Les 13 plus beaux villages du Perche à visiter en 2026
Romane

Créé par Romane, le 5 juil. 2026

Votre guide Ryo

Les 13 plus beaux villages du Perche à visiter en 2026

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Le Perche n'est pas une région administrative. C'est une disposition d'esprit : des collines douces qui roulent vers l'horizon, des forêts de chênes et de châtaigniers où la lumière filtre différemment selon l'heure, des bourgs de granit et de calcaire qui semblent avoir été posés là sans effort. Coincé entre la Normandie, le Maine et l'Île-de-France, ce territoire à cheval sur l'Orne, l'Eure-et-Loir et la Sarthe attire depuis quelques années des visiteurs en quête d'une France moins fréquentée que les grandes destinations patrimoniales. À juste titre : parmi les plus beaux villages du Perche, on trouve des châteaux médiévaux, des basiliques néogothiques, des forêts domaniales et des marchés où le saucisson côtoie le fromage perceron depuis des siècles.

Cette sélection de 13 bourgs couvre l'ensemble du territoire percherons, du Perche ornais au Perche vendômois en passant par le Perche-Gouët. Vous y trouverez les incontournables, Bellême, Mortagne-au-Perche, Saint-Céneri-le-Gérei, mais aussi des bourgs moins connus qui méritent largement le détour : Frazé et son château Renaissance, Thiron-Gardais et son abbaye, La Ferté-Vidame et son parc paysager. Pour compléter votre exploration de la France rurale, jetez un œil à notre guide des plus beaux villages de France réalisé par Ryo.

Bellême, la capitale du Perche ornais

Bellême (Place de la République, 61130 Bellême, noté 4.5/5 sur Google pour 420 avis) s'impose naturellement comme point de départ de toute exploration percheronne. Juché sur une butte à 241 mètres d'altitude, ce bourg de moins de 1 500 habitants domine la forêt domaniale qui porte son nom, 2 400 hectares de futaies de chênes et de hêtres classés parmi les plus belles forêts françaises. La vue depuis les remparts suffit à comprendre pourquoi les comtes du Perche en firent leur capitale dès le XIe siècle.

Le centre historique de Bellême s'organise autour de la porte Begeanne, seule survivante des portes médiévales qui commandaient l'accès à la ville close. Passé cette arche de granit, la rue Ville-Close déroule ses façades des XVIIe et XVIIIe siècles, des maisons de maître en calcaire blond alternant avec des logis plus modestes en pierre de taille. La collégiale Saint-Sauveur mérite un arrêt prolongé : commencée au XVe siècle et achevée au XVIIIe, elle conserve des vitraux d'une qualité rare pour un bourg de cette taille.

Deux fois par an, Bellême sort de sa quiétude habituelle. En septembre, la Fête du champignon transforme les rues en marché mycologique géant, les forêts environnantes produisent cèpes, girolles et trompettes-de-la-mort en abondance, et les récolteurs locaux viennent vendre leur cueillette aux amateurs venus de tout le bassin parisien. En juillet, la fête médiévale remet en scène les chevaliers et les archers dans les ruelles pavées. Entre ces deux temps forts, Bellême se visite tranquillement, à pied, en comptant deux heures pour l'essentiel, trois si l'on pousse jusqu'aux sentiers forestiers.

Mortagne-au-Perche, la cité du boudin blanc

Mortagne-au-Perche (Place du Général-de-Gaulle, 61400 Mortagne-au-Perche, noté 4.4/5 sur Google pour 380 avis) est la commune la plus peuplée du Perche ornais, avec un peu plus de 4 000 habitants, ce qui reste modeste, mais lui confère un rayonnement commercial que les bourgs alentour ne peuvent rivaliser. La cité occupe une position de promontoire sur la vallée de la Corbionne, et ses ruelles médiévales descendent vers des faubourgs plus récents dans un enchevêtrement qu'il faut parcourir sans plan pour vraiment l'apprécier.

L'église Notre-Dame est l'édifice le plus imposant de la ville : construite entre le XVe et le XVIIe siècle dans un style gothique flamboyant tardif, elle abrite plusieurs statues remarquables et un buffet d'orgues du XVIIIe siècle. Juste à côté, la porte Saint-Denis, vestige des fortifications médiévales, constitue le seul passage subsistant de l'enceinte qui ceinturait autrefois la ville. On accède ensuite à la promenade des remparts, qui offre un panorama dégagé sur les collines percheronnes.

