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La fête du citron de Menton : guide complet 2026
Il faut avoir vu au moins une fois près de 140 tonnes d'agrumes s'assembler en sculptures de dix mètres de haut sur les jardins Biovès. Chaque année en février, la fête du citron à Menton attire plus de 250 000 visiteurs en moins de trois semaines, un chiffre vertigineux pour une ville de 28 000 habitants. Le spectacle ne ressemble à rien d'autre sur la Riviera : des chars couverts d'oranges et de citrons défilent devant le front de mer, des fanfares jouent jusqu'au coucher du soleil, et toute la vieille ville embaume l'agrume frais. La 92e édition se tient du 14 février au 1er mars 2026, sur le thème « Merveilles du vivant », avec ses corsos nocturnes illuminés, son exposition d'agrumes en accès libre dans les jardins Biovès et un marché du citron IGP qui mérite à lui seul le déplacement. Pour préparer votre visite, dates, billets de corso, hébergement, programme des défilés, voici tout ce qu'il faut savoir. Et si vous voulez prolonger l'expérience au-delà des jardins Biovès, le parcours audioguidé Ryo La Perle de la France explore Menton en 22 étapes sonores sur 4,8 km.
Qu'est-ce que la fête du citron de Menton ?

La fête du citron est un festival annuel créé officiellement en 1934 à Menton, centré sur une matière première aussi banale qu'extraordinaire : les agrumes cultivés dans l'arrière-pays mentonnais. Chaque édition repose sur un thème différent qui dicte les motifs de toutes les sculptures, chars et décors. La manifestation se déroule principalement autour de deux types d'événements distincts.
D'un côté, les expositions de sculptures dans les jardins Biovès (Avenue Boyer, 06500 Menton, noté 4.5/5 sur Google pour 5 215 avis), des compositions monumentales d'agrumes construites sur armatures métalliques, accessibles en journée et en soirée sous éclairage spécial. De l'autre, les corsos (défilés de chars en plein air) sur le front de mer, qui rassemblent des milliers de spectateurs debout le long de la promenade. Entre les deux, des animations de rue, des concerts et des dégustations de produits au citron animent la ville du matin jusqu'au soir.
Bonne nouvelle pour votre budget : l'exposition de motifs d'agrumes dans les jardins Biovès est en accès libre et gratuit. Ce qui se paie, ce sont les corsos : le bord de route en promenoir reste accessible à petit prix, et les tribunes assises offrent une vue dégagée sur les chars. C'est l'un des rares festivals français de cette ampleur à laisser son cœur visuel ouvert à tous.
Histoire et origines : de l'exposition florale au festival mondial

Tout commence en 1895, lors d'une exposition florale privée organisée dans la villa d'un notable mentonnais. Des corbeilles de fleurs et de fruits décorent les allées, les invités en redemandent l'année suivante, et l'idée commence à circuler dans la ville. En 1929, un hôtelier organise une exposition de fleurs et d'agrumes dans les jardins de l'hôtel Riviera ; le succès est tel que dès 1930 les festivités gagnent les rues sous forme de défilé. La Fête du Citron est officiellement créée en 1934, avec sa première exposition d'agrumes dans les jardins Biovès.
Le contexte économique n'est pas anodin. Menton était alors l'une des principales zones de production de citrons en Europe. Les vergers en terrasses de l'arrière-pays fournissaient des fruits à toute la Riviera et jusqu'en Angleterre, le citron mentonnais était réputé pour sa faible acidité, sa peau épaisse idéale pour les confitures et sa capacité à se conserver longtemps sans réfrigération. À son apogée au XIXe siècle, le territoire mentonais comptait plus de 200 000 citronniers.
La forme actuelle, des sculptures monumentales construites sur des armatures métalliques recouvertes d'agrumes, s'est affirmée progressivement après la Seconde Guerre mondiale. C'est l'hôtelier Louis Novat qui introduit dans les années 1940-1950 les premières structures architecturales faites d'agrumes. Chaque sculpture mobilise des milliers de fruits maintenus par des épingles et des ficelles, remplacés à mi-festival quand les premiers commencent à se rider. Une édition récente mobilise autour de 140 tonnes d'oranges et de citrons pour l'ensemble du festival.
