
Que faire à Moissac en 2026 : 18 idées entre abbaye et canal
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À Moissac, petite ville de Tarn-et-Garonne installée entre Tarn et Garonne, un cloître roman conserve depuis neuf siècles soixante-seize chapiteaux sculptés que les historiens de l'art citent encore comme une référence de la sculpture médiévale occitane. Que faire à Moissac quand la ville entière semble organisée autour de son abbaye classée à l'UNESCO ? La réponse tient en plusieurs facettes bien distinctes les unes des autres. Un pont-canal du XIXe siècle enjambe le Tarn sur plus de 350 mètres, des vignes de chasselas doré couvrent les coteaux alentour, et le chemin de Saint-Jacques de Compostelle traverse encore la ville chaque année au passage de milliers de pèlerins.
Dix-huit expériences composent cette sélection, du tympan sculpté au début du XIIe siècle jusqu'aux dégustations de chasselas AOP en septembre, en passant par une base nautique sur un lac de plusieurs dizaines d'hectares et une abbaye cistercienne à moins de vingt minutes de route. Quelques adresses gastronomiques et des idées d'hébergement complètent le tableau pour organiser un séjour complet, à pied, à vélo ou en canoë. Le guide audio Ryo, installé sur votre téléphone, accompagne certaines de ces visites pas à pas, chapiteau par chapiteau ou écluse par écluse selon l'endroit où vous vous trouvez.

1. L'abbaye Saint-Pierre de Moissac et son cloître classé à l'UNESCO
L'abbaye Saint-Pierre de Moissac (Place Durand de Bredon, 82200 Moissac, noté 4.6/5 sur Google pour 2 491 avis) est un monastère bénédictin fondé au VIIe siècle et reconstruit à partir du XIe siècle après plusieurs destructions successives, notamment lors des raids vikings puis sarrasins. Son cloître, achevé en 1100 sous l'abbatiat d'Ansquitil, quelques décennies après les premiers travaux lancés sous Durand de Bredon, figure parmi les plus anciens cloîtres romans conservés en France. Cent seize colonnettes de marbre, alternativement simples et doubles, soutiennent soixante-seize chapiteaux sculptés, dont quarante-sept historiés, représentant scènes bibliques, animaux fantastiques et motifs végétaux stylisés. L'ensemble a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, aux côtés d'une soixantaine d'autres monuments jalonnant les itinéraires de pèlerinage.
Les guides locaux recommandent de ralentir devant chaque chapiteau plutôt que de parcourir la galerie d'un pas régulier : certains racontent l'épisode de Daniel dans la fosse aux lions, d'autres les tentations du Christ ou le massacre des Innocents, avec un niveau de détail qui a traversé neuf siècles sans perdre en lisibilité. La pierre, calcaire tendre extraite localement, a pourtant subi l'érosion et plusieurs campagnes de restauration, la dernière en date remontant aux années 2000.
Ne repartez pas sans avoir levé les yeux vers le clocher-porche fortifié qui domine le parvis : cette tour massive, percée d'ouvertures défensives, rappelle qu'au Moyen Âge l'abbaye jouait aussi un rôle de refuge dans la vallée. À l'intérieur de l'église, un Christ roman en bois, une mise au tombeau et une Fuite en Égypte sculptée comptent parmi les pièces que l'on remarque trop peu, happé par la renommée du cloître voisin. Prenez cinq minutes pour parcourir la nef avant de ressortir sur le parvis.
Arrivez de préférence en fin de matinée en semaine : les groupes organisés investissent le cloître entre 14h et 16h, surtout en juillet et en août. L'entrée du cloître est payante (quelques euros, tarif réduit pour les moins de 18 ans), tandis que l'église abbatiale reste en accès libre toute l'année, matin et après-midi. Comptez une bonne heure pour l'ensemble du site si vous prenez le temps de lire les panneaux explicatifs disposés dans la galerie. Le guide audio Ryo propose par ailleurs un commentaire chapiteau par chapiteau, utile pour distinguer les scènes tirées de l'Ancien Testament de celles inspirées de l'Apocalypse selon saint Jean.

