Que faire autour d'Avignon : 15 excursions incontournables en 2026
Romane

Créé par Romane, le 17 août 2026

Votre guide Ryo

Que faire autour d'Avignon : 15 excursions incontournables en 2026

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À moins de trente minutes de route, la Provence change complètement de visage. Depuis les remparts du Palais des Papes, il suffit de traverser le Rhône ou de suivre la Durance pour passer d'une cité pontificale aux ruelles pavées de Villeneuve-lès-Avignon, aux calades ocre de Gordes ou aux gradins de pierre des Arènes d'Arles. Savoir que faire autour d'Avignon revient à choisir entre l'ingénierie romaine du Pont du Gard, les lavandes de l'abbaye de Sénanque et les chevaux blancs de Camargue, un embarras du choix rare à cette échelle géographique. Avant de partir crapahuter dans les collines, un tour par le parcours audioguidé Ryo d'Avignon plante le décor : le Pont Saint-Bénézet, le Rocher des Doms et les 27 audios qui racontent la ville papale donnent des clés utiles pour comprendre pourquoi tant de villages voisins vivent encore dans son ombre.

Cette sélection de quinze choses à faire absolument autour d'Avignon mêle volontairement les grands classiques, comme les Baux-de-Provence perchés dans les Alpilles ou le vignoble de Châteauneuf-du-Pape, à des adresses que les guides oublient trop souvent : un canyon d'ocre à Rustrel qui n'a rien à envier à l'Arizona, un parc à spectacles vivants au pied de la Trévaresse, et une dizaine de villages du Grand Avignon dont la plupart des visiteurs ignorent jusqu'au nom. Entre randonnée dans les gorges du Gardon, baignade sous un aqueduc antique et dégustation de vin dans les Côtes-du-Rhône, il y a de quoi remplir une semaine complète sans repasser deux fois par la même route. Les distances restent courtes : aucune des étapes ci-dessous ne dépasse 1h15 de voiture depuis le centre d'Avignon.

Villeneuve-lès-Avignon
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1. Villeneuve-lès-Avignon, la cité médiévale face au Palais des Papes

Avant de traverser le Rhône, un rapide coup d'œil intra-muros s'impose. Le Palais des Papes, plus vaste édifice gothique du monde avec ses 15 000 m² habitables, et le Pont Saint-Bénézet, ce fameux Pont d'Avignon dont il ne reste que quatre arches sur les vingt-deux d'origine, se visitent en une demi-journée depuis le Rocher des Doms. Notre article Ryo sur le Pont d'Avignon détaille son histoire mouvementée, tandis que l'article Ryo dédié au Festival d'Avignon explique pourquoi la ville se transforme chaque juillet en scène de théâtre à ciel ouvert.

Une fois le Rhône franchi, direction Villeneuve-lès-Avignon, sur la rive gardoise. Le contraste est immédiat : ici, pas de foule compacte, mais des ruelles calmes qui grimpent vers le Fort Saint-André, forteresse royale du XIVe siècle construite pour surveiller la puissance pontificale d'en face. Le panorama depuis ses remparts embrasse tout Avignon, le Rhône et, par temps clair, les premiers reliefs du Luberon. Comptez 10 minutes de voiture ou 20 minutes à pied depuis le centre d'Avignon pour rejoindre le fort ; une navette fluviale relie les deux rives en été, une alternative pratique si vous préférez laisser la voiture au parking de l'Île Piot.

À deux pas, la Chartreuse du Val de Bénédiction (58 Rue de la République, 30400 Villeneuve-lès-Avignon, noté 4.5/5 sur Google pour 1 312 avis), plus grande chartreuse de France, occupe un site fondé en 1356 par le pape Innocent VI. Ses cloîtres silencieux, longtemps laissés à l'abandon, accueillent aujourd'hui des résidences d'artistes et, chaque été, des spectacles du Festival d'Avignon délocalisés hors les murs. Comptez une bonne heure pour parcourir les trois cloîtres et la chapelle funéraire du pape fondateur.

Villeneuve mérite au minimum une demi-journée, à combiner idéalement avec une flânerie au marché du matin ou un déjeuner en terrasse face au fleuve.

2. Le Pont du Gard, chef-d'œuvre de l'ingénierie romaine

À moins de 25 minutes de Villeneuve-lès-Avignon, le Pont du Gard (400 Route du Pont du Gard, 30210 Vers-Pont-du-Gard, noté 4.7/5 sur Google pour 58K avis) reste l'excursion la plus photographiée des environs, et pour cause. Ce pont-aqueduc de 48,8 mètres de haut faisait autrefois partie d'un ouvrage hydraulique de 50 kilomètres acheminant l'eau depuis Uzès jusqu'à Nîmes, avec une pente moyenne de seulement 24 centimètres par kilomètre sur tout le tracé. Construit au Ier siècle après J.-C., il compte trois niveaux d'arches superposées et figure au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1985.

