
Les plus beaux villages de Savoie à visiter en 2026
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À 1 800 mètres d'altitude, les toits de lauzes de Bonneval-sur-Arc affichent encore la silhouette qu'ils avaient il y a deux siècles, alors qu'à quelques kilomètres de là, les télésièges de Val d'Isère tournent à plein régime dès les premières neiges. Cette juxtaposition résume assez bien la Savoie : un département où les glaciers de la Vanoise côtoient des hameaux qui n'ont jamais renoncé à leur vocation agricole. Avant de partir à la recherche des plus beaux villages de Savoie, un détour par Chambéry, la capitale historique du duché, aide à comprendre d'où vient cette identité montagnarde si particulière. Le parcours audioguidé Ryo de Chambéry raconte justement huit siècles d'histoire savoyarde entre le château des ducs et les ruelles de la vieille ville.
Cette sélection mêle cités classées et hameaux presque confidentiels : un village où la sculpture du diable en bois se transmet depuis le XIXe siècle, un fort militaire construit pour surveiller un ennemi qui n'a finalement jamais attaqué, un tremplin olympique toujours en activité et un lac artificiel qui a englouti un village entier en 1952. On y croise aussi des alpages où se fabrique encore le Beaufort à l'ancienne, un col mythique du Tour de France, et un aperçu de la Haute-Savoie voisine pour ceux qui hésitent entre les deux départements. Chaque étape a sa personnalité, son altitude et sa meilleure saison : ce guide vous aide à composer un itinéraire cohérent plutôt qu'une simple liste de noms.

Bonneval-sur-Arc : le plus haut village classé de Savoie
Bonneval-sur-Arc (Bonneval-sur-Arc, 73480 Bonneval-sur-Arc, noté 4.7/5 sur Google pour 1,2K avis) occupe le fond de la vallée de la Haute-Maurienne, à un jet de pierre du Col de l'Iseran, le plus haut col routier des Alpes avec ses 2 770 mètres. Le village est labellisé Plus Beaux Villages de France depuis 1977, une distinction rare puisqu'il en est aujourd'hui le seul représentant du département de la Savoie.
Ce qui frappe en arrivant, ce sont les toitures de lauzes, ces dalles de schiste posées à même la charpente pour résister au poids de la neige. Un règlement d'urbanisme strict interdit toute construction qui ne respecterait pas ce style, et vous ne verrez ni ligne électrique aérienne ni antenne dépasser des toits : tout a été enterré ou dissimulé pour préserver la silhouette du bourg. Cela explique pourquoi le hameau du Villaron, à l'entrée du village, semble figé dans le temps. Les ruelles pavées, les fontaines en pierre et les granges attenantes aux maisons racontent une économie agropastorale qui a longtemps précédé le tourisme. Avec à peine 300 habitants à l'année, Bonneval reste avant tout un village vivant, pas un décor reconstitué.
En été, vous pouvez emprunter le sentier qui longe l'Arc jusqu'au hameau de l'Écot, autre curiosité architecturale du secteur souvent utilisée comme décor de cinéma, ou pousser jusqu'au Parc national de la Vanoise tout proche. Le célèbre sentier de grande randonnée GR5 traverse d'ailleurs la Haute-Maurienne, et les glaciers accessibles depuis le village en font un terrain d'alpinisme réputé dès le mois de juin. En hiver, la station reste volontairement modeste : quelques remontées mécaniques, un domaine à taille humaine, loin de l'agitation de Val d'Isère ou de Tignes. Beaucoup de visiteurs ne font que traverser Bonneval-sur-Arc en direction du col ; prendre une heure pour flâner change complètement la perception du lieu.
