

Quartier de Kazue-machi
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Niché sur les berges de la rivière Asano, ce ruban de ruelles étroites bordé de maisons de thé aux façades sombres est le plus intime et le plus préservé des trois quartiers de geishas de Kanazawa. En vous promenant le long de l'eau, notez cette atmosphère paisible. Contrairement aux quartiers-musées, Kazue-machi est un lieu bien vivant ! C'est ici que se trouve le kenban, le foyer où les geishas se rassemblent chaque matin. Car n'allez pas croire qu'elles font la grasse matinée : quelle que soit l'heure à laquelle s'est achevée leur soirée, leur journée commence au pas de course. Elles s'exercent sans relâche à la danse de style Kaga, au chant, à la flûte, aux tambours et au shamisen — ce luth à trois cordes redoutable à maîtriser. Ici, pas d'apprentissage à rallonge : après des mois d’entraînement intensif avec les maîtres, les jeunes recrues sont directement jetées dans le grand bain. C'est aussi l'occasion de déconstruire un mythe tenace : non, la geisha n'a jamais été une courtisane. Dès l'époque d'Edo, la loi japonaise séparait très strictement le monde de la prostitution de celui des artistes. D’ailleurs, la devise des geishas a toujours été claire : « Je vends mon art, pas mon corps ». Mais alors, pourquoi tant de mystère, de portes fermées et de ruelles sombres si tout était parfaitement légal ? Fréquenter les maisons de thé n'avait rien d'illégal pour les samouraïs, politiciens et riches marchands, mais la morale exigeait qu'ils n'affichent pas ouvertement ce divertissement au détriment de leur épouse. Les chaya servaient aussi de salons ultra-confidentiels pour négocier contrats et alliances à l'abri des regards. Et voilà, vous savez tout, ou presque, sur le monde mystérieux des geishas !
Ce point d'intérêt est présent dans les parcours ...
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