La rive du Gardon, juste sous les arches, se prête à la baignade de mai à septembre : l'eau y est fraîche même en plein été, et les galets forment plusieurs plages improvisées où pique-niquer à l'ombre du monument. Bonne nouvelle pour le budget : le site lui-même est en accès libre à pied et à vélo, seul le stationnement est payant, à 9 euros par véhicule quels que soient le nombre d'occupants et la durée de la visite. Les espaces de découverte, qui rassemblent le musée, un cinéma et les expositions temporaires expliquant la prouesse technique de l'aqueduc, se paient à part : 8 euros par adulte, gratuit pour les moins de 18 ans. Comptez 15 euros si vous préférez une visite guidée, 4 euros pour l'audioguide.

Le meilleur moment pour photographier le pont reste la fin d'après-midi, une heure avant le coucher du soleil : la pierre calcaire prend une teinte dorée qui contraste avec le vert du Gardon. Évitez le parking rive gauche entre 11h et 15h en juillet-août, saturé dès la matinée ; la rive droite, moins fréquentée, offre un accès plus direct à l'eau et un point de vue tout aussi spectaculaire sur les arches.

Plusieurs loueurs proposent aussi de descendre le Gardon en canoë depuis Collias, avec un passage sous les arches en point d'orgue du parcours : comptez 2h30 de pagaie pour environ 8 kilomètres, une manière plus active de découvrir le monument que la simple visite au sol. Comptez une demi-journée pour la visite et la baignade, une journée complète si vous ajoutez cette descente en canoë.

Pont du Gard
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Les Baux-de-Provence
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3. Les Baux-de-Provence, village perché au cœur des Alpilles

Perché sur un éperon rocheux à 245 mètres d'altitude, Les Baux-de-Provence domine la plaine des Alpilles depuis le Moyen Âge. Le village, classé parmi les plus beaux villages de France, s'organise autour des ruines d'un château fort du XIe siècle dont les seigneurs, la maison des Baux, ont longtemps disputé leur pouvoir aux comtes de Provence. Selon la légende locale, cette famille aurait même compté parmi ses ancêtres l'un des rois mages, une filiation fantaisiste gravée sur leurs armoiries à seize branches, l'étoile de Bethléem.

Les ruines du château se visitent en accès payant mais en parcours libre, avec machines de siège reconstituées et vue vertigineuse sur les carrières environnantes. Comptez 1h30 pour faire le tour complet du site et du village, dont les ruelles pavées grimpent jusqu'à un panorama qui porte, par temps clair, jusqu'à la mer Méditerranée.

À la sortie du village, les Carrières de Lumières (Route de Maillane, 13520 Les Baux-de-Provence, noté 4.7/5 sur Google pour 30 124 avis) proposent un spectacle immersif d'art numérique projeté sur les parois d'une ancienne carrière de calcaire à ciel fermé. Le programme change chaque année (Van Gogh, Klimt, Dalí ont déjà été mis à l'honneur) et la projection, sonorisée sur plusieurs dizaines de vidéoprojecteurs, dure environ 35 minutes en boucle continue.

Prévoyez une matinée pour le village et le château, puis l'après-midi pour les carrières : les deux sites se complètent bien et se visitent facilement à pied, le parking principal se trouvant à 10 minutes de marche de l'entrée du village.

4. Gordes et l'abbaye de Sénanque, entre villages perchés et champs de lavande

Gordes s'étage en amphithéâtre sur un contrefort du Luberon, ses maisons de pierre sèche accrochées à la roche comme un décor de carte postale. Le château Renaissance qui domine le village, aujourd'hui mairie et musée, offre un point de repère visible depuis plusieurs kilomètres à la ronde. Garez-vous sur le parking en contrebas et montez à pied : les ruelles en calades, ces pavés arrondis typiques du Luberon, ne se prêtent de toute façon pas à la circulation automobile.

Le point de vue le plus photographié se trouve sur la route D15 en arrivant depuis Cavaillon, à un belvédère aménagé où les cars s'arrêtent dès le lever du jour en haute saison. Prenez ce cliché tôt le matin pour éviter la foule. À une poignée de kilomètres en contrebas, le Village des Bories rassemble une trentaine de cabanes de pierre sèche sans mortier, un habitat rural utilisé jusqu'au XIXe siècle et aujourd'hui classé monument historique.