Bessans et Termignon, l'âme secrète de la Haute-Maurienne
À quelques kilomètres en aval, Bessans cultive une tradition unique en Savoie : la sculpture des diables en bois, ces figurines grimaçantes que les habitants façonnent depuis le XIXe siècle et qui ornent aujourd'hui boutiques et façades. La chapelle Saint-Antoine, à l'écart du bourg, conserve des fresques du XVe siècle représentant les sept péchés capitaux. Les fresques de la chapelle, longtemps menacées par l'humidité, ont fait l'objet d'une restauration soignée et se découvrent lors de visites guidées organisées en saison par l'office de tourisme. Perché à 1 750 mètres sur un plateau ensoleillé, Bessans est aussi l'un des hauts lieux du ski nordique en France : ses vastes espaces de fond et son stade de biathlon attirent chaque hiver des athlètes venus s'entraîner en altitude.
Termignon, lui, sert surtout de porte d'entrée côté Maurienne au Parc national de la Vanoise. Depuis 2017, il fait partie de la commune nouvelle de Val-Cenis, née du regroupement de plusieurs villages voisins. Les gourmets connaissent son nom pour une raison précise : le bleu de Termignon, fromage à pâte persillée fabriqué en très petite quantité dans les alpages environnants, compte parmi les plus rares de France et se négocie parfois plusieurs mois à l'avance. Le village reste résidentiel toute l'année, sans grande station de ski à proximité immédiate, ce qui en fait une base tranquille pour les randonneurs qui veulent éviter la foule des stations voisines.


Aussois et le fort de l'Esseillon, sentinelle de la Vanoise
Aussois domine la vallée de la Maurienne à 1 500 mètres d'altitude, avec une vue directe sur les glaciers de la Dent Parrachée. Le village lui-même a conservé son plan traditionnel autour de l'église et de ses fontaines, mais c'est surtout la Barrière de l'Esseillon qui attire les visiteurs curieux d'histoire militaire.
Ce système de cinq forts, construit entre 1815 et 1830 par le royaume de Sardaigne, devait verrouiller la vallée contre une invasion française qui n'a jamais eu lieu. Baptisés du nom des princes de la maison de Savoie, ils s'étagent de part et d'autre de l'Arc, reliés par des sentiers qui se parcourent en une belle demi-journée de marche. Le Fort Victor-Emmanuel (Aussois, 73500 Aussois, noté 4.6/5 sur Google pour 1 255 avis), le plus imposant, se visite aujourd'hui et offre un panorama complet sur la Haute-Maurienne. Autour du village, deux lacs de barrage, le Plan d'Amont et le Plan d'Aval, permettent des balades faciles en famille, et le monolithe de Sardières, une aiguille calcaire de plus de 90 mètres dressée dans la forêt voisine, mérite le petit détour. Aussois a la particularité de proposer un domaine skiable relié à celui de La Norma sans jamais perdre son caractère de village savoyard, ce qui n'est pas si fréquent dans les Alpes françaises.
Val d'Isère et Tignes : deux villages historiques sous les pistes
Difficile d'imaginer, en découvrant les hôtels et chalets contemporains de Val d'Isère, que le village conserve un noyau ancien authentique. L'église Saint-Bernard de Menthon (Val d'Isère, 73150 Val d'Isère, noté 4.6/5 sur Google pour 12 avis), du XVe siècle, et les hameaux périphériques du Fornet et du Manchet gardent l'architecture traditionnelle en pierre et bois, à l'écart de la station principale bâtie à partir des années 1930.
Val d'Isère a accueilli les épreuves de ski alpin des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville en 1992, sur la face de Bellevarde, aujourd'hui toujours utilisée en Coupe du monde. C'est aussi ici qu'a grandi le triple champion olympique Jean-Claude Killy, qui a donné son nom au domaine skiable reliant la station à Tignes. La vallée continue jusqu'au Col de l'Iseran, offrant l'un des plus beaux itinéraires routiers de Savoie, ouvert seulement quelques mois par an.
Tignes, quelques kilomètres plus bas, a une histoire plus douloureuse : le village originel a été englouti en 1952 sous les eaux du barrage hydroélectrique du Chevril, l'un des plus hauts de France, construit pour alimenter la vallée en électricité. Les anciens habitants ont dû être relogés, et une partie d'entre eux a fondé le village actuel de Tignes-les-Boisses.
