Randonnée autour de Besançon : 12 itinéraires pour tous les niveaux en 2026
Emilie

Créé par Emilie, le 15 août 2026

Votre guide Ryo

Randonnée autour de Besançon : 12 itinéraires pour tous les niveaux en 2026

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Entre les méandres du Doubs qui encerclent la vieille ville et les premiers contreforts du Jura à moins d'une heure de route, Besançon occupe une position rare pour qui aime marcher : elle n'oblige jamais à choisir entre patrimoine et nature. Depuis les remparts de Vauban jusqu'aux gorges creusées par la Loue, la randonnée autour de Besançon se décline aussi bien en boucle de 45 minutes qu'en expédition à la journée vers une cascade oubliée du Doubs. Avant de nouer vos lacets, prenez le temps de repérer le parcours audioguidé Ryo de Besançon, qui retrace à pied l'histoire de la ville fortifiée et complète parfaitement les itinéraires plus sauvages présentés ici.

Douze itinéraires composent ce guide, du plus urbain au plus lointain. Vous y trouverez une boucle des forts de moins de 5 km directement accessible en centre-ville, une cascade cachée à 55 km dans le Cirque de Consolation, une randonnée le long du Doubs qui ne quitte jamais l'ombre des platanes, et le Saut du Doubs, la sortie à la journée qui justifie à elle seule les 100 km de route depuis Besançon. Que vous cherchiez un club de randonnée pour marcher en groupe le dimanche ou un tracé Visorando à suivre en solo, chaque section précise la distance, la durée et le niveau requis, pour composer une sortie sur mesure plutôt que de suivre aveuglément un itinéraire qui ne vous correspond pas.

Citadelle de Besançon
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Randonnées dans Besançon : la Citadelle et la boucle des forts

Il suffit de lever les yeux depuis le pont Battant pour comprendre pourquoi Besançon a inspiré Vauban : la ville entière est enroulée dans une boucle du Doubs, verrouillée par une colline que l'ingénieur a fortifiée point par point. C'est cette topographie qui rend la boucle des forts si particulière, une randonnée urbaine mais pas facile, qui grimpe et redescend sans jamais quitter la ville.

Le point de départ le plus logique reste la Citadelle de Besançon, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et perchée à 118 mètres au-dessus du Doubs. Comptez environ deux heures pour visiter les remparts, les trois musées qu'elle abrite et le parc zoologique installé dans les fossés, avant de rejoindre le sentier qui longe le mur d'escarpe vers le nord.

Depuis la Citadelle, le sentier descend vers le Fort Griffon, ouvrage de Vauban aujourd'hui occupé par un institut de formation et fermé à la visite, avant de remonter vers le Fort de Chaudanne, un des postes d'observation les plus complets sur les méandres du Doubs. La boucle complète entre ces trois forts avoisine 7 km pour environ 250 mètres de dénivelé cumulé, un format qui convient à un après-midi entier, y compris avec des enfants habitués à marcher.

Le sentier redescend ensuite vers le centre historique par les escaliers taillés dans la roche, un raccourci que les habitants empruntent depuis des générations pour rejoindre la Boucle sans repasser par la route. En bas, le Parc Micaud (Avenue Edouard Droz, 25000 Besançon, noté 4.5/5 sur Google pour 1 444 avis) offre un contraste net avec les fortifications : pelouses ombragées, kiosque à musique et bords du Doubs aménagés pour une pause pique-nique bienvenue après la montée.

Vous pouvez transformer cette randonnée urbaine en visite culturelle en empruntant, à la même occasion, le Ryocity Besançon, Une histoire de temps : ce parcours audioguidé de 2h10 traverse la vieille ville et raconte l'histoire horlogère de Besançon entre deux montées vers les forts, sans jamais s'éloigner de plus de quelques centaines de mètres du tracé pédestre décrit ici.

La gare de Besançon Viotte se trouve à quinze minutes à pied du pied de la Citadelle, ce qui permet de rayonner sans voiture pour cette première randonnée. Beaucoup de visiteurs commettent l'erreur de vouloir tout faire en une matinée : mieux vaut réserver la demi-journée entière, tant les forts et leurs points de vue méritent qu'on s'y arrête.