À 4 kilomètres du village, nichée dans un vallon isolé, l'abbaye Notre-Dame de Sénanque (D177, 84220 Gordes, noté 4.5/5 sur Google pour 9 097 avis) fut fondée en 1148 par des moines cisterciens et abrite encore aujourd'hui une petite communauté monastique. Le bâtiment roman, dépouillé de tout ornement selon la règle cistercienne, se reflète dans un champ de lavande planté dans les années 1970. La floraison, souvent citée comme l'une des images les plus emblématiques de Provence, se concentre sur une fenêtre étroite : mi-juin à fin juillet, avec un pic généralement dans la première quinzaine de juillet selon la météo de l'année. Hors de cette période, les rangs de lavande restent verts et le site perd une bonne part de son attrait visuel, mieux vaut le savoir avant de programmer sa venue.

L'accès direct à l'abbaye est réservé aux visites guidées réservées à l'avance en haute saison ; le point de vue depuis la route au-dessus du vallon reste en revanche libre et suffit largement pour la photo. Notre guide Ryo de Gordes détaille les horaires et l'accès au village, et notre sélection Ryo des villages secrets du Luberon prolonge l'escapade vers des hameaux moins connus comme Ménerbes ou Oppède-le-Vieux.

Abbaye de Sénanque
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Isle-sur-la-Sorgue
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5. L'Isle-sur-la-Sorgue et Fontaine-de-Vaucluse, entre marché flottant et source vauclusienne

L'Isle-sur-la-Sorgue doit son surnom de « Venise du Comtat » à ses canaux qui traversent la ville de part en part, autrefois utilisés pour actionner les roues à aubes des moulinages à soie, dont plusieurs tournent encore aujourd'hui à titre décoratif. Le dimanche matin, la ville se transforme en l'un des plus grands marchés de brocante et d'antiquités d'Europe hors Paris : plus de 300 exposants s'installent sur les quais et les places, entre meubles anciens, vaisselle vintage et bijoux de brocante. Un second marché, plus modeste et consacré aux antiquaires professionnels, se tient également le jeudi matin.

Prévoyez d'arriver avant 9h si vous voulez marchander sans bousculade ; passé 11h, les ruelles piétonnes du centre deviennent difficilement praticables en pleine saison. Les restaurants installés sur pilotis au-dessus de la Sorgue, les pieds presque dans l'eau, font partie des adresses les plus recherchées de la ville pour le déjeuner du dimanche.

À 7 kilomètres en amont, Fontaine-de-Vaucluse abrite l'une des sources les plus puissantes d'Europe, une résurgence karstique dont le fond n'a jamais été formellement atteint malgré plusieurs explorations en scaphandre autonome, la plus profonde ayant dépassé 300 mètres sans en trouver le terme. Le poète Pétrarque y vécut en exil une quinzaine d'années au XIVe siècle, inspiré par la puissance du site pour une partie de ses sonnets. Le débit varie fortement selon la saison : torrentiel et bruyant en fin d'hiver, réduit à un filet d'eau turquoise l'été.

De là, plusieurs loueurs proposent de pagayer sur la Sorgue en canoë ou en kayak jusqu'à L'Isle-sur-la-Sorgue, un parcours de 8 kilomètres environ, ombragé et sans grande difficulté technique, qui permet de relier les deux étapes de cette section sans reprendre la voiture.

6. Les gorges du Gardon, randonnée et baignade sauvage

En amont du Pont du Gard, la rivière a creusé les gorges du Gardon (Route de la Baume, 30210 Sanilhac-Sagriès, noté 4.4/5 sur Google pour 79 avis) sur près de 30 kilomètres, un site labellisé Grand Site de France et reconnu réserve de biosphère par l'UNESCO. Le sentier le plus accessible démarre du village de Collias et longe la rive sur environ 5 kilomètres avant de rejoindre la Baume, un ancien hameau troglodytique aujourd'hui abandonné.

Comptez 2h30 à 3h aller-retour pour cette randonnée, faisable en famille avec des enfants habitués à marcher. Plusieurs vasques naturelles, creusées dans le calcaire le long du parcours, offrent des spots de baignade sauvage à l'eau limpide, nettement plus tranquilles que la rive du Pont du Gard en pleine saison.