2. Le tympan sculpté du portail sud, chef-d'œuvre roman
Avant même d'entrer dans le cloître, le tympan du portail sud de l'église abbatiale mérite plusieurs minutes d'observation depuis le parvis. Sculpté entre 1110 et 1130, il représente le Christ en majesté entouré des symboles des quatre évangélistes et de vingt-quatre vieillards de l'Apocalypse, chacun tenant un instrument de musique ou une coupe. La composition, dense mais parfaitement lisible, a influencé plusieurs autres portails romans du Sud-Ouest, notamment à Souillac.
Ce qui frappe la plupart des visiteurs, ce n'est pas seulement la richesse iconographique mais la précision des détails : les vieillards tournent la tête dans des directions différentes, créant un mouvement d'ensemble étonnant pour une pierre sculptée il y a plus de neuf cents ans. Les linteaux et piédroits ajoutent des scènes narratives, notamment celle de Lazare et du mauvais riche, qui complètent le programme théologique du portail.
Venez de préférence en fin d'après-midi : la lumière rasante souligne le relief des sculptures et facilite la lecture des scènes les plus fines, en particulier sur les piédroits latéraux où figurent des animaux entrelacés. Un détail amuse souvent les visiteurs attentifs : le trumeau central, orné de lions entrecroisés, sépare la porte en deux et supporte tout le poids symbolique de la composition au-dessus.
3. Le musée Marguerite-Vidal, une collection méconnue
Installé dans l'ancien logis abbatial, à quelques pas du cloître, le musée Marguerite-Vidal (Place Durand de Bredon, 82200 Moissac, noté 4.6/5 sur Google pour 2 491 avis) rassemble des faïences quercynoises et une collection régionale d'arts décoratifs des XVIIe et XVIIIe siècles. La visite reste courte, une trentaine de minutes suffisent, mais elle prolonge utilement celle de l'abbaye pour qui souhaite comprendre le contexte artistique de la région au-delà de la sculpture romane.
Le billet combiné avec le cloître, quand il est proposé, reste la formule la plus économique pour visiter les deux sites le même jour. Les salles, à l'abri de la chaleur, offrent aussi une pause bienvenue lors des après-midi les plus chauds de l'été. Renseignez-vous sur les jours d'ouverture avant de vous déplacer : comme beaucoup de petits musées, il ferme certains jours de la semaine et adapte ses horaires selon la saison.
4. Le Pont-Canal du Cacor, une prouesse d'ingénierie du XIXe siècle
À quelques minutes à pied du centre historique, le Pont-canal du Cacor (Quai du Canal, 82200 Moissac, noté 4.6/5 sur Google pour 612 avis) permet au canal latéral à la Garonne de franchir le Tarn sur 356 mètres de long, portés par une longue série d'arches de brique et de pierre. Construit au milieu des années 1840 en briques de Toulouse et pierre du Quercy, il comptait parmi les plus longs ponts-canaux de France à son ouverture et reste aujourd'hui emprunté aussi bien par les péniches de plaisance que par les cyclistes et les piétons qui longent le canal.
La traversée à pied prend une dizaine de minutes, mais beaucoup de visiteurs s'arrêtent à mi-parcours pour observer la double perspective : le Tarn en contrebas, souvent calme, et le canal quelques mètres plus haut, généralement animé par le passage des bateaux de location entre avril et octobre. Le contraste entre les deux cours d'eau, l'un naturel et sinueux, l'autre rectiligne et maîtrisé, résume à lui seul l'histoire hydraulique de la région.
En fin de journée, la lumière dorée sur les arches attire régulièrement les photographes amateurs, en particulier depuis la rive gauche du Tarn où un petit chemin dégagé offre un point de vue complet sur l'ouvrage. Prévoyez des chaussures fermées si vous comptez descendre jusqu'aux berges, le sentier restant parfois glissant après la pluie.

5. Une balade sur les quais du Tarn
Les quais qui longent le Tarn en centre-ville se prêtent à une promenade tranquille d'une demi-heure, entre les platanes et les façades anciennes qui donnent directement sur l'eau. Le point de vue sur le pont suspendu et sur le clocher-porche de l'abbaye, visible depuis plusieurs angles, change selon l'heure de la journée.
Cette promenade se prolonge facilement vers l'Uvarium, ancien pavillon des années 1930 de style Art déco où l'on servait autrefois des cures de jus de chasselas frais aux curistes venus profiter du raisin de Moissac. Ce témoin discret de l'époque où la ville cultivait sa réputation de station uvale se laisse aujourd'hui redécouvrir au fil des berges aménagées, entre deux rangées de platanes.
