21 activités à Rio de Janeiro et ses alentours en 2026
Romane

Créé par Romane, le 15 août 2026

Votre guide Ryo

21 activités à Rio de Janeiro et ses alentours en 2026

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Composer ses activités à Rio de Janeiro et ses alentours peut vite tourner au casse-tête tant l'offre déborde. Rio de Janeiro tient ses promesses dès les premières heures : une forêt tropicale de presque 4 000 hectares descend jusqu'aux plages, des favelas aux façades colorées s'accrochent aux collines entre deux quartiers huppés, et la baie de Guanabara offre un cadre que les géographes classent régulièrement parmi les plus beaux du monde. Pour naviguer dans cette ville dense et souvent déroutante, le parcours audioguidé Ryo La Cité des Merveilles propose une lecture structurée des lieux incontournables, du Pain de Sucre aux ruelles de Santa Teresa.

Mais Rio n'est pas seule dans sa beauté. À deux heures de route, l'île d'Ilha Grande cache plus de cent plages accessibles uniquement à pied ou en barque, Petrópolis conserve le trône en or et la couronne en diamants de l'Empire brésilien, et Paraty aligne ses façades coloniales blanches sur un damier de rues pavées où les voitures n'entrent plus depuis des décennies. Ce tour d'horizon couvre 21 expériences, dans la cidade maravilhosa et au-delà, pour vous aider à composer un séjour qui dépasse les sentiers balisés.

Christ Rédempteur
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1. Le Christ Rédempteur et le Corcovado

Le Christ Rédempteur (Parque Nacional da Tijuca, 22250-040 Rio de Janeiro, noté 4.8/5 sur Google pour 131 744 avis) domine la baie de Guanabara depuis le sommet du Corcovado à 710 mètres d'altitude. Inaugurée en 1931 après neuf années de construction, la statue mesure 38 mètres en incluant son piédestal et pèse 635 tonnes. Elle a été conçue par le sculpteur français Paul Landowski en collaboration avec l'ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa. Classée nouvelle merveille du monde en 2007 par un vote international, elle reste l'image la plus reproduite de l'Amérique du Sud.

Deux options pour monter : le train à crémaillère depuis la gare de Cosme Velho, départ toutes les 30 minutes de 8h à 19h, trajet de 20 minutes à travers la forêt, ou une van officielle depuis Largo do Machado. Les week-ends entre 10h et 15h, les files d'attente atteignent facilement 90 minutes pour le train. En semaine, avant 9h ou après 16h, vous évitez la majorité des groupes organisés. La lumière de fin d'après-midi, rasante sur le granite, donne par ailleurs de meilleures photographies que le soleil de midi qui écrase les reliefs de la statue.

Les billets s'achètent sur le site officiel du Parque Nacional da Tijuca, en combiné transport + entrée. Comptez 80 à 110 BRL par personne selon la formule (tarif 2026), avec une réduction de 50 % pour les étudiants sur présentation d'un document valide. Évitez les revendeurs à la sauvette aux abords de la gare de Cosme Velho, qui proposent des « billets express » sans valeur officielle.

Le panorama englobe simultanément Copacabana, Ipanema, la forêt de Tijuca et la lagune Rodrigo de Freitas. Par temps clair, typiquement entre juin et août, vous distinguez les reliefs d'Angra dos Reis à l'horizon sud. D'octobre à mars en revanche, les matinées sont souvent voilées par la brume : programmez la visite l'après-midi. Enfin, sachez que le Mirante Dona Marta, accessible depuis Santa Teresa en mototaxi, offre une vue nocturne saisissante sur la statue illuminée, sans les foules du site officiel et sans billet d'entrée.

2. Le Pain de Sucre

Le Pão de Açúcar (Av. Pasteur 520 Urca, 22290-240 Rio de Janeiro, noté 4.8/5 sur Google pour 19 365 avis) est la deuxième silhouette caractéristique de Rio : ce bloc de granite émerge à 396 mètres au-dessus de la mer à l'entrée de la baie de Guanabara. Son nom vient de la forme conique que lui donnent les roches précambriennes ayant résisté à l'érosion pendant des millions d'années.

