
Route des crêtes vosges : itinéraire complet en 2026
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Sur la crête du Grand Ballon, le vent souffle souvent à plus de 60 km/h, même en plein été, pendant que la vallée de Guebwiller, mille mètres plus bas, cuit sous 28 degrés. Cette double vie climatique résume assez bien la route des crêtes vosges : 83 kilomètres de goudron tracés à flanc de montagne, entre 900 et 1400 mètres d'altitude, qui traversent le massif des Vosges du nord au sud sans jamais vraiment redescendre.
Construite en pleine Première Guerre mondiale pour ravitailler les troupes françaises en évitant les vallées tenues par l'ennemi, cette route relie aujourd'hui le col du Bonhomme à Cernay en passant par plusieurs sommets et cols majeurs : le Grand Ballon, toit des Vosges à 1424 mètres, le Markstein et ses fermes-auberges, le Hohneck et son panorama sur les lacs glaciaires, la réserve naturelle du Tanet, le lac Blanc et le col des Bagenelles. Ce guide détaille chaque étape, du nord au sud, pour rouler, marcher ou pédaler sur cette ligne de crête mythique, complété par quelques bonnes adresses recensées dans l'application Ryo.

Une route née de la Grande Guerre
Cette route n'est pas un simple ruban touristique : c'est un ouvrage militaire. En 1915, le général Joffre ordonne sa construction pour relier les positions françaises du front des Vosges sans emprunter les vallées, alors sous le feu allemand. Les régiments du génie tracent la voie sur la ligne de crête, entre 900 et 1400 mètres d'altitude, en un peu plus d'un an.
Aujourd'hui classée en grande partie D431, la route s'étire sur environ 83 kilomètres, du col du Bonhomme, au nord, jusqu'à Cernay et le mémorial du Vieil-Armand, au sud. Elle longe la limite entre le Haut-Rhin et les Vosges, offrant en permanence une double vue : les vallées alsaciennes d'un côté, la plaine lorraine de l'autre. Ce tracé en ligne de partage explique pourquoi presque chaque virage ouvre un nouveau point de vue.
Le massif des Vosges traversé culmine à 1424 mètres au Grand Ballon, mais l'essentiel du parcours se maintient entre 1000 et 1300 mètres, dans les chaumes, ces pâturages d'altitude typiques du secteur où paissent encore des vaches vosgiennes en été. Le vent y façonne un paysage presque alpin, très différent de la forêt dense qui couvre le reste du massif.
Où commence et se termine la route des crêtes
Cette route de montagne relie deux points bien identifiés. Au nord, elle démarre au col du Bonhomme (Col du Bonhomme, 68650 Le Bonhomme, noté 4.5/5 sur Google pour 307 avis), à la frontière entre le Haut-Rhin et les Vosges, à une vingtaine de minutes de Colmar. Au sud, elle se termine à Cernay, aux portes de Mulhouse, après être passée par le col Amic et le site du Vieil-Armand.
Entre les deux, comptez environ deux heures de route sans arrêt. Mais personne ne fait cette route sans s'arrêter : chaque col, chaque parking panoramique invite à couper le moteur. Prévoyez plutôt une demi-journée, voire une journée complète avec les randonnées annexes.

Étape 1 : le col du Bonhomme et la Schlucht, la porte d'entrée nord
Le col du Bonhomme marque le début officiel de la route, à 949 mètres d'altitude. Ce col frontalier entre Alsace et Lorraine a longtemps servi de passage commercial avant de devenir un carrefour stratégique pendant la guerre de 14-18, où les combats furent violents en 1914 et 1915.
En roulant vers le sud, la route grimpe rapidement vers le col de la Schlucht (Col de la Schlucht, 88400 Xonrupt-Longemer, noté 4.6/5 sur Google pour 1 237 avis), à 1139 mètres. Ce col accueille une petite station de sports d'hiver et sert de point de bascule entre le versant lorrain, du côté de Gérardmer, et le versant alsacien, du côté de Munster. C'est aussi ici que partent plusieurs sentiers vers le Hohneck et vers les lacs de Longemer et Retournemer, visibles en contrebas par temps clair.