Le lac artificiel qui a pris la place du hameau disparu s'est depuis transformé en base nautique très fréquentée l'été. Ce passé explique aussi pourquoi Tignes mise autant sur le ski d'été : le glacier de la Grande Motte, qui culmine à plus de 3 400 mètres et se rejoint par funiculaire, permet de skier presque toute l'année, une rareté qui compense en partie la perte du village historique.


Arêches-Beaufort, le berceau du fromage AOP
Arêches-Beaufort occupe le cœur du Beaufortain, ce massif un peu à l'écart des grands axes touristiques de la Tarentaise. Le village a donné son nom au Beaufort, fromage AOP que le gastronome Brillat-Savarin surnommait déjà le « prince des gruyères », produit selon des méthodes largement inchangées depuis la création de la coopérative laitière du Beaufortain en 1961.
Les alpages environnants restent exploités en été par des bergers qui montent encore le troupeau à pied, une transhumance que vous pouvez croiser en randonnant vers le Lac de Roselend (Beaufort, 73270 Beaufort, noté 4.8/5 sur Google pour 742 avis), retenue turquoise créée dans les années 1960 par un barrage hydroélectrique.
Au-dessus du lac, le Cormet de Roselend, col ouvert l'été, bascule vers Bourg-Saint-Maurice et compte parmi les routes d'altitude les plus photogéniques du secteur. Le bourg d'Arêches conserve ses chalets en bois sombre typiques du Beaufortain, très différents des constructions en pierre de la Maurienne voisine. Chaque printemps, il accueille la Pierra Menta, une course de ski-alpinisme réputée parmi les plus exigeantes d'Europe, qui rassemble l'élite de la discipline sur quatre jours. En hiver, la station reste modeste comparée à Courchevel ou Val d'Isère, ce qui séduit une clientèle qui cherche justement à fuir l'agitation.
Courchevel Le Praz, le vrai village derrière les paillettes
Lorsqu'on évoque Courchevel, on pense d'abord aux boutiques de luxe de Courchevel 1850. Courchevel Le Praz, fondé en 1946 au fond de la vallée, à 1 300 mètres, raconte une autre histoire. C'est le hameau d'origine, celui qui existait avant la création de la station moderne.
Son tremplin olympique, construit pour les Jeux d'Albertville 1992, accueille encore aujourd'hui des compétitions de saut à ski et de combiné nordique. Les chalets en bois du Praz, plus anciens et plus modestes que ceux des stations d'altitude, gardent une ambiance de vrai village savoyard, avec une vie locale qui continue en dehors des périodes de vacances scolaires. Vous y trouverez des prix nettement plus raisonnables qu'à Courchevel 1850, pour un accès identique au domaine skiable des 3 Vallées, le plus vaste espace relié au monde avec plus de 600 kilomètres de pistes. Les curieux pourront aussi observer les manœuvres impressionnantes des petits avions sur l'altiport de Courchevel, dont la piste en forte pente reste l'une des plus délicates d'Europe.


Valloire, entre Maurienne et col du Galibier
Valloire doit une bonne partie de sa notoriété au cyclisme : le village se trouve au pied du Col du Galibier (Col du Galibier, 73450 Valloire, noté 4.8/5 sur Google pour 1 795 avis), 2 642 mètres, régulièrement emprunté par le Tour de France, ainsi que du col du Télégraphe.
L'église Saint-Pierre, de style baroque savoyard, contraste avec la sobriété du reste du village et mérite une halte pour son retable doré, l'un des plus riches de la Maurienne. En hiver, Valloire organise un concours international de sculptures sur neige et sur glace qui transforme le centre du village en galerie à ciel ouvert. En dehors des mois d'été où les cyclistes envahissent les routes environnantes, la station reste familiale, moins courue que ses voisines de Tarentaise, et son forfait sensiblement moins cher.