Pour une immersion plus complète, les loueurs de canoë installés à Collias proposent une descente jusqu'au Pont du Gard, avec un passage dans les gorges les plus resserrées où les falaises grimpent jusqu'à 150 mètres de hauteur. Les vététistes trouvent également quelques pistes techniques sur le plateau qui surplombe les gorges, côté Sanilhac-Sagriès, moins fréquentées que le sentier principal. Emportez des chaussures qui tiennent au pied : le sentier alterne dalles calcaires glissantes et passages caillouteux.

Gorges du Gardon
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Dentelles de Montmirail
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7. Les Dentelles de Montmirail, VTT et randonnée entre les vignes

Les Dentelles de Montmirail (84190 Gigondas, noté 4.8/5 sur Google pour 278 avis) doivent leur nom à leur silhouette calcaire déchiquetée, visible depuis tout le nord du Vaucluse. Ce petit massif culmine à seulement 734 mètres au sommet Saint-Amand, mais sa dénivellation abrupte et sa roche blanche en font un terrain de jeu apprécié des grimpeurs, des randonneurs et des vététistes.

Plusieurs boucles balisées partent des villages de Gigondas et Suzette, entre 2 et 4 heures de marche selon le tracé choisi, avec un dénivelé positif de 300 à 500 mètres. Les amateurs de VTT y trouvent des singles techniques dans la garrigue, souvent combinés à un aller-retour sur route entre les vignobles.

Le massif se niche au cœur d'un vignoble réputé : Gigondas et Vacqueyras, ses deux villages les plus connus, produisent des rouges puissants classés en appellation propre. Un peu plus au nord, Beaumes-de-Venise ajoute à la liste un muscat doux réputé, une transition toute trouvée vers la route des vins qui suit un peu plus loin dans ce guide.

8. Le Colorado Provençal de Rustrel, un canyon d'ocre insolite

À l'est d'Apt, le Colorado Provençal de Rustrel (D22, 84400 Rustrel, noté 4.5/5 sur Google pour 12 385 avis) doit ses falaises orangées à un siècle d'extraction industrielle de l'ocre, arrêtée dans les années 1990. Le site, aujourd'hui géré par une association, propose deux circuits balisés : le circuit du Sahara, court et familial, et celui des Cheminées de fées, plus long, qui serpente entre des colonnes d'ocre sculptées par l'érosion.

Les teintes varient du jaune pâle au rouge profond selon les zones et l'heure de la journée, un dégradé qui a valu au site sa comparaison récurrente avec les canyons du sud-ouest américain, d'où son nom. Comptez 1h30 pour le circuit court, 3h pour la boucle complète, avec un droit d'entrée modeste qui finance l'entretien des sentiers.

Peu de guides consacrent une section entière à ce site, pourtant l'un des plus insolites des environs d'Avignon : venez tôt le matin en été, le sable ocre chauffe vite et le parcours offre peu d'ombre sur la majeure partie du tracé. Les chiens tenus en laisse sont acceptés, mais les vélos et poussettes restent proscrits sur les sentiers escarpés.

Colorado Provençal Rustrel
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Arènes d'Arles
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9. Arles, sur les traces de la romanité provençale

À 35 minutes d'Avignon, Arles conserve l'un des ensembles monumentaux romains les mieux préservés de France, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les Arènes d'Arles (Rond-Point des Arènes, 13200 Arles, noté 4.4/5 sur Google pour 18 462 avis), amphithéâtre construit à la fin du Ier siècle après J.-C., pouvaient accueillir jusqu'à 20 000 spectateurs lors des jeux antiques. L'édifice sert encore aujourd'hui de scène à des spectacles et des courses camarguaises, une continuité rare pour un monument vieux de deux millénaires.

À quelques centaines de mètres, le Théâtre antique, plus ancien mais plus ruiné, garde deux colonnes de marbre appelées « les Deux Veuves » qui suffisent à imaginer l'ampleur originelle de l'édifice, capable d'accueillir 10 000 spectateurs.

Arles doit aussi sa notoriété à Vincent van Gogh, qui y peignit plus de 300 œuvres en un peu plus d'un an, entre 1888 et 1889, dont La Nuit étoilée sur le Rhône et le Café le soir. L'Espace Van Gogh, ancien hôpital où le peintre fut soigné, a conservé le jardin qui a inspiré l'une de ses toiles, tandis que la Fondation Vincent van Gogh Arles, plus récente, expose des œuvres contemporaines en résonance avec son héritage. Chaque été, la ville accueille aussi les Rencontres d'Arles, l'un des plus importants festivals de photographie au monde, qui investit musées et friches industrielles pendant plusieurs mois.