Le téléphérique fonctionne en deux tronçons : premier arrêt au Morro da Urca (224 m), second jusqu'au Pão de Açúcar. Les cabines modernes accueillent 65 personnes et partent toutes les 20 à 30 minutes entre 8h et 21h20. Depuis le Morro da Urca, la vue sur Copacabana et le Christ Rédempteur est déjà spectaculaire. Les plus courageux peuvent descendre jusqu'à la mer à pied par le sentier Caminho Cláudio Coutinho (90 minutes depuis Praia Vermelha, niveau modéré, gratuit). Comptez environ 130 BRL pour l'aller-retour complet en téléphérique.

Un bon plan souvent ignoré : la Mureta da Urca, le muret de la terrasse du Morro da Urca, est devenu un rendez-vous pour les couchers de soleil. L'accès à ce premier plateau est inclus dans le billet complet, mais certains Cariocas s'y installent simplement avec une bière achetée au kiosque en bas, sans monter jusqu'au sommet. Le meilleur moment reste 30 minutes avant le coucher du soleil : la lumière passe alors du doré à l'orange sur le rocher, et la baie prend une couleur qu'aucune photographie ne restitue vraiment fidèlement.

L'histoire du site remonte à 1912, quand le premier funiculaire en câble de l'hémisphère sud a été inauguré ici. Les câbles actuels, renouvelés en 2008, supportent une tension de plusieurs tonnes. Si vous venez avec des enfants, le Morro da Urca dispose d'une scène de concerts en plein air et d'un restaurant avec vue directe sur la baie.

3. Les plages de Copacabana et Ipanema

Copacabana et Ipanema sont deux plages distinctes par leur atmosphère, séparées par le rocher de l'Arpoador, et cette différence mérite d'être comprise avant d'y poser votre serviette.

Copacabana s'étire sur 4 kilomètres entre les deux forts militaires qui la bordent. C'est la plage populaire par excellence, fréquentée par toutes les couches sociales de Rio : vendeurs ambulants de caïpirinhas, joueurs de frescobol, familles en vacances et Cariocas qui s'y retrouvent après le travail. Le Réveillon de Copacabana, avec ses concerts et son feu d'artifice sur la baie, attire régulièrement 2,5 millions de personnes le 31 décembre.

Le calçadão (promenade) qui longe l'avenue Atlântica a été redessiné par Roberto Burle Marx avec ses mosaïques de pierre en vague noire et blanche, un détail souvent remarqué des passants sans qu'ils en connaissent l'auteur. Le Fort de Copacabana, à l'extrémité sud de la plage, abrite un musée militaire et un restaurant avec vue directe sur les rouleaux de l'Atlantique. Ouvert du mardi au dimanche, entrée autour de 10 BRL.

Ipanema est plus petite (2,8 kilomètres) et socialement plus « sélective ». C'est ici qu'en 1962, Tom Jobim et Vinícius de Moraes ont composé « Garota de Ipanema » en observant Helô Pinheiro depuis un bar de la rue Francisco Otaviano, aujourd'hui baptisé « A Garota de Ipanema ». Le Posto 9 (neuvième poste de sauvetage) reste le repère historique de la communauté LGBT+ carioca. Les vagues d'Ipanema sont parfois violentes pour les nageurs peu aguerris, repérez les drapeaux de sécurité et restez dans les zones surveillées.

Entre décembre et mars, les deux plages peuvent souffrir de courants traîtres et d'une eau moins limpide après les pluies tropicales. Les mois de juillet et août offrent généralement la meilleure qualité d'eau, même si les températures descendent à 20-22°C en mer. Quel que soit le mois, les kiosques (barracos) qui jalonnent les plages servent bière, noix de coco fraîche, tapioca et sandwichs de queijo coalho, une institution carioca que vous serez nombreux à fréquenter plusieurs fois par jour.

Plages Copacabana Ipanema
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Forêt de Tijuca
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4. La forêt de Tijuca

La Floresta da Tijuca (Alto da Boa Vista, 20531-590 Rio de Janeiro, noté 4.8/5 sur Google pour 212 avis) est la forêt urbaine primaire la plus étendue du monde : 3 953 hectares de Mata Atlântica au cœur même de Rio de Janeiro. Une particularité remarquable : cette forêt a été presque entièrement déboisée au XIXe siècle pour faire place aux plantations de café, puis replantée à partir de 1861 sur ordre de Dom Pedro II, qui craignait que la déforestation ne prive la ville d'eau potable. C'est l'une des premières opérations de reboisement à grande échelle de l'histoire moderne.

