Que voir autour d'Arles en 2026 : Camargue sauvage, cités des Alpilles et patrimoine antique du Rhône

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Romane

Créé par Romane, le 7 sept. 2026

Mis à jour le 7 sept. 2026

Votre guide Ryo

Que voir autour d'Arles en 2026 : Camargue sauvage, cités des Alpilles et patrimoine antique du Rhône

À Arles, il suffit de sortir du centre historique pour changer complètement de décor. En moins de vingt minutes de voiture, les arènes romaines laissent place aux étangs scintillants de la Camargue, puis aux collines calcaires des Alpilles où Van Gogh a posé son chevalet. Se demander que voir autour d'Arles revient presque à choisir entre trois mondes : le delta sauvage du Rhône et ses flamants roses, les villages perchés de Provence, et les cités antiques d'Avignon, Nîmes et du Pont du Gard. Ce n'est pas un hasard si le parcours audioguidé Ryo d'Arles commence justement par rappeler que la ville fut, pendant des siècles, la porte d'entrée de toute cette région.

Un phare isolé accessible seulement à pied ou à vélo, un moulin qui a inspiré des lettres célèbres, une église fortifiée qui protégeait autrefois des pillards venus par la mer : les environs d'Arles cumulent les curiosités qu'on ne soupçonne pas depuis le centre-ville. On y trouve aussi un château qui abrita la cour du roi René, un duché aux façades ocre qui rappelle la Toscane, et des domaines viticoles où l'on déguste à quelques kilomètres seulement des Alpilles. De la balade en réserve naturelle à la journée dans les monuments antiques de Nîmes, il y a largement de quoi remplir une semaine de vacances : voici les sites à voir autour d'Arles, du delta camarguais aux cités romaines du Gard, avec les distances et le temps de visite à prévoir pour chacun.

La Camargue et ses flamants roses, joyau naturel aux portes d'Arles

Parc naturel régional de Camargue
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Le Parc naturel régional de Camargue (Mas du Pont de Rousty, 13200 Arles, noté 4.5/5 sur Google pour 3.2K avis) commence quasiment à la sortie sud d'Arles, sur la route qui longe le Petit Rhône. Ce n'est pas un simple espace protégé : avec ses 100 000 hectares de marais, d'étangs et de rizières, c'est l'une des plus grandes zones humides d'Europe occidentale, classée réserve de biosphère par l'Unesco depuis 1977. On y roule d'abord entre les rizières, puis le paysage change brusquement : les cultures cèdent la place aux sansouires, ces étendues salées où seule la salicorne pousse, et où le regard porte à perte de vue jusqu'à la ligne d'horizon.

Randonner dans le Parc naturel régional de Camargue ne demande ni équipement particulier ni expérience préalable. Plusieurs sentiers balisés partent du Mas du Pont de Rousty, à une dizaine de kilomètres d'Arles sur la route des Saintes-Maries, où le siège du Parc partage les lieux avec le musée de la Camargue et son sentier de découverte de 3,5 km à travers les marais et les rizières. Le sentier de la Digue à la Mer, entre Salin-de-Giraud et Les Saintes-Maries, reste le plus complet pour observer la faune camarguaise en une seule sortie : hérons cendrés, aigrettes garzette et parfois des chevaux de Camargue en liberté croisent le chemin. Prévoyez de l'eau et un chapeau : l'ombre est rare sur ces terrains plats et venteux, même au printemps.

Les gardians, ces cavaliers camarguais qui gardent depuis des générations les troupeaux de taureaux et de chevaux blancs semi-sauvages typiques du delta, restent une figure centrale de l'identité locale. Plusieurs manades, ces domaines d'élevage traditionnels, ouvrent leurs portes pour des démonstrations de tri du bétail à cheval, une tradition directement héritée des courses camarguaises pratiquées dans toute la région.

C'est bien sûr la vue sur les célèbres flamants roses qui attire la majorité des visiteurs. Ces oiseaux ne sont pas de passage occasionnel : la Camargue abrite la seule colonie de reproduction régulière de flamants roses en France, avec plusieurs milliers de couples nicheurs recensés chaque printemps. La colonie s'est longtemps concentrée sur un îlot aménagé de l'étang du Fangassier avant que l'arrêt de l'exploitation salinière ne bouscule ses habitudes et ne la déplace vers d'autres étangs du delta. Vous apercevrez des flamants presque partout où il y a de l'eau peu profonde, mais les meilleures observations se font tôt le matin ou en fin de journée, quand la lumière rasante colore leur plumage d'un rose plus soutenu.

Quelle place tient la Camargue dans une visite d'Arles ? Beaucoup plus centrale qu'on ne l'imagine avant d'arriver. Arles s'est historiquement construite comme la porte d'entrée du delta, et cette proximité continue de structurer les excursions : on peut très bien loger en ville et rayonner chaque jour vers un site différent de Camargue, sans jamais dormir ailleurs. Comptez une demi-journée pour un premier aperçu (parc ornithologique et bord d'étang), une journée complète pour intégrer une réserve naturelle plus sauvage comme la Palissade ou le Vigueirat.

Le meilleur moment pour découvrir le parc dépend surtout de ce que vous cherchez : le printemps offre une lumière douce et une nature en pleine effervescence, l'automne apporte des couleurs plus chaudes sur les sansouires, tandis que l'été, bien que plus chaud, reste la période où les colonies de flamants roses sont les plus visibles et les plus actives autour des étangs.