Peisey-Nancroix et La Rosière, balcons sur la Tarentaise
Peisey-Nancroix regroupe plusieurs hameaux, dont Plan-Peisey et Nancroix, en lisière du Parc national de la Vanoise. L'architecture y reste très traditionnelle, avec des fermes en pierre et bois qui contrastent avec les résidences modernes de Les Arcs, la station voisine à laquelle le village est relié par télécabine. C'est aussi ici que part le Vanoise Express, un téléphérique à deux étages qui franchit la vallée pour rejoindre La Plagne et former l'immense domaine de Paradiski. Le baroque savoyard s'y admire dans le sanctuaire de Notre-Dame-des-Vernettes, niché dans les alpages au-dessus du village.
La Rosière, plus haut dans la vallée, occupe un plateau ensoleillé à la frontière italienne, face à La Thuile. L'Espace San Bernardo relie les deux domaines skiables franco-italiens, et l'on peut déjeuner d'un côté de la frontière pour skier de l'autre l'après-midi. Le village voisine avec le col du Petit-Saint-Bernard, que la légende associe au passage d'Hannibal et de ses éléphants vers l'Italie, et conserve une atmosphère de balcon tranquille sur toute la Tarentaise, sans jamais atteindre la densité touristique de Val d'Isère.


Chambéry et Aix-les-Bains, les portes d'entrée vers les villages
Avant ou après une virée en montagne, deux villes valent le détour pour comprendre la Savoie dans son ensemble. Chambéry, capitale historique du duché, concentre le château des ducs de Savoie, la vieille ville aux façades colorées et la célèbre fontaine des Éléphants, érigée en 1838 en hommage au général de Boigne et surnommée avec malice « les quatre sans cul » par les Chambériens, puisque les quatre pachydermes n'ont qu'un avant-train. Sur la place, la halle et les vieilles enseignes rappellent que Chambéry fut longtemps une ville de foires, carrefour commercial entre la France, l'Italie et la Suisse. La cathédrale, dite Sainte-Chapelle, abrite le plus vaste décor en trompe-l'œil d'Europe, peint au XIXe siècle pour imiter des voûtes gothiques.
Jean-Jacques Rousseau a lui-même vécu quelques années aux Charmettes, en périphérie de la ville, une maison-musée qui se visite encore aujourd'hui et où il situe certaines des plus belles pages des « Confessions ». Le guide audio Ryo de Chambéry, la capitale historique de la Savoie détaille ce passé en 23 étapes commentées, de quoi comprendre en une heure et demie l'histoire d'une région qui n'a rejoint la France qu'en 1860.
Aix-les-Bains, à une vingtaine de minutes, s'est développée autour de ses thermes, exploités depuis l'époque romaine, et borde le lac du Bourget, le plus grand lac naturel d'origine glaciaire de France.
C'est ce plan d'eau qui inspira à Lamartine son poème « Le Lac », l'un des plus célèbres du romantisme français. La rive opposée abrite l'abbaye royale de Hautecombe, nécropole des princes de la maison de Savoie, accessible en bateau depuis le Grand Port. Le Ryocity Aix-les-Bains, la Riviera des Alpes couvre en 14 audios ce patrimoine thermal et lacustre, une bonne façon d'organiser sa visite avant de reprendre la route vers les hauteurs de la Maurienne ou de la Tarentaise.
Et du côté de la Haute-Savoie ? Yvoire, Megève et La Clusaz
La quête des villages savoyards déborde souvent, dans les intentions des voyageurs, sur le département voisin de la Haute-Savoie. Les deux territoires appartenaient au même duché avant 1860, et la confusion est bien compréhensible.
Yvoire, sur la rive française du lac Léman, porte lui aussi le label Plus Beaux Villages de France. Ses ruelles fleuries, son château d'Yvoire (Place de la Mairie, 74140 Yvoire, noté 4.6/5 sur Google pour 593 avis) du XIVe siècle et ses remparts médiévaux en font l'un des villages les plus photographiés de la région, en particulier au printemps quand les façades disparaissent sous les géraniums. Ne manquez pas le Jardin des Cinq Sens, aménagé dans l'ancien potager du château.
Megève occupe une place à part : le village a été façonné dans les années 1920 par la famille Rothschild, qui cherchait une alternative aux stations suisses alors en vogue. Le résultat est une station chic mais qui a su conserver son clocher à bulbe et ses ruelles pavées, contrairement à des stations bâties entièrement à neuf dans les années 1960 et 1970.