En fin de matinée, les pêcheurs occupent souvent les berges les plus calmes, tandis qu'en soirée d'été, les quais deviennent un lieu de passage naturel entre le centre historique et les rives aménagées plus au sud. Un banc face à l'eau, à hauteur du pont, reste l'endroit le plus recherché pour observer le coucher de soleil sur la confluence toute proche.

6. Le port de plaisance et la halte fluviale
Moissac dispose d'un port de plaisance aménagé le long du canal, halte appréciée des plaisanciers qui naviguent entre Toulouse et Bordeaux via le canal latéral à la Garonne. Une trentaine d'anneaux accueillent les bateaux de passage, et plusieurs loueurs proposent des embarcations sans permis pour une balade de quelques heures sur le bief.
Le port constitue aussi un point de départ pratique pour rejoindre la voie verte à vélo ou pour observer le ballet des écluses toutes proches, où les bateaux montent et descendent au gré des niveaux du canal. Quelques bancs et une aire ombragée en font une halte reposante même pour qui ne navigue pas, à mi-chemin entre le centre-ville et le pont-canal.
Même sans monter à bord, flâner le long des pontons reste agréable en fin d'après-midi, quand les terrasses voisines profitent de l'ombre portée par les platanes du quai.
7. Le marché couvert et les halles de Moissac
Les halles de Moissac (Place des Récollets, 82200 Moissac, noté 4.2/5 sur Google pour 286 avis), place des Récollets, accueillent le marché plusieurs matinées par semaine, avec un temps fort le samedi. Producteurs locaux, fromagers et primeurs y proposent les produits du Tarn-et-Garonne, chasselas en tête dès la fin de l'été.
Arriver avant 10h reste la meilleure option pour éviter l'affluence et profiter d'un choix complet, notamment sur les étals de fruits qui s'écoulent vite en pleine saison. Prenez le temps d'échanger avec les producteurs : beaucoup vendent leur propre récolte et savent indiquer quelle variété de chasselas est à son meilleur point de maturité le jour de votre passage.


8. Le chasselas de Moissac AOP, une dégustation incontournable
Le chasselas de Moissac est le premier raisin de table à avoir bénéficié d'une appellation d'origine contrôlée en France, obtenue en 1971. Cultivé sur les coteaux argilo-calcaires qui entourent la ville, ce raisin doré se distingue par sa peau fine et sa chair sucrée, récoltée à la main entre fin août et fin septembre selon les millésimes.
Plusieurs domaines viticoles proposent des visites de leurs parcelles pendant la période des vendanges, avec dégustation sur place. Certains producteurs vendent directement leur récolte en bord de route ou sur les marchés, une option souvent plus économique que les rayons des grandes surfaces pour goûter un chasselas fraîchement cueilli. Un détail reconnu des connaisseurs : la grappe la mieux classée porte encore parfois une collerette de papier, héritage de l'époque où le raisin de Moissac se vendait à l'unité comme un produit de luxe.
Si votre passage à Moissac tombe hors saison, les conserveries locales proposent des produits dérivés (confitures, jus, raisins secs) qui permettent de prolonger la découverte du terroir toute l'année. La fête du chasselas, organisée fin août ou début septembre selon les années, rassemble producteurs et visiteurs autour de dégustations et d'animations dans le centre-ville.
9. Vélo sur la voie verte du canal des deux mers
Le canal des deux mers, qui relie l'Atlantique à la Méditerranée via le canal du Midi et le canal latéral à la Garonne, longe Moissac sur plusieurs kilomètres. Une voie verte aménagée, en grande partie plate et ombragée par des platanes centenaires, permet de rouler à vélo sans dénivelé significatif, aussi bien vers Castelsarrasin à l'ouest que vers Montauban à l'est.
Les cyclistes du dimanche comme les cyclotouristes équipés de sacoches partagent le même itinéraire, sécurisé et séparé de la circulation automobile sur la majeure partie du tracé. Plusieurs loueurs de vélos, dont certains proposent des modèles électriques, installés près du port, permettent de louer à la demi-journée ou à la journée sans réservation obligatoire en basse saison.