Entre le Fort Griffon et le Fort de Chaudanne, un sentier secondaire moins fréquenté part vers le belvédère de Bregille, de l'autre côté du Doubs. Le dénivelé y est plus soutenu, mais la vue sur la boucle historique, avec ses toits en tuiles vernissées et le ruban vert-gris de la rivière, justifie largement le détour pour qui dispose d'une heure supplémentaire.

Pour une découverte commentée, plusieurs associations locales organisent des sorties gratuites sur cette boucle au printemps, avec un guide qui détaille la logique défensive imaginée par Vauban, fort par fort. Se renseigner à l'office de tourisme suffit généralement pour connaître les prochaines dates, souvent annoncées seulement quelques semaines à l'avance.

Doubs Besançon
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Le long du Doubs : la boucle verte et les quais, entre 2 et 8 km

Besançon a cette particularité rare de laisser le Doubs traverser sa préfecture sans jamais l'enfermer derrière un mur de béton. Le résultat, une longue promenade continue le long de l'eau, praticable été comme hiver, qui permet de composer une balade le long du Doubs à Besançon sur mesure, de 2 à 8 km selon l'envie du jour.

Le départ le plus simple se fait depuis le Pont Battant (25000 Besançon, noté 4.4/5 sur Google pour 1 159 avis), au cœur de la Boucle, où le chemin de halage commence à suivre la rive gauche vers l'aval. Comptez environ 45 minutes de marche tranquille jusqu'au pont de la République, avec vue sur les façades classées et les péniches amarrées aux beaux jours.

Pour une sortie plus longue, poursuivez au-delà de la Boucle vers Beure et Chalezeule : le chemin longe alors des roselières et quelques jardins familiers, un paysage nettement plus champêtre à peine vingt minutes après avoir quitté le centre-ville. C'est un itinéraire apprécié des joggeurs bisontins autant que des familles à vélo, ce qui impose de rester attentif aux deux-roues sur les tronçons partagés.

En amont, direction Micropolis et le quartier de Palente, le chemin devient une véritable voie verte qui rejoint à terme les boucles cyclables du Doubs vers le sud du département, un axe qui dessert d'ailleurs le secteur des grottes d'Osselle évoqué plus loin dans ce guide.

La rivière elle-même mérite qu'on ralentisse le pas : hérons cendrés, foulques et parfois un martin-pêcheur se laissent observer depuis les berges aménagées, surtout tôt le matin quand les quais sont encore déserts. Les pêcheurs locaux, souvent les premiers levés, restent une bonne source d'information sur le niveau du Doubs, qui peut monter rapidement après un épisode pluvieux et rendre certains passages temporairement boueux.

Si vous cherchez une variante moins urbaine, une passerelle piétonne près du quartier Velotte permet de traverser sur la rive droite et de revenir par un sentier plus étroit, en sous-bois, qui double presque la sensation de nature sans ajouter beaucoup de kilomètres. C'est l'option que recommandent généralement les habitués du chemin de halage lorsqu'ils veulent varier leur boucle quotidienne sans sortir de la ville. Un dernier repère utile : entre mai et septembre, plusieurs guinguettes s'installent sur les quais, ce qui transforme une simple randonnée en sortie de fin de journée.

La forêt de Chailluz : entre chênes et vue sur la ville, à 5 km du centre

À peine sortie des faubourgs nord de Besançon, la forêt de Chailluz (Rue de Chailluz, 25000 Besançon, noté 4.8/5 sur Google pour 10 avis) déploie plus de 750 hectares de chênaie et de hêtraie sur le plateau qui domine la ville. C'est l'adresse que recommandent en priorité les Bisontins pour une balade en forêt près de Besançon sans avoir à prendre l'autoroute.

Plusieurs boucles balisées partent du parking principal, de 3 à 10 km, la plus populaire menant jusqu'au fort de Chailluz avant de redescendre par un sentier offrant une vue dégagée sur la Boucle et la Citadelle, en contrebas. Le dénivelé reste modeste, sous les 150 mètres, ce qui en fait une sortie accessible aux familles comme aux joggeurs du dimanche matin.

En automne, la forêt attire aussi les cueilleurs de champignons, un usage traditionnel qui cohabite globalement bien avec la randonnée tant que chacun reste sur les sentiers balisés. Au printemps, en revanche, privilégiez plutôt les sentiers exposés au sud : le sous-bois peut rester boueux plusieurs jours après une pluie, la terre argileuse du plateau drainant mal.