Aujourd'hui, ses sentiers accueillent plus de 200 espèces d'oiseaux, des singes capucins, des paresseux et des toucans. Le secteur d'Alto da Boa Vista est le plus fréquenté : cascades (la Cascatinha Taunay tombe de 35 mètres en pleine forêt), belvédères (Vista Chinesa, Mesa do Imperador) et le Parque Lage, une entrée populaire pour rallier le Corcovado à pied (randonnée de 3 à 4 heures aller, niveau modéré à difficile). L'accès à la majorité des zones est gratuit ; certains secteurs payants restent sous le seuil de 30 BRL.

5. Le quartier de Santa Teresa

Santa Teresa réunit deux choses rares à Rio : une identité de quartier préservée et des maisons de l'époque coloniale encore debout. Perché sur une colline entre le centre et la zone sud, il regarde la baie à l'est et les favelas à l'ouest, une position qui explique son caractère particulier, protégé par sa topographie des bulldozers de la spéculation immobilière.

Le bonde (tramway) est l'âme du quartier. Inauguré en 1896 et longtemps tombé en désuétude après un accident mortel en 2011, il a été reconstruit et rouvert en 2015 sur une portion réduite de son tracé original. Prendre le bonde depuis la gare de Paula Matos jusqu'au Largo dos Guimarães reste l'expérience la plus carioca du quartier : la voiture jaune oscille sur ses rails, passe au-dessus des Arcos da Lapa et s'enfonce dans les ruelles en pente.

L'artère principale est la Rua Almirante Alexandrino, bordée de restaurants, de galeries d'art et de bars. Le Museu Chácara do Céu, une ancienne villa avec une collection d'art moderne (Matisse, Picasso, Di Cavalcanti) et une terrasse avec vue sur la baie, est une escale culturelle peu coûteuse (autour de 15 BRL, gratuit le mercredi). Non loin, le Centro Cultural Laurinda Santos Lobo organise régulièrement des concerts gratuits le week-end.

Pour la restauration, le Bar do Mineiro (Rua Paschoal Carlos Magno) est un classique : acarajé, feijoada le samedi midi et ambiance chaleureuse dans une salle sans prétention. Vous pouvez aussi flâner jusqu'aux escaliers Selarón, 215 marches ornées de carreaux de faïence que Jorge Selarón a passé 23 ans à décorer, jusqu'à sa mort en 2013, qui relient Santa Teresa au quartier de Lapa.

Pour explorer Santa Teresa avec du contexte historique à chaque étape, le guide audio Ryo de Rio de Janeiro couvre ce quartier parmi ses étapes phares, en retraçant les liens entre la ville haute et la vie culturelle carioca.

Santa Teresa Rio
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Stade Maracanã
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6. Le stade Maracanã

Le Maracanã est bien plus qu'un stade : c'est un sanctuaire où l'histoire du football brésilien s'est écrite dans le béton. Construit pour la Coupe du Monde de 1950, il pouvait alors accueillir 200 000 spectateurs debout, un record mondial. La finale de cette même Coupe du Monde, perdue par le Brésil face à l'Uruguay (2-1), reste connue sous le nom de Maracanazo, le trauma sportif fondateur de l'identité carioca.

Rénové pour la Coupe du Monde 2014 et les Jeux Olympiques 2016, le stade accueille aujourd'hui 78 838 places assises. Des visites guidées sont proposées les jours sans match (environ 60 BRL, de 9h à 17h), incluant le musée intégré, la salle des trophées et la pelouse, vous marchez sur le même gazon que Pelé, Ronaldo et Neymar.

7. La samba au cœur de Lapa

Le quartier de Lapa, délimité par les Arcos da Lapa, un aqueduc colonial du XVIIIe siècle aux 42 arches en pierre, est le centre de la vie nocturne musicale de Rio. Les vendredis et samedis soir, les rues autour de l'aqueduc se transforment en fête à ciel ouvert : des centaines de personnes dansent dans la rue, les bars débordent sur les trottoirs et les clubs de samba jouent jusqu'à l'aube.

Deux adresses phares dans le quartier : le Rio Scenarium (Rua do Lavradio 20, Lapa, 20230-070 Rio de Janeiro, noté 4.6/5 sur Google pour 8 388 avis) (Rua do Lavradio, 20), une maison de samba sur trois étages décorés de milliers d'objets de brocante, où la musique live commence vers 20h, réservation conseillée le week-end, soirée autour de 60 à 80 BRL avec première consommation. Et le Carioca da Gema (Rua Mem de Sá), plus intime, fréquenté davantage par les Cariocas que par les touristes.

