Hauts-de-France : 22 incontournables à découvrir en 2026
Emilie

Créé par Emilie, le 15 août 2026

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Hauts-de-France : 22 incontournables à découvrir en 2026

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Que faire dans les Hauts-de-France ? La question, souvent tapée sous sa forme abrégée « que faire hauts de france », revient sans cesse, et difficile de savoir par où commencer tant l'offre est large. La région cumule des territoires très différents : un littoral brumeux où les falaises plongent dans la Manche, des plaines agricoles ponctuées de beffrois médiévaux, des villes industrielles reconverties en pôles culturels, des forêts royales et des mémoriaux de guerre d'une puissance rare. Pour entrer dans la région par la grande porte, le guide audio Ryo de Lille déroule 22 étapes et 6 km à travers la Vieille Bourse, les ruelles du Vieux-Lille et la Citadelle de Vauban, une façon de s'imprégner de l'architecture flamande avant d'explorer la région plus largement.

Ce que vous trouverez ici dépasse les clichés habituels. Une cathédrale gothique si démesurée que ses 200 000 m³ de volume en font la plus grande de France. Un anneau en acier portant les 579 606 noms de soldats tués dans les Flandres pendant la Grande Guerre, toutes nationalités mélangées par ordre alphabétique strict. Un aquarium de 17 millions de litres qui est le premier d'Europe. Un village de 100 habitants envahi de roses. Et des estaminets où la carbonade mijote depuis des siècles. De la mer du Nord jusqu'aux forêts de l'Oise, les Hauts-de-France offrent 22 bonnes raisons de s'attarder plus longtemps que prévu.

Cathédrale Notre-Dame d'Amiens
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1. La cathédrale Notre-Dame d'Amiens

La cathédrale Notre-Dame d'Amiens (Place Notre-Dame, 80000 Amiens, noté 4.8/5 sur Google pour 17 476 avis) est l'un des rares édifices qui justifient à eux seuls un déplacement. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1981, elle est la plus grande cathédrale gothique de France par le volume intérieur : 200 000 m³ de pierre, de verre et de bois, pour une hauteur de voûte de 42,3 mètres. Paris, Reims, Chartres, toutes sont dépassées sur ce critère.

La construction démarra en 1220, deux ans après l'incendie qui ravagea l'ancienne cathédrale, et l'essentiel de l'édifice fut achevé en une cinquantaine d'années, une vitesse extraordinaire pour un chantier médiéval. La façade occidentale, avec ses trois portails sculptés et ses 3 000 personnages en bas-relief, constitue l'une des leçons d'iconographie biblique les plus complètes du gothique français. Regardez-la longuement avant d'entrer.

À l'intérieur, les surprises s'accumulent. Le labyrinthe dallé au sol, octogonal, remonte au XIIIe siècle et servait de chemin pénitentiel symbolique. L'« ange pleureur », niché dans le déambulatoire, est une sculpture si émouvante qu'elle a inspiré des romans et des récits de voyageurs depuis deux siècles. Le chœur avec ses stalles en bois sculptées au XVe siècle, 3 700 personnages pour l'ensemble, demande qu'on s'assoie et qu'on prenne le temps de regarder.

Le spectacle son et lumière « La Cathédrale en couleurs », programmé chaque printemps et automne, restitue les polychromies médiévales perdues sur la façade : les sculptures reprennent leurs teintes d'origine en orangé, bleu et or pendant les projections nocturnes. Ce sont deux cathédrales pour le prix d'une. Pour approfondir la visite d'Amiens, les hortillonnages, le quartier Saint-Leu, le musée de Picardie, le Ryocity d'Amiens propose 27 audios sur un parcours de 7,4 km depuis la cathédrale jusqu'aux bords de Somme.

2. Lille, la capitale des Flandres

Lille fait partie de ces villes qu'on croyait connaître et qui surprennent à chaque visite. Deuxième pôle culturel de France après Paris selon plusieurs classements, elle dispose d'une identité flamande très marquée : briques rouges, grès blanc calcaire, façades à pignons et goutières sculptées en forme de têtes d'animaux. Le cœur historique s'articule autour de la Grand-Place (officiellement Place du Général-de-Gaulle) et de ses immeubles du XVIIe et XIXe siècle.