Un aménagement récent a ajouté des panneaux pédagogiques sur la faune locale, sangliers et chevreuils en tête, le long du sentier principal, ce qui rend la sortie particulièrement adaptée à une randonnée en famille avec des enfants curieux de nature. Pour les coureurs, la forêt sert également de terrain d'entraînement à plusieurs clubs bisontins, qui y organisent des sorties collectives le mercredi soir en été, quand la lumière permet de courir tard sans lampe frontale. Rien n'empêche un randonneur solo de se joindre ponctuellement à ces groupes, l'ambiance restant volontairement ouverte.

Niveau logistique, deux parkings desservent la forêt, l'un au niveau du fort, l'autre côté Chalezeule, ce qui permet de varier les points de départ selon la boucle choisie. Aucun n'est payant, un argument de poids face aux forêts plus touristiques du Jura voisin où le stationnement se monnaie de plus en plus.

Forêt de Chailluz
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Chalezeule et la Roche d'Or : panoramas à moins de 10 km

À moins de dix minutes de voiture du centre, le village de Chalezeule cache un des plus beaux points de vue sur Besançon, accessible en moins d'une heure de marche aller-retour. Le sentier grimpe doucement depuis l'église du village vers la Roche d'Or (Chalezeule, 25220 Chalezeule, noté 4.7/5 sur Google pour 101 avis), un promontoire calcaire qui domine la vallée du Doubs.

Comptez 2,5 km pour la boucle complète, un format parfait en fin d'après-midi ou avant un déjeuner en ville. La vue embrasse toute la Boucle, la Citadelle et, par temps clair, les premiers reliefs du Jura à l'horizon. Le sentier reste ombragé sur la première moitié, ce qui en fait une option agréable même en plein été, quand les randonnées plus longues du Jura demandent de partir tôt pour éviter la chaleur.

Peu fréquenté en semaine, ce belvédère devient un rendez-vous local le week-end au coucher du soleil, les habitants venant y pique-niquer plutôt que randonner à proprement parler. C'est aussi une bonne option de repli si la météo se dégrade en cours de journée et qu'un itinéraire plus ambitieux devient risqué.

Gorges de la Loue
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Cap sur les Gorges de la Loue et Ornans, à 30 km de Besançon

Passé la trentaine de kilomètres, le paysage change de registre : la vallée du Doubs cède la place aux gorges calcaires creusées par la Loue, l'une des rivières les plus photogéniques de Franche-Comté. C'est ici, à Ornans, que Gustave Courbet a peint la plupart de ses toiles, et la randonnée reprend presque exactement les points de vue qu'il a immortalisés.

L'itinéraire classique démarre à Ouhans, où jaillit la source de la Loue, une résurgence spectaculaire au pied d'une haute falaise, après un parcours souterrain qui reste en partie mystérieux pour les hydrogéologues. Comptez 30 minutes de marche facile depuis le parking pour atteindre le bassin d'un bleu-vert intense, particulièrement saisissant après une période de pluie quand le débit grimpe.

Pour les randonneurs plus aguerris, le sentier grimpe ensuite vers le belvédère de Renédale, un balcon rocheux qui domine les gorges d'environ 200 mètres. La boucle complète depuis la source avoisine 8 km avec un dénivelé de 350 mètres, une sortie de demi-journée qui reste l'un des itinéraires les plus complets à moins d'une heure de Besançon.

En redescendant vers Ornans, arrêtez-vous au château de Cléron (25330 Cléron, noté 4.5/5 sur Google pour 24 avis), une forteresse du XIVe siècle qui surveille encore la rivière depuis son éperon rocheux. Le château ne se visite pas toujours selon la saison, mais le point de vue depuis le pont voisin suffit largement à justifier le détour, la Loue s'enroulant littéralement autour des fondations du bâtiment.

Ornans elle-même mérite qu'on y consacre une heure supplémentaire : la vieille ville, construite sur pilotis au-dessus de la rivière, ressemble à une version miniature de Besançon, avec ses maisons colorées qui plongent directement dans l'eau. C'est une bonne idée de combiner la randonnée du matin avec une flânerie dans les ruelles l'après-midi, plutôt que d'enchaîner directement vers un autre site.