Arrivez après 22h : avant, le quartier est quasi vide. La samba bat son plein entre minuit et 4h du matin. Si vous souhaitez comprendre comment la samba s'inscrit dans le calendrier festif de la ville, notre article sur le Carnaval de Rio donne une lecture complète des sambas-enredos et des écoles qui défilent au Sambódromo chaque février.

Arcos da Lapa
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Pedra do Sal
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8. Pedra do Sal et la Petite Afrique

Sur les quais du port, dans le quartier de Saúde, se trouve la Pedra do Sal (Largo João da Baiana, Saúde, 20220-560 Rio de Janeiro, noté 4.6/5 sur Google pour 19 833 avis), une roche volcanique noire où débarquaient les esclaves africains arrivés au Brésil entre le XVIe et le XIXe siècle. Le Brésil a importé environ 4,5 millions d'esclaves, la plus grande traite transatlantique de l'histoire, et ce port en a été l'un des principaux points d'arrivée.

La pierre est devenue un lieu de mémoire et de résistance. Les vendredis soir, le Largo João da Baiana accueille une session de samba en plein air, une tradition qui remonte aux années 1830 quand les esclaves affranchis se retrouvaient ici pour jouer de la musique. Musiciens amateurs et professionnels se mêlent, la bière coule, et l'ambiance est à l'opposé du tourisme organisé.

Le quartier s'inscrit dans le projet de Pequena África (Petite Afrique), qui regroupe plusieurs sites liés à l'héritage africain : le Cemitério dos Pretos Novos (cimetière des esclaves morts à l'arrivée), le Museu de Arte do Rio (MAR) et la Praça Mauá récemment réaménagée. Un circuit à pied d'une demi-journée permet de relier ces lieux depuis le port.

9. La favela de Rocinha

La Rocinha est la plus grande favela du Brésil : les estimations varient entre 70 000 et 180 000 habitants selon les sources et les méthodes de comptage, concentrés sur la colline qui surplombe le quartier de São Conrado, entre les quartiers huppés de Gávea et Leblon.

Visiter une favela soulève une question légitime d'éthique du tourisme. La réponse dépend largement de la façon dont vous y allez. Les tours organisés avec des guides résidents, qui reversent une partie des revenus aux associations du quartier, sont différents des excursions en bus climatisé qui s'arrêtent pour photographier la misère depuis la fenêtre. Plusieurs opérateurs locaux proposent des visites conduites par des habitants de Rocinha : c'est l'un des exemples les plus aboutis à Rio d'un tourisme communautaire réel.

Sur place, la Rua Um (rue principale) est une artère commerçante dense : pharmacies, salons de coiffure, épiceries, cybercafés, une ville dans la ville, avec ses propres codes. Les fresques murales qui couvrent les façades racontent l'histoire du quartier. La vue depuis le point le plus haut de Rocinha sur la mer et sur São Conrado est, paradoxalement, l'une des plus belles perspectives de Rio, et elle est accessible à pied avec un guide.

Ne vous y rendez pas seul sans connaître le quartier. Les règles tacites de sécurité existent et les ignorer peut créer des situations délicates.

Favela Rocinha
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Musée d'Art Contemporain Niterói
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10. Niterói et le Musée d'Art Contemporain

Niterói, la ville en face de Rio de l'autre côté de la baie de Guanabara, s'atteint en 20 minutes de bac depuis le terminal de la Praça XV, 8 à 10 BRL l'aller simple. Le pont Rio-Niterói fait 13 km et reste souvent embouteillé aux heures de pointe : préférez le bac, qui offre en prime une vue magnifique sur la skyline de Rio.

La raison principale de traverser la baie est le Musée d'Art Contemporain (MAC), conçu par Oscar Niemeyer et inauguré en 1996. Le bâtiment en forme de soucoupe posée sur un pied central est devenu aussi célèbre que son contenu : Niemeyer lui-même déclarait qu'il représentait « la fleur de la baie ». La plateforme circulaire avec vue à 360° sur Rio, le Christ Rédempteur et la baie vaut le déplacement même en dehors des expositions temporaires. Tarif : autour de 20 BRL.

