

Fontaine Idomeneas
Shutterstock
Découvrez en face à droite la discrète fontaine Idomeneas, un petit monument souvent ignoré… mais qui raconte une autre facette de l’histoire d’Héraklion. Contrairement aux grandes fontaines vénitiennes, celle-ci date de la fin du XVIIe siècle, à l’époque où la ville est déjà sous domination ottomane. À l’origine, elle se trouvait devant la maison d’un médecin nommé Idomeneas Markatatis, dont elle a gardé le nom. Elle a ensuite été déplacée ici, derrière le Musée historique de Crète, ce qui explique son emplacement un peu caché. Prenez un moment pour l’observer. Elle est composée de deux colonnes qui encadrent une plaque de marbre sculptée. Regardez les chapiteaux aux motifs végétaux délicats. L’eau s’écoulait autrefois depuis une ouverture en bas jusqu’à un petit bassin. L’ensemble est simple, mais élégant. Ce qui rend cette fontaine intéressante, ce n’est pas sa taille, mais ce qu’elle représente. Elle évoque la vie quotidienne à Héraklion et rappelle aussi que la ville ne se résume pas à son passé vénitien : la période ottomane a elle aussi laissé des traces visibles dans l’espace urbain. Juste derrière vous se trouve le Musée historique de Crète. Si vous avez le temps, c’est une visite très complémentaire. Le musée couvre l’histoire de l’île après l’Antiquité, notamment les périodes byzantine, vénitienne, ottomane et moderne. On y trouve deux œuvres originales de El Greco, ce qui est assez rare en Crète, mais aussi une importante collection consacrée à Nikos Kazantzakis, avec ses objets personnels et son espace de travail. Né à Héraklion, Kazantzakis est l’un des écrivains grecs les plus célèbres du XXe siècle, connu notamment pour son roman Zorba le Grec, et pour ses œuvres marquées par des réflexions sur la liberté, la foi et le sens de la vie.