Depuis 2003, chaque édition reçoit un thème officiel qui unifie l'esthétique. L'appellation « Fête du Citron® » est aujourd'hui une marque déposée par la ville de Menton. Cette cohérence visuelle distingue Menton des carnavals régionaux : on ne vient pas voir une collection hétéroclite de chars, mais une création collective organisée autour d'une idée unique, revisitée chaque année.
Le citron mentonnais, un agrume IGP à part entière

Le citron de Menton bénéficie depuis 2015 d'une indication géographique protégée (IGP), ce qui en fait l'un des rares agrumes français à jouir d'une telle reconnaissance. Il pousse sur les versants ensoleillés de l'arrière-pays, entre 100 et 500 mètres d'altitude, dans des microclimats où le gel est quasi inexistant.
Ce qui le distingue des citrons ordinaires : une peau plus épaisse et parfumée, une chair moins acide, un jus abondant. Les cuisiniers de la région l'utilisent autant pour le zeste que pour le jus, confit, en tarte, en huile essentielle, en limoncello. La production actuelle reste modeste, environ 50 tonnes de fruits certifiés par an pour une centaine de producteurs engagés dans l'IGP. Le cahier des charges impose une récolte à la main, étalée de novembre à avril, et interdit la cueillette des fruits encore verts : c'est cette maturité complète sur l'arbre qui donne au citron de Menton son parfum si reconnaissable. Pendant la fête, les stands avec badge officiel sont les seuls qui vendent du citron IGP authentique, les étals touristiques proposent souvent des fruits d'importation.
Les quelque 125 tonnes d'agrumes commandées pour les chars en 2026 proviennent en grande majorité d'Espagne (régions de Murcie et de Valence), avec un complément du Portugal et d'Égypte : la production locale ne pouvant pas couvrir les besoins de l'événement. Ce n'est pas un secret : le festival célèbre un territoire et une culture agrumicole, pas seulement un volume de production.
Les corsos des fruits d'or : le cœur du spectacle

Corso diurne et corso nocturne : deux expériences distinctes
Les corsos sont les défilés de chars monumentaux, entièrement recouverts d'oranges et de citrons, qui parcourent le front de mer de Menton sur environ 1,5 kilomètre. Il en existe deux formats, et beaucoup de visiteurs ignorent cette différence jusqu'à leur arrivée.
Le corso des fruits d'or se déroule en journée, sous la lumière méditerranéenne. Les chars avancent lentement, accompagnés de majorettes, de fanfares et de groupes folkloriques venus de toute l'Europe, fanfares portugaises, orchestres de cuivres allemands, groupes de samba brésiliens. Les équipes jettent des oranges et des citrons dans la foule, une tradition qui date des premières éditions. Un corso dure environ deux heures. Chaque char pèse entre 8 et 25 tonnes et est escorté à pied par ses créateurs.
Le corso illuminé se déroule en soirée : deux dates en 2026, les jeudis 19 et 26 février. Les mêmes chars sont éclairés par des milliers de LED et de projecteurs. Les agrumes orange et jaune vibrent sous les feux, les motifs prennent une profondeur nouvelle, et le défilé se transforme en quelque chose qui ressemble davantage à une installation lumineuse qu'à un cortège folklorique. C'est la version à ne pas rater si vous n'en faites qu'une.
Tribunes payantes ou bord de route libre ?
Pour les corsos, deux formules payantes en 2026 : le promenoir debout le long du parcours (16 € adulte, 8 € en tarif réduit pour les 6-12 ans) et la tribune assise (30 € adulte, 14 € en tarif réduit), gratuite pour les moins de 6 ans. La tribune offre la meilleure visibilité, à hauteur des yeux des chars. Soyez réaliste : pour les corsos du samedi et du dimanche, les meilleures places de promenoir sont prises deux heures à l'avance. Arrivez tôt ou réservez une tribune, l'expérience est sans commune mesure.
En 2026, le programme compte cinq corsos : trois corsos diurnes des fruits d'or les dimanches 15, 22 février et 1er mars (départ à 14h30 sur la promenade du Soleil), et deux corsos nocturnes illuminés les jeudis 19 et 26 février. Le corso inaugural et celui de clôture sont traditionnellement les plus spectaculaires ; les corsos de milieu de festival sont un peu plus calmes et moins fréquentés.
Six à huit mois de travail pour deux heures de défilé
Ce que les visiteurs voient en deux heures est le résultat d'un travail énorme. Les artistes en charge de chaque char soumettent des maquettes à la ville de Menton dès le printemps précédent. La construction des armatures métalliques démarre à l'automne. L'habillage en agrumes ne peut commencer que quelques jours avant la première parade, les fruits devant rester frais.