La Vieille Bourse de Lille, construite entre 1652 et 1653, est l'un des plus beaux édifices flamands de France. Sa cour intérieure accueille bouquinistes et joueurs d'échecs depuis des décennies. Juste derrière, la rue de la Monnaie et les rues adjacentes du Vieux-Lille réservent des cours intérieures cachées, des glaciers artisanaux installés dans d'anciens couvents et des boutiques indépendantes qui font la réputation du quartier. Plus au sud, la Citadelle de Vauban (construite en 1668, toujours propriété de l'armée mais partiellement ouverte) entoure le Parc de la Citadelle, 65 hectares de verdure au cœur de la ville.

La Braderie de Lille, premier week-end de septembre, est l'un des plus grands marchés aux puces d'Europe : 10 000 exposants sur 200 km de rue pendant 30 heures consécutives. La tradition des moules-frites pendant la Braderie est un rituel immuable, les restaurants entassent leurs coquilles vides sur le trottoir jusqu'au matin. Le marché de Wazemmes (tous les dimanches matin) est quant à lui le plus vivant de la région, avec ses halles colorées et ses produits du monde entier.

Pour aller plus loin dans la découverte lilloise, les articles Ryo consacrés aux plus beaux villages autour de Lille et aux activités à Lille et ses alentours donnent des idées complémentaires pour structurer votre séjour.

Grand-Place Lille
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Côte d'Opale
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3. La Côte d'Opale

Son nom est une métaphore météorologique. L'« opale » désigne cette lumière irréelle, blanc nacré, gris-vert, bleu profond selon l'heure, que prend la mer du Nord au gré des saisons et des vents. La Côte d'Opale s'étire sur environ 120 kilomètres de Calais à Berck, avec des paysages de falaises, de dunes et de prairies à ras du vent qui n'ont rien d'ennuyeux.

Le point fort, ce sont les deux caps. Le Cap Blanc-Nez (Route du Cap Blanc-Nez, 62250 Escalles, noté 4.8/5 sur Google pour 32 avis) culmine à 134 mètres et permet, par temps clair, de distinguer les falaises blanches de Douvres à 32 kilomètres, l'impression étrange de voir un autre pays au ras de l'eau. Le Cap Gris-Nez, quelques kilomètres au sud, est le point de France métropolitaine le plus proche des côtes britanniques. La route entre les deux caps longe des crêtes herbeuses ponctuées de blockhaus de la Seconde Guerre mondiale : un paysage à la fois émouvant et magnifique.

Entre les deux caps, Wissant est le village des passionnés de sports de vent : surf, char à voile, kitesurf et planche à voile cohabitent sur sa plage en arc de cercle, l'une des plus spectaculaires du littoral. Wimereux conserve ses maisons à colombages colorées et son Front de mer en damier, idéal pour une promenade hors saison. Et Le Touquet-Paris-Plage, plus au sud, tient son rang de station balnéaire chic : sa pinède (la plus grande forêt littorale du Nord), ses villas Art Déco classées et son casino composent un décor de roman des années 1930.

La côte se prête aussi à la randonnée : le GR120 longe l'intégralité du littoral des Hauts-de-France, du nord de la Baie de Somme jusqu'à la frontière belge. Pour les amateurs d'ornithologie, les zones humides du Marquenterre accueillent des dizaines d'espèces migratrices en automne. L'article Ryo consacré aux plages du Nord-Pas-de-Calais donne des pistes concrètes pour organiser une journée sur le littoral selon la météo et la saison.

4. La Baie de Somme

La Baie de Somme (Quai Lejoille, 80550 Le Crotoy, noté 4.4/5 sur Google pour 618 avis) est l'une de ces destinations qui s'apprécient différemment selon les saisons. En été, les prés-salés verdissent et les phoques se prélassent sur les bancs de sable. En automne, les oies cendrées migrent par centaines de milliers en formation au-dessus des marais. En hiver, la lumière rasante à marée basse teinte les vasières d'un orange qui justifie à lui seul le voyage.

Les phoques sont l'attraction centrale. Deux espèces cohabitent sur les bancs du Hourdel et de la Pointe du Grouin : le phoque gris et le phoque veau marin. On en comptabilise régulièrement 500 à 600 individus sur ces deux sites. Des sorties en bateau organisées depuis Le Hourdel et Saint-Valery permettent d'approcher les colonies à distance réglementaire, la baie est classée site Ramsar, et les opérateurs sont soumis à des contraintes strictes de distance de sécurité.