La zone dite CRAU & CAMARGUE regroupe en réalité deux paysages très différents mais complémentaires. À l'est du Rhône, la plaine de la Crau, steppe caillouteuse unique en France, contraste avec les étendues humides de Camargue à l'ouest. Peu de visiteurs prennent le temps de la traverser, pourtant c'est là qu'est récolté le foin de Crau, seul fourrage protégé par une AOP, que paissent les troupeaux d'agneau de Sisteron (IGP) et que niche l'outarde canepetière, un oiseau steppique menacé ailleurs en Europe. Pour approfondir cette excursion, notre article Ryo sur les incontournables de la Camargue détaille un itinéraire complet sur trois jours.

Le parc ornithologique du Pont-de-Gau, immersion au cœur de la faune camarguaise

Parc ornithologique Pont-de-Gau
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À mi-chemin entre Arles et Les Saintes-Maries-de-la-Mer, le Parc ornithologique du Pont-de-Gau (Route d'Arles, 13460 Les Saintes-Maries-de-la-Mer, noté 4.6/5 sur Google pour 12 682 avis) offre la façon la plus simple de croiser des flamants roses sans avoir à marcher des heures. Sur 60 hectares de marais et de roselières, 7 km de sentiers aménagés serpentent entre les bassins, avec des observatoires en bois qui permettent de s'approcher des oiseaux sans les déranger.

Deux parcours sont proposés à l'entrée : un circuit court d'environ 30 minutes pour les familles pressées, et un itinéraire complet d'1h30 qui traverse des zones plus sauvages où nichent hérons pourprés, cigognes et busards des roseaux selon la saison. Le parc ouvre tous les jours à partir de 9h, avec une sortie possible jusqu'au coucher du soleil, et l'entrée est payante : comptez une dizaine d'euros pour un adulte, moins pour les enfants. Bonne nouvelle si vous ne faites que passer : depuis le bord de la route départementale qui longe l'étang, quelques dizaines de flamants sont déjà visibles gratuitement, à condition de vous garer proprement sur les emplacements prévus.

Le meilleur moment pour observer les flamants roses en nombre se situe entre avril et septembre, quand les jeunes naissent et que les colonies sont les plus actives. En hiver, les effectifs baissent nettement mais certains oiseaux restent à l'année, contrairement à une idée reçue. Prévoyez des jumelles si vous en avez : la distance entre les passerelles et les bassins les plus reculés reste importante, même si la roselière permet déjà une vue rapprochée sur les premiers flamants dès l'entrée.

Les Saintes-Maries-de-la-Mer, village de pêcheurs et pèlerinage gitan

Saintes-Maries-de-la-Mer
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Poursuivre la route jusqu'au bord de la Méditerranée mène à Les Saintes-Maries-de-la-Mer, un village qui a gardé son âme de port de pêche malgré l'afflux touristique estival. Les ruelles blanches autour du port, les cabanes de pêcheurs reconverties en boutiques et l'odeur d'iode dès qu'on approche du front de mer donnent au lieu une atmosphère différente du reste de la Camargue, plus minérale et plus salée.

Le nom même du village rappelle la légende fondatrice : selon la tradition chrétienne, trois femmes nommées Marie auraient accosté ici en barque après avoir fui la Terre Sainte, accompagnées de leur servante Sara. Cette histoire, mêlée aux traditions gitanes, continue d'irriguer l'identité du village bien au-delà des trois jours de pèlerinage annuel.

Au centre du village se dresse l'église fortifiée des Saintes-Maries-de-la-Mer, une bâtisse romane dont les parties les plus anciennes remontent au 9e siècle et dont l'allure massive, presque militaire, date surtout des fortifications du 12e siècle, quand il fallait protéger la population des attaques venues de la mer. On peut monter sur son toit-terrasse crénelé pour un panorama à 360 degrés sur les toits du village, les étangs et, par temps clair, la ligne de la mer. À l'intérieur, la crypte abrite les reliques vénérées lors du grand pèlerinage gitan des 24 et 25 mai, qui rassemble chaque année des milliers de Roms venus de toute l'Europe pour honorer Sara-la-Kâli, leur sainte patronne.

Le reste de l'année, l'ambiance est plus calme. Les plages s'étendent sur des kilomètres de sable fin de part et d'autre du village, avec des zones surveillées en été et de longues portions sauvages accessibles à pied ou à vélo vers l'ouest. Certains visiteurs poussent ensuite jusqu'à aller à la plage à Fos-sur-Mer, de l'autre côté du delta, à environ une heure de route par Salin-de-Giraud : le contraste entre les plages naturelles camarguaises et cette zone portuaire vaut au moins un détour pour qui s'intéresse au paysage littoral dans son ensemble, même si l'ambiance y est nettement moins touristique.

Prévoyez au minimum une demi-journée pour flâner dans le village, visiter l'église et longer le front de mer. Une journée complète permet d'ajouter une sortie à cheval sur la plage, une activité proposée par plusieurs manades locales toute l'année.

S'aventurer dans les réserves naturelles sauvages de Camargue

Réserve naturelle Camargue
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Au-delà des sites les plus fréquentés, la Camargue cache un réseau de réserves naturelles où la fréquentation chute drastiquement, souvent pour le plus grand bonheur des randonneurs et des photographes animaliers. Cette partie du delta rassemble sans doute les paysages les plus impressionnants de toute la région, à condition d'accepter de marcher un peu plus loin que le parking.