Pour préparer cette sortie dans le détail, notre article Ryo sur les 14 incontournables du Doubs consacre plusieurs paragraphes à cette vallée et complète utilement les informations pratiques de ce guide, notamment sur les horaires du château et les meilleures saisons pour observer la source en crue.

Les amateurs de peinture reconnaîtront, depuis certains points du sentier, la composition presque exacte de la Source de la Loue peinte par Courbet en 1864 : la végétation a remarquablement peu changé en un siècle et demi, ce qui donne à la randonnée une dimension presque contemplative, rare sur un sentier aussi fréquenté en été.

Autre option pour prolonger la sortie : depuis Renédale, un sentier moins connu continue vers le village de Lods, classé parmi les plus beaux villages de France, ajoutant environ 5 km à l'itinéraire principal. Peu de randonneurs poussent jusque-là, ce qui en fait un excellent choix si vous cherchez à éviter la foule qui s'agglutine généralement près de la source en juillet-août.

Côté logistique, le parking d'Ouhans se remplit vite le week-end en saison ; arriver avant 9h30 reste le seul moyen fiable de trouver une place à moins de dix minutes à pied du site. Les transports en commun depuis Besançon existent mais restent rares, une voiture ou un covoiturage organisé via un club de randonnée simplifiant nettement l'accès à cette vallée.

La cascade et la source du Cusancin, à 40 km

Le mot cascade revient souvent dans les recherches sur les sentiers du secteur, et la vallée du Cusancin, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest, reste l'une des réponses les plus sûres. La source du Cusancin (25340 Cusance, noté 4.2/5 sur Google pour 89 avis), à Cusance, jaillit directement de la roche pour former une succession de vasques et de petites chutes sur son cours supérieur.

Le sentier qui longe la rivière depuis le village serpente en sous-bois, ombragé même en plein été, ce qui en fait une sortie agréable quand les gorges de la Loue, plus exposées, deviennent trop chaudes pour marcher confortablement. Comptez 5 km aller-retour pour la boucle classique, avec un dénivelé faible qui convient à une randonnée en famille.

Les vasques successives, d'un bleu-vert profond alimenté par les résurgences karstiques typiques du Doubs, invitent à la baignade en été, une pratique tolérée mais qui reste à votre propre appréciation tant l'eau demeure fraîche toute l'année, autour de 10 degrés en moyenne. En amont du village, un moulin réhabilité rappelle l'usage historique de la force hydraulique du Cusancin, qui a longtemps alimenté plusieurs scieries et une filature avant l'ère industrielle.

Peu fréquentée comparée à la source de la Loue, cette vallée reste l'une des meilleures options pour qui cherche une cascade autour de Besançon sans la foule estivale des sites plus connus. Les week-ends de juillet y restent d'ailleurs nettement plus calmes qu'à Ouhans, un critère qui pèse lourd pour beaucoup de randonneurs habitués du secteur.

Pour transformer la sortie en itinéraire plus complet, un sentier annexe relie le village de Cusance à celui de Belvoir, connu pour son château médiéval perché sur un éperon rocheux. La boucle totale grimpe alors à environ 12 km, une option pour les marcheurs qui souhaitent une journée complète plutôt qu'une simple demi-journée.

Niveau accès, aucune ligne de bus régulière ne dessert Cusance depuis Besançon, ce qui impose de venir en voiture ou de s'organiser via un club local. Le parking du village, gratuit et rarement saturé, reste toutefois un point de départ simple, à quelques mètres seulement du premier panneau de randonnée.

Le Cirque de Consolation et sa cascade cachée, à 55 km

Encore un peu plus loin, à environ 55 km de Besançon, le Cirque de Consolation referme la vallée du Dessoubre dans un amphithéâtre de falaises boisées qui a longtemps inspiré les peintres romantiques du XIXe siècle avant d'attirer les randonneurs d'aujourd'hui. C'est l'un des sites les plus spectaculaires du département, et pourtant l'un des moins connus au-delà du Doubs.

Le monastère de Consolation, dont les bâtiments actuels remontent au XVIIe siècle, marque le point de départ logique de la randonnée. De là, un sentier descend vers la cascade du Lançot (25520 Consolation-Maisonnettes, noté 4.6/5 sur Google pour 142 avis), une chute verticale de 47 mètres alimentée par la grotte-source du Lançot, particulièrement spectaculaire après quelques jours de pluie ou à la fonte des neiges.

