dans cette sélection : il n'est pas dans la vallée de la Loire ni de l'Indre, mais dans celle du Loir (sans « e »), à 50 km au nord-ouest de Tours. Ce détail géographique change tout à l'atmosphère du village : le Loir est une rivière plus lente, plus boisée, moins fréquentée que la Loire, et Lavardin en a conservé le caractère secret.
Seul village du Loir-et-Cher classé « Plus Beaux Villages de France », Lavardin se distingue par les ruines de son château féodal (Lavardin, 41800 Lavardin, noté 4.3/5 sur Google pour 688 avis), l'un des mieux conservés de la région malgré, ou grâce à, son état de ruine assumée. Le château, construit aux Xe-XIIe siècles, fut démantelé sur ordre de Henri IV en 1589 après avoir résisté à plusieurs sièges. Ce qui reste debout, les tours, les enceintes successives, le donjon carré, suffit à donner une idée de la puissance défensive du site, qui contrôlait la route entre Tours et Le Mans.
L'église Saint-Genest du village abrite l'une des collections de fresques romanes les plus importantes du Val de Loire : datant des XIe au XVIe siècles, ces peintures murales couvrent presque toute la surface intérieure et constituent à elles seules un motif de visite. Les scènes du Baptême du Christ et du Christ en gloire sont les plus spectaculaires. L'accès est libre, mais les fresques bénéficient d'un éclairage artificiel discret, mieux vaut visiter en journée pour en saisir toute la palette.
Le village borde le Loir par une rive herbue où il est agréable de s'asseoir en fin d'après-midi. Depuis Tours, comptez 50 à 55 minutes par l'A28 en direction du Mans. L'étape se combine bien avec Vendôme, à 15 km, qui mérite également une demi-journée.


Artannes-sur-Indre et Beaulieu-lès-Loches : deux villages discrets qui méritent le détour
Ces deux villages sont moins connus que les précédents et n'arborent pas de label national, c'est précisément ce qui les rend intéressants pour qui cherche à éviter les sites trop fréquentés.
Artannes-sur-Indre se trouve à 20 km au sud de Tours, dans la vallée de l'Indre. Le village est minuscule, à peine 700 habitants, mais son site est remarquable : l'Indre fait une large boucle autour d'un coteau sur lequel s'étale le bourg, donnant l'impression d'un village presque insulaire. Balzac a décrit ce paysage dans Le Lys dans la vallée avec une précision topographique qui permet encore aujourd'hui de retrouver les points de vue exactement décrits dans le roman.
Beaulieu-lès-Loches (Beaulieu-lès-Loches, 37600 Beaulieu-lès-Loches), à 40 km au sud-est de Tours, est une commune qui jouxte la ville de Loches sans en être absorbée. Son intérêt principal réside dans l'abbaye de Beaulieu, fondée vers 1004 par Foulques Nerra, comte d'Anjou, en pénitence de ses nombreux crimes de guerre. Ce qui reste de l'abbatiale, notamment le clocher-tour roman, est d'une sobriété architecturale qui contraste avec l'exubérance décorative de certains édifices ligériens. Le village lui-même, avec ses maisons de tuffeau serrées contre les ruines de l'abbaye, forme un ensemble cohérent que l'on peut parcourir en une heure.
Ces deux étapes se combinent naturellement dans une boucle au départ de Tours : Artannes le matin, déjeuner à Loches, Beaulieu l'après-midi.
Organiser sa virée : distances, transports et conseils pratiques
Partir à la découverte des villages autour de Tours demande un minimum de logistique, les distances sont courtes, mais la plupart de ces communes ne sont pas reliées entre elles par les transports en commun de manière pratique.
En voiture : c'est le moyen le plus commode. Tous les villages cités dans ce guide sont accessibles en moins d'une heure depuis le centre de Tours. Les routes sont de bonne qualité, et les parkings sont gratuits ou quasi gratuits dans ces petites communes.
À vélo : les villages proches de la Loire, Vouvray, Rochecorbon, Villandry, Candes-Saint-Martin, s'inscrivent dans le tracé de la Loire à Vélo, une voie verte de 800 km qui longe le fleuve de l'Ardèche jusqu'à l'Atlantique. La portion tourangelle est l'une des plus accessibles : terrain plat, piste séparée de la route sur la majorité du parcours, jalonnement clair. Comptez une journée entière pour enchaîner Vouvray, Rochecorbon et Villandry depuis Tours.