L'étang de Vaccarès, cœur de la Réserve naturelle nationale de Camargue, s'étend sur plus de 6 500 hectares et reste le plus grand plan d'eau du delta. Sa rive est en grande partie protégée et inaccessible, mais plusieurs points d'observation aménagés, comme la Capelière, permettent d'apercevoir hérons, sarcelles et parfois des groupes de flamants qui se posent loin du dérangement humain. C'est aussi ici que sont menées depuis des décennies les études qui ont fait de la Camargue un cas d'école mondial en matière de gestion des zones humides.

Moins connu, l'étang de Bataiyolles se situe dans un secteur plus confidentiel de la réserve, accessible depuis certains sentiers balisés au départ de la Capelière. Sa taille modeste par rapport à Vaccarès en fait un lieu plus intime, où l'on croise davantage de hérons pourprés que de touristes, surtout en dehors des mois de juillet et août.

Du côté d'Arles, les marais du Vigueirat constituent l'une des réserves naturelles les mieux organisées pour l'accueil du public, avec des visites guidées à pied, en calèche ou même en pirogue selon la saison. Gérée par les Amis des Marais du Vigueirat depuis les années 1990, cette zone humide de 1 200 hectares abrite castors, sangliers et une avifaune particulièrement riche au printemps. Un sentier de découverte en accès libre, l'Étourneau, permet aussi de s'y promener seul sur quelques kilomètres de digues et de passerelles. C'est une bonne option pour qui veut une immersion nature sans partir en randonnée longue distance.

Plus au sud, le domaine de La Palissade offre l'un des rares accès publics au littoral sauvage du delta, entre le Grand Rhône et la mer. Les sentiers y traversent dunes, sansouires et roselières sur près de 700 hectares, avec des panneaux pédagogiques qui expliquent la dynamique naturelle du delta, un des rares en Europe encore laissé sans digue face à la mer. Le domaine se visite librement moyennant un droit d'entrée modeste, et propose aussi des sorties accompagnées à cheval sur réservation.

Non loin de là, Salin-de-Giraud (13129 Arles) raconte une tout autre histoire : celle de l'exploitation industrielle du sel, encore active aujourd'hui. Le village, construit à partir de la fin du 19e siècle pour loger les ouvriers des salins et de l'usine chimique voisine, garde une architecture rectiligne unique dans la région, tandis que les montagnes de sel blanc qui bordent la route créent un paysage presque lunaire, en totale rupture avec le reste de la Camargue. Un point de vue aménagé sur les salins, à quelques minutes du village, permet de saisir l'étendue des tables salantes et leurs reflets roses au coucher du soleil.

Enfin, pour les amateurs de longues marches, le sentier menant au phare de la Gacholle (Digue à la mer, 13460 Les Saintes-Maries-de-la-Mer, noté 4.4/5 sur Google pour 805 avis) constitue l'une des plus belles balades du delta. Ce phare du 19e siècle, isolé au milieu des dunes et des étangs, ne se rejoint qu'à pied ou à vélo par la Digue à la Mer, la circulation motorisée y étant interdite : comptez une dizaine de kilomètres aller-retour depuis le parking de la Comtesse, côté Salin-de-Giraud, davantage si vous partez des Saintes-Maries à l'ouest. L'effort est réel, mais la récompense aussi : un paysage à 360 degrés sur la Camargue sauvage, sans une seule construction à l'horizon. Pour prolonger l'expérience autrement, l'article Ryo consacré aux balades à cheval en Camargue présente une façon plus traditionnelle de parcourir ces mêmes paysages, à l'allure d'un cheval de race camarguaise.

L'accès à ces réserves varie sensiblement d'un site à l'autre : le Vigueirat et La Palissade demandent un droit d'entrée modeste qui finance leur préservation, tandis que la Digue à la Mer et les sentiers publics autour de Vaccarès restent en accès libre. Prévoyez systématiquement de l'eau et une protection solaire, quelle que soit la saison : l'ombre reste rare sur l'ensemble du delta, et le mistral peut rendre les kilomètres à vélo beaucoup plus longs que prévu au retour.

Les Baux-de-Provence, cité perchée au cœur des Alpilles

Les Baux-de-Provence
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Il faut lever la tête pour comprendre Les Baux-de-Provence avant même d'y entrer : le village est littéralement sculpté dans un éperon rocheux des Alpilles, à plus de 200 mètres d'altitude, dominant la plaine environnante. Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, c'est l'une des excursions les plus demandées depuis Arles, à moins de 30 minutes de route.

Le château des Baux-de-Provence (Rue du Trencat, 13520 Les Baux-de-Provence, noté 4.6/5 sur Google pour 17 008 avis), en ruines mais toujours impressionnant, occupe le sommet du village. Ancienne forteresse médiévale des puissants seigneurs des Baux, qui se disaient descendants du roi mage Balthazar et avaient pris pour devise « Au hasard, Baltasar », le site conserve donjon, chapelle et machines de guerre reconstituées, catapultes et trébuchets grandeur nature compris. La visite se termine par une vue sur Les Baux-de-Provence qui compte parmi les plus spectaculaires de la région : la vallée des Baux d'un côté, la plaine de la Crau et, par temps clair, la mer Méditerranée de l'autre.

Le nom même de la commune a traversé les siècles d'une façon inattendue : la bauxite, minerai d'aluminium identifié ici en 1821 par le chimiste Pierre Berthier, tire directement son nom du village. Aujourd'hui encore, les parois ocre et grises des anciennes carrières rappellent cette activité minière disparue au profit du tourisme.