Un char de taille moyenne mobilise entre 4 000 et 8 000 oranges et citrons, fixés un à un sur l'armature avec des épingles en inox. Après les derniers corsos, les fruits non dégradés sont redistribués aux visiteurs et aux associations locales, ou transformés en jus et confitures.
Les jardins Biovès : se repérer au cœur de la fête

Les jardins Biovès occupent le centre névralgique de Menton, entre l'avenue Boyer et le front de mer. C'est un parc à la française long de 400 mètres, avec des allées larges et des bassins, un cadre qui se prête naturellement aux expositions en plein air.
Quelques repères pratiques pour organiser votre visite.
Le créneau du matin (généralement 9h30-12h) est le plus calme. La lumière méditerranéenne en hiver est souvent douce et latérale à cette heure, idéale pour la photographie. Les files d'attente à l'entrée sont nettement plus courtes qu'en après-midi.
L'après-midi (14h-18h) rassemble le plus de monde, notamment les familles avec enfants. C'est aussi quand les animations de rue sont les plus nombreuses autour des jardins.
En soirée (à partir de 19h ou 20h selon les éditions), les sculptures sont mises en lumière : les agrumes vibrent sous l'éclairage et l'ambiance change complètement. L'accès reste libre et gratuit, mais l'affluence grimpe vite les week-ends ; venez dès l'ouverture si vous visez ce moment.
Un conseil peu connu : positionnez-vous à l'extrémité nord des jardins en début de visite, là où les sculptures les plus hautes sont généralement installées, puis redescendez vers le front de mer. Vous aurez une vue d'ensemble sur chaque pièce avec le recul nécessaire avant de vous approcher pour les détails.
Menton dispose également d'un réseau de jardins botaniques exceptionnels ouverts pendant la fête. Le jardin Serre de la Madone, classé Monument Historique, abrite des collections de plantes rares. Le Val Rahmeh (Avenue Saint-Jacques, 06500 Menton, noté 4.5/5 sur Google pour 2 278 avis), géré par le Muséum national d'Histoire naturelle, propose des visites nocturnes en petits groupes pendant la fête.
Programme et dates de la fête du citron 2026
L'édition 2026, qui marque la 92e, se tient du 14 février au 1er mars 2026, soit un peu plus de quinze jours de festivités sur le thème « Merveilles du vivant ». Le festival se déroule en même temps que le carnaval de Nice, l'autre grand rendez-vous hivernal de la Côte d'Azur.
Pour situer : la fête 2025 s'était tenue du 15 février au 5 mars, la fête 2024 du 17 février au 3 mars. La fenêtre mi-février/début mars est la constante depuis plusieurs décennies.
Les week-ends concentrent la majorité du public et la totalité des corsos. Les semaines entre les week-ends permettent de visiter les jardins dans des conditions nettement plus sereines, avec des files d'attente réduites. Le week-end de clôture est paradoxalement l'un des moins fréquentés, beaucoup de visiteurs choisissent le premier ou le deuxième week-end. C'est donc une bonne option si vous êtes flexible.
Pour les billets de corso, la billetterie officielle a ouvert dès le 22 septembre 2025 sur le site fete-du-citron.com. Les places de tribune pour les corsos partent en quelques jours lors des week-ends de pic.
Tarifs 2026 : l'exposition d'agrumes dans les jardins Biovès est en accès libre et gratuit, de jour comme en soirée. Pour les corsos, comptez 16 € en promenoir (8 € pour les 6-12 ans) et 30 € en tribune assise (14 € en tarif réduit), gratuit pour les moins de 6 ans.
Comment venir à Menton et s'organiser sur place
En train : le meilleur choix pendant la fête
Menton est sur la ligne ferroviaire Nice-Vintimille, l'une des lignes régionales les plus pittoresques de France. Depuis Nice, le trajet en TER dure environ 40 à 50 minutes. Les trains sont fréquents (toutes les 20-30 minutes en journée) et les prix restent raisonnables (environ 5-7 €). La gare de Menton (Place de la Gare, 06500 Menton, noté 4.1/5 sur Google pour 324 avis) est à 10 minutes à pied des jardins Biovès, c'est de loin le moyen d'accès le plus pratique pendant la fête.