Le tour de la baie se divise naturellement en deux rives. Côté nord, Le Crotoy est le seul village côtier picard exposé au soleil levant. Jules Verne y possédait une maison et y acheva plusieurs romans. Côté sud, Saint-Valery-sur-Somme garde ses remparts médiévaux du XIe siècle, son canal intérieur et ses maisons de capitaines en brique et silex. Entre les deux, le Chemin de fer de la Baie de Somme, train à vapeur centenaire en service depuis 1887, relie les deux villages en longeant les marais en 25 minutes, avec des arrêts photo réguliers quand la lumière est belle.

Pour la randonnée, le sentier du bord de Somme entre Saint-Valery et Noyelles-sur-Mer (environ 8 km, plat) offre la meilleure vue sur la baie à marée montante. Les cyclistes trouveront la Véloscénie (Paris-Mont-Saint-Michel) qui traverse la région et passe à proximité de la baie.

Baie de Somme
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Nausicaá Boulogne-sur-Mer
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5. Nausicaá à Boulogne-sur-Mer

Posé face à la Manche à Boulogne-sur-Mer, Nausicaá (Boulevard Sainte-Beuve, 62200 Boulogne-sur-Mer, noté 4.4/5 sur Google pour 45 703 avis) n'est pas un aquarium comme les autres. Centre national de la Mer reconnu par l'État, il est le plus grand aquarium d'Europe avec 58 000 animaux marins répartis dans 17 millions de litres d'eau. Ouvert en 1991, il a été profondément agrandi en 2018 pour intégrer des thématiques de conservation marine et de changement climatique.

L'attraction la plus impressionnante reste le grand bassin de haute mer, accessible depuis un tunnel sous-marin panoramique. La rénovation de 2018 a aussi ajouté des salles de méditation aquatique, une zone entière sur la pêche responsable et des bassins de contact avec des petits requins. Comptez 3 à 4 heures pour le parcours complet, davantage avec des enfants. Réservez en ligne pendant la période estivale, les files d'attente peuvent dépasser une heure à la caisse.

Boulogne ne se résume pas à Nausicaá. La Haute-Ville médiévale, ceinte de remparts du XIIIe siècle encore intacts, mérite une heure supplémentaire avec sa basilique et ses commerces de proximité. Le port est aussi le premier port de pêche de France, les restaurants autour du bassin proposent du merlan et de la raie arrivés le matin même.

6. Dunkerque, la cité de Jean Bart

Dunkerque est une ville en transformation permanente. Port industriel (troisième de France par le trafic), elle a vu ses quartiers portuaires se reconvertir en lieux de culture et de promenade. La plage de Malo-les-Bains, son quartier balnéaire, s'étire sur 13 kilomètres, un littoral inattendu pour une cité à l'identité aussi résolument industrielle.

La figure tutélaire de la ville est Jean Bart, corsaire né à Dunkerque en 1650, anobli par Louis XIV en personne après avoir sauvé la France de la disette de 1694 en capturant une flotte hollandaise chargée de blé baltique. Sa statue en bronze trône sur la place qui porte son nom depuis 1845. Pour explorer la cité du corsaire, le Ryocity Dunkerque La Cité de Jean Bart propose 22 audios sur 7,8 km et 3h10 de parcours.

Le carnaval de Dunkerque reste l'événement le plus célèbre de la ville. De janvier à mars, la cité entière bascule dans une fête populaire de plusieurs semaines : bandes déguisées et grimées défilent en chantant des hymnes locaux, les harengades (lancers de harengs fumés depuis le balcon de la mairie) provoquent des cohues joyeuses sur la Grand-Place. Plus de 150 000 personnes participent chaque année à ce carnaval qui perpétue des traditions du XVIIe siècle. Différent de Rio en tout point, et aussi intense à sa manière.

Plage de Malo-les-Bains
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Musée Louvre-Lens
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7. Le musée du Louvre-Lens

En décembre 2012, le Louvre fit un pari audacieux : installer une antenne permanente dans l'ancienne ville minière de Lens. Le pari fut tenu. Le musée du Louvre-Lens (99 Rue Paul Bert, 62300 Lens, noté 4.5/5 sur Google pour 11 561 avis) est aujourd'hui l'un des musées les plus visités de France hors Paris, dans un bâtiment signé SANAA (architectes japonais) tout en aluminium et verre, délibérément horizontal au contraire de la verticalité des terrils qui l'entourent.

La Galerie du Temps est le cœur du musée : un couloir de 120 mètres dans lequel les œuvres de toutes les civilisations et de toutes les époques coexistent sur une frise chronologique. Un guerrier grec voisine avec un bronze égyptien du Nouvel Empire ; une tapisserie flamande dialogue avec une céramique perse achéménide. L'idée est simple et puissante, l'art comme continuum de l'humanité, sans hiérarchie entre les cultures.