Le village lui-même, avec ses ruelles pavées et ses maisons en pierre calcaire, vit essentiellement du tourisme, mais garde un charme réel hors des heures les plus chargées. Comptez arriver tôt le matin en haute saison : les cars touristiques envahissent les rues étroites dès 10h30, et l'expérience change complètement selon l'heure. À proximité immédiate, les Carrières de Lumières proposent un spectacle immersif dans d'anciennes carrières de calcaire, où des projections monumentales habillent des parois de plusieurs mètres de haut ; le Pass Baux-de-Provence, qui combine château et Carrières, permet d'enchaîner les deux visites dans la même demi-journée.

Question pratique souvent posée : le stationnement se fait obligatoirement sur les parkings payants en contrebas du village, jamais dans les ruelles elles-mêmes, interdites à la circulation. Prévoyez de bonnes chaussures, la montée depuis les parkings jusqu'au village représentant déjà quelques minutes de marche en pente, et sachez que le plateau du château est très exposé au vent : par fort mistral, la visite se raccourcit naturellement.

Pour prolonger la découverte des Alpilles, notre article Ryo sur les plus beaux villages de la région présente deux autres étapes qui se combinent facilement avec Les Baux sur une même journée, sans avoir besoin de revenir sur ses pas.

Saint-Rémy-de-Provence, sur les pas de Van Gogh

Saint-Rémy-de-Provence
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À une vingtaine de minutes des Baux, Saint-Rémy-de-Provence offre une atmosphère complètement différente : celle d'une petite ville provençale vivante, avec ses platanes, ses fontaines et son marché du mercredi matin réputé dans toute la région.

Flâner dans les ruelles de Saint-Rémy-de-Provence commence presque toujours par la vieille ville de Saint-Rémy-de-Provence, encerclée par un boulevard circulaire qui a remplacé les anciens remparts. On y croise l'hôtel de Sade, la collégiale Saint-Martin et une multitude de galeries d'art et de boutiques d'artisanat installées dans des façades du 16e et 17e siècle.

C'est cependant sur les pas de Van Gogh que la plupart des visiteurs viennent ici. Le peintre a passé un an, entre mai 1889 et mai 1890, interné à l'asile du monastère Saint-Paul-de-Mausole, à la lisière sud de la ville. C'est là qu'il a peint certaines de ses toiles les plus célèbres, dont La Nuit étoilée, en s'inspirant directement des paysages d'oliviers, de blés et de cyprès visibles depuis sa fenêtre grillagée. Le monastère se visite aujourd'hui, avec une reconstitution de sa chambre, le cloître roman et un jardin planté des mêmes essences qui ont nourri son inspiration ; des reproductions installées en plein champ, sur le chemin qui mène au site, permettent de comparer chaque toile au paysage réel.

Juste à côté, le site archéologique de Glanum (Route des Baux-de-Provence, 13210 Saint-Rémy-de-Provence, noté 4.5/5 sur Google pour 4 018 avis) complète la visite avec une tout autre temporalité. Cette cité gallo-romaine, fondée sur un sanctuaire gaulois puis développée sous l'Empire romain, a été abandonnée puis ensevelie pendant plus de mille ans avant d'être redécouverte lors des fouilles lancées dans les années 1920. On y marche aujourd'hui entre un forum, des thermes, un temple et le célèbre mausolée des Jules, l'un des monuments funéraires romains les mieux conservés au monde, resté visible en surface quand tout le reste de la ville avait disparu sous les alluvions.

Le marché provençal du mercredi matin, l'un des plus réputés de la région, transforme le centre-ville en un dédale de couleurs et d'odeurs toute l'année, avec une ampleur maximale entre avril et octobre. Prévoyez d'arriver avant 9h pour circuler facilement entre les étals de fruits, d'huile d'olive et de tissus provençaux, avant que les rues ne se remplissent complètement.

Une bonne journée suffit pour combiner ces trois étapes (vieille ville, monastère, Glanum), en commençant tôt pour profiter de la lumière du matin sur les paysages qui ont inspiré Van Gogh, avant que la chaleur de l'après-midi ne devienne écrasante en été.

Fontvieille et le moulin de Daudet

Moulin de Daudet
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Petit village tranquille à seulement 10 minutes d'Arles, Fontvieille doit sa notoriété littéraire à Alphonse Daudet, qui s'y serait inspiré pour écrire une partie des Lettres de mon moulin, même s'il n'y a en réalité jamais vécu à demeure : l'écrivain séjournait au château de Montauban, chez des cousins, et montait au moulin en promenade.

Le moulin de Daudet (Route du Moulin de Daudet, 13990 Fontvieille, noté 4.2/5 sur Google pour 1 823 avis), perché sur une colline entourée de pins, se visite aujourd'hui comme un petit musée consacré à l'écrivain, avec une vue dégagée sur la vallée des Baux et l'abbaye de Montmajour au loin. L'intérieur retrace la vie de Daudet et l'histoire des moulins de la région, autrefois nombreux sur ces collines venteuses ; la montée à pied depuis le parking prend moins de dix minutes et se fait entre les pins.