Mortagne doit une partie de sa notoriété à son boudin blanc, dont elle revendique l'invention. Chaque année en mars, le Mondial du Boudin Blanc attire plusieurs milliers de visiteurs et des bouchers de toute l'Europe pour un concours aussi sérieux qu'il est savoureux. Le marché du samedi matin, autour de la halle, est une autre bonne raison de programmer sa visite un week-end : fromages locaux, cidres artisanaux, pâtés percherons et légumes des jardins environnants y voisinent dans une ambiance qui n'a rien de folklorique, c'est là que les habitants font réellement leurs courses. C'est aussi un excellent point de départ pour suivre, plus tard, un parcours audioguidé Ryo à travers la cité.

La Perrière, le village qui domine la vallée

La Perrière (Le Bourg, 61360 La Perrière, noté 4.6/5 sur Google pour 210 avis) fait partie de ces bourgs que l'on découvre par hasard et que l'on n'oublie pas facilement. Perché à 262 mètres au-dessus de la vallée de la Même, ce petit village d'une centaine d'habitants, labellisé Petite Cité de Caractère, offre l'un des panoramas les plus spectaculaires de la région : par temps clair, le regard porte jusqu'au Mans au sud-est et aux collines normandes au nord-ouest. L'été, les couchers de soleil sur la campagne percheronne depuis le parvis de l'église valent à eux seuls le déplacement.

L'église Saint-Nicolas, du XVe siècle, se dresse sur le point culminant du village avec une sobriété de granite qui contraste avec la richesse du paysage en contrebas. Le bourg lui-même, quelques ruelles, des maisons en pierre, un lavoir, se parcourt en vingt minutes. Mais c'est précisément cette concision qui fait son charme : on ne vient pas à La Perrière pour voir beaucoup de choses, on vient pour regarder au loin et sentir à quel point cette région sait tenir ses promesses de calme.

Le village accueille chaque été un festival de musique classique qui attire des musiciens et un public fidèle depuis plus de deux décennies. Une halte à l'auberge locale après la balade complète bien la visite.

Saint-Céneri-le-Gérei
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Saint-Céneri-le-Gérei, le village des peintres

Il y a des lieux qui semblent construits pour être peints. Saint-Céneri-le-Gérei (Le Bourg, 61250 Saint-Céneri-le-Gérei, noté 4.7/5 sur Google pour 540 avis) est de ceux-là, et les artistes de la seconde moitié du XIXe siècle ne s'y sont pas trompés : Corot, Courbet et toute une génération de paysagistes ont séjourné ici pour capturer la lumière particulière de la boucle de la Sarthe qui enserre le village sur trois côtés. Aux confins du Perche et des Alpes mancelles, il est le seul de cette sélection à être officiellement classé parmi les « Plus Beaux Villages de France », une distinction qu'il mérite amplement.

La chapelle romane Saint-Céneri, du XIe siècle, est le monument le plus ancien et le plus émouvant des lieux. Ses fresques médiévales partiellement conservées et son abside en cul-de-four en font l'une des plus belles églises rurales de Normandie. En descendant vers la rivière, on traverse le vieux pont de pierre qui enjambe la Sarthe dans un cadre que le temps semble avoir préservé intact, le tableau est exactement celui qu'ont connu les peintres du XIXe siècle, ce qui n'est pas si fréquent.

Le village attire beaucoup de monde en été, notamment les week-ends. Si vous pouvez venir en semaine ou hors saison, vous profiterez de l'atmosphère sans la foule. Les sentiers de randonnée qui longent la rivière permettent de prolonger la visite dans les bois environnants, le GR36 passe à proximité.

La Chapelle-Montligeon, la basilique au cœur des forêts

La Chapelle-Montligeon est l'un des bourgs les plus atypiques de la région. Son identité tient en un seul édifice : la basilique Notre-Dame de Montligeon (La Chapelle-Montligeon, 61400 La Chapelle-Montligeon, noté 4.7/5 sur Google pour 682 avis), une construction néogothique imposante élevée à partir de 1894 à l'initiative de l'abbé Buguet. Dédiée aux défunts du purgatoire, cette basilique est aujourd'hui un lieu de pèlerinage actif qui accueille des dizaines de milliers de visiteurs par an, un chiffre surprenant pour une commune de moins de 300 habitants perdue dans les bois percherons.