Beaucoup de visiteurs se contentent de traverser la Schlucht en voiture. Prenez plutôt dix minutes pour marcher jusqu'au premier belvédère : la vue sur la vallée de Munster s'ouvre d'un coup, sans effort.

Étape 2 : le Grand Ballon, toit des Vosges
À 1424 mètres, le Grand Ballon (Route des Crêtes, 68370 Grand Ballon, noté 4.7/5 sur Google pour 1 463 avis) est le point culminant du massif des Vosges, et la halte la plus photographiée de tout l'itinéraire. On l'appelle aussi Ballon de Guebwiller, du nom de la commune viticole qui s'étend à ses pieds, 1200 mètres plus bas.
Le sommet se reconnaît de loin grâce à son dôme radar, une installation militaire qui surveille le trafic aérien depuis les années 1980. Juste à côté, le monument des Diables Bleus rend hommage aux chasseurs alpins tombés lors des combats de 1914-1918 dans ce secteur : une statue de bronze domine un panorama à 360 degrés qui s'étend, par temps clair, jusqu'aux Alpes bernoises et à la Forêt-Noire.
Le parking sommital se remplit vite le week-end, surtout entre juin et septembre. Si vous voulez profiter du site sans la foule, arrivez avant 9h ou après 18h : la lumière rasante du soir sculpte les crêtes environnantes et vide le site des cars de touristes. Un sentier d'une vingtaine de minutes fait le tour du sommet et passe devant des vestiges de tranchées de la Grande Guerre, encore visibles dans la tourbe.
La route a d'ailleurs accueilli plusieurs arrivées d'étape du Tour de France au fil des décennies. Les cyclistes s'y attaquent toute l'année, sauf en cas de neige, et croisent régulièrement des groupes organisés depuis Guebwiller ou Cernay. Sur les derniers kilomètres avant le sommet, la pente reste soutenue, sur un profil exigeant mais sans passage technique.
Les chaumes du Grand Ballon abritent une flore protégée, dont plusieurs orchidées rares. Le pâturage extensif, entretenu par quelques exploitations agricoles, empêche la forêt de reconquérir ces espaces ouverts, hérités des activités humaines depuis le Moyen Âge. En contrebas côté est, le hameau du Markstein commence déjà à se dessiner.
Étape 3 : le Markstein et ses fermes-auberges
Quelques kilomètres plus loin, le Markstein marque une rupture de rythme. Ce plateau d'altitude, à environ 1240 mètres, concentre plusieurs fermes-auberges typiques du massif vosgien, où l'on sert encore la tourte à la viande, le munster fermier et la traditionnelle tarte aux myrtilles cueillies sur place en été.
L'endroit vit aussi au rythme des saisons de ski : en hiver, le domaine du Markstein-Grand Ballon ouvre une trentaine de kilomètres de pistes de ski alpin et un vaste réseau de ski de fond, exploité tant que la neige tient. C'est justement cette neige qui ferme la route des crêtes sur ce tronçon une bonne partie de l'année.
En été, le Markstein (Route des Crêtes, 68610 Lautenbach, noté 4.5/5 sur Google pour 1 080 avis) devient un point de départ apprécié pour le parapente : les vents thermiques qui remontent des vallées de la Thur et de la Lauch en font un des meilleurs sites d'Alsace pour le vol libre. Comptez une pause d'au moins une heure ici, entre déjeuner en ferme-auberge et courte marche sur les chaumes environnantes.

Étape 4 : le Hohneck, le panorama sur les lacs
Le Hohneck culmine à 1362 mètres et concentre, selon beaucoup de randonneurs habitués du massif, le plus beau panorama de tout l'itinéraire. Depuis son sommet, on distingue simultanément le lac de Longemer, le lac de Retournemer, le lac Blanc et le lac Noir, quatre plans d'eau glaciaires nichés dans des vallées distinctes.
Le sommet se rejoint en 15 à 20 minutes de marche depuis le parking principal, sur un sentier assez raide mais court. Beaucoup de visiteurs s'y rendent en fin de journée : la table d'orientation du Hohneck fait partie des meilleurs postes d'observation du coucher de soleil dans les Vosges, avec une vue qui porte, par temps dégagé, jusqu'aux premiers contreforts alpins.