Depuis Monaco, Menton est à 12 km, moins de 20 minutes en train. C'est une combinaison logique si vous passez plusieurs jours sur la Riviera. Depuis Cannes, comptez 1h15 à 1h30 avec correspondance à Nice.
Pendant les week-ends de fête, la SNCF renforce généralement les fréquences sur cette ligne. Les trains du dimanche soir au retour peuvent être très chargés, prévoyez de prendre un train plus tôt que prévu.
En voiture : prévoir le parking
Venir en voiture pendant un week-end de corso est déconseillé, sauf si vous arrivez avant 9h. Les parkings du centre sont saturés dès 10h. La solution : utiliser les parkings relais en périphérie (signalés P+R) avec navettes gratuites mises en place par la ville. L'autoroute A8 dessert Menton via la sortie n°59.
Se déplacer dans Menton
Menton est une ville compacte. Entre la gare, les jardins Biovès, le front de mer et la vieille ville, toutes les distances se font à pied en moins de 20 minutes. Pour les jardins botaniques en périphérie, des navettes gratuites circulent pendant la fête, renseignez-vous aux arrêts indiqués par l'office de tourisme.
Les jours de corso, le boulevard de Garavan et plusieurs rues adjacentes sont fermés à la circulation. Si vous arrivez en voiture ce jour-là, comptez une demi-heure supplémentaire pour rejoindre votre hébergement.
Quelques conseils pratiques : venez tôt (entre 9h30 et 11h, la foule est encore gérable), habillez-vous en couches (14-18 °C le jour, 10-13 °C le soir), prévoyez du cash pour le marché (la plupart des producteurs n'acceptent que les espèces), et évitez les grandes poussettes dans les ruelles de la vieille ville. Le parcours audioguidé Ryo « La Perle de la France » passe justement par les Jardins Biovès, un bon point de départ avant la balade.
Où dormir pendant la fête du citron

À Menton même
Les week-ends de corso affichent complet plusieurs semaines à l'avance dans tous les hôtels de Menton. Réservez au minimum 3 à 4 mois à l'avance pour les week-ends, les hôtels du front de mer s'arrachent dès octobre.
L'Hôtel Napoléon, en bord de mer, est l'une des adresses les plus demandées pendant la fête. Sa terrasse sur la Méditerranée offre l'un des meilleurs points de vue sur la baie en hiver. Catégorie 4 étoiles, tarifs en forte hausse pendant l'événement.
L'Hôtel Aiglon (7 Avenue de la Madone, 06500 Menton, noté 4.5/5 sur Google pour 413 avis), sur l'avenue de la Madone, est un classique de la Riviera mentonnaise. Son jardin en terrasses avec vue mer est un cadre agréable pour décompresser en fin de journée après les foules des jardins Biovès. Plusieurs petits hôtels familiaux dans les ruelles derrière la place du Cap offrent de bons rapports qualité-prix dans des bâtiments anciens bien rénovés.
Dans les villes voisines
Si Menton est complet ou hors budget, plusieurs options à moins de 20 minutes méritent d'être considérées.
Roquebrune-Cap-Martin, à 5 km à l'ouest, est un village perché avec quelques chambres d'hôtes et maisons de location. L'ambiance y est nettement plus calme que Menton pendant la fête, et les tarifs sont généralement inférieurs de 20 à 30 %.
Ventimiglia, première ville italienne de l'autre côté de la frontière, est à 15 minutes en train. Les prix de l'hébergement y sont sensiblement moins élevés, et la traversée de frontière est invisible depuis que Schengen fonctionne. Beaucoup de visiteurs italiens de la fête font ce trajet dans le sens inverse.
Monaco, à 12 km, propose une offre hôtelière large, du budget au luxe, à des prix parfois compétitifs comparés à Menton en période de fête.
Pour les budgets serrés, les locations d'appartements via les plateformes habituelles restent la meilleure option. Avec une cuisine, vous pouvez vous approvisionner au marché du festival et profiter du citron local de façon économique et authentique.
Que faire à Menton au-delà de la fête

Si vous êtes à Menton pendant la fête, vous avez accès à l'une des villes les plus photographiées de la Riviera dans son moment de gloire visuelle. Mais la ville elle-même mérite une demi-journée d'exploration hors jardins Biovès.