Pour une boucle d'une demi-journée, comptez environ 25 kilomètres aller-retour jusqu'à Castelsarrasin en longeant le canal, avec une pause possible au Pont-canal du Cacor à mi-parcours. Le parcours audioguidé Ryo signale d'ailleurs certains points de vue le long du canal, pratique pour ne pas manquer ce passage. Emportez de l'eau : les points de ravitaillement se raréfient une fois sorti du centre-ville de Moissac.
10. Randonner sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle
Moissac constitue une étape historique du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur la voie du Puy (GR65), empruntée chaque année par des dizaines de milliers de pèlerins et de randonneurs. L'abbaye elle-même, ancienne étape d'accueil des marcheurs, garde des traces de ce rôle dans son architecture, notamment le porche voûté qui servait autrefois de lieu de passage protégé.
Pour les visiteurs qui ne comptent pas parcourir l'intégralité du chemin, plusieurs tronçons courts, entre trois et huit kilomètres, permettent de découvrir le tracé sans engagement sur plusieurs jours. Le segment qui relie Moissac à Auvillar, par exemple, longe une partie du Tarn puis grimpe vers des paysages de coteaux viticoles, avant de redescendre vers la Garonne.
Les marcheurs plus expérimentés poursuivent parfois vers Lauzerte, étape suivante classée parmi les plus beaux villages de France, à une journée de marche depuis Moissac. Sur ces tronçons, le balisage reste dense (coquille Saint-Jacques et marques rouge et blanc du GR), ce qui limite les risques de se perdre même pour un randonneur occasionnel. Prévoyez de bonnes chaussures de marche et de quoi vous hydrater, l'ombre se faisant rare une fois sorti de la vallée.
L'inscription du chemin au patrimoine mondial de l'UNESCO, la même année que le cloître de Moissac, souligne l'importance historique de cette étape dans le réseau des routes de pèlerinage françaises vers l'Espagne. Aujourd'hui encore, l'office de tourisme local délivre les crédenciales (carnets de pèlerin) aux marcheurs qui souhaitent officialiser leur passage.
11. Castelsarrasin, à dix minutes de Moissac
Castelsarrasin, sous-préfecture du Tarn-et-Garonne, se visite en complément naturel d'une journée à Moissac, à une dizaine de minutes en voiture. La ville, également traversée par le canal latéral à la Garonne, conserve un centre historique organisé autour de l'église Saint-Sauveur, dont le clocher-mur en briques domine les toits environnants.
Le port de plaisance de Castelsarrasin, plus vaste que celui de Moissac, accueille de nombreux bateaux habitables loués à la semaine, une option intéressante pour qui souhaite explorer le canal sur plusieurs jours plutôt qu'en simple excursion. Les halles du marché, animées le mercredi et le samedi matin, complètent la visite pour qui cherche des produits locaux hors des circuits les plus touristiques.
En flânant dans les rues piétonnes du centre, plusieurs maisons anciennes rappellent que Castelsarrasin, malgré sa taille modeste, a conservé un patrimoine bâti antérieur à celui de nombreuses villes voisines plus fréquentées. Le parc du Marronnier, tout proche, offre par ailleurs une aire ombragée idéale pour une pause pique-nique avant de reprendre la route vers Moissac.


12. Saint-Nicolas-de-la-Grave et la confluence Tarn-Garonne
À une quinzaine de minutes de Moissac, le village de Saint-Nicolas-de-la-Grave marque approximativement la zone où le Tarn rejoint la Garonne, un secteur de confluence propice à l'observation des oiseaux d'eau et aux balades à pied ou à vélo le long des berges. Une base de loisirs aménagée autour d'un plan d'eau propose baignade surveillée en saison, pédalos et parcours accrobranche pour les familles.
Le plan d'eau, réputé auprès des ornithologues, accueille au fil des saisons de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs, et des observatoires discrets permettent de les repérer sans les déranger. Les beaux jours, la plage de sable aménagée autour du lac attire davantage de familles locales que de touristes, ce qui en fait une alternative reposante aux sites plus fréquentés du centre de Moissac. Réservez votre créneau d'accrobranche à l'avance en juillet-août, les places partent vite le week-end.