Plus près des Aravis, La Clusaz et Le Grand Bornand partagent un patrimoine agropastoral tourné vers le reblochon, fromage à pâte molle produit dans un rayon très précis autour de ces deux villages. Les fermes traditionnelles, encore en activité, se visitent souvent en direct pendant la période estivale. Un peu plus au nord, dans le Chablais, Abondance vaut également le détour pour son abbaye du XIIe siècle et son propre fromage AOP. Ces villages ne figurent pas dans la sélection savoyarde à proprement parler, mais ils complètent utilement un séjour centré sur les Alpes du Nord pour qui cherche aussi les plus beaux villages de Haute-Savoie.

Quand partir : chaque saison sa Savoie
La saison change complètement l'expérience selon les lieux. L'été, de juin à septembre, convient particulièrement à Bonneval-sur-Arc, Peisey-Nancroix ou Arêches-Beaufort, où les sentiers de randonnée sont dégagés et les alpages en pleine activité pastorale. C'est aussi la période où les cols comme le Galibier ou l'Iseran sont ouverts à la circulation, et où les fêtes de village et marchés de producteurs animent les places.
L'hiver, de décembre à avril, met en valeur les bourgs liés aux grands domaines skiables : Val d'Isère, Tignes, Courchevel Le Praz. Vous profitez alors des mêmes pistes que les stations voisines, souvent pour un budget hébergement moins élevé si vous logez dans les hameaux d'origine plutôt qu'en front de neige.
Entre les deux, le printemps et l'automne restent des périodes creuses côté fréquentation, avec l'inconvénient que certains commerces et remontées ferment temporairement, mais avec l'avantage de lumières superbes et de tarifs cassés. Si vous visitez plutôt Chambéry ou Aix-les-Bains, ces contraintes saisonnières disparaissent largement : les deux villes se visitent toute l'année.

Où loger pour rayonner dans la région
Deux logiques s'opposent pour organiser un séjour. La première consiste à loger directement en montagne, ce qui maximise l'immersion mais limite le choix d'hébergement hors saison touristique, en particulier à Bonneval-sur-Arc ou Aussois où l'offre reste modeste et se réserve tôt.
La seconde logique, souvent plus pratique en dehors des vacances scolaires, consiste à établir une base à Chambéry ou Aix-les-Bains. Vous bénéficiez d'un choix d'hôtels plus large, d'une bonne desserte ferroviaire et routière vers les vallées de la Maurienne et de la Tarentaise, et d'un accès facile aux communes situées autour du lac du Bourget. L'article 12 villages autour du lac du Bourget à découvrir recense d'ailleurs plusieurs étapes complémentaires à celles de cette sélection, à moins de trente minutes d'Aix-les-Bains. Pour un budget serré, les gîtes de groupe et refuges d'altitude offrent une alternative souvent chaleureuse, à condition de réserver plusieurs semaines à l'avance en pleine saison.
Organiser son itinéraire
La voiture reste indispensable pour ce type de parcours : les liaisons en transports en commun entre communes de montagne sont rares, souvent limitées à quelques bus saisonniers. Deux axes structurent la région : l'autoroute A43 remonte la vallée de la Maurienne jusqu'à Modane, desservant Aussois, Valloire et l'accès à Bonneval-sur-Arc et Bessans ; l'autoroute A430 puis la route de la Tarentaise mènent à Peisey-Nancroix, Val d'Isère, Tignes et La Rosière.
Comptez environ 1h30 de route entre Chambéry et Val d'Isère, un peu moins pour rejoindre Valloire ou Aussois. En hiver, les pneus neige ou chaînes sont obligatoires sur la plupart de ces axes en vertu de la loi Montagne, et certains cols de haute altitude comme l'Iseran ou le Galibier ferment complètement entre novembre et mai. Les week-ends de vacances scolaires, prévoyez de la marge : les vallées de la Tarentaise concentrent alors un trafic considérable, et la gare de Bourg-Saint-Maurice, terminus du train, sature rapidement.