La boucle complète du Cirque, qui grimpe ensuite vers les falaises pour redescendre par l'autre versant, totalise environ 9 km pour 300 mètres de dénivelé. C'est une randonnée exigeante mais jamais technique, avec plusieurs points de vue vertigineux sur le monastère en contrebas et la forêt qui tapisse l'intérieur du cirque.

L'automne reste sans doute la meilleure saison pour cette sortie : les hêtraies qui recouvrent les pentes du cirque virent au roux et au doré, un spectacle qui attire chaque année davantage de photographes, sans pour autant transformer le site en attraction bondée comme peuvent l'être certains sites plus proches de Besançon.

Un détail pratique à connaître avant de partir : le sentier vers la cascade est en partie taillé dans la roche humide, glissant après la pluie, et déconseillé aux personnes sujettes au vertige sur le tronçon qui longe la falaise. Prévoyez des bâtons de marche si vous en avez l'habitude, ils font une vraie différence sur cette portion.

Le village de Consolation-Maisonnettes ne compte qu'une poignée d'habitants permanents, ce qui signifie qu'aucun commerce ne permet de se ravitailler sur place en dehors de la buvette du monastère, ouverte de façon irrégulière selon la saison. Mieux vaut partir avec son pique-nique et suffisamment d'eau, particulièrement en été où l'ombre manque sur certains passages du plateau.

Pour les amateurs d'histoire religieuse, le monastère lui-même mérite une visite avant ou après la randonnée : reconstruit à plusieurs reprises au fil des siècles, il conserve une atmosphère particulière, presque suspendue, renforcée par l'isolement du site au fond de la vallée. La communauté qui l'anime aujourd'hui accueille occasionnellement des visiteurs pour de courtes présentations du lieu.

Ce site figure aussi parmi les randonnées régulièrement partagées par les utilisateurs de Visorando, la communauté mettant en avant la difficulté du dénivelé mais aussi la rareté du site parmi les randonnées du Doubs les mieux notées. Suivre un tracé Visorando existant reste d'ailleurs une bonne option pour cette sortie, le balisage officiel restant parfois discret sur les sections en sous-bois.

Enfin, si le temps le permet, poussez jusqu'aux gorges du Nouailley, à quelques kilomètres, pour une variante plus longue. Peu de guides mentionnent cette extension, ce qui en fait une bonne option pour les randonneurs qui reviennent une seconde fois dans le secteur et cherchent à sortir des sentiers les plus fréquentés du Cirque.

Saut du Doubs
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Le Saut du Doubs : la randonnée à 100 km de Besançon

Si une seule randonnée devait justifier une sortie à la journée complète loin de Besançon, ce serait celle-ci. Le Saut du Doubs, à environ 100 km par la route via Morteau et Villers-le-Lac, reste la chute d'eau la plus impressionnante du massif jurassien, avec ses 27 mètres de hauteur.

Le sentier classique part du parking des Terres Rouges, à Villers-le-Lac, et longe d'abord le lac de Chaillexon (25130 Villers-le-Lac, noté 4.5/5 sur Google pour 112 avis), une retenue naturelle formée par le Doubs à la frontière suisse, avant de rejoindre la chute proprement dite après environ 5 km de marche facile en sous-bois.

Deux belvédères permettent d'observer la chute sous des angles différents, le premier en surplomb, le second au niveau de l'eau après une descente plus raide d'une centaine de marches. Prévoyez de bonnes chaussures, la roche autour du second point de vue reste humide en permanence à cause des embruns.

Une alternative existe pour ceux qui préfèrent ménager leurs jambes : un bateau relie Villers-le-Lac au pied du site en été, ce qui permet de combiner navigation sur le lac et randonnée courte jusqu'à la chute, sans les 10 km aller-retour du sentier complet. Beaucoup de familles bisontines choisissent cette formule mixte pour une sortie d'une journée sans fatigue excessive.

Le Saut du Doubs marque historiquement la frontière naturelle entre la France et la Suisse, le Doubs traçant ici un coude spectaculaire avant de plonger dans le vide. Cette position frontalière explique en partie la richesse touristique du site, fréquenté depuis le XIXe siècle par les curistes de la région qui venaient déjà en calèche observer la chute.