La vieille ville de Menton est l'une des plus belles de la Côte d'Azur. Ses façades ocre et rose pâle s'empilent au-dessus du port dans un désordre calculé qui évoque autant la Ligurie italienne que la Provence. Les ruelles étroites montent depuis le marché couvert jusqu'à l'église Saint-Michel-Archange, la plus grande église baroque de la région, dont le parvis en galets de rivière est un chef-d'œuvre de mosaïque populaire.
La rampe des poilus est l'axe principal qui relie le marché couvert au vieux Menton, une série de volées de marches encadrées de maisons aux couleurs vives, bordées de plantes et d'orangers en pot. C'est l'image-carte postale de Menton. Pendant la fête, quelques sculptures hors jardins sont parfois installées dans ce secteur.
Le cimetière du Vieux Château, en hauteur, offre la vue la plus photogénique sur les toits de Menton, la baie de Garavan et les premières collines italiennes. L'accès est libre ; le chemin depuis la chapelle Saint-Bernardin est clairement balisé.
Le Musée Jean Cocteau - Collection Séverin Wunderman (2 Quai de Monléon, 06500 Menton, noté 4/5 sur Google pour 492 avis) mérite une heure. Cocteau a laissé une trace profonde à Menton, il a notamment décoré la Salle des mariages de l'Hôtel de Ville avec des fresques aujourd'hui protégées. Le musée abrite la plus grande collection Cocteau au monde, dans un bâtiment contemporain face à la mer.
Le marché couvert des Halles est le rendez-vous des habitants le matin, avant 12h. Pendant la fête, les vendeurs de produits au citron y sont plus nombreux que d'habitude : confitures, huiles parfumées, confits, alcools. Arrivez avant 11h pour éviter la foule et trouver les meilleures tables.
Pour explorer tout cela avec du contexte historique et des anecdotes locales, le guide audio Ryo La Perle de la France vous accompagne sur 4,3 km à travers 23 points d'arrêt dans la vieille ville et le front de mer. C'est un complément naturel à la fête pour ceux qui veulent comprendre ce que Menton est au-delà du festival.
Gastronomie : les saveurs du citron mentonnais
Le festival est aussi une occasion de découvrir la gastronomie mentonnaise et tout ce que ce territoire a développé autour de l'agrume.
Le barbagiuan est peut-être la spécialité la plus emblématique, un beignet farci de blettes, de ricotta et de parmesan, frit à l'huile d'olive. Bien qu'il ne contienne pas de citron, il est souvent servi avec un filet de jus de citron local qui en révèle les arômes. On le trouve dans plusieurs boulangeries et restaurants du vieux Menton.
Les pasta al limone, un plat d'influence ligure omniprésent à Menton, se déclinent dans des dizaines de versions selon les restaurants. La version mentonnaise traditionnelle utilise la peau râpée de citron IGP, de la crème fraîche et du parmesan vieilli.
La tarte au citron de Menton n'est pas la même que la version de pâtisserie parisienne. Elle intègre le zeste dans la garniture en quantité généreuse, ce qui donne un résultat plus parfumé et moins sucré. La Confiserie Herbin, fondée en 1974, est celle qui a la réputation la plus établie pour cette spécialité.
Le limoncello mentonnais est produit localement à partir de zestes de citron IGP. Sa version locale est moins sucrée que la version industrielle italienne, plus amère, plus fraîche. Plusieurs boutiques autour des jardins proposent des dégustations pendant la fête.
Pendant les week-ends de corso, les restaurants du front de mer sont pris d'assaut. Réservez plusieurs semaines à l'avance ou mangez en dehors des horaires de pointe (avant 12h ou après 14h le midi, après 21h le soir). Les restaurants situés dans les rues derrière la place aux Herbes sont plus accessibles sans réservation.
FAQ
Quand a lieu la fête du citron de Menton en 2026 ?
L'édition 2026, la 92e, se tient du 14 février au 1er mars 2026, sur le thème « Merveilles du vivant ». Pour repère : la fête 2025 s'était tenue du 15 février au 5 mars, la fête 2024 du 17 février au 3 mars. La billetterie des corsos est ouverte depuis le 22 septembre 2025 sur fete-du-citron.com.
Combien coûte l'entrée à la fête du citron ?
L'exposition de motifs d'agrumes dans les jardins Biovès est en accès libre et gratuit, de jour comme en soirée. Ce qui se paie, ce sont les corsos : 16 € en promenoir debout (8 € pour les 6-12 ans) et 30 € en tribune assise (14 € en tarif réduit), gratuit pour les moins de 6 ans. Vérifiez les tarifs exacts sur fete-du-citron.com avant de réserver.