L'accès à la Galerie du Temps est payant (tarif modéré), mais les expositions temporaires dans le Pavillon de Verre sont gratuites tous les jours. Les moins de 18 ans entrent gratuitement dans l'ensemble du musée. Depuis Lille, Lens est à 30 minutes de train, une excursion à la journée idéale. Depuis Paris, le TGV met 50 minutes.

8. L'Anneau de la Mémoire à Notre-Dame-de-Lorette

Sur la colline de Notre-Dame-de-Lorette, en Artois, se dresse depuis novembre 2014 un mémorial d'une conception radicale. L'Anneau de la Mémoire (Route Nationale, 62153 Ablain-Saint-Nazaire, noté 4.8/5 sur Google pour 1 327 avis) est un anneau elliptique en acier de 328 mètres de périmètre, sur lequel sont gravés en lettres dorées les noms de 579 606 soldats tués lors des combats d'Artois et de Flandre pendant la Première Guerre mondiale. Ils sont classés non par nationalité, non par grade, mais strictement par ordre alphabétique.

Ce choix délibéré de l'architecte Philippe Prost est le message central du mémorial : un soldat français côtoie un soldat allemand ou britannique selon la première lettre de leur patronyme. La guerre avait exacerbé les nationalismes ; l'anneau les efface. Accolé au mémorial, le cimetière national de Notre-Dame-de-Lorette est le plus grand cimetière militaire français au monde, 40 000 tombes blanches alignées sur la pente de la colline dans un silence qui pèse.

L'entrée est gratuite, la visite est libre. Dans un rayon de 30 kilomètres, d'autres sites de la Grande Guerre méritent l'arrêt : le mémorial canadien de Vimy avec ses tranchées reconstituées, l'Historial de la Grande Guerre à Péronne, et le cimetière de la Somme à Thiepval (mémorial britannique dédié aux 72 000 soldats sans sépulture connue). La région des Hauts-de-France concentre l'un des patrimoines mémoriels les plus denses et les moins fréquentés d'Europe.

9. La gastronomie flamande

Les Hauts-de-France mangent chaud, copieux et avec de la bière. La carbonade flamande, bœuf mijoté plusieurs heures dans de la bière brune avec des oignons et du pain d'épice, est la reine des tablées du Nord, servie avec des frites épaisses sur lesquelles fond la sauce. La ficelle picarde, crêpe garnie de jambon, de champignons et de béchamel gratinée au four, vient d'Amiens et figure dans presque tous les menus brasserie de la région.

Le Dunkerquois a son propre trésor : le potjevleesch, terrine froide de quatre viandes (lapin, volaille, veau et porc) dans leur gelée, servie tranchée avec des frites et de la moutarde. Le maroilles, fromage à pâte molle et croûte lavée produit dans l'Avesnois depuis le Moyen Âge, divise les avis à cause de son odeur, mais son goût est étonnamment doux pour qui ose passer la barrière olfactive. Il entre aussi dans la composition des flamiches (tartes flambées du Nord) et des sauces à la crème.

La bière structure toute cette cuisine. Des dizaines de brasseries artisanales alimentent les estaminets : Ch'ti, Jenlain, 3 Monts de Saint-Sylvestre-Cappel, Goudale. Les spécialités sucrées complètent le tableau : gaufres à la vergeoise de Lille, bêtises de Cambrai (berlingots mentholés nés d'une erreur d'apprenti confiseur), pain d'épice de Valenciennes et chicorée torréfiée, substitut du café pendant les guerres, devenu produit de terroir revendiqué. Certains épiciers lillois la vendent encore en grains à moudre à la maison.

10. Le beffroi de Calais et les Bourgeois de Calais

Calais est une ville de transit pour des millions de voyageurs qui empruntent le ferry ou l'Eurotunnel sans jamais s'arrêter. Le centre historique mérite pourtant une vraie pause. Le beffroi de Calais, dont les premières traces remontent au XIIIe siècle, domine le vieux quartier de sa tour de brique et de grès. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO avec les autres beffrois du Nord, il peut se visiter pour accéder à un panorama dégagé sur le port et le détroit.

