Maison d’Anne Frank

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Vous voici arrivé devant l’un des lieux les plus forts d’Amsterdam : la Maison d’Anne Frank. Derrière ces façades du Prinsengracht se cache une histoire intime, fragile, et pourtant devenue universelle. En 1942, Anne Frank a 13 ans. Avec sa famille, elle entre dans la clandestinité pour échapper aux persécutions nazies. Ils s’installent dans une annexe dissimulée derrière les bureaux de son père, Otto Frank. Peu à peu, d’autres les rejoignent : la famille Van Pels, puis Fritz Pfeffer. Au total, huit personnes vivent ici cachées, dans le silence, avec l’aide précieuse de quelques employés qui leur apportent nourriture, nouvelles et soutien. L’entrée de l’Annexe était masquée par une bibliothèque pivotante. Derrière elle, la vie continue, mais coupée du monde. Anne écrit. Elle raconte ses peurs, ses tensions, ses espoirs, ses envies d’avenir. Son journal, reçu pour ses 13 ans, devient son refuge. En 1944, elle commence même à le retravailler, avec l’idée qu’il puisse un jour être publié. Le 4 août 1944, la cachette est découverte. Les huit occupants sont arrêtés, puis déportés vers les camps nazis. Otto Frank sera le seul survivant. Après la guerre, il fera publier le journal de sa fille, aujourd’hui traduit dans plus de 75 langues. Le musée ouvre en 1960. À la demande d’Otto Frank, l’Annexe est restée vide. Ce vide est essentiel : il ne reconstitue pas le passé, il le laisse résonner. En visitant ce lieu, on découvre l’histoire d’Anne Frank, mais aussi une réflexion toujours actuelle sur l’antisémitisme, les préjugés, les discriminations et la démocratie.

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