

Maison du samouraï Terashima Kurando
©金沢市, CC BY 2.1 JP httpscreativecommons.orglicensesby2.1jpdeed.en, via Wikimedia Commons
Bienvenue chez Terashima Kurando ! Ce samouraï de rang moyen n'était pas un guerrier ordinaire. C'était un haut fonctionnaire du clan Maeda, passionné d'agriculture, de peinture et de thé. Le problème ? Il était un peu trop franc ! Ses idées de réformes ont fini par énerver le pouvoir politique. Résultat, il a été condamné au confinement, dépouillé de ses biens et exilé sur l'île de Noto où il finira ses jours. Sa maison et son jardin en face de vous étaient son havre de paix. En traversant les pièces tatamisées du rez-de-chaussée, vous découvrez toute l'esthétique du quotidien de ces guerriers. Car l'histoire de Kurando incarne à merveille la métamorphose de toute une classe sociale. Pendant la longue période de paix de l'époque d'Edo, finis les grands coups de sabre sur le champ de bataille ! Pour montrer au Shogun que le clan Maeda n’avait aucune prétention militaire, les seigneurs de Kanazawa ont incité leurs hommes à troquer la violence contre beaucoup de culture. Le guerrier parfait devait manier la lance aussi bien que le pinceau, composer des poèmes et maîtriser la cérémonie du thé. La classe, non ? Bien sûr, ils gardaient le privilège exclusif de porter le double sabre et vivaient selon le bushidō, ce code d'honneur très strict qui exigeait une loyauté absolue. Et en cas de faute grave, pas de deuxième chance : c'était le seppuku, le suicide rituel pour laver l'honneur de la famille. On ne rigole pas avec l’honneur des samouraïs ! Toute cette caste a finalement disparu en 1871 avec la modernisation du Japon, forçant les samouraïs à remiser leurs armures au placard. Soudainement privés de leurs privilèges et de leurs revenus, beaucoup de samouraïs et leurs familles ont sombré dans la pauvreté, contraints de vendre leurs magnifiques demeures ou de mettre la main à la pâte en devenant commerçants, artisans ou instituteurs pour survivre. Avant de partir, jetez un œil au jardin. Kurando y a planté une azalée incroyable, vieille de plus de 300 ans, qui s'embrase de rouge à l'automne. Vous pouvez même prendre le temps de savourer un thé matcha sur place pour 400 yens.
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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