En face du Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, le Monument des Bourgeois de Calais (Place de l'Hôtel de Ville, 62100 Calais, noté 4.6/5 sur Google pour 1 788 avis) de Rodin est l'une des sculptures publiques les plus émouvantes de France. Créé entre 1884 et 1889, il commémore un épisode de la guerre de Cent Ans : en 1347, six notables calaisiens acceptèrent de se livrer pieds nus et la corde au cou à Édouard III d'Angleterre pour que leur ville assiégée soit épargnée. Rodin choisit délibérément de les représenter au niveau du sol plutôt que sur un piédestal, pour que le visiteur se retrouve à hauteur d'homme face à leur résignation héroïque.

Pour un parcours complet dans les rues de la ville, du port jusqu'aux quartiers moins connus du centre, le guide audio Ryo de Calais couvre 24 audios sur 5,6 km.

Beffroi de Calais
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11. Chantilly et son château

Chantilly tient une place particulière dans le patrimoine des Hauts-de-France. Son château, reconstruction du XIXe siècle pour le duc d'Aumale sur les fondations de l'ancien Palais du Grand Condé, abrite le musée Condé : la collection d'art privée la plus riche de France après le Louvre. On y trouve des peintures de Raphaël, Fra Angelico, Poussin, Ingres et de nombreuses œuvres flamandes remarquables. La pièce maîtresse est un manuscrit enluminé du XVe siècle considéré parmi les œuvres médiévales les plus précieuses au monde : les Très Riches Heures du Duc de Berry.

L'originalité du musée Condé tient à une condition posée par le duc à sa mort : les collections ne pouvaient être ni dispersées ni réorganisées. Elles sont donc présentées telles qu'il les avait lui-même ordonnées de son vivant, un musée qui est aussi le portrait intime d'un homme du XIXe siècle et de ses passions.

Les Grandes Écuries, construites au XVIIIe siècle pour 240 chevaux par un prince qui croyait en sa propre réincarnation équine, accueillent le Musée du Cheval et des démonstrations équestres. Autour du château, le parc dessiné en partie par Le Nôtre offre jardins formels, cascades et étangs à l'anglaise. En juin, l'hippodrome de Chantilly (construit en 1834) accueille le Prix de Diane et le Prix du Jockey Club, deux des plus grandes courses hippiques de France. Depuis Paris-Nord, Chantilly est à 25 minutes en RER D.

Palais des Beaux-Arts de Lille
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12. Le Palais des Beaux-Arts de Lille

Le Palais des Beaux-Arts de Lille (Place de la République, 59000 Lille, noté 4.5/5 sur Google pour 9 124 avis) est le deuxième musée des beaux-arts de France par l'importance de ses collections, derrière le Louvre. Le bâtiment néoclassique de la fin du XIXe siècle sur la Place de la République rassemble plus de 4 000 œuvres : peintures flamandes et hollandaises du XVIIe siècle (Rubens, Van Dyck, Jordaens, Rembrandt), sculptures de Rodin, céramiques, antiquités et une salle exceptionnelle consacrée aux plans-reliefs.

Ces plans-reliefs constituent une attraction unique en France : 18 maquettes militaires à l'échelle 1/600e, commandées par Louis XIV pour visualiser ses villes fortifiées. Calais, Dunkerque, Saint-Omer et Aire-sur-la-Lys au XVIIe siècle, rendues avec une précision qui permet de lire chaque rue. L'entrée aux collections permanentes est gratuite le premier dimanche du mois. Comptez 3 heures pour une visite sérieuse.

13. Les beffrois, symboles de la liberté communale

Les beffrois sont à la région ce que les clochers sont à la Bretagne : l'expression architecturale d'une identité. Ces tours civiques médiévales symbolisaient l'autonomie des communes face au pouvoir seigneurial, elles contenaient les chartes de libertés, le sceau communal, la cloche qui rythmait la vie de la cité. En 2005, l'UNESCO a inscrit 23 beffrois de Belgique et de France au patrimoine mondial, dont plusieurs dans les Hauts-de-France.

Le beffroi d'Arras mérite un arrêt particulier. Reconstruit à l'identique après sa destruction en 1914, il domine deux des plus belles places flamandes de France, la Grand-Place et la Place des Héros, avec leurs rangées de maisons à pignons baroques reconstituées dans les années 1920. Le fait que tout ce quartier soit une copie conforme réalisée en moins de dix ans reste en soi une prouesse architecturale. Arras mérite une demi-journée, idéalement combinée avec une visite des boves : les galeries souterraines creusées sous la ville, utilisées comme casernes alliées pendant la Grande Guerre.