En train : la gare de Tours est reliée à Loches (et donc à Beaulieu-lès-Loches) par une ligne directe en 45 minutes. Quelques liaisons existent vers Amboise, Chinon et Vendôme, qui peuvent servir de base pour rejoindre les villages environnants en vélo ou en taxi.
Meilleure période : le printemps (avril-juin) et l'automne (septembre-octobre) offrent les conditions les plus agréables, lumières douces, fréquentation modérée, caves et marchés ouverts. Chédigny est une exception : sa floraison de roses impose une visite entre mi-mai et fin juin, le pic se situant le plus souvent dans les dernières semaines du printemps.
Le guide audio Ryo de Tours peut servir de point de départ depuis la ville avant de rayonner vers les villages environnants, les 22 audios couvrent le centre historique en 2 heures et donnent une mise en contexte utile sur l'histoire de la région.

FAQ
Quels sont les plus beaux villages à visiter près de Tours ?
Parmi les bourgs les plus remarquables dans un rayon de 60 km de Tours, on retient Candes-Saint-Martin, Montrésor, Crissay-sur-Manse et Lavardin pour leurs labels « Plus Beaux Villages de France », ainsi que Rochecorbon pour son caractère troglodytique et Chédigny pour ses rosiers classés Jardin remarquable. Vouvray et Villandry complètent la liste pour les amateurs de vin et de jardins historiques.
Peut-on visiter plusieurs villages en une seule journée ?
Oui, à condition de choisir des villages géographiquement proches. Une bonne combinaison : Vouvray + Rochecorbon le matin (tous deux à l'est de Tours, à 3 km l'un de l'autre), puis Villandry l'après-midi (au sud-ouest, 18 km de Tours). Pour le sud-est, Chédigny + Montrésor se combinent bien (20 km entre les deux). Candes-Saint-Martin s'enchaîne avec Montsoreau, de l'autre côté du confluent.
Certains villages sont-ils accessibles sans voiture ?
Vouvray est le mieux desservi depuis Tours via le réseau de bus Fil Bleu. Loches (et par extension Beaulieu-lès-Loches) est accessible en train en 45 minutes. Pour les autres villages, la voiture ou le vélo restent nécessaires. La Loire à Vélo permet d'atteindre Vouvray, Rochecorbon et Villandry à vélo depuis Tours sur une piste continue.
Quelle est la meilleure période pour visiter Chédigny ?
La fenêtre mi-mai à fin juin est idéale pour voir les rosiers de Chédigny en pleine floraison, le pic se situant généralement dans la seconde quinzaine de juin. Hors saison, le village reste charmant mais perd son caractère le plus distinctif. L'accès au village est gratuit toute l'année.
Les villages autour de Tours sont-ils adaptés aux enfants ?
La plupart de ces villages conviennent à une sortie en famille, surtout pour les enfants à partir de 6-8 ans. Les jardins de Villandry proposent des parcours spécifiques pour les enfants. Les ruines du château de Lavardin et les caves troglodytiques de Rochecorbon et Vouvray intéressent généralement les enfants à partir de 8-10 ans. Prévoir des chaussures confortables pour les ruelles pavées.
Montrésor mérite-t-il vraiment le détour depuis Tours ?
À 55 km de Tours, Montrésor demande environ 55 minutes de route. Le détour est justifié si vous avez une demi-journée disponible et un intérêt pour l'architecture Renaissance et les intérieurs historiques. Le château, avec ses collections polonaises uniques en France, se distingue nettement des châteaux ligériens classiques. Le marché du vendredi matin ajoute une dimension vivante à la visite.
Conclusion
Les villages autour de Tours forment une constellation discrète qui ne se révèle qu'à ceux qui prennent la peine de s'éloigner des autoroutes touristiques. De Rochecorbon à Montrésor, de Crissay à Lavardin, chaque bourg apporte sa propre logique architecturale, son propre rapport à la rivière et à la pierre de tuffeau. Ce sont ces détails accumulés, une lanterne médiévale sur un éperon rocheux, des fresques romanes sous un enduit calcaire, des centaines de rosiers grimpant sur une façade de village, qui donnent à la Touraine son caractère singulier.
Avant ou après votre exploration des villages, prenez le temps de découvrir Tours elle-même : le parcours audioguidé Ryo de Tours couvre 22 points d'intérêt du centre historique en 2 heures, avec des audios sur la cathédrale Saint-Gatien, le quartier des maisons à colombages et les bords de Loire, une mise en contexte