Les environs immédiats réservent une curiosité que beaucoup de visiteurs manquent : les vestiges des aqueducs romains et de la meunerie de Barbegal, à quelques kilomètres au nord du village. Ce complexe de seize moulins hydrauliques en cascade, construit au 2e siècle pour alimenter Arles en farine, est considéré comme l'une des plus grandes concentrations de force mécanique de l'Antiquité connue à ce jour. Il ne reste que des ruines à flanc de colline, en accès libre, mais l'endroit se révèle passionnant si l'on prend cinq minutes pour comprendre ce que l'on regarde.

Le village lui-même mérite un détour rapide, avec ses ruelles calmes et sa jolie place ombragée, loin de l'agitation des sites plus touristiques des Alpilles. C'est une étape facile à combiner avec Montmajour ou Arles même, sans nécessiter plus de deux heures sur place, Barbegal compris.

Tarascon et son château royal sur le Rhône

Château de Tarascon
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Sur l'autre rive du Rhône, à une quinzaine de minutes d'Arles, Tarascon cultive une identité bien à elle, entre légende et histoire royale. La ville doit son nom à la Tarasque, un monstre légendaire mi-dragon mi-tortue qui aurait terrorisé la région avant d'être dompté par sainte Marthe. Une fête costumée lui est encore consacrée chaque année fin juin, avec défilé du monstre dans les rues, et la Tarasque figure depuis 2005 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco au titre des géants et dragons processionnels.

Le château de Tarascon (Boulevard du Roi René, 13150 Tarascon, noté 4.4/5 sur Google pour 3 500 avis), forteresse commencée au début du 15e siècle par Louis II d'Anjou et achevée sous le règne du roi René, compte parmi les châteaux médiévaux les mieux conservés de France. Construit directement sur les berges du Rhône, il servait autant de résidence princière que de verrou stratégique sur le fleuve. On y visite aujourd'hui la Grande Salle, la chapelle et les chemins de ronde, avec une vue plongeante sur le fleuve et, en face, le château de Beaucaire qui lui fait écho depuis l'autre rive.

Cherchez, dans certaines salles basses, les graffitis gravés dans la pierre par les prisonniers qui y furent enfermés du 18e au 19e siècle, quand le château servait de prison : navires, blasons et inscriptions se lisent encore parfaitement sur les murs. Une heure suffit pour la visite, complétée par une courte marche dans le centre historique où subsistent quelques hôtels particuliers du 17e siècle et la collégiale Sainte-Marthe, dont la crypte abrite le tombeau de la sainte qui aurait vaincu la Tarasque.

L'abbaye de Montmajour, sentinelle des Alpilles

Abbaye de Montmajour
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À peine 5 km au nord-est d'Arles, l'abbaye de Montmajour (Route de Fontvieille, 13200 Arles, noté 4.6/5 sur Google pour 2 015 avis) occupe un promontoire rocheux qui, avant l'assèchement des marais environnants au 19e siècle, formait une véritable île. Fondée au 10e siècle par des moines bénédictins, elle a connu plusieurs vies : lieu de pèlerinage majeur au Moyen Âge, puis abandon progressif après la Révolution, avant une restauration entamée au 19e siècle qui lui a rendu son allure imposante.

La visite mêle plusieurs époques sur un même site : l'église abbatiale romane, la crypte semi-enterrée creusée directement dans le rocher, le cloître aux chapiteaux sculptés et, plus insolite, une chapelle troglodytique du 12e siècle dédiée à Sainte-Croix, isolée à quelques centaines de mètres. Van Gogh, qui logeait à Arles, venait régulièrement dessiner depuis ce site, séduit par la vue qu'il offre sur la plaine de la Crau : plusieurs de ses dessins à la plume les plus aboutis y ont été réalisés durant l'été 1888.

En montant jusqu'à la tour de l'abbatiale, on découvre un panorama complet sur les Alpilles d'un côté et sur le delta camarguais de l'autre, l'un des points de vue les plus larges de toute la région sans avoir besoin de marcher longtemps. Le monument est géré par le Centre des monuments nationaux, ce qui signifie une entrée gratuite le premier dimanche du mois pendant la basse saison hivernale : de quoi caler la visite au bon moment si votre séjour tombe entre novembre et mars. Comptez une heure et demie pour une visite complète, davantage si vous prenez le temps de monter à la tour et de rejoindre la chapelle Sainte-Croix à pied.

Avignon, la Cité des Papes

Palais des Papes Avignon
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À 40 minutes au nord d'Arles, Avignon change complètement d'échelle par rapport aux villages des Alpilles : c'est une véritable ville, ceinturée par près de 4,3 km de remparts médiévaux presque intégralement conservés, et marquée par un épisode historique unique en France.

Découvrir Avignon, la Cité des Papes commence logiquement par le Palais des Papes, le plus grand palais gothique du monde, construit au 14e siècle lorsque la papauté s'est installée en Avignon plutôt qu'à Rome pendant près de 70 ans. Ses 15 000 m² de salles, chapelles et appartements pontificaux racontent une période où la ville concentrait un pouvoir politique et religieux considérable, loin de l'image provençale paisible qu'elle a aujourd'hui. L'ensemble palais, remparts et pont figure au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1995.

Juste en contrebas, le pont Saint-Bénézet (Boulevard de la Ligne, 84000 Avignon, noté 4.3/5 sur Google pour 17K avis), plus connu sous le nom de pont d'Avignon grâce à la comptine, s'arrête aujourd'hui au milieu du Rhône : quatre arches seulement subsistent sur les 22 d'origine, emportées au fil des siècles par les crues successives du fleuve. On peut marcher jusqu'à son extrémité actuelle pour profiter d'une vue dégagée sur le palais et sur les remparts, sans avoir besoin de payer l'entrée si l'on se contente de l'admirer depuis les berges ou depuis l'île de la Barthelasse, en face, où la vue d'ensemble est la plus belle.