Pour les randonneurs qui souhaitent éviter la cohue estivale, un sentier alternatif part du côté suisse, au Locle, et rejoint le site par un chemin nettement moins emprunté, avec des vues tout aussi spectaculaires sur le lac de Chaillexon. Cette option demande simplement de prévoir une pièce d'identité, la frontière ne présentant en temps normal aucun contrôle mais restant une frontière internationale.

Autre variante possible pour les marcheurs les plus motivés : prolonger la randonnée vers les gorges du Doubs en amont du lac, ce qui transforme la sortie d'une demi-journée en véritable itinéraire à la journée, avec pique-nique au bord de l'eau en milieu de parcours.

Avec la route depuis Besançon, comptez une journée complète pour profiter pleinement du site, entre le trajet, la randonnée et une pause déjeuner à Villers-le-Lac, réputée pour ses spécialités à base de comté et de morteau. Niveau accès depuis Besançon, la ligne de train vers Morteau puis un court trajet en bus ou en covoiturage jusqu'à Villers-le-Lac reste possible pour qui ne souhaite pas conduire. Plusieurs clubs de randonnée de la région organisent d'ailleurs des sorties collectives vers ce site au moins une fois par saison, une bonne option pour découvrir le Saut du Doubs sans se soucier de la logistique.

Les grottes d'Osselle et la vallée du Doubs, à 15 km au sud

Moins spectaculaire à l'œil nu mais tout aussi surprenant, le secteur sud de Besançon cache les grottes d'Osselle (3 Rue des Grottes, 25320 Roset-Fluans, noté 4.5/5 sur Google pour 1 827 avis), à environ 15 km du centre-ville en suivant la vallée du Doubs. La visite guidée sous terre, longue d'environ 1h15, se double d'une petite randonnée en surface le long du fleuve, une bonne option pour varier les plaisirs après plusieurs jours de sentiers en plein air.

Au-dessus des grottes, un sentier de crête offre une vue dégagée sur la boucle du Doubs qui serpente vers le sud, un point de vue nettement moins fréquenté que ceux évoqués plus haut dans ce guide. Comptez environ 4 km pour la boucle complète en surface, un format court qui se combine facilement avec la visite souterraine.

Ce secteur reste également accessible en suivant la voie verte évoquée plus tôt le long des quais de Besançon, ce qui permet, pour les cyclistes randonneurs, de relier le centre-ville aux grottes sans reprendre la voiture. Une option à considérer pour qui dispose d'une journée entière et souhaite combiner plusieurs formats de découverte, à pied et à vélo.

La grotte elle-même reste fraîche toute l'année, autour de 13 degrés, ce qui en fait une bonne option de repli si la chaleur rend les sentiers en plein soleil trop pénibles en plein été. Les stalactites et concrétions calcaires, formées sur plusieurs millénaires, complètent utilement la découverte géologique entamée avec les sources karstiques de la Loue et du Cusancin décrites plus haut. Prévoir une petite laine même en été reste un conseil que beaucoup de visiteurs négligent avant d'entrer sous terre, la différence de température avec l'extérieur se faisant sentir dès les premières dizaines de mètres de galerie.

Randonnées express à moins de 10 km : la sélection pour une demi-journée

Tout le monde n'a pas une journée entière à consacrer à la randonnée, et Besançon regorge justement de boucles courtes, réalisables en 10 km ou moins sans sortir vraiment de l'agglomération. Cette sélection complète les itinéraires déjà présentés pour qui cherche une sortie de deux à trois heures maximum.

La boucle des forts, décrite plus haut, reste l'option la plus complète pour qui veut associer patrimoine et effort physique modéré. Pour une version plus courte, limiter la sortie au tronçon Citadelle-Fort Griffon ramène la distance à environ 3 km, un format compatible avec une pause déjeuner en ville juste après.

Le belvédère de la Roche d'Or à Chalezeule, évoqué précédemment, reste également l'un des meilleurs choix pour une sortie courte, tout comme les 3 km les plus faciles de la forêt de Chailluz depuis le parking principal.

Un itinéraire moins connu complète utilement cette sélection : la colline de Bregille, sur la rive droite du Doubs face à la Citadelle, propose un sentier de 5 km avec un dénivelé modéré et une vue en contrepoint sur les fortifications de Vauban, depuis l'autre côté de la rivière. Peu de guides mentionnent ce versant, pourtant tout aussi photogénique que le côté Citadelle.