Le versant est du Hohneck plonge de façon spectaculaire vers la vallée de Munster, avec une forte dénivelée sur quelques kilomètres seulement. C'est ce relief abrupt qui a valu au secteur son surnom de petite Suisse vosgienne. Côté ouest, la pente est plus douce et descend vers les hautes chaumes du Rainkopf et du Falimont.
L'hiver, ce tronçon fait partie des premiers fermés dès les premières chutes de neige, généralement entre mi-novembre et la mi-avril selon les années. Les congères s'y accumulent vite en raison de l'exposition au vent, rendant la chaussée impraticable même avec des pneus neige. Renseignez-vous toujours avant de partir en basse saison : la fermeture peut intervenir du jour au lendemain dès la première alerte neige.
Le Hohneck (Route des Crêtes, 88400 Xonrupt-Longemer, noté 4.8/5 sur Google pour 1 530 avis) doit une partie de son relief à l'érosion glaciaire du quaternaire : les cirques qui l'entourent, comme celui de Frankenthal-Missheimle juste en contrebas, sont classés réserve naturelle nationale pour leur flore relique d'altitude, rescapée des dernières glaciations. Une ferme-auberge installée juste sous le sommet propose une cuisine simple, avec vue directe sur les lacs, un des rares endroits du parcours où l'on peut manger sans quitter longtemps la route.

Étape 5 : la réserve naturelle du Tanet Gazon du Faing
Passé le Hohneck, la route traverse la réserve naturelle du Tanet et du Gazon du Faing, un cirque glaciaire classé pour sa flore et sa faune d'altitude. Chamois, grand tétras et pulsatilles blanches se partagent ces chaumes battues par le vent, où la température peut chuter de plusieurs degrés en quelques minutes lors d'un coup de vent.
Un parking aménagé permet de rejoindre à pied, en une trentaine de minutes, le sommet du Tanet, à 1292 mètres, où un ancien radar militaire abandonné rappelle que cette crête a longtemps eu une vocation stratégique, bien après la Première Guerre mondiale.
La réserve abrite aussi plusieurs tourbières, vestiges d'anciens lacs comblés par la végétation au fil des millénaires. Ces zones humides fragiles sont protégées par des sentiers en caillebotis : mieux vaut ne pas s'en écarter, la tourbe pouvant s'effondrer sous le poids d'un marcheur. C'est un des rares endroits de la route où l'on peut observer, en juillet, les linaigrettes en fleur, ces plantes à aigrettes blanches typiques des tourbières d'altitude. Les amateurs de botanique viennent parfois spécifiquement pour ce site, jugé plus riche que le Hohneck voisin en espèces protégées.
Étape 6 : le lac Blanc et le col des Bagenelles
La route quitte ensuite les hautes chaumes pour redescendre légèrement vers le lac Blanc, à 1050 mètres d'altitude. Ce lac glaciaire, cerné de sapins, est l'un des plus visités du massif grâce à sa route d'accès directe et à la petite station qui le borde, avec télésiège l'été et piste de luge sur rail toute l'année.
Le tour du lac se fait en 1h30 environ, sur un chemin plat et accessible aux familles. Une légende locale raconte qu'une ondine hanterait ses eaux profondes, un folklore que les offices de tourisme locaux entretiennent volontiers pour attirer les curieux.
Un peu plus au sud, la route atteint le col des Bagenelles (Col des Bagenelles, 68370 Sainte-Marie-aux-Mines, noté 4.7/5 sur Google pour 186 avis), à 903 mètres, dernier grand point de vue avant de basculer vers le sud du massif. Le col ouvre sur la vallée de la Liepvrette et sur les premiers contreforts du Ballon d'Alsace. C'est souvent ici que les motards font une pause avant d'attaquer la portion la plus sinueuse de la route.
Depuis le col, un sentier grimpe en 45 minutes vers le sommet du Brézouard, une alternative moins fréquentée pour prolonger la randonnée sans reprendre le volant tout de suite.


Quand rouler : ouverture, fermeture et météo
La question revient sans cesse : la route est-elle ouverte aujourd'hui ? La réponse dépend du tronçon et de la saison. La route ouvre généralement de fin avril à mi-novembre, mais certains segments, en particulier autour du Hohneck et du col de la Schlucht, ferment dès les premières neiges, parfois avant la mi-novembre certaines années.