Le long du front de mer s'étend le Caminho Niemeyer, un ensemble architectural de plusieurs bâtiments conçus par le même architecte : le Théâtre populaire, le Palais des Arts, le mémorial Roberto Silveira. Comptez une demi-journée pour relier à pied ces édifices en suivant le bord de mer. Avant de rentrer à Rio, la Fortaleza de Santa Cruz da Barra, forteresse coloniale portugaise du XVIe siècle à l'entrée de la baie, donne une perspective inédite sur Rio vue depuis l'est.

Pour parcourir ces sites avec du contexte architectural et historique, notre Ryocity de Rio de Janeiro inclut des informations sur la traversée en bac et les points d'intérêt visibles depuis la baie.

11. Le Jardim Botânico

Le Jardim Botânico de Rio est l'un des plus riches au monde : fondé en 1808 par Dom João VI peu après l'arrivée de la cour portugaise au Brésil, il s'étend sur 54 hectares et recense plus de 8 000 espèces végétales. Son allée principale, bordée de palmiers royaux centenaires atteignant 30 mètres de hauteur, est l'image la plus photographiée du site.

La serre des orchidées et le jardin des broméliades concentrent des espèces rarissimes. Plus de 350 espèces d'oiseaux ont été recensées dans le parc, dont le perroquet-amazone, que vous entendrez avant de le voir. Ouvert tous les jours de 8h à 17h, tarif 40 BRL (gratuit pour les moins de 7 ans). Situé dans le quartier éponyme, à 5 minutes de marche de la lagune Rodrigo de Freitas.

Jardim Botânico Rio
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Museu do Amanhã
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12. Le Musée du Demain

Le Museu do Amanhã (Musée du Demain) est l'une des nouvelles architectures les plus photographiées de Rio. Conçu par l'Espagnol Santiago Calatrava et inauguré en 2015 dans le quartier rénové du Port, il déploie ses ailes blanches sur la Praça Mauá comme un squelette de raie manta. À l'intérieur, l'exposition permanente pose la question de l'avenir de la planète à travers cinq grandes thématiques, Cosmos, Terre, Anthropocène, Maintenant, Demain, avec des installations interactives en portugais et en anglais.

Tarif : 44 BRL l'entrée (2026), ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. La terrasse extérieure donne sur la baie et sur le pont Rio-Niterói, une vue panoramique accessible sans billet d'entrée.

13. Paraty, la cité coloniale

Paraty se trouve à 250 km au sud de Rio, à environ 4 heures de route ou de bus depuis la Rodoviária Novo Rio (compagnie Costa Verde). Le trajet longe la Serra da Bocaina le long d'un tronçon de la BR-101 parmi les plus beaux du Brésil : la route serpente entre la forêt atlantique et l'Atlantique, avec des arrêts possibles pour quelques plages sauvages.

Fondée en 1667 comme port d'exportation de l'or du Minas Gerais, Paraty a ensuite servi de débouché pour le café du Vale do Paraíba au XIXe siècle. Cette double prospérité a laissé un centre historique presque intact, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2019 dans un ensemble naturel et culturel qui inclut également Ilha Grande. Les rues pavées de granit gris sont interdites aux voitures depuis les années 1970 (sauf riverains) : le seul bruit qui résonne dans les ruelles le soir est celui des chaussures sur les pavés et des voix des restaurants en terrasse.

Les maisons coloniales présentent toutes la même structure : façades blanches à la chaux avec des encadrements de porte et de fenêtre peints en bleu, jaune, rouge ou vert selon la tradition coloniale portugaise. Les murs blancs reflètent la lumière de telle façon que Paraty brille littéralement à l'heure du coucher du soleil.

Le Festival Literário Internacional de Paraty (FLIP), qui se tient chaque année en juillet, est l'un des festivals littéraires les plus importants d'Amérique latine : cinq jours de conférences et de rencontres avec des auteurs du monde entier, dans des tentes dressées sur les places du centre historique. En dehors du festival, les distilleries de cachaça de Paraty, une aguardente locale distillée depuis le XVIIe siècle dans les alambiques des fazendas environnantes, proposent des visites commentées et des dégustations à partir de quelques dizaines de BRL.

Des excursions en bateau depuis le port de Paraty permettent de rejoindre les plages des îles de la baie : Ilha do Araújo, Ilha Comprida et les criques accessibles uniquement par mer. Si vous avez le temps, le village de Trindade (45 min en bus) est l'un des départs pour la randonnée vers la Praia do Sono, une plage sauvage de 4 km sans route d'accès.