Pour un itinéraire complet, prévoyez 4 à 5 jours : une journée pour Chambéry et Aix-les-Bains, deux journées côté Maurienne (Aussois, Bessans, Bonneval-sur-Arc), une à deux journées côté Tarentaise (Val d'Isère, Tignes, Arêches-Beaufort). Vous pouvez compléter cette boucle par une incursion en Haute-Savoie si le temps le permet, notamment vers Yvoire ou les Aravis. Avant de partir, notre application Ryo permet de préparer chaque étape urbaine du parcours avec des itinéraires audioguidés téléchargeables hors ligne, utiles dans des vallées où le réseau mobile reste parfois capricieux.

FAQ
Quel est le plus beau village de Savoie ?
La réponse reste subjective, mais Bonneval-sur-Arc revient le plus souvent dans les classements grâce à son label Plus Beaux Villages de France et à ses toitures de lauzes préservées. Aussois, pour son fort militaire, et Arêches-Beaufort, pour son terroir fromager, arrivent généralement juste derrière selon les critères retenus.
Quels villages sont classés parmi Les Plus Beaux Villages de France ?
En Savoie (département 73), seul Bonneval-sur-Arc porte officiellement ce label, depuis 1977. En Haute-Savoie voisine, Yvoire bénéficie de la même distinction, ce qui explique pourquoi ces deux noms reviennent souvent ensemble dans les recherches sur la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Quel est le plus petit village de Haute-Savoie ?
Plusieurs petites communes du Chablais et du Faucigny comptent moins de 200 habitants à l'année. Ces hameaux ne figurent pas systématiquement dans les guides touristiques classiques, mais offrent une immersion rurale plus poussée que les stations connues comme Megève ou La Clusaz.
Peut-on les visiter en été ?
Oui, et l'été convient même mieux à certains d'entre eux. Bonneval-sur-Arc, Peisey-Nancroix ou Arêches-Beaufort révèlent leurs sentiers de randonnée et leurs alpages en activité entre juin et septembre, une période où les cols de montagne restent ouverts à la circulation.
Combien de jours faut-il pour un séjour complet ?
Comptez 4 à 5 jours pour une boucle incluant Chambéry, la vallée de la Maurienne et celle de la Tarentaise. Un week-end de 2 à 3 jours suffit pour se concentrer sur un seul secteur, par exemple Bonneval-sur-Arc et Aussois côté Maurienne.
Faut-il skier pour apprécier ces bourgs en hiver ?
Non. Les villages historiques comme Courchevel Le Praz ou Val d'Isère se visitent aussi à pied, en dehors des pistes, et Chambéry comme Aix-les-Bains proposent une offre culturelle et thermale qui n'a rien à voir avec le ski.
Quelle est la différence entre la Savoie et la Haute-Savoie ?
La distinction est purement administrative : les deux départements sont issus du même duché de Savoie, rattaché à la France en 1860 puis divisé en Savoie (73) et Haute-Savoie (74). Les traditions architecturales et gastronomiques restent proches, avec quelques spécificités locales comme le Beaufort d'un côté et le reblochon de l'autre.
En résumé : composez votre Savoie
Des hameaux de haute Maurienne aux rives thermales du lac du Bourget, cette diversité explique pourquoi la Savoie continue d'attirer des visiteurs bien au-delà de la seule saison de ski. Que vous choisissiez de dormir dans un chalet d'Arêches-Beaufort ou de poser vos valises à Chambéry pour rayonner ensuite vers les vallées, chaque étape raconte une facette différente de l'histoire savoyarde : l'authenticité agropastorale à Bonneval, la mémoire militaire à Aussois, la fièvre olympique à Val d'Isère, la table à Termignon ou dans le Beaufortain. Prenez le temps de choisir votre camp de base et votre saison, quitte à revenir : un seul voyage suffit rarement à en faire le tour. Le parcours audioguidé Ryo de Chambéry reste un bon point de départ pour cadrer ce périple avant de prendre la route vers les sommets.