En hiver, ces coupures sont décidées au jour le jour par les services départementaux du Haut-Rhin et des Vosges, selon l'enneigement et le risque de congères. Pour une info fiable sur la fermeture, mieux vaut consulter les canaux officiels des départements concernés plutôt que de se fier aux forums.
Même hors période de neige, certains tronçons peuvent fermer temporairement pour cause de brouillard dense, de travaux ou d'événements sportifs organisés sur la chaussée, comme certaines cyclosportives estivales. Ces fermetures ponctuelles sont annoncées avec peu de préavis : vérifiez systématiquement la veille de votre passage si vous partez en avril, en octobre ou en novembre, périodes charnières où le temps peut basculer en quelques heures.
La meilleure fenêtre reste juin à septembre : routes sèches, cols dégagés, fermes-auberges ouvertes et lumière longue en soirée pour profiter des points de vue. Si vous visez les couleurs d'automne, comptez sur la mi-octobre, avant les premières gelées qui rendent la chaussée glissante dès le matin.
Sur le plan horaire, évitez de partir après 16h en dehors de l'été : la nuit tombe vite en altitude et certains passages ne sont pas éclairés. Les habitués recommandent un départ avant 10h pour profiter d'une chaussée encore fraîche, avant l'arrivée des groupes de la mi-journée. Pensez aussi à vérifier la météo au sommet plutôt qu'en vallée : un écart de plusieurs degrés et un vent soutenu sont fréquents entre Munster, en contrebas, et le Grand Ballon.
La route des crêtes en voiture, à moto ou à pied
La grande majorité des visiteurs parcourent la route en voiture. Comptez environ deux heures et demie pour l'intégralité du trajet avec quelques arrêts photo, une durée qui grimpe facilement à une journée complète avec les haltes gourmandes et les courtes randonnées. La chaussée, une départementale à deux voies, reste globalement en bon état, mais certains virages en épingle demandent de la prudence, en particulier autour du Hohneck et du col de la Schlucht.
Pour les motards, la route a la réputation d'être l'une des plus belles d'Alsace, à la fois pour ses lacets serrés et pour la succession de panoramas qu'elle offre à chaque sommet. Les week-ends d'été, elle attire des groupes venus de toute la France et d'Allemagne voisine, ce qui rallonge sensiblement le temps de parcours entre le Grand Ballon et le Markstein. Mieux vaut rouler en semaine, ou tôt le matin, pour profiter pleinement des virages sans se retrouver coincé derrière un camping-car.
À pied, la route se double d'un sentier de grande randonnée qui suit presque continuellement la crête : le GR5, qui traverse la France des Vosges à la Méditerranée, longe la route sur une large partie de son tracé. Il est possible de marcher plusieurs jours d'affilée en dormant en refuge ou en ferme-auberge, un format apprécié des randonneurs qui veulent éviter la voiture tout en gardant un ravitaillement facile.
Pour une découverte à vélo, la route reste praticable mais exigeante : les dénivelés cumulés dépassent souvent 1500 mètres sur une journée complète entre le col du Bonhomme et Cernay. Plusieurs loueurs de vélos à assistance électrique, à Munster ou à Gérardmer, permettent d'adoucir la difficulté sans renoncer à l'expérience.
Quel que soit le mode de transport choisi, gardez toujours une couche supplémentaire dans le sac : la différence de température entre la vallée et les sommets surprend chaque année des visiteurs partis en tee-shirt depuis Colmar.


Carte, distance et durée de l'itinéraire
Pour visualiser la carte de l'itinéraire, le tracé suit globalement la ligne de partage entre l'Alsace et la Lorraine, du nord au sud : col du Bonhomme, col de la Schlucht, Hohneck, Markstein, Grand Ballon, col Amic, puis descente vers Cernay et le Vieil-Armand.
La distance totale avoisine 83 kilomètres, principalement sur la D431. Sans compter les détours vers les sommets ou les lacs, le trajet complet se boucle en deux heures à deux heures et demie. Ajoutez au moins deux heures d'arrêts pour profiter des points de vue principaux, et une journée entière si vous comptez randonner sur un ou deux sites.