Paraty
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Ilha Grande
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14. Ilha Grande

Ilha Grande (23968-000 Angra dos Reis, noté 4.9/5 sur Google pour 28K avis) est l'une des îles les plus préservées de l'État de Rio de Janeiro : 119 km² de forêt atlantique primaire, plus de 100 plages et aucune voiture. Cette dernière caractéristique n'est pas anecdotique, elle est la conséquence directe du passé de l'île, qui abritait une prison de haute sécurité jusqu'en 1994. L'établissement pénitentiaire, qui accueillait des opposants politiques à la dictature militaire puis des trafiquants, a été démoli après sa fermeture. La forêt a repris ses droits en l'espace d'une génération.

Pour s'y rendre : ferries et speedboats depuis Angra dos Reis (1h) ou Mangaratiba (1h30). Des bus relient Rio à ces deux embarcadères depuis la Rodoviária Novo Rio. Le village d'Abraão est le seul bourg de l'île, avec ses restaurants, ses pousadas et son quai d'arrivée, à partir de là, tout se fait à pied ou en bateau collectif.

La plage de Lopes Mendes est régulièrement citée parmi les dix plus belles plages d'Amérique du Sud : 3 km de sable blanc extra-fin, une eau turquoise sans infrastructure commerciale (un seul kiosque en saison), accessible uniquement à pied en 2h30 depuis Abraão ou en bateau collectif. Le snorkeling à la Lagoa Azul et à la Lagoa Verde révèle une faune sous-marine tropicale exceptionnelle. Pour les randonneurs, le sentier jusqu'aux ruines de l'ancienne prison (Abraão → Dois Rios) dure 5 heures aller-retour, niveau modéré, avec vue sur l'Atlantique depuis les crêtes forestières.

Passez au moins une nuit sur l'île. Les touristes qui font le trajet à la journée depuis Rio n'atteignent que les plages proches d'Abraão. Les criques isolées et les sentiers forestiers ne se découvrent qu'en restant. Les pousadas de milieu de gamme proposent des nuits entre 150 et 300 BRL, avec petit-déjeuner tropical inclus.

15. Búzios

La péninsule de Búzios (Orla Bardot, 28950-000 Armação dos Búzios, noté 4.8/5 sur Google pour 3 711 avis) (officiellement Armação dos Búzios) se pointe à 165 km à l'est de Rio, à environ 2h30-3h de route. Village de pêcheurs devenu station balnéaire internationale, elle doit sa célébrité à l'été 1964 quand Brigitte Bardot y a séjourné et posé pour les photographes sur les quais. Les clichés ont fait le tour du monde et transformé ce village brésilien en destination européenne.

La péninsule compte 23 plages aux caractéristiques radicalement différentes : la Praia de Geribá au sud, exposée à l'Atlantique, avec ses vagues régulières qui attirent les surfeurs ; la Praia Brava, plus isolée, accessible par un sentier de 30 minutes ; la Praia João Fernandes, aux eaux calmes et au fond sableux idéal pour le snorkeling ; et l'Orla Bardot (front de mer de la Rua das Pedras), avec ses boutiques, restaurants et bars ouverts jusqu'à 3h.

Une statue de Brigitte Bardot en bronze orne le quai, point de repère inévitable, et aussi symbole kitsch que les Búziens eux-mêmes regardent avec une certaine ironie. Le marché nocturne artisanal qui se tient sur la Rua das Pedras les soirs de week-end propose des bijoux en pierre semi-précieuse et de l'artisanat local à des prix raisonnables.

Búzios se mérite en nuitée : les touristes qui tentent le retour à Rio dans la journée passent plus de temps dans les embouteillages de la RJ-106 que sur les plages. Comptez au minimum 2 nuits pour couvrir les plages des deux faces de la péninsule.

Búzios Brésil
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Petrópolis Brésil
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16. Petrópolis, la ville impériale

À 68 km au nord de Rio et à 809 mètres d'altitude, Petrópolis est l'un des rares endroits où les températures brésiliennes descendent suffisamment pour justifier un pull en juillet. La ville a été fondée en 1843 par l'Empereur Dom Pedro II, qui y faisait construire sa résidence d'été pour fuir la chaleur de la capitale.

Le Museu Imperial occupe le palais d'été de Dom Pedro II. À l'intérieur sont conservées des pièces uniques de l'Empire brésilien : la couronne impériale ornée de 639 diamants et 77 perles (exposée sous verre dans la salle du trône), le sceptre et les costumes d'apparat de l'Empereur. Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h30, tarif 30 BRL.