Beffroi de Lille
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Château de Compiègne
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14. Compiègne et son château impérial

Compiègne possède plusieurs visages. Le château impérial, résidence d'été préférée de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie, est l'un des trois grands palais royaux de France avec Versailles et Fontainebleau, mais avec une fraction de leurs visiteurs. Les appartements impériaux conservent leur décor Second Empire intact : tentures, mobilier doré, collections de porcelaine et une salle dédiée aux voitures de parade.

Le parc du château ouvre sur la forêt domaniale de Compiègne : 14 500 hectares de forêt royale avec des dizaines de routes cavalières et des allées qui s'étendent jusqu'à Pierrefonds (dont le château néo-médiéval de Viollet-le-Duc vaut le détour). C'est dans cette forêt que se trouve la Clairière de l'Armistice, un lieu chargé d'une histoire double.

À 8 kilomètres du centre, dans la clairière du Rethondes, deux actes fondateurs du XXe siècle se sont produits au même endroit. Le 11 novembre 1918, dans un wagon-restaurant du maréchal Foch, les plénipotentiaires allemands signèrent la capitulation. Le 22 juin 1940, Adolf Hitler imposa la capitulation française dans ce même lieu, dans un wagon reconstitué identique, exhumé du musée voisin pour l'occasion. Une mise en scène symbolique dévastatrice. Un musée reconstruit permet de comprendre les deux armistices et leur relation.

Le parcours audioguidé Ryo de Compiègne propose 17 audios sur 4,5 km dans la ville historique, du château à l'hôtel de ville flamboyant en passant par les ruelles de la vieille ville.

15. Le Parc naturel régional Scarpe-Escaut

Créé en 1968, le Parc naturel régional Scarpe-Escaut est le plus ancien parc naturel régional de France. Il couvre 43 700 hectares dans un territoire compris entre Valenciennes et Douai, une zone longtemps marquée par l'industrie minière et textile qui retrouve progressivement ses équilibres naturels.

Tourbières, prairies inondables, forêts de feuillus et anciens affaissements miniers transformés en plans d'eau constituent une mosaïque d'habitats riche. La forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers (5 000 hectares de futaies de chênes et de hêtres centenaires) est le principal espace forestier du parc. Les sorties guidées organisées par la maison du parc, géologie, nature nocturne, histoire industrielle, offrent une façon originale d'entrer dans ces paysages complexes et peu touristiques.

16. La Fosse n°9-9 bis et le bassin minier mondial

En 2012, le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est entré au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ce n'est pas un monument unique mais un paysage culturel de 120 kilomètres de long regroupant 109 éléments : fosses, chevalements, cités ouvrières, terrils et bâtiments administratifs. L'un des sites d'entrée les plus accessibles est la Fosse n°9-9 bis à Oignies, dont les installations ont été reconverties en scène musicale et lieu de diffusion culturelle.

Le Centre Historique Minier de Lewarde (Route de l'Argiles, 59287 Lewarde, noté 4.7/5 sur Google pour 8 291 avis) (près de Douai), installé dans les bâtiments de l'ancienne Fosse Delloye, reste le site de visite le plus complet : descente en galeries souterraines reconstituées avec casque et lampe de mineur, exposition permanente et visites guidées assurées par d'anciens mineurs. Pour comprendre l'échelle du paysage, le double terril de Loos-en-Gohelle culmine à 186 mètres, le plus haut terril d'Europe, avec un accès libre au sommet et une vue panoramique sur toute la plaine d'Artois.

17. Le Familistère de Guise

À Guise, dans l'Aisne, Jean-Baptiste André Godin construisit à partir de 1859 une utopie sociale bâtie en pierre et en fonte. Le Familistère de Guise, également appelé Palais social, est un ensemble de logements collectifs ouvriers dotés de jardins d'enfants, d'une école laïque, d'un théâtre et de bains publics. Une ville dans la ville, conçue par un industriel humaniste qui voulait que ses ouvriers vivent dans des conditions dignes.

Partiellement habité encore aujourd'hui en écoquartier, le Familistère se visite librement ou en visite guidée. Le musée retrace l'histoire de Godin et de son usine de poêles en fonte, devenue propriété collective des ouvriers à sa mort. Une curiosité architecturale et une réflexion sur le travail, le capital et l'utopie sociale, en dehors des circuits touristiques classiques.