La basilique elle-même vaut la visite, que l'on soit croyant ou non : ses vitraux polychromes, ses boiseries sculptées et son vaisseau de 74 mètres de long composent un intérieur d'une richesse peu commune pour une église rurale française. C'est d'ailleurs le plus grand monument du Perche. Les dimensions extérieures sont à l'avenant, deux flèches de 60 mètres dominent la forêt sur des kilomètres à la ronde. Un musée attenant retrace l'histoire du sanctuaire et de la dévotion aux défunts.

Le village dispose d'une hôtellerie et de structures d'accueil liées au pèlerinage, ce qui en fait une base de séjour pratique pour explorer la partie nord du Perche ornais.

Moutiers-au-Perche, la discrétion percheronne

Moutiers-au-Perche (Le Bourg, 61360 Moutiers-au-Perche, noté 4.3/5 sur Google pour 85 avis) est le genre de bourg que les guides touristiques mentionnent rarement mais que les habitués de la région connaissent bien. Ce petit village d'une centaine d'habitants, niché dans une vallée boisée non loin de la Huisne, possède une église romane du XIIe siècle aux proportions élégantes, un manoir médiéval en partie restauré et surtout une atmosphère de bout-du-monde que les constructions récentes n'ont pas encore altérée.

La visite se fait en une heure, à pied, sans programme préétabli : l'église, le chemin qui monte derrière le cimetière avec sa vue sur les collines, le lavoir au bord du ruisseau. C'est précisément dans cette légèreté que réside l'intérêt de Moutiers-au-Perche, un endroit pour souffler, pas pour cocher des cases.

Nogent-le-Rotrou, la cité des Rotrou

Nogent-le-Rotrou est la ville la plus importante du Perche-Gouët, avec environ 10 000 habitants. Ce n'est pas un village, mais son centre historique mérite une halte substantielle dans tout itinéraire percherons. La ville est dominée par le château Saint-Jean, forteresse médiévale dont le donjon rectangulaire, édifié dès les années 1040, compte parmi les plus anciens de ce type encore debout en France. Conservé sur 35 mètres de hauteur, il offre une vue panoramique sur la ville et les collines alentour.

En contrebas de la butte castrale, l'église Notre-Dame abrite le tombeau de Sully, ministre d'Henri IV, qui fut seigneur de Nogent-le-Rotrou et y fut inhumé à sa mort en 1641. Les maisons à colombages du vieux Nogent, concentrées autour de la place du Marché-au-Blé et de la rue Saint-Hilaire, composent un décor urbain cohérent qui tranche avec les périphéries commerciales. Le marché du samedi matin anime les alentours.

Nogent est aussi un point de départ commode pour explorer le Perche-Gouët, cette frange sud du territoire percherons qui s'étend jusqu'en Eure-et-Loir. À partir d'ici, Frazé, Montmirail et Thiron-Gardais sont accessibles en moins de trente minutes.

Frazé, un château Renaissance dans les bois

Frazé est l'une des plus belles surprises du Perche-Gouët. Ce village de quelques centaines d'habitants conserve un château des XVe et XVIe siècles dont les tours rondes à mâchicoulis et les douves en eau constituent un ensemble Renaissance d'une rare cohérence architecturale. Les jardins qui encadrent le château ont été restaurés à la fin du XXe siècle et accueillent chaque été des concerts et des expositions.

Le bourg lui-même, avec son église et ses ruelles tranquilles, se visite en une heure. C'est le château et ses jardins qui justifient le déplacement, notamment lors des Journées du Patrimoine, quand les intérieurs sont ouverts au public.

Montmirail, entre Perche et Vendômois

Montmirail occupe une position frontière entre le Perche-Gouët et le Vendômois, sur une butte qui domine les plaines agricoles environnantes. Son château, dont les origines remontent au Xe siècle mais dont l'essentiel date des XVe-XVIIe siècles, est l'un des châteaux forts les mieux conservés du secteur : les tours d'angle, le logis seigneurial et la chapelle castrale forment un ensemble compact et impressionnant.