La vieille ville, dense et animée, mérite qu'on s'y attarde au-delà des deux monuments principaux. La place de l'Horloge, bordée de terrasses, sert de point de repère central, tandis que les ruelles adjacentes cachent musées, galeries et petites places ombragées bien plus calmes. En juillet, la ville change complètement de rythme avec le Festival d'Avignon, l'un des plus grands rendez-vous de théâtre au monde, qui investit cours, places et théâtres improvisés pendant trois semaines : si vous détestez la foule, décalez votre excursion ; si vous aimez l'effervescence, c'est au contraire le moment.

Avignon dispose aussi d'une gare TGV qui la relie directement à Paris en un peu moins de 2h40, ce qui en fait une porte d'entrée pratique pour les visiteurs arrivant du nord de la France sans voiture, avant de rejoindre Arles en train régional en une trentaine de minutes.

Une journée complète permet de couvrir le palais, le pont et une bonne partie de la vieille ville, mais Avignon se prête aussi facilement à une excursion plus courte d'une demi-journée pour qui doit répartir son temps entre plusieurs destinations depuis Arles.

Nîmes, sur les traces des Romains

Nîmes romaine
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À l'ouest du Rhône, à environ 40 minutes d'Arles, Nîmes partage avec sa voisine un même héritage antique, au point que les deux villes se disputent amicalement le titre de capitale romaine de Provence. Marcher dans les traces des Romains à Nîmes permet de mesurer à quel point ce patrimoine reste concentré et accessible à pied dans un centre-ville compact.

Les arènes de Nîmes, amphithéâtre romain construit à la fin du 1er siècle, comptent parmi les mieux conservés au monde. Elles accueillent aujourd'hui encore courses camarguaises, concerts et spectacles, preuve que le monument n'a jamais vraiment cessé de remplir sa fonction d'origine depuis deux mille ans. Au Moyen Âge, l'amphithéâtre avait même été transformé en village fortifié, avec des maisons construites entre les arcades, dégagées seulement au 19e siècle.

À quelques minutes à pied, la Maison Carrée présente un contraste saisissant : ce temple romain du 1er siècle, aux proportions parfaites, reste l'un des mieux préservés de tout l'ancien Empire romain, au point d'avoir été inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 2023. Sa façade à colonnades corinthiennes a directement inspiré des monuments bien plus tardifs, dont l'église de la Madeleine à Paris.

Nîmes se distingue aussi par un patrimoine plus récent et moins attendu : le musée de la Romanité, ouvert en 2018 juste en face des arènes, présente une architecture contemporaine en verre qui tranche volontairement avec la pierre antique, tout en abritant l'une des plus riches collections archéologiques du sud de la France. Sa terrasse panoramique, accessible librement, offre la meilleure vue plongeante sur les arènes.

Pour finir sur une note plus végétale, les jardins de la Fontaine, aménagés au 18e siècle autour d'une source antique, comptent parmi les premiers jardins publics créés en France. On y trouve aussi les vestiges du temple de Diane et la tour Magne, tour romaine perchée en haut du parc qui offre une vue sur toute la ville et, par temps dégagé, jusqu'aux contreforts des Cévennes.

Comptez une bonne journée pour enchaîner ces trois sites sans se presser, avec une pause déjeuner dans le quartier des Halles, marché couvert animé au cœur de la vieille ville où l'on déjeune sur le pouce de brandade, spécialité nîmoise à base de morue et d'huile d'olive.

Le Pont du Gard, prouesse antique au-dessus du Gardon

Pont du Gard
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À moins de 45 minutes d'Arles, le Pont du Gard (400 Route du Pont du Gard, 30210 Vers-Pont-du-Gard, noté 4.7/5 sur Google pour 44K avis) reste sans doute le monument le plus photographié de toute la région, et pour de bonnes raisons. Ce pont-aqueduc romain, construit au 1er siècle pour acheminer l'eau sur une cinquantaine de kilomètres jusqu'à Nîmes, culmine à 49 mètres de hauteur sur trois niveaux d'arches superposées. Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985, il reste le plus haut pont-aqueduc romain conservé au monde.

Admirer le Pont du Gard ne se limite pas à la photo classique depuis la rive : plusieurs sentiers de randonnée permettent d'en découvrir des perspectives différentes, notamment les sentiers de la garrigue aménagés sur les deux rives, plus sauvages, qui longent le Gardon en amont du monument. En été, la baignade est autorisée dans le Gardon en contrebas du pont, une expérience assez unique qui consiste littéralement à nager sous un ouvrage antique de deux mille ans, et la descente du Gardon en canoë depuis Collias offre l'arrivée la plus spectaculaire qui soit sous les arches.

Le musée du site, intégré au parcours de visite, retrace la construction de l'aqueduc à travers maquettes et outils d'époque, avec un espace pédagogique particulièrement adapté aux enfants qui peuvent y manipuler des reconstitutions de machines de chantier romaines. L'accès au site est payant : le tarif s'applique au véhicule pour le stationnement, ou à la personne pour le forfait incluant le musée et les espaces de découverte.

Prévoyez d'arriver tôt le matin en été : le site est particulièrement fréquenté entre juin et août, et les parkings proches du monument saturent rapidement dès le milieu de la matinée. Une demi-journée suffit largement pour la visite, baignade comprise, ce qui en fait une excursion facile à combiner avec Uzès, à seulement 15 minutes de route.