Flânez dans les ruelles pavées du centre historique, jalonnées de vestiges antiques intégrés aux façades médiévales, jusqu'aux Alyscamps, une nécropole romaine puis chrétienne bordée d'un double alignement de sarcophages qui a inspiré Van Gogh et Gauguin. Une demi-journée suffit pour l'essentiel, une journée complète si vous ajoutez le musée départemental de l'Arles antique, en périphérie.

10. La Camargue, entre étangs, flamants roses et chevaux blancs

À une heure de route au sud d'Avignon, le delta du Rhône se déploie en un paysage unique de marais salants, d'étangs et de rizières : la Camargue. Cette zone humide de 145 000 hectares, en grande partie classée Parc naturel régional, abrite l'une des plus grandes populations de flamants roses d'Europe, avec plusieurs milliers d'individus nicheurs certaines années.

Le parc ornithologique du Pont de Gau (RD570, 13460 Saintes-Maries-de-la-Mer, noté 4.6/5 sur Google pour 12 665 avis), près de Saintes-Maries-de-la-Mer, permet d'observer les flamants de très près depuis des sentiers sur pilotis, sans jumelles ni patience particulière requise. D'avril à septembre, les colonies s'installent volontiers à quelques mètres des passerelles.

Les chevaux blancs et les taureaux noirs de race camarguaise, élevés en semi-liberté dans les manades, se découvrent lors de balades à cheval proposées par de nombreux ranchs le long de la route entre Arles et Saintes-Maries-de-la-Mer, du niveau débutant à la sortie de plusieurs heures dans les marais. Les gardians, cavaliers traditionnels camarguais, perpétuent un mode d'élevage largement inchangé depuis le XIXe siècle. Pour les amateurs de vélo, une piste cyclable balisée longe une bonne partie de la digue à la mer, un parcours plat qui permet de croiser troupeaux et oiseaux sans effort particulier.

À Saintes-Maries-de-la-Mer, petite station balnéaire au bord de la Méditerranée, l'église fortifiée du XIIe siècle attire chaque année en mai un grand pèlerinage gitan en l'honneur de Sara-la-Kali, sa sainte patronne.

Comptez une journée complète pour combiner observation des flamants, balade à cheval et détour par le village, davantage si vous voulez pousser jusqu'aux salins de Giraud, dont les bassins roses surprennent souvent les visiteurs de passage.

Camargue flamants roses
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Mont Ventoux
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11. Le Mont Ventoux, le Géant de Provence

Visible depuis une bonne partie du Vaucluse, le Mont Ventoux (D974, 84390 Bédoin, noté 4.8/5 sur Google pour 7K avis) culmine à 1 912 mètres, un sommet isolé qui domine largement les reliefs environnants, d'où son surnom de Géant de Provence. Son sommet dénudé, couvert d'éboulis calcaires blancs, est souvent confondu de loin avec de la neige persistante.

L'ascension en voiture jusqu'à l'observatoire du sommet prend environ 45 minutes depuis Bédoin par la route la plus directe, avec un parking et une table d'orientation qui embrasse, par temps clair, les Alpes au nord et la Méditerranée au sud. Sur le versant de Sault, la route traverse aussi de beaux champs de lavande cultivée, un détour qui vaut le coup en juillet pour ceux qui n'auraient pas eu le temps de s'arrêter à Sénanque.

Pour les cyclistes, le Ventoux est un mythe du Tour de France : la montée depuis Bédoin, 21,5 kilomètres à 7,5% de pente moyenne, a vu la mort du coureur britannique Tom Simpson en 1967 et reste l'une des ascensions les plus redoutées du cyclisme professionnel. Les deux autres versants, depuis Malaucène et depuis Sault, offrent des profils moins réguliers mais tout aussi exigeants. La route du sommet ferme généralement de novembre à avril en raison de la neige.

12. Châteauneuf-du-Pape et la route des vins de la vallée du Rhône

Châteauneuf-du-Pape et ses domaines emblématiques

Châteauneuf-du-Pape doit son nom à la résidence d'été que s'y fit construire le pape Jean XXII au début du XIVe siècle, dont il ne reste aujourd'hui que quelques pans de murs au sommet du village, ruinés pendant les guerres de Religion puis dynamités par l'armée allemande en 1944. Le panorama depuis les ruines porte loin sur le vignoble et, par temps dégagé, jusqu'au Mont Ventoux.