La collégiale Saint-Laurent, attenante au château, abrite notamment un gisant du XIVe siècle et plusieurs monuments funéraires des seigneurs de Montmirail. Le village qui s'étend en contrebas a conservé quelques maisons anciennes en pierre de calcaire, mais c'est la silhouette du château sur son promontoire qui reste l'image dominante de Montmirail.

Château de Montmirail
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Senonches, la forêt au premier plan

Senonches (Place de l'Hôtel de Ville, 28250 Senonches, noté 4.2/5 sur Google pour 160 avis) se définit d'abord par sa forêt : avec près de 4 300 hectares, la forêt domaniale de Senonches est la plus grande d'Eure-et-Loir, un massif de chênes et de pins sylvestres qui constitue le terrain de jeu principal des randonneurs, cyclistes et cavaliers de la région. Le bourg lui-même, d'une bonne centaine d'habitants au cœur d'une commune plus large, tourne autour de son château du XIIe siècle, élevé par Hugues II de Châteauneuf et reconverti en centre d'interprétation de la forêt, et d'une église du XVe siècle.

Senonches est moins spectaculaire visuellement que certains autres bourgs de cette liste, mais c'est l'une des meilleures bases pour pratiquer les activités de plein air dans le Perche-Gouët : la Maison de la Forêt propose expositions permanentes et sorties guidées, et le réseau de sentiers balisés autour du village se compte en dizaines de kilomètres.

abbaye de Thiron
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Thiron-Gardais, l'abbaye oubliée

Thiron-Gardais est l'une de ces découvertes que l'on fait par hasard et que l'on tarde à oublier. Le village doit son existence à une abbaye bénédictine fondée en 1114 par saint Bernard de Thiron, un réformateur qui avait la réputation d'attirer à lui les artisans les plus habiles de son époque. L'ordre de Tiron essaima en quelques décennies, avec plus d'une centaine de prieurés dépendants jusqu'en Angleterre, en Écosse et en Irlande.

Il subsiste aujourd'hui l'église abbatiale du XIIe siècle, partiellement restaurée, et quelques bâtiments conventuels intégrés dans un ancien collège, ce qui donne au site une atmosphère particulière, entre vie scolaire et architecture médiévale. La visite de l'église s'organise avec l'office de tourisme local.

La Ferté-Vidame, le parc paysager

La Ferté-Vidame est connue pour deux choses : les ruines de son château du XVIIIe siècle, lié au duc de Saint-Simon (l'auteur des célèbres Mémoires, qui y rédigea l'essentiel de son œuvre), et son parc paysager, l'un des plus vastes du Perche, qui s'étendait autrefois sur près de 900 hectares. Le château lui-même est en ruine depuis la Révolution, mais les façades et les communs subsistants suffisent à donner une idée de l'ambition du projet initial.

Le parc, avec ses pièces d'eau, ses allées de chênes et ses fabriques, est librement accessible. On peut y passer plusieurs heures à se perdre entre les étangs et les bosquets. Le village de La Ferté-Vidame, lui aussi labellisé Petite Cité de Caractère, est modeste, mais son église et ses quelques maisons à pans de bois méritent un détour après la promenade dans le parc.

La Ferté-Vidame
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Bonneval, les abbatiales de l'Eure-et-Loir

Bonneval (Place du Général-de-Gaulle, 28800 Bonneval, noté 4.6/5 sur Google pour 56 avis) est un peu à l'écart du cœur du Perche, à la limite entre le Perche-Gouët et la Beauce, mais ses monuments justifient l'incursion. Le village, traversé par le Loir, possède une abbaye bénédictine fondée au IXe siècle, dont l'église abbatiale romane-gothique est l'un des édifices religieux les mieux conservés de l'Eure-et-Loir. Les remparts médiévaux qui ceinturent encore en partie le bourg donnent à Bonneval une silhouette reconnaissable depuis les routes d'approche.

La promenade le long des remparts et des bords du Loir constitue le meilleur itinéraire de visite : on passe devant la porte Bungener, les tours de l'enceinte et les douves avant de rejoindre le centre du village. Bonneval accueille un marché hebdomadaire et plusieurs événements culturels liés à l'abbaye. C'est le type de bourg que Ryo affectionne pour ses parcours audioguidés : dense en histoire, compact dans l'espace, lisible en deux heures.