Uzès, le duché provençal aux allures toscanes

Duché d'Uzès
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À 15 minutes seulement du Pont du Gard, visiter le duché d'Uzès permet de prolonger la journée sans repasser par Arles. Cette petite ville gardoise, premier duché de France depuis 1632, a conservé un centre historique remarquablement homogène, avec ses façades ocre et ses toits de tuiles romaines qui lui valent parfois d'être comparée à la Toscane.

La place aux Herbes, bordée d'arcades et de platanes centenaires, accueille chaque samedi matin l'un des marchés les plus réputés du Gard, connu pour ses fromages de chèvre locaux et, en hiver, pour la truffe noire qui a même son marché dédié en janvier. Juste au-dessus, le château ducal, toujours habité par la famille de Crussol d'Uzès, se visite en partie et domine la ville depuis sa tour Bermonde, du haut de laquelle la vue s'étend jusqu'aux Cévennes par temps clair.

Ne repartez pas sans lever les yeux vers la tour Fenestrelle, ce clocher rond de 42 mètres accolé à la cathédrale Saint-Théodorit : ses six étages de fenêtres à colonnettes en font le seul campanile rond de style roman lombard conservé en France, une silhouette qu'on jurerait empruntée à l'Italie du Nord.

Moins connue que ses voisines antiques, Uzès mérite pourtant une demi-journée à elle seule : flânerie dans les ruelles, montée à la tour Bermonde, pause en terrasse place aux Herbes. C'est une bonne étape à combiner avec le Pont du Gard sur un même circuit au départ d'Arles.

Les vignobles autour d'Arles : Alpilles et Châteauneuf-du-Pape

Les vignobles aux alentours d'Arles couvrent en réalité deux terroirs très différents, chacun avec sa propre identité. Le premier, tout proche, se déploie sur les contreforts des Alpilles, où l'AOP Les Baux-de-Provence produit des rouges puissants et des rosés qui profitent du même sol calcaire et du même ensoleillement que les oliviers de la région. Particularité peu connue : cette appellation compte l'une des plus fortes proportions de domaines en agriculture biologique de France, une conversion précoce favorisée par le mistral qui assèche les vignes et limite les maladies. Plusieurs domaines, autour du village de Maussane-les-Alpilles, proposent dégustation et visite de chai sur rendez-vous, souvent avec une vue sur le massif en toile de fond.

Quels vignobles découvrir à proximité d'Arles ? Le second terroir, plus loin mais incontournable pour les amateurs de vin, se trouve à Châteauneuf-du-Pape, à environ 45 minutes au nord. Partir à la découverte des domaines viticoles de Châteauneuf-du-Pape signifie explorer l'une des appellations les plus prestigieuses de la vallée du Rhône, née justement de l'installation des papes en Avignon au 14e siècle : les papes y auraient fait planter les premières vignes destinées à leur table.

Le sol caillouteux caractéristique de l'appellation, recouvert de galets roulés qui restituent la chaleur du soleil la nuit, donne des vins rouges puissants, principalement à base de grenache, souvent complexes et capables de vieillir plusieurs décennies. L'appellation autorise treize cépages, un record en France, ce qui explique la diversité de style d'un domaine à l'autre. Une dizaine de caves, du plus confidentiel au plus renommé, ouvrent leurs portes à la dégustation dans le village même, dominé par les ruines du château qui donne son nom à l'appellation.

Un troisième terroir, moins connu mais tout aussi accessible depuis Arles, mérite une mention : l'AOC Costières de Nîmes, à cheval entre Camargue et garrigue, produit des vins plus abordables, avec une majorité de domaines pratiquant la vente directe sans rendez-vous obligatoire, une option plus souple pour une dégustation improvisée en fin de journée.

Pour une journée dédiée au vin, il est possible de combiner les deux terroirs si l'on part tôt, mais mieux vaut consacrer une demi-journée à chacun pour vraiment prendre le temps de discuter avec les vignerons. Beaucoup de domaines demandent une réservation préalable, surtout en haute saison touristique, entre juin et septembre. Et prévoyez évidemment un conducteur désigné : les distances se parcourent exclusivement en voiture.

Organiser ses excursions autour d'Arles : transport, durée et saisons

Camargue excursion carte
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Les villes proches d'Arles se répartissent en réalité dans plusieurs directions différentes, ce qui demande un minimum d'organisation pour ne pas perdre trop de temps sur la route. La Camargue et Les Saintes-Maries-de-la-Mer se trouvent au sud, à 20-40 minutes selon le site précis. Les Baux-de-Provence et Saint-Rémy sont à l'est, dans les Alpilles, à 25-35 minutes. Avignon et Nîmes, plus au nord et à l'ouest, demandent environ 40 minutes chacune, tout comme le Pont du Gard.

Peut-on organiser facilement une escapade vers les villes proches d'Arles ? Oui, à condition de disposer d'une voiture : les transports en commun, bien qu'existants, restent limités entre les villages et fonctionnent surtout en semaine, avec des fréquences réduites qui compliquent les allers-retours dans la journée. Pour la Camargue en particulier, la voiture reste presque indispensable tant les distances entre les sites naturels sont grandes, même si certains loueurs de vélos permettent de rallier Les Saintes-Maries depuis Arles pour les plus sportifs.