L'appellation, l'une des premières AOC françaises reconnues en 1936, tient son caractère unique des galets roulés qui recouvrent une partie des parcelles : ces gros cailloux de quartzite, charriés par le Rhône il y a des centaines de milliers d'années, emmagasinent la chaleur du jour et la restituent la nuit aux pieds de vigne. Une trentaine de domaines ouvrent leurs caves à la dégustation dans le village et ses environs immédiats, du petit producteur familial aux propriétés plus prestigieuses. Comptez 45 minutes à 1h par visite-dégustation, réservation conseillée en haute saison, et prévoyez un système de crachoir ou un conducteur désigné si vous enchaînez plusieurs caves dans la journée.

Vers les villages viticoles des Côtes-du-Rhône

Au pied des Dentelles de Montmirail évoquées plus haut, Gigondas et Vacqueyras prolongent la route des vins avec des rouges plus charpentés que leur voisin de Châteauneuf, souvent à des tarifs plus accessibles. Un peu plus au nord, Rasteau ajoute à sa production de rouge un vin doux naturel méconnu hors de la région, élaboré à partir de grenache muté.

Ces villages viticoles se prêtent bien à une journée d'itinérance en voiture, avec halte dégustation dans deux ou trois domaines maximum si vous conduisez : la route serpente entre les vignes et les oliveraies, sans grande difficulté, mais les distances entre caves méritent d'être planifiées à l'avance plutôt qu'improvisées sur place. Certains domaines proposent des visites guidées du chai suivies d'une dégustation commentée, une option à privilégier pour comprendre les différences entre les cépages grenache, syrah et mourvèdre qui composent l'essentiel des assemblages locaux. Beaucoup organisent aussi des accords mets-vins avec un plateau de fromages ou de charcuterie locale, une façon agréable de transformer la dégustation en vrai déjeuner.

Châteauneuf-du-Pape vignoble
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Château de La Barben
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13. Le Rocher Mistral et le château de La Barben, sorties en famille

À 45 minutes au sud d'Avignon, près de Salon-de-Provence, Le Rocher Mistral occupe un site spectaculaire depuis son ouverture en 2021 : un spectacle vivant en plein air qui met en scène l'histoire de la Provence à travers plusieurs tableaux costumés, joutes équestres et effets pyrotechniques inclus. La scénographie profite du décor naturel du rocher, avec les gradins installés face à la falaise.

Le site organise aussi des animations saisonnières, dont un carnaval provençal costumé au printemps, avec ateliers et défilés pensés pour les familles avec enfants. Comptez une demi-journée pour profiter du spectacle principal et des animations annexes, billet à réserver en ligne en amont tant les places partent vite le week-end.

Juste en contrebas, le château de La Barben (Rue du Château, 13330 La Barben, noté 4.4/5 sur Google pour 8 avis), forteresse attestée dès le XIe siècle et restée aux mains de la famille de Forbin pendant près de cinq siècles, se visite en parallèle : mobilier d'époque, cuisines voûtées et jardins dessinés par André Le Nôtre au XVIIe siècle. Un parc zoologique attenant, sur plusieurs hectares boisés, complète la visite avec ses lions, girafes et autres animaux répartis en enclos semi-naturels.

Cette double étape, moins couverte par les guides généralistes que les grands sites antiques, séduit particulièrement les familles en quête d'une journée qui mélange histoire, spectacle vivant et découverte animalière sans trop marcher. À une vingtaine de minutes, Salon-de-Provence, ville de Nostradamus, complète bien la sortie pour ceux qui auraient encore de l'énergie en fin d'après-midi.

14. Les villages secrets du Grand Avignon

Au-delà des grands sites à voir absolument autour d'Avignon, une dizaine de villages du Grand Avignon restent largement ignorés des visiteurs de passage, alors qu'ils concentrent souvent le meilleur de la Provence tranquille : marchés de producteurs, chapelles romanes et tables familiales. Notre sélection Ryo des plus beaux villages autour d'Avignon les détaille un par un ; voici comment les regrouper efficacement selon leur position géographique.

Rive droite du Rhône : Les Angles et Rochefort-du-Gard

Les Angles, à 10 minutes du centre d'Avignon en franchissant le pont Édouard-Daladier, doit sa popularité à son lac de loisirs aménagé, prisé l'été pour la baignade surveillée et les activités nautiques familiales. Le village conserve aussi un vieux noyau provençal avec ses ruelles étroites, à l'écart de l'agitation du bord de lac.