Vaut-il mieux venir en semaine ou le week-end ?
La semaine est nettement plus agréable pour visiter les jardins Biovès : moins de monde, pas de files d'attente, ambiance plus détendue. Les corsos diurnes des fruits d'or ont lieu le dimanche (15, 22 février et 1er mars 2026) et les corsos illuminés en semaine (jeudis 19 et 26 février). Si votre priorité est le défilé, calez votre séjour sur ces dates et réservez longtemps à l'avance. Si vous préférez les sculptures sans la foule, choisissez un créneau en semaine. Le week-end de clôture (début mars) est paradoxalement moins fréquenté que le premier ou le deuxième.
Comment venir à Menton depuis Nice ?
Le train est le moyen le plus simple. Des TER relient Nice à Menton toutes les 20 à 30 minutes, pour un trajet de 40 à 50 minutes et un prix d'environ 5 à 7 €. La gare de Menton est à 10 minutes à pied des jardins Biovès. En voiture, comptez 30 km par l'A8 avec péage, mais le stationnement est très difficile les week-ends de fête. Privilégiez le train.
Peut-on visiter la vieille ville de Menton pendant la fête ?
Oui, et c'est fortement recommandé. La vieille ville baroque de Menton, avec ses ruelles colorées, son église Saint-Michel-Archange et son parvis en galets, est partiellement décorée pendant la fête. Le matin tôt (avant 9h), elle est pratiquement déserte malgré le festival. Le Musée Jean Cocteau, souvent boudé au profit des sculptures, est une vraie perle. La rampe des poilus et la chapelle Saint-Bernardin méritent aussi le détour. Pour explorer avec du contexte, le parcours audioguidé Ryo « La Perle de la France », à Menton, couvre ces lieux en 23 étapes sonores.
Peut-on visiter les jardins Biovès avec des enfants en bas âge ?
Oui, la fête est très adaptée aux familles. Les sculptures monumentales impressionnent les enfants dès 3-4 ans. Les allées des jardins sont larges et praticables avec une poussette compacte. Les créneaux les plus adaptés aux petits : la matinée pour éviter la fatigue et la foule, ou le début d'après-midi les jours de semaine. Les soirées illuminées sont fascinantes même pour les très jeunes enfants, mais les files d'attente peuvent être longues. Évitez les grandes poussettes dans la vieille ville, les ruelles en escalier ne s'y prêtent pas.
Le citron vendu à la fête est-il vraiment du citron IGP de Menton ?
Pas systématiquement. Les quelque 125 tonnes d'agrumes utilisées pour les chars sont importées en grande majorité d'Espagne, la production IGP locale (environ 50 tonnes par an) étant bien trop faible pour couvrir les besoins de l'événement. En revanche, les producteurs certifiés présents au marché du festival avec le badge officiel vendent bien du citron IGP authentique. Pour être sûr, achetez chez eux ou dans les épiceries fines du centre-ville qui affichent clairement la certification. Comptez 4 à 7 € le kilo pour le vrai citron de Menton. Le parcours audioguidé Ryo « La Perle de la France » relie justement les Jardins Biovès au Musée Jean Cocteau, pour prolonger la découverte après le marché.
Menton et ses citrons : une fête à vivre au moins une fois
Cette célébration n'est pas qu'un spectacle, c'est la manière singulière qu'a une petite ville méditerranéenne de réinventer chaque année son identité autour d'un fruit. Les quelque 140 tonnes d'agrumes assemblées en sculptures éphémères, les corsos qui parfument le front de mer, les odeurs de limoncello et de tarte fraîche dans les ruelles de la vieille ville forment une expérience cohérente qu'on ne trouve nulle part ailleurs sur la Riviera.
Si vous prolongez votre visite au-delà de la fête, le guide audio Ryo La Perle de la France vous donnera les clés historiques et culturelles pour comprendre cette ville qui fut pendant un siècle l'une des destinations hivernales favorites de l'aristocratie européenne. Vingt-deux étapes sonores, 4,8 km, à faire à votre rythme entre deux visites aux jardins ou le lendemain de la fête, c'est la meilleure façon de repartir avec le sentiment d'avoir vraiment vu Menton, et pas seulement ses agrumes.
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