Les activités autour de la ville changent radicalement de nature selon la saison. L'été privilégie logiquement l'eau et les grands espaces : baignade au Pont du Gard, plages des Saintes-Maries, balades matinales en Camargue avant que la chaleur ne devienne écrasante. Les activités en hiver à Arles se tournent davantage vers le patrimoine bâti : musées, monuments antiques et villages des Alpilles se visitent très bien hors saison, souvent sans la foule des mois d'été, avec une lumière hivernale particulièrement photogénique sur les paysages camarguais. Gardez en tête que plusieurs sites naturels réduisent leurs horaires entre novembre et février, et que le mistral, fréquent en hiver, rend les balades en bord d'étang nettement plus rudes.

Visiter Arles en famille se prête particulièrement bien au parc ornithologique du Pont-de-Gau, aux Baux-de-Provence pour le côté château fort, et au Pont du Gard pour la baignade et l'espace ludique du musée. Pour un couple sans enfants, les activités autour des Alpilles prennent le dessus : galeries d'art de Saint-Rémy, domaines viticoles de Châteauneuf-du-Pape, ou randonnée plus exigeante jusqu'au phare de la Gacholle en fin de journée, quand la lumière devient rasante sur les étangs.

Un exemple d'itinéraire sur 5 jours : jour 1, centre historique d'Arles ; jour 2, Camargue et Saintes-Maries ; jour 3, réserves naturelles et phare de la Gacholle pour les marcheurs, ou vignobles des Alpilles pour un rythme plus doux ; jour 4, Baux-de-Provence et Saint-Rémy ; jour 5, choix entre Avignon, Nîmes et Pont du Gard selon vos priorités.

Pour organiser votre séjour, le parcours audioguidé Ryo d'Arles constitue un bon point de départ : il permet de caler la découverte du centre historique en 1h30, en 18 étapes commentées, avant de partir sur les routes qui mènent à la Camargue et aux Alpilles. L'application Ryo reste disponible hors ligne, un vrai atout dans les zones camarguaises où le réseau mobile disparaît rapidement.

C'est nouveau, c'est dans Ryo

Les derniers parcours audioguidés ajoutés dans l'application

FAQ

Quelle place tient la Camargue dans une visite d'Arles ?

La Camargue occupe une place centrale : Arles s'est historiquement construite comme la porte d'entrée du delta, et la plupart des sites naturels se trouvent à moins de 40 minutes du centre-ville. Il est tout à fait possible de loger à Arles et de rayonner chaque jour vers un site différent, sans jamais changer d'hébergement pendant le séjour.

Peut-on organiser facilement une escapade vers les villes proches d'Arles ?

Oui, à condition de disposer d'une voiture. Les distances restent courtes, de 20 à 45 minutes selon la destination, mais les transports en commun sont limités entre les villages, surtout le week-end. La voiture reste le moyen le plus simple pour combiner plusieurs sites dans une même journée.

Quels vignobles découvrir à proximité d'Arles ?

Deux terroirs se distinguent : l'AOP Les Baux-de-Provence, sur les contreforts des Alpilles à moins de 30 minutes, et Châteauneuf-du-Pape, à environ 45 minutes au nord, l'une des appellations les plus réputées de la vallée du Rhône. Les deux se visitent sur réservation, surtout en haute saison. L'AOC Costières de Nîmes complète le tableau avec des domaines souvent accessibles sans rendez-vous.

Combien de temps prévoir pour explorer les environs d'Arles ?

Une semaine permet de couvrir l'essentiel sans se presser : deux à trois jours pour la Camargue et ses réserves naturelles, une journée pour les Alpilles entre Baux et Saint-Rémy, et une à deux journées pour Avignon, Nîmes et le Pont du Gard. Un long week-end suffit pour un aperçu ciblé sur deux ou trois sites.

Faut-il une voiture pour visiter les alentours d'Arles ?

C'est fortement recommandé, en particulier pour la Camargue où les distances entre sites naturels sont importantes et les transports en commun rares. Pour les villes comme Avignon ou Nîmes, des liaisons en train existent depuis Arles, mais elles limitent la flexibilité pour combiner plusieurs étapes dans une même journée.

Quelle est la meilleure saison pour découvrir la Camargue et les Alpilles ?

Le printemps, d'avril à juin, et le début de l'automne en septembre offrent le meilleur compromis : températures agréables, flamants roses bien présents et affluence plus faible qu'en plein été. Juillet et août restent possibles pour la baignade et les plages, mais imposent de partir tôt le matin pour éviter la chaleur et la foule.

Entre la Camargue sauvage, les villages perchés des Alpilles et le patrimoine antique d'Avignon, Nîmes et du Pont du Gard, les environs d'Arles offrent largement de quoi occuper une semaine complète sans jamais revenir deux fois au même endroit. La difficulté n'est pas de trouver quoi voir : c'est de choisir, parmi tout ce qu'il y a à voir autour d'Arles, les sites qui méritent une demi-journée entière et ceux qu'on se contentera d'apercevoir en passant.

Pour structurer votre séjour, commencez par le centre historique d'Arles lui-même : le Ryocity d'Arles propose un parcours audioguidé de 1h30 à travers 2000 ans d'histoire, un bon point d'ancrage avant de partir explorer la Camargue, les Alpilles ou les cités romaines voisines. Que vous ayez trois jours ou deux semaines, la région se découvre aussi bien en réservant un hébergement fixe à Arles qu'en enchaînant plusieurs étapes au fil des villages traversés.