Un peu plus au sud-ouest, Rochefort-du-Gard grimpe sur une colline plantée d'oliviers, couronnée par la chapelle Notre-Dame-de-Grâce, un lieu de pèlerinage marial depuis le XIIe siècle. Le village a longtemps vécu de l'huile d'olive, une tradition perpétuée aujourd'hui par plusieurs moulins encore en activité dans les environs.

village provençal Avignon
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Vers la plaine agricole : Barbentane, Châteaurenard, Noves et Graveson

Sur la rive gauche du Rhône, Barbentane aligne un château classique du XVIIe siècle inspiré des demeures parisiennes, une rareté architecturale dans une région dominée par le mas provençal, ainsi que la tour Anglica, donjon du XIVe siècle qui domine les toits et la plaine du Rhône.

Châteaurenard, plus grande commune du groupe, s'organise autour de deux tours médiévales jumelles qui dominent la ville, vestiges du château détruit à la Révolution. La commune héberge aussi l'un des plus gros marchés d'intérêt national de fruits et légumes du sud de la France, un pan économique méconnu des visiteurs mais essentiel à l'identité maraîchère de la plaine.

À quelques kilomètres, Noves et Graveson complètent ce quatuor agricole avec des centres anciens plus discrets : Graveson abrite deux petits musées, l'un dédié au peintre Auguste Chabaud, l'autre aux arômes et parfums de Provence, avec son jardin de plantes aromatiques, tandis que Noves garde les vestiges de ses remparts médiévaux autour d'un centre villageois encore très authentique.

Autour des collines : Boulbon, Châteauneuf-de-Gadagne, Jonquerettes et Vedène

Au pied de la Montagnette, Boulbon aligne un château perché et une église dont la célèbre procession des Bouteilles, chaque 1er juin, rassemble encore les hommes du village venus faire bénir leur vin nouveau, une tradition attestée depuis plusieurs siècles.

Vers l'est, Châteauneuf-de-Gadagne et Jonquerettes occupent les premiers contreforts avant le plateau de Vaucluse, deux villages viticoles tranquilles où les domaines côtes-du-rhône villages se visitent souvent sans réservation, à l'inverse de Châteauneuf-du-Pape. Vedène, plus proche d'Avignon et de Sorgues, sert davantage de porte d'entrée résidentielle mais garde un centre ancien agréable à parcourir en fin de journée.

Difficile de tous les visiter en une seule sortie : mieux vaut choisir un cluster géographique par demi-journée plutôt que de multiplier les trajets. Ces villages concentrent aussi l'essentiel des spécialités culinaires du Grand Avignon, entre melons de Cavaillon, huile d'olive AOP et vins de pays de la principauté d'Orange ; notre guide Ryo des spécialités culinaires à Avignon recense les meilleures adresses pour les goûter sur place.

Gare Avignon TGV
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15. Infos pratiques pour organiser son excursion autour d'Avignon

Comment se rendre à Avignon et s'y déplacer

Avignon se rejoint facilement sans voiture : la gare Avignon TGV, à 4 kilomètres du centre, met Paris à 2h40 et Marseille à une trentaine de minutes, avec une navette ferroviaire qui la relie à la gare Avignon-Centre en 5 minutes. En voiture, la ville se trouve à la croisée de l'A7 et de l'A9, et les aéroports de Marseille-Provence comme de Nîmes-Garons se situent à moins d'une heure de route. Les loueurs de voitures sont installés à la gare TGV, ce qui permet d'arriver en train et de repartir explorer les alentours dès l'après-midi.

La voiture reste, de loin, le moyen le plus efficace pour explorer les environs d'Avignon : la majorité des sites de cette liste, du Pont du Gard aux Dentelles de Montmirail, ne sont pas ou mal desservis en transport en commun. Comptez entre 20 minutes (Villeneuve-lès-Avignon, Les Angles) et 1h15 (Camargue, Mont Ventoux) de trajet depuis le centre-ville selon la destination.

Quelques alternatives existent tout de même : des lignes de bus régionales relient Avignon aux Baux-de-Provence et à L'Isle-sur-la-Sorgue en saison, et le TER dessert Arles directement depuis la gare Avignon-Centre en une trentaine de minutes. Pour le Pont du Gard, une navette estivale part de la gare routière certains week-ends, mais reste moins pratique qu'un covoiturage ou une location de voiture à la journée. Notre application Ryo, utilisée pour le parcours audioguidé intra-muros, fonctionne aussi hors connexion, un détail utile une fois sorti des zones couvertes en 4G dans les gorges ou sur les hauteurs du Luberon.

Quand partir et combien de temps prévoir

Le printemps (avril à juin) et le début d'automne (septembre-octobre) restent les périodes les plus confortables : températures modérées, sites moins saturés, et pour ceux qui visent l'abbaye de Sénanque, juin marque le tout début de la floraison de la lavande. Juillet-août apporte la chaleur et les foules, mais aussi le Festival d'Avignon et les spectacles du Rocher Mistral en pleine saison. L'hiver, plus calme, reste une bonne option pour les sites patrimoniaux comme Villeneuve-lès-Avignon ou Arles, moins pour les randonnées et la baignade.