13. L'abbaye de Belleperche, une escapade gourmande et culturelle
À moins de vingt minutes de Moissac, l'abbaye de Belleperche (82700 Cordes-Tolosannes, noté 4.5/5 sur Google pour 452 avis), fondée au XIIe siècle par des moines cisterciens à Cordes-Tolosannes, abrite aujourd'hui un musée départemental consacré à l'histoire du site et aux arts de la table. Les bâtiments conventuels, restaurés par étapes depuis les années 1980, permettent de comprendre l'organisation d'une abbaye cistercienne bien au-delà de sa seule église.
Le site accueille régulièrement des expositions temporaires et des ateliers pédagogiques, en particulier pendant les vacances scolaires, ce qui en fait une sortie appréciée avec des enfants en complément d'une visite plus patrimoniale à Moissac même. Le parc arboré qui entoure les bâtiments, bordé par la Garonne, se prête aussi à un simple pique-nique à l'ombre, loin de l'affluence du centre-ville.
14. Flâner dans les ruelles de la vieille ville
Au-delà de l'abbaye, le centre historique de Moissac garde un tissu urbain médiéval resserré, avec quelques maisons à pans de bois et des placettes ombragées propices à une pause. La rue de la République et les ruelles adjacentes concentrent la plupart des commerces indépendants, des cafés et quelques ateliers d'artisans.
Une flânerie sans itinéraire précis, en s'écartant volontairement des axes principaux, révèle souvent des détails passés inaperçus au premier passage : un porche sculpté, une fontaine ancienne ou une façade à colombages dissimulée derrière une devanture plus récente. Levez les yeux vers les étages : au-dessus des vitrines contemporaines subsistent des encorbellements, des briques roses caractéristiques du Sud-Ouest et parfois une niche abritant une statue oubliée.
Si vous aimez rapporter un souvenir de terroir, quelques boutiques du centre concentrent produits du chasselas, faïences régionales et objets d'artisanat local, pratiques pour compléter une matinée de visite avant le déjeuner.

15. Un concert ou un festival en saison
En été, Moissac organise régulièrement des concerts en plein air, certains dans la cour de l'abbaye elle-même, d'autres sur les quais du Tarn ou dans le cadre de festivités locales autour des vendanges. La programmation, variable d'une année sur l'autre, mêle généralement musiques actuelles et propositions plus classiques adaptées au cadre patrimonial du site.
Renseignez-vous auprès de l'office de tourisme dès votre arrivée : les dates précises et la billetterie changent chaque saison, et certains concerts dans le cloître affichent complet plusieurs semaines à l'avance. Les marchés nocturnes de l'été, qui associent stands de producteurs et animations musicales sur les places du centre, offrent une alternative gratuite et conviviale pour profiter de l'ambiance sans réserver.

16. Où manger à Moissac
La cuisine locale s'appuie largement sur les produits du terroir : chasselas en saison, magret et confit de canard, ail voisin, et quelques spécialités quercynoises comme la fouace. Les restaurants du centre-ville, souvent installés dans des bâtiments anciens à proximité de l'abbaye, proposent en majorité une cuisine traditionnelle du Sud-Ouest, avec des menus du midi généralement plus abordables que les cartes du soir.
Les terrasses en bord de Tarn ou sur les quais du canal offrent un cadre agréable dès les beaux jours, particulièrement recherché au moment du coucher de soleil. Pour une option plus rapide, plusieurs boulangeries et salons de thé du centre proposent des formules sandwichs ou salades, pratiques avant une après-midi de vélo ou de randonnée. N'hésitez pas à demander le plat du jour affiché à l'ardoise : dans ces adresses familiales, il change au rythme du marché et reste souvent le meilleur rapport qualité-prix de la carte.
Réservez votre table le week-end en saison estivale : les adresses les plus courues affichent complet dès le vendredi soir pendant les mois de juillet et août, en particulier lorsqu'un concert ou un marché nocturne anime le centre-ville le même soir.
17. Où dormir pour un week-end à Moissac
Moissac propose un éventail d'hébergements allant du camping familial en bord de Tarn aux chambres d'hôtes installées dans d'anciennes maisons de maître du centre historique. Les gîtes ruraux des environs, souvent situés au milieu des vignes de chasselas, séduisent particulièrement les visiteurs venus pour plusieurs jours et souhaitant profiter du calme des coteaux.