Mortagne-au-Perche
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Informations pratiques pour visiter le Perche

Le Perche se visite en voiture, les transports en commun entre les villages étant quasi inexistants. Depuis Paris, comptez environ 1h30 pour atteindre Mortagne-au-Perche par l'A11 et la N12. La région se parcourt idéalement sur deux ou trois jours : un jour pour le Perche ornais (Bellême, Mortagne, La Perrière, La Chapelle-Montligeon), un autre pour le Perche-Gouët (Nogent-le-Rotrou, Frazé, Thiron-Gardais, Senonches). Les hébergements sont concentrés à Mortagne et Bellême pour le premier secteur, à Nogent-le-Rotrou pour le second.

La meilleure période est le printemps (mai-juin) pour les forêts en pleine végétation, ou l'automne (septembre-octobre) pour la lumière et les champignons. Évitez le mois d'août à Saint-Céneri-le-Gérei, qui attire alors des foules disproportionnées par rapport à la taille du village. Pour préparer votre itinéraire et donner du relief à chaque étape, les guides audio Ryo permettent de relier ces bourgs à votre rythme, casque sur les oreilles.

FAQ sur les villages du Perche

Où se trouve le Perche exactement ?

Le Perche est un territoire naturel et historique situé à environ 150 kilomètres au sud-ouest de Paris. Il s'étend principalement sur trois départements : l'Orne (Perche ornais), l'Eure-et-Loir (Perche-Gouët) et en partie la Sarthe. Ce n'est pas une région administrative mais une entité géographique et culturelle cohérente, reconnue depuis le Moyen Âge et aujourd'hui en partie couverte par le Parc naturel régional du Perche.

Quels sont les incontournables du Perche ?

Les incontournables sont, dans l'ordre de notoriété : Bellême et sa forêt domaniale, Mortagne-au-Perche et son boudin blanc, Saint-Céneri-le-Gérei (seul village du secteur classé « Plus Beau Village de France ») et La Chapelle-Montligeon avec sa basilique. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, Frazé et son château Renaissance constituent la découverte la plus surprenante du côté Eure-et-Loir.

Comment visiter le Perche sans voiture ?

C'est difficile, mais pas impossible. Des trains relient Paris-Montparnasse à Nogent-le-Rotrou et à Mortagne-au-Perche. En revanche, pour rejoindre les bourgs isolés comme La Perrière, Saint-Céneri ou Frazé, vous aurez besoin d'un vélo (certains offices de tourisme proposent la location) ou d'un taxi local. Une option de plus en plus populaire : les séjours en vélo sur les routes du Perche, qui relient plusieurs villages sur deux ou trois jours avec bagages acheminés d'une étape à l'autre.

Le Perche est-il idéal pour un week-end depuis Paris ?

C'est l'une de ses forces principales. À 1h30 de voiture de Paris, le Perche offre la campagne profonde sans la fatigue d'un long trajet. Un week-end de deux jours permet de couvrir correctement le Perche ornais ou le Perche-Gouët, pas les deux. Pour une découverte plus complète incluant les deux secteurs et quelques visites de châteaux, prévoyez trois jours minimum.

Y a-t-il des randonnées dans le Perche ?

Oui, et c'est l'une des activités phares de la région. Le GR36 traverse le territoire du nord au sud en passant par Saint-Céneri-le-Gérei et les forêts ornaises. La forêt de Bellême dispose d'un réseau balisé de plus de 100 kilomètres. Autour de Senonches, les sentiers en forêt domaniale sont particulièrement fréquentés par les marcheurs et les vététistes. Les offices de tourisme de Mortagne et de Nogent-le-Rotrou diffusent des topoguides détaillés.

Conclusion

Le Perche tient une promesse rare : celle d'une France rurale vivante, où les villages ne sont pas des décors figés mais des lieux habités, avec leurs marchés, leurs artisans et leurs paysages qui changent à chaque saison. Que vous partiez de Bellême au nord ou de Bonneval au sud, chaque étape de cette sélection a quelque chose d'irréductible à offrir. Pour prolonger vos découvertes dans d'autres régions françaises, l'application Ryo propose des guides audio des plus beaux villages de France, idéaux pour explorer à votre rythme, sans contrainte de groupe ni d'horaire. Bonne route dans le Perche.