

Naufrages et château Turpault
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Arrêtons-nous d'abord devant la stèle de Beg-er-Vil à votre gauche. Elle est dédiée à tous les morts en mer de la presqu'île. Chaque année, c’est ici qu’on rend hommage aux seize marins du Carl Bech, un trois-mâts norvégien englouti par la mer en décembre 1911.
Ce jour-là, au cœur d’une tempête dantesque, toute la population de Quiberon suit la dérive du navire depuis le rivage. On espère un miracle, les femmes apportent du café et des couvertures sur la plage, les canots de sauvetage sont prêts… mais le vent est trop violent et les embarcations ne peuvent pas sortir.
Sous les yeux impuissants des habitants rassemblés sur la côte, le trois-mâts finit par se fracasser sur les rochers du plateau du Four. Il n'y aura aucun rescapé. Un drame qui rappelle la puissance redoutable de l'océan.
Et pourtant, à quelques pas de ce lieu de mémoire, le château Turpault dresse ses tours, bravant quotidiennement les éléments de la Côte Sauvage. Bâti en 1904 par un riche industriel du textile qui l'avait poétiquement baptisé le « Château de la Mer », c'est finalement la population locale qui lui imposera le nom de son propriétaire : le château Turpault. Avec son style anglo-médiéval extravagant, ce manoir privé, qui ne se visite malheureusement pas, semble tout droit sorti d'un roman gothique.
Qui sait... Avec sa silhouette digne d'un conte de fées, accrochée aux falaises et battue par les vents, le château Turpault abrite peut-être encore des fantômes ?
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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