Pour un week-end organisé autour du GR65, plusieurs hébergements spécialisés dans l'accueil des pèlerins proposent des tarifs adaptés et un service de transport de bagages entre étapes, une option pratique pour qui marche léger sur plusieurs jours consécutifs. Les familles, elles, se tournent souvent vers les campings en bord de rivière, qui combinent piscine, accès à l'eau et proximité des pistes cyclables du canal.
Réserver plusieurs semaines à l'avance reste recommandé en période de vendanges du chasselas, fin août et début septembre, quand la demande locale se combine à l'affluence touristique estivale encore présente à cette période.
18. Canoë et activités nautiques sur le Tarn
Le Tarn, en amont et en aval de Moissac, se prête à la pratique du canoë-kayak pour les niveaux débutants à intermédiaires, avec plusieurs bases de location proposant des descentes encadrées de quelques heures. Le courant, généralement modéré en été, permet une sortie familiale sans expérience préalable indispensable.
Certains loueurs proposent des formules combinées, canoë le matin et visite de l'abbaye l'après-midi, pour organiser une journée complète sans avoir à réserver séparément chaque activité. Depuis l'eau, la perspective sur le pont suspendu et sur les berges boisées change radicalement de celle qu'offrent les quais, et c'est souvent l'occasion d'apercevoir hérons et martins-pêcheurs à quelques mètres. Vérifiez la météo et le niveau du Tarn avant de partir : certaines sorties sont annulées ou raccourcies après de fortes pluies en amont, notamment au printemps.
FAQ
Que faire à Moissac en une journée ?
Concentrez-vous sur l'abbaye Saint-Pierre et son cloître le matin, avant l'affluence, puis rejoignez le Pont-canal du Cacor à pied ou à vélo l'après-midi. Une pause déjeuner en terrasse sur les quais du Tarn complète naturellement cette journée sans nécessiter de véhicule.
Que faire à Moissac le week-end ?
Un week-end permet d'ajouter Castelsarrasin ou l'abbaye de Belleperche le second jour, ainsi qu'une session de vélo sur la voie verte du canal ou une sortie canoë sur le Tarn selon la saison et la météo.
Combien de temps pour visiter l'abbaye de Moissac ?
Comptez environ une heure pour le cloître et l'église abbatiale, davantage si vous ajoutez le musée Marguerite-Vidal attenant. Les groupes guidés durent généralement 45 minutes à une heure selon la période de l'année.
Où manger à Moissac ?
Le centre-ville concentre la majorité des restaurants, avec plusieurs terrasses en bord de Tarn ou de canal appréciées aux beaux jours. Réservez le week-end en saison estivale, les adresses les plus recherchées affichent vite complet.
Quand voir le chasselas de Moissac ?
La récolte s'étend généralement de fin août à fin septembre selon les millésimes. La fête du chasselas, organisée à cette période, rassemble producteurs et visiteurs autour de dégustations dans le centre-ville.
Comment se rendre à Moissac depuis Toulouse ou Bordeaux ?
Moissac se situe à environ une heure de route de Toulouse et à un peu plus de deux heures de Bordeaux par autoroute. La ville est également desservie par le train, avec une gare sur la ligne reliant Bordeaux à Toulouse via Montauban.
En résumé : organiser votre visite de Moissac
Moissac se découvre finalement sur plusieurs rythmes différents : celui, lent, d'une heure passée devant les chapiteaux du cloître, et celui, plus physique, d'une boucle à vélo le long du canal ou d'une descente en canoë sur le Tarn. Entre l'abbaye classée à l'UNESCO, le chasselas récolté à la main chaque automne et les villages voisins de la confluence, la ville concentre en réalité davantage d'expériences que sa taille ne le laisse deviner au premier regard.
Pour une première visite, réservez la matinée à l'abbaye et au tympan, l'après-midi au pont-canal et aux quais, puis gardez une seconde journée pour les alentours si vous restez le week-end. Pour préparer votre venue, l'application Ryo permet de repérer les principaux points d'intérêt de la ville avant de partir et de suivre certains commentaires audio directement sur place, sans dépendre d'une visite guidée à horaire fixe. Que vous veniez pour une journée ou pour un week-end complet, Moissac se prête aussi bien à une visite patrimoniale concentrée qu'à un séjour plus étalé entre canal, vignes et villages alentour.