À deux pas, la Catedral de São Pedro de Alcântara abrite les tombes de Dom Pedro II et de l'Impératrice Thérèse-Christine. Le Palácio de Cristal, une structure en fer et verre inspirée du Crystal Palace de Londres, fabriquée en Belgique et assemblée à Petrópolis en 1884, servait de serre à orchidées pour les expositions de l'Impératrice. Enfin, la Casa Santos Dumont, ancienne maison de l'inventeur Alberto Santos-Dumont, révèle le génie bricoleur du pionnier de l'aviation : il avait conçu son propre monte-plat, ses propres meubles et une cheminée chauffée à l'alcool.

Le trajet depuis Rio se fait en bus depuis la Rodoviária Novo Rio (Único-Fácil, environ 1h30, 30 BRL aller simple) ou en voiture par la BR-040.

17. Angra dos Reis

Angra dos Reis (Centro, 23900-000 Angra dos Reis, noté 4.5/5 sur Google pour 7K avis) se trouve à 170 km à l'ouest de Rio par la BR-101 (environ 2h30 de route). La baie d'Angra est l'une des plus protégées du littoral brésilien : 365 îles et 2 000 îlots y dessinent un archipel de criques, mangroves et plages semi-privées. La quasi-totalité des plages n'est accessible qu'en bateau.

Les départs en schooner (voilier à fond plat) depuis le port principal font le tour de la baie avec arrêts snorkeling, déjeuner à bord et escale sur quelques plages des îles. Comptez 100 à 200 BRL par personne selon la formule (demi-journée ou journée complète). Les îles les plus fréquentées sont l'Ilha do Francês (plage principale d'Angra, accessible en 20 min) et l'Ilha das Palmas (palmiers, eaux calmes). C'est aussi depuis le port d'Angra que partent la majorité des ferries et speedboats vers Ilha Grande, Angra peut donc servir de base pour combiner les deux destinations en un même voyage.

Angra dos Reis
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Cabo Frio
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18. Cabo Frio

Cabo Frio (Centro, 28905-000 Cabo Frio, noté 4.4/5 sur Google pour 5K avis) est à 160 km à l'est de Rio, au bout de la Région des Lacs, un littoral de lagunes et de dunes que peu de voyageurs européens inscrivent spontanément à leur itinéraire. La ville doit son nom au courant froid qui remonte des profondeurs de l'Atlantique au large de la côte, maintenant l'eau à 20-22°C même en été, plusieurs degrés de moins que Copacabana.

La Praia do Peró s'étire sur 7 kilomètres de sable blanc bordé de dunes naturelles : c'est l'un des spots de kitesurf les plus prisés du Brésil, avec des vents réguliers entre mai et novembre. La Lagoa de Araruama, à quelques kilomètres à l'ouest, est la plus grande lagune hypersaline du monde, l'eau est si chargée en sel que les baigneurs y flottent sans effort, et la planche à voile s'y pratique en toute saison.

19. La cathédrale métropolitaine

La Catedral Metropolitana de São Sebastião (Campo de Santana, 20051-150 Rio de Janeiro, noté 4.7/5 sur Google pour 28 995 avis) surprend par sa forme : une tente conique en béton de 96 mètres de diamètre et 96 mètres de hauteur, inaugurée en 1979 sur les plans d'Edgar de Oliveira da Fonseca. Quatre immenses verrières de 64 mètres de hauteur traversent la structure du bas jusqu'au sommet, rouge, vert, bleu et jaune, et plongent l'intérieur dans une lumière colorée quasi mystique par temps ensoleillé.

Capacité : 20 000 fidèles debout. Accès gratuit, ouvert tous les jours de 7h à 17h. Située dans le centre-ville historique, à deux pas du metro Cinelândia.

Catedral Metropolitana Rio de Janeiro
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Feira de São Cristóvão
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20. La Feira de São Cristóvão

La Feira de São Cristóvão (Campo de São Cristóvão, 20921-440 Rio de Janeiro, noté 4.6/5 sur Google pour 24 825 avis) n'est pas un marché au sens ordinaire : c'est un concentré du Nordeste brésilien en plein cœur de Rio. Fondée en 1945 par des migrants nordestins qui s'installaient dans le quartier de São Cristóvão, elle rassemble aujourd'hui 700 stands à l'intérieur du Pavilhão São Cristóvão dans un bruit permanent de forró, baião et xaxado.