Familistère de Guise
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Laon ville haute
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18. Laon, la montagne couronnée

Laon est perchée. La ville historique occupe un piton rocheux qui domine la plaine de l'Aisne de 100 mètres, une position défensive qui en fait l'une des cités médiévales les mieux conservées du nord de la France. Depuis la gare basse, une navette de bus grimpe jusqu'à la ville haute (le funiculaire Poma, à l'arrêt depuis 2016, ne circule plus), puis on arpente à pied un centre historique presque entièrement intact.

La cathédrale Notre-Dame de Laon, construite entre 1155 et 1235, est l'une des premières cathédrales gothiques de France, antérieure à Notre-Dame de Paris. Ses deux tours carrées sont ornées de seize taureaux en pierre, hommage aux bœufs qui tractèrent les matériaux jusqu'en haut de la colline pendant la construction. L'intérieur est d'une sobriété lumineuse, pas d'or ni de baroque tardif, avec une rose nord qui compte parmi les plus beaux vitraux romans de France.

Sous la ville courent les creutes : galeries médiévales et modernes creusées dans la craie, utilisées comme caves, refuges de guerre et cachettes. Des visites guidées y descendent régulièrement. Depuis les remparts de la ville haute, la vue sur la plaine de l'Aisne s'étend jusqu'à 50 kilomètres par temps clair. Pour explorer Laon à votre rythme, le Ryocity de Laon La montagne couronnée couvre 15 audios sur 4,2 km.

19. Gerberoy, le village aux mille roses

Gerberoy (Place Henri Le Sidaner, 60380 Gerberoy, noté 4.7/5 sur Google pour 2 000 avis) compte 100 habitants et peut-être autant de visiteurs certains jours de juin. Ce village de l'Oise, classé parmi les Plus Beaux Villages de France, doit sa célébrité aux rosiers centenaires qui couvrent la totalité de ses façades chaque début d'été. Le peintre Henri Le Sidaner s'y installa à la fin du XIXe siècle, planta les premiers rosiers et établit un jardin qui fut son atelier à ciel ouvert pendant des décennies.

En juin, les ruelles pavées et les maisons à colombages disparaissent sous les roses. Le reste de l'année, le village conserve son charme médiéval, ses remparts partiellement restaurés et la maison-musée de Le Sidaner. La Fête des roses se tient traditionnellement le troisième dimanche de juin. Une à deux heures suffisent pour le tour du village, mais le cadre justifie l'étape même si vous êtes de passage.

Gerberoy village roses
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20. Le musée Matisse du Cateau-Cambrésis

Henri Matisse est né au Cateau-Cambrésis en 1869, dans cette petite ville du Cambrésis à la frontière belge. Le musée Matisse y est installé depuis 1952, créé du vivant du peintre lui-même, dans les salles du Palais Fénelon. Il rassemble la troisième collection Matisse au monde par le nombre d'œuvres, après le musée Matisse de Nice et le Centre Pompidou de Paris.

Gouaches découpées, dessins à l'encre, sculptures en bronze et œuvres textiles composent un panorama dense de la carrière du peintre. La salle des gouaches découpées tardives est particulièrement rare : peu de musées au monde en possèdent autant en un seul endroit. Comptez 1h30 à 2 heures pour une visite sérieuse. Le Cateau-Cambrésis est à 30 minutes de Valenciennes et à une heure de Lille en voiture.

21. Les géants et carnavals du Nord

Les géants processionnels sont une institution des Hauts-de-France inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Plus de 450 géants sont recensés dans la région, personnages de bois et d'osier portés à bout de bras par des sociétés carnavalesques qui perpétuent des traditions de plusieurs siècles. Certains géants ont des noms, des familles et des histoires que tout le monde connaît dans leur ville.

À Douai, les géants Gayant et son épouse (inventés en 1530) défilent chaque premier week-end de juillet, suivis par 80 000 personnes le dimanche. À Cassel, sur la Montagne flamande, le géant Reuze Papa sort à Pâques et en septembre, occasion d'une fête populaire dans tout le village. À Bailleul, le carnaval gras en février est l'un des plus authentiques du Nord, avec ses chars et ses sociétés carnavalesques qui chantent en patois flamand. Les ducasses (fêtes foraines traditionnelles) ponctuent l'été de village en village dans toute la région.

Estaminet flamand
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22. Les estaminets du Nord

On ne quitte pas les Hauts-de-France sans avoir passé au moins une soirée dans un estaminet. Ces bistrots flamands, spécifiques au Nord de la France et à la Flandre belge, combinent une atmosphère d'antan (murs couverts de photos sépia, boiseries, lumière tamisée) avec une cuisine copieuse et des jeux anciens : billard nicolet, jeu de grenouille, palets. Rien n'est théâtralisé, c'est simplement ce que c'est depuis toujours.