Pour une sortie en fin de journée, la promenade des quais associée à un aller-retour jusqu'au Parc Micaud reste imbattable en simplicité, sans dénivelé ni difficulté technique, praticable même pour qui n'a vraiment pas envie de se changer après le travail.

Ce qui rassemble toutes ces sorties courtes, c'est l'absence de contrainte logistique : aucune ne nécessite de voiture, la plupart démarrent à moins de vingt minutes à pied d'un arrêt de bus ou de tram, et toutes se terminent suffisamment tôt pour enchaîner avec un déjeuner ou un dîner en ville. C'est une différence notable avec les randonnées présentées plus haut vers la Loue, le Cusancin ou le Saut du Doubs, qui demandent toutes une voiture et une bonne partie de la journée.

Pour les visiteurs de passage à Besançon sur un week-end court, combiner deux de ces boucles courtes en une seule journée, par exemple la Roche d'Or le matin et la boucle des forts l'après-midi, offre un aperçu complet de ce que le secteur peut proposer sans jamais quitter l'agglomération.

groupe randonnée montagne
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Rejoindre un club de randonnée près de Besançon

Marcher accompagné change souvent la donne, surtout sur les itinéraires plus longs comme ceux du Cirque de Consolation ou du Saut du Doubs. Besançon compte plusieurs clubs de randonnée actifs, affiliés pour la plupart à la Fédération Française de Randonnée Pédestre, qui organisent des sorties hebdomadaires ou mensuelles ouvertes aux non-adhérents pour un premier essai.

Ces clubs publient généralement leur programme sur leur site ou via l'office de tourisme du Grand Besançon, avec un niveau de difficulté indiqué pour chaque sortie, du parcours familial de 8 km au format sportif dépassant les 20 km avec fort dénivelé. C'est souvent le moyen le plus simple de découvrir des itinéraires moins documentés en ligne, transmis par des randonneurs qui arpentent le secteur depuis des décennies.

Pour ceux qui préfèrent l'autonomie, notre sélection Ryo des activités à Besançon référence par ailleurs plusieurs prestataires locaux qui organisent des sorties encadrées ponctuelles, une option intermédiaire entre le club engagé sur l'année et la randonnée totalement en solo.

Rejoindre un club présente aussi un avantage pratique non négligeable pour les sorties les plus éloignées de ce guide : le covoiturage organisé en amont, qui évite de conduire seul jusqu'à Villers-le-Lac ou jusqu'au Cirque de Consolation, et le partage des connaissances sur l'état des sentiers selon la saison, une information qui manque souvent aux applications de randonnée classiques.

Bien préparer sa randonnée : saison, matériel, cartes

Le Doubs et le Jura voisin cumulent des randonnées très différentes en termes d'exigence, ce qui impose d'adapter sa préparation selon l'itinéraire choisi dans ce guide. Une boucle des forts en centre-ville ne demande rien de plus que des baskets correctes, tandis que le Cirque de Consolation ou le Saut du Doubs justifient de vraies chaussures de randonnée avec une bonne accroche.

Côté saison, le printemps et l'automne restent les périodes les plus confortables pour les sorties les plus longues, la chaleur estivale rendant les gorges de la Loue et le Cusancin particulièrement pénibles en milieu de journée faute d'ombre suffisante sur certains tronçons. L'hiver, en revanche, transforme la forêt de Chailluz et la boucle des forts en sorties tout à fait praticables, à condition d'accepter un sol parfois gelé ou boueux.

Pour la préparation des itinéraires, les cartes IGN au 1:25 000 restent la référence la plus fiable, complétées utilement par un tracé Visorando téléchargé à l'avance : la communauté y détaille souvent des variantes ou des alertes sur un passage temporairement fermé, une information rarement mise à jour sur les cartes papier.

Enfin, un dernier réflexe simple à adopter avant chaque sortie plus longue que 10 km : prévenir un proche de l'itinéraire prévu et de l'heure de retour estimée. Les gorges de la Loue et le Cirque de Consolation comptent parmi les secteurs du Doubs les moins couverts par le réseau mobile, un détail qui surprend souvent les randonneurs venus de zones urbaines mieux équipées.

