

Musée San Roque
©Donna Yates, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr>via Wikipedia Commons
Installé dans l’ancien couvent de San Roque, ce musée retrace l’histoire de Valladolid et de tout le Yucatán oriental, depuis l’époque préhispanique jusqu’à la Révolution mexicaine. À l’intérieur, plusieurs salles thématiques permettent de parcourir les grandes périodes de l’histoire régionale. La première évoque le monde maya, lorsque la ville s’appelait encore Zaci. Le parcours continue ensuite avec la période coloniale, marquée par la conquête et l’installation de l’administration espagnole, puis se termine avec les événements révolutionnaires du début du XXe siècle. Si vous souhaitez le visiter, je vous invite ensuite à vous rendre dans le jardin situé derrière le musée. Ce petit parc s’appelle le parc des Héros. Même si vous ne visitez pas le musée, il est possible d’y accéder directement depuis la rue. Lieu de promenade tranquille apprécié des habitants, ce parc n’est pas seulement un espace vert. C’est aussi un lieu important de la mémoire historique de la ville. C’est ici que l’on se souvient d’un événement majeur de l’histoire du Mexique. Dans la nuit du 4 juin 1910, une insurrection éclate à Valladolid contre la longue dictature du président Porfirio Díaz. Des insurgés, en grande partie des travailleurs mayas venus des haciendas voisines, s’emparent de la ville. L’armée fédérale finit par reprendre le contrôle après plusieurs jours de combats. Au centre du parc se dresse un obélisque dédié aux martyrs de cette insurrection. Il commémore les révolutionnaires exécutés ici après la reprise de la ville. Chaque année, au début du mois de juin, une cérémonie et une reconstitution historique rappellent cet épisode fondateur pour Valladolid. Un peu plus loin dans le parc, vous verrez également le buste de Venustiano Carranza. Cet homme politique fut l’un des grands dirigeants de la Révolution mexicaine et devint président du pays en 1917. Il est notamment connu pour avoir promulgué la Constitution de 1917, qui introduisit d’importantes réformes sociales comme le droit de grève, la journée de huit heures ou encore certaines réformes agraires. Voilà pour la version officielle de ce petit coin de parc. La version non officielle, c'est qu'il fait particulièrement bon y traîner en fin d'après-midi, quand la lumière est dorée et que l'odeur des tacos commence à venir des rues voisines. L'histoire se digère mieux le ventre plein !