Par type d'excursion, comptez une demi-journée pour Villeneuve-lès-Avignon, les Baux-de-Provence ou Châteauneuf-du-Pape, et une journée complète pour le Pont du Gard avec baignade, Arles avec ses deux sites antiques, ou la Camargue. Le Colorado Provençal et les gorges du Gardon se combinent bien en une seule journée si vous partez tôt.

Côté budget, la plupart des monuments (Pont du Gard, Palais des Papes, Carrières de Lumières) demandent une entrée entre 9 et 20 euros par adulte, tandis que la randonnée dans les gorges du Gardon ou la balade à Gordes restent gratuites hors parking. Une excursion à la journée pour deux personnes, transport et entrées comprises, tourne généralement entre 60 et 100 euros hors repas.

FAQ

Quels villages sont à visiter à proximité d'Avignon ?

Villeneuve-lès-Avignon, Gordes, Les Baux-de-Provence et L'Isle-sur-la-Sorgue figurent parmi les incontournables. Pour sortir des sentiers battus, les villages du Grand Avignon comme Barbentane, Rochefort-du-Gard ou Boulbon offrent une Provence plus tranquille, à moins de 20 minutes du centre-ville, sans les foules des sites les plus médiatisés.

Quels sont les plus beaux endroits autour d'Avignon ?

Le Pont du Gard, l'abbaye de Sénanque en pleine floraison de lavande et le village perché des Baux-de-Provence forment le trio le plus photographié. Les gorges du Gardon et le Colorado Provençal de Rustrel séduisent davantage les amateurs de nature et de randonnée, loin des circuits classiques et des cars de tourisme.

Quels sont les 10 incontournables à faire dans le Vaucluse ?

Gordes, l'abbaye de Sénanque, L'Isle-sur-la-Sorgue, Fontaine-de-Vaucluse, le Mont Ventoux, les Dentelles de Montmirail, le Colorado Provençal, Châteauneuf-du-Pape, les gorges du Gardon et le Luberon composent une liste solide, à répartir sur plusieurs jours plutôt qu'à cocher en une seule sortie.

Que faire autour d'Avignon en une journée ?

En une seule journée, impossible de tout voir : parmi les choses à faire absolument autour d'Avignon, mieux vaut choisir un secteur géographique plutôt que multiplier les trajets : Pont du Gard et gorges du Gardon se combinent bien, tout comme Gordes et l'abbaye de Sénanque, ou encore Les Baux-de-Provence et les Carrières de Lumières juste à côté.

Où se baigner près d'Avignon ?

Le Gardon, sous le Pont du Gard ou dans ses gorges en amont, offre les meilleurs spots de baignade sauvage. La Sorgue, à Fontaine-de-Vaucluse et L'Isle-sur-la-Sorgue, convient aussi pour se rafraîchir, tandis que le lac des Angles propose une baignade surveillée en été pour les familles.

Combien de temps prévoir pour visiter les environs d'Avignon ?

Une semaine permet de couvrir l'essentiel des excursions de cette liste à un rythme confortable, sans enchaîner les longs trajets. Sur un week-end, mieux vaut se concentrer sur deux ou trois sites proches, comme Villeneuve-lès-Avignon, le Pont du Gard et Gordes.

Quel budget prévoir pour une excursion autour d'Avignon ?

Comptez entre 60 et 100 euros par jour pour deux personnes, transport, entrées des sites et repas légers inclus. Certaines activités, comme la randonnée dans les gorges du Gardon ou la balade dans les villages du Grand Avignon, restent gratuites hors frais de stationnement.

Entre villages perchés, sites antiques et nature sauvage, les environs d'Avignon offrent largement de quoi occuper plusieurs semaines de visite sans jamais s'ennuyer. La clé reste d'organiser ses sorties par secteur géographique plutôt que de sillonner la région dans tous les sens, la voiture restant le compagnon indispensable de la majorité de ces excursions.

Avant de partir à l'assaut du Pont du Gard ou des ruelles de Gordes, un détour par le Ryocity d'Avignon reste une bonne manière de démarrer le séjour : ses 27 audios racontent l'histoire de la ville papale et donnent des clés de lecture utiles pour comprendre pourquoi tant de villages voisins gravitent encore, sept siècles plus tard, dans l'ombre du Palais des Papes.