Emporter systématiquement plus d'eau que nécessaire reste également valable même sur les circuits courts de ce guide : les sources rencontrées en chemin, aussi limpides soient-elles, ne sont pas toutes potables sans traitement, la source du Cusancin et celle de la Loue comprises.

FAQ

Quelle est la plus belle randonnée autour de Besançon ?

Difficile de trancher tant les registres diffèrent, mais le Cirque de Consolation et sa cascade cachée réunissent le plus de superlatifs, entre falaises boisées, monastère isolé et faible fréquentation comparée aux gorges de la Loue. Pour une option plus accessible sans voiture, la boucle des forts depuis la Citadelle reste la valeur sûre, avec un patrimoine classé à l'UNESCO en toile de fond de chaque montée.

Où faire une randonnée de moins de 10 km autour de Besançon ?

La boucle des forts, la forêt de Chailluz depuis son parking principal et le belvédère de la Roche d'Or à Chalezeule couvrent tous les trois moins de 10 km et démarrent à moins de vingt minutes du centre-ville. Ce sont les options à privilégier pour une sortie de deux à trois heures sans voiture ni logistique particulière.

Où voir une cascade autour de Besançon ?

Deux sites répondent bien à cette recherche : la source du Cusancin, à 40 km, avec ses vasques successives en sous-bois, et la cascade du Lançot dans le Cirque de Consolation, à 55 km, une chute de 47 mètres au pied des falaises. Le Saut du Doubs, à 100 km, reste toutefois la chute la plus impressionnante du secteur si vous acceptez une journée complète de sortie.

Comment rejoindre le Saut du Doubs depuis Besançon ?

Comptez environ 100 km par la route via Morteau et Villers-le-Lac, soit un peu plus d'une heure de trajet. Le train dessert Morteau, avec une correspondance en bus ou en covoiturage jusqu'à Villers-le-Lac, mais la voiture reste nettement plus pratique compte tenu des horaires limités de cette liaison.

Existe-t-il un club de randonnée à Besançon pour débutants ?

Oui, plusieurs clubs affiliés à la Fédération Française de Randonnée Pédestre organisent des sorties ouvertes aux non-adhérents pour un premier essai, avec des niveaux de difficulté variés. L'office de tourisme du Grand Besançon centralise généralement les programmes de la saison en cours.

Peut-on suivre un itinéraire Visorando autour de Besançon ?

Absolument, la communauté Visorando référence de nombreux tracés dans le secteur, y compris certaines variantes du Cirque de Consolation moins documentées ailleurs. Télécharger un tracé avant de partir reste une bonne pratique complémentaire aux cartes IGN, notamment pour repérer un passage fermé ou modifié récemment.

Quelle est la meilleure saison pour randonner autour de Besançon ?

Le printemps et l'automne restent les saisons les plus confortables pour les sorties longues comme le Cirque de Consolation ou les gorges de la Loue, moins exposées à la chaleur estivale. L'hiver convient très bien aux boucles urbaines de Besançon, forêt de Chailluz comprise, à condition d'accepter un sol parfois gelé.

Douze itinéraires, du sentier urbain de la boucle des forts jusqu'à la chute d'eau du Saut du Doubs à 100 km, suffisent rarement à épuiser tout ce que la randonnée autour de Besançon a à offrir. La ville elle-même, enroulée dans sa boucle du Doubs et couronnée par la Citadelle de Vauban, reste un point de départ rare qui associe patrimoine classé et accès direct à des paysages nettement plus sauvages, du Jura jusqu'aux gorges de la Loue.

Que vous cherchiez une boucle de moins de 10 km pour une fin d'après-midi, une cascade à découvrir en famille ou une sortie à la journée vers le Saut du Doubs, chaque itinéraire de ce guide indique la distance et le niveau requis pour organiser votre sortie sans mauvaise surprise. Rejoindre un club local reste la meilleure option pour progresser sur les parcours les plus exigeants, tandis qu'un tracé Visorando bien choisi suffit largement pour les boucles plus courtes.

Avant ou après vos sorties en plein air, prenez le temps d'explorer à pied le centre historique avec le parcours audioguidé Ryo de Besançon : il complète naturellement cette sélection de randonnées en racontant l'histoire de la ville que vous aurez arpentée, vue d'en haut, depuis chacun des belvédères de ce guide.