Au menu : carbonade flamande, lapin à la gueuze, welsh (toast fondu au cheddar et à la bière brune), potjevleesch froid avec des frites. Et de la bière pression locale en abondance. Les meilleurs estaminets lillois, l'Estaminet du Vieux de la Vieille (23 Rue de Gand, 59000 Lille, noté 4.5/5 sur Google pour 8 201 avis), le Mémère Pauline, affichent complet les vendredis soir. Ceux de Cassel et de Bailleul dans la Flandre intérieure sont moins courus mais tout aussi convaincants. Une soirée parfaite pour clore un séjour dans les Hauts-de-France.

FAQ

Quelle est la plus belle ville à visiter dans les Hauts-de-France ?

Lille est la ville la plus riche culturellement, avec son architecture flamande, son Palais des Beaux-Arts et sa vie de quartier animée. Mais Amiens (cathédrale gothique hors norme), Arras (places baroques reconstruites), Laon (cité médiévale perchée) et Chantilly (château et musée Condé) sont des alternatives tout aussi valables selon vos centres d'intérêt.

Que faire dans les Hauts-de-France en famille ?

Nausicaá à Boulogne-sur-Mer est l'attraction familiale phare, plus grand aquarium d'Europe avec 58 000 animaux. Le Chemin de fer à vapeur de la Baie de Somme ravit les enfants de tout âge. Le Louvre-Lens propose des ateliers familiaux et une entrée gratuite pour les moins de 18 ans. L'observation des phoques en bateau dans la Baie de Somme reste une expérience mémorable.

Quand visiter les Hauts-de-France ?

Le printemps (avril-juin) est L'automne offre la migration des oies cendrées sur la Baie de Somme et la pleine saison des estaminets. L'hiver n'est pas à exclure : le Carnaval de Dunkerque dure de janvier à mars, et le Marché de Noël de Lille est parmi les plus animés du nord de la France.

Qu'est-ce qui est gratuit dans les Hauts-de-France ?

L'Anneau de la Mémoire à Notre-Dame-de-Lorette est entièrement gratuit. La cathédrale d'Amiens est accessible librement (son et lumière payant). Le Palais des Beaux-Arts de Lille ouvre ses collections permanentes gratuitement le premier dimanche du mois. Le Louvre-Lens est gratuit pour les moins de 18 ans, avec des expositions temporaires gratuites pour tous dans le Pavillon de Verre.

Comment se déplacer dans les Hauts-de-France sans voiture ?

Lille, Amiens, Arras, Calais, Dunkerque et Compiègne sont bien reliées par train depuis Paris et entre elles par TER. Lens est à 30 minutes de Lille. Chantilly est à 25 minutes de Paris-Nord en RER D. Pour la Côte d'Opale et la Baie de Somme, un vélo ou une location de voiture reste la solution la plus pratique pour relier les caps et les villages.

Quelle est la spécialité culinaire des Hauts-de-France ?

Carbonade flamande, ficelle picarde amiénoise, potjevleesch dunkerquois, maroilles de l'Avesnois et moules-frites forment les piliers de la table du Nord. La bière artisanale est incontournable avec les brasseries Ch'ti, Jenlain et 3 Monts. Tout se goûte dans un estaminet, la bonne adresse de toute visite dans la région.

Conclusion

Les Hauts-de-France ne sont pas une région de passage, ou alors seulement pour ceux qui n'ont pas encore trouvé la sortie. De la démesure gothique d'Amiens à l'utopie sociale de Guise, des falaises opalines de la côte aux mémoriaux de la Grande Guerre, la région accumule des expériences difficiles à réunir ailleurs en France. Ce qui la rend encore plus attachante, c'est le sentiment que beaucoup de ses trésors restent peu fréquentés. Si vous cherchiez « que faire hauts de france » sans trop savoir à quoi vous attendre, vous avez désormais de quoi remplir aussi bien un long week-end qu'une semaine entière.

Pour construire votre itinéraire pas à pas et explorer chaque ville avec un guide dans l'oreille, le Ryocity d'Amiens est un excellent point de départ depuis le sud de la région. Notre application Ryo couvre également Lille, Calais, Laon, Dunkerque et Compiègne, six parcours audioguidés pour traverser les Hauts-de-France de ville en ville, au rythme qui vous convient.