Vous y trouverez de la carne de sol (viande séchée au soleil), du queijo coalho grillé, de la tapioca fraîche et des dizaines de spécialités régionales absentes des restaurants des quartiers touristiques. La musique joue sans interruption, les danseurs de forró improvisent entre les stands. Ouvert principalement le week-end (vendredi soir au dimanche soir).

21. Le Parque Lage

Le Parque Lage (Rua Jardim Botânico 414, 22461-000 Rio de Janeiro, noté 4.6/5 sur Google pour 51 178 avis) est l'une des entrées les plus photogéniques vers la forêt de Tijuca : un jardin avec une école d'art contemporain installée dans un palais néo-classique du début du XXe siècle, entouré de végétation dense. Le café du palais, installé dans l'ancien patio à ciel ouvert avec sa fontaine, est un rendez-vous pour les Cariocas, avec des prix restant raisonnables.

C'est d'ici que part le sentier vers le Corcovado (randonnée de 3 à 4 heures jusqu'au Christ Rédempteur, niveau modéré à difficile). L'entrée du parc est gratuite. L'école d'art organise des expositions temporaires souvent gratuites ou à tarif symbolique. Situé rue Jardim Botânico, à cinq minutes à pied du Jardin Botanique.

Parque Lage
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FAQ

Quelle est la meilleure période pour visiter Rio de Janeiro ?

Les mois de juin à août offrent le meilleur compromis : ciel dégagé, températures de 25-28°C et eau de mer à 22°C, sans la chaleur accablante ni les pluies tropicales de l'été brésilien (décembre-mars). Évitez le mois de février si vous n'êtes pas venu spécifiquement pour le Carnaval, la ville est saturée et les prix des hébergements s'envolent.

Comment se déplacer entre Rio et les sites des alentours ?

Pour Petrópolis, Angra dos Reis, Paraty et Cabo Frio, des bus confortables partent de la Rodoviária Novo Rio (Centro). Pour Ilha Grande, il faut d'abord rejoindre Angra dos Reis ou Mangaratiba en bus, puis prendre un ferry. Pour Búzios, des bus directs depuis Novo Rio existent, mais une voiture de location est plus pratique pour explorer les différentes plages de la péninsule.

Est-il dangereux de visiter Rio de Janeiro ?

Rio a une réputation qui dépasse parfois la réalité pour les touristes, mais le risque de vol à la tire existe dans les zones touristiques et dans les transports. Les règles de base : ne pas sortir de grosses sommes d'argent en espèces, ne pas afficher d'appareils photo dans les zones bondées, et utiliser des taxis officiels ou Uber plutôt que des voitures non identifiées. Les quartiers touristiques (Ipanema, Leblon, Santa Teresa, Barra da Tijuca) sont globalement sûrs le jour pour qui respecte ces précautions.

Quelle est la distance entre Rio de Janeiro et Ilha Grande ?

Ilha Grande se trouve à environ 150 km au sud-ouest de Rio. Le trajet en bus jusqu'à Angra dos Reis ou Mangaratiba prend 2h à 2h30, puis le ferry jusqu'au village d'Abraão dure de 60 à 90 minutes selon l'embarcation. Il n'y a pas de voitures sur l'île, les déplacements se font à pied ou en bateau collectif.

Faut-il acheter les billets du Christ Rédempteur à l'avance ?

Oui, fortement recommandé, surtout en haute saison (juillet, vacances de Noël, Carnaval). Les billets sont disponibles sur le site officiel du Parque Nacional da Tijuca, avec le transport inclus. L'achat sur place coûte légèrement plus cher et ne garantit pas une montée immédiate le jour même. Les files d'attente improvisées les week-ends peuvent dépasser deux heures.

La cidade maravilhosa porte son surnom pour une raison simple : peu de villes au monde combinent dans un rayon aussi resserré une nature aussi spectaculaire et une culture aussi vivante. Profitez de votre séjour pour aller au-delà des incontournables, les alentours de Rio recèlent des îles préservées, des villes impériales et des côtes sauvages que chaque journée supplémentaire transforme en souvenirs durables.

Pour parcourir la cidade maravilhosa avec du contexte historique et culturel à chaque étape, le Ryocity Rio de Janeiro La Cité des Merveilles vous accompagne dans les rues de la ville, depuis le Pain de Sucre jusqu'aux escaliers de Santa Teresa, avec des récits audio pensés pour les voyageurs francophones.