La plupart des applications GPS grand public suivent bien ce tracé, mais il est utile de télécharger une carte hors ligne avant de partir : la couverture réseau reste faible sur plusieurs tronçons, en particulier entre le Markstein et le Grand Ballon. Notre application Ryo référence plusieurs points d'intérêt du massif vosgien, utile en complément d'un GPS classique. Un plan papier disponible dans les offices de tourisme de Munster, Gérardmer ou Cernay reste aussi une valeur sûre en cas de coupure réseau. Prévoyez le plein d'essence avant de partir : les stations-service se font rares une fois engagé sur la crête.
Où manger et dormir sur la route des crêtes
Les fermes-auberges constituent l'expérience culinaire la plus typique du massif vosgien. On y sert en général un menu unique : tourte, munster fermier, roïgabrageldi (une variante locale des pommes de terre sautées au lard) et tarte aux myrtilles, souvent accompagnés d'un vin d'Alsace produit dans les vallées voisines. La plupart ferment en dehors de la période de mai à octobre.
Côté hébergement, peu d'options existent directement sur la crête : mieux vaut loger dans les vallées qui l'encadrent, à Munster, Gérardmer, Guebwiller ou Cernay, toutes situées à moins de 30 minutes de la route. Ces villes offrent un choix plus large d'hôtels, de chambres d'hôtes et de restaurants ouverts toute l'année. Réservez tôt en juillet-août : certaines fermes-auberges affichent complet dès le vendredi midi.
Pour prolonger le séjour au-delà de la route elle-même, les Vosges concentrent d'autres activités qui valent le détour, entre lacs, villages à colombages et randonnées en forêt. Notre sélection Ryo des meilleures activités à faire dans les Vosges complète utilement cette route pour un séjour de plusieurs jours dans le massif.

FAQ
La route des crêtes vosges est-elle ouverte aujourd'hui ?
Cela dépend du tronçon et de la saison. Entre fin avril et mi-novembre, la route est généralement praticable dans son ensemble. En hiver, certains segments autour du Hohneck ou du col de la Schlucht ferment dès les premières neiges. Consultez les canaux officiels des départements du Haut-Rhin et des Vosges avant de partir.
Où commence et se termine la route des crêtes ?
Elle débute au col du Bonhomme, au nord, et se termine à Cernay, au sud, après le col Amic et le site du Vieil-Armand. Le trajet complet mesure environ 83 kilomètres et suit principalement la D431.
Combien de temps pour parcourir la route des crêtes en voiture ?
Le trajet sans arrêt se fait en deux heures à deux heures et demie. Avec des pauses aux principaux points de vue, comptez plutôt une demi-journée à une journée complète, selon le nombre de sommets visités.
La route des crêtes se fait-elle à pied ?
Oui. Le GR5, qui traverse la France du nord au sud, longe la route sur une large partie de son tracé. Il est possible de marcher plusieurs jours en dormant en refuge ou en ferme-auberge, sans jamais s'éloigner beaucoup de la crête.
Quelle est la meilleure saison pour la route des crêtes en moto ?
Juin à septembre offre les meilleures conditions : routes sèches, cols dégagés et fermes-auberges ouvertes. Le week-end, mieux vaut partir tôt le matin ou en semaine pour éviter la densité de circulation entre le Grand Ballon et le Markstein.
Où trouver la carte de la route des crêtes vosges ?
Les applications GPS grand public suivent bien le tracé, mais téléchargez une carte hors ligne avant de partir, la couverture réseau étant faible sur plusieurs tronçons. Des plans papier sont aussi disponibles dans les offices de tourisme de Munster, Gérardmer ou Cernay.
Du col du Bonhomme au Vieil-Armand, la route tient une promesse rare : celle d'un paysage qui change à chaque virage sans jamais quitter vraiment l'altitude. Que vous la parcouriez au volant, à moto ou à pied sur le GR5, prévoyez une couche chaude, une carte hors ligne et suffisamment de temps pour vous arrêter aux sommets qui comptent, du Grand Ballon au Hohneck.
Si cette ligne de crête vous donne envie d'explorer davantage le massif, les parcours audioguidés et les adresses recensés dans l'application Ryo permettent de prolonger la découverte des Vosges bien au-delà de la route elle-même, entre villages, lacs et forêts environnantes.
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