Les plus beaux villages des Alpes-Maritimes : itinéraire par secteurs (2026)

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Emilie

Créé par Emilie, le 16 sept. 2026

Mis à jour le 16 sept. 2026

Votre guide Ryo

Les plus beaux villages des Alpes-Maritimes : itinéraire par secteurs (2026)

Sur la Côte d'Azur, la mer capte tous les regards, mais à quelques kilomètres à peine du rivage, des dizaines de bourgs perchés veillent sur la Méditerranée depuis le Moyen Âge. Chercher les plus beaux villages des Alpes-Maritimes, c'est accepter de quitter la Promenade des Anglais pour grimper des routes en lacets, croiser des ruelles trop étroites pour une voiture, et déboucher, au détour d'un porche du XIIIe siècle, sur un panorama qui embrasse d'un coup le cap Ferrat et les sommets encore enneigés en avril.

Le détour révèle des surprises concrètes : Coaraze fait peindre des cadrans solaires sur ses façades par des artistes, dont Jean Cocteau, Saorge cache un couvent franciscain accroché à flanc de falaise à 520 mètres d'altitude, et Sainte-Agnès détient le titre de village perché le plus haut du littoral européen avec ses 780 mètres au-dessus de la Grande Corniche. Entre le Pays de Vence où Matisse et Chagall ont posé leurs valises, les gorges du Loup qui séparent Gourdon de Cabris, et la vallée de la Roya presque italienne, cet itinéraire suit six secteurs géographiques, du littoral azuréen jusqu'aux confins alpins où Ryo propose déjà, plus au nord, des parcours audioguidés comme celui du parcours audioguidé d'Annecy.

Èze et les villages perchés du littoral azuréen

Village perché Èze
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Entre Nice et Monaco, la Moyenne Corniche longe une poignée de bourgs qui ont fait la réputation touristique du département bien avant l'invention du mot Riviera.

Èze, le nid d'aigle entre ciel et Méditerranée

Èze occupe un piton rocheux de 429 mètres, à mi-chemin entre ciel et mer, et reste la carte postale la plus reproduite du département.

Les ruelles pavées grimpent en escalier entre des maisons du XIVe siècle restaurées avec soin, occupées aujourd'hui par des ateliers de verriers, des parfumeurs et quelques hôtels de luxe qui ont fait la notoriété du lieu dans le monde entier. Tout en haut, les ruines du château féodal abritent le Jardin exotique, planté de cactus et de plantes grasses, d'où la vue plonge sans obstacle sur le cap Ferrat, la baie de Villefranche et, par temps clair, jusqu'à la Corse.

Si vous visitez Èze en été, montez avant 9h ou après 18h : le site figure parmi les plus fréquentés de la Côte d'Azur et les cars de tourisme saturent les ruelles en milieu de journée. Le parking du village est payant et vite complet ; se garer en bord de mer et grimper à pied par le chemin de Nietzsche reste l'option la plus gratifiante, à condition de prévoir une bonne heure de montée et près de 400 mètres de dénivelé, avec de bonnes chaussures et de l'eau.

Roquebrune-Cap-Martin et Gorbio, balcons sur la Riviera

Roquebrune-Cap-Martin
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Roquebrune-Cap-Martin conserve un donjon présenté comme le plus ancien donjon féodal conservé en France, élevé au Xe siècle pour surveiller les incursions sarrasines. Le village abrite aussi un olivier millénaire, considéré comme l'un des plus vieux arbres de France, dont le tronc noueux mesure plus de dix mètres de circonférence. Les ruelles en pente, parfois couvertes, débouchent sur des placettes ombragées avec vue sur le cap Martin et la principauté de Monaco toute proche.

À dix minutes de route, Gorbio (Gorbio, 06500 Gorbio, noté 4.6/5 sur Google pour 900 avis) garde un caractère plus confidentiel. La commune vit toujours au rythme de la procession des Limaces, célébrée en juin, quand des centaines de coquilles d'escargot remplies d'huile éclairent les rues à la nuit tombée. Une fontaine ancienne et un orme planté en 1713 sur la place principale complètent ce tableau resté remarquablement intact.

Peillon, Peille et Coaraze, les sentinelles de l'arrière-pays niçois

Village médiéval Peillon
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À moins de trente minutes du centre de Nice, l'arrière-pays niçois concentre l'un des ensembles de villages médiévaux les plus denses du département, avec des sites qui rivalisent en notoriété avec ceux du littoral.

Peillon et Peille, villages accrochés à la montagne au-dessus de Nice

Peillon s'accroche à un piton rocheux dans un paysage presque toscan, sans une seule construction moderne visible depuis le point de vue classique en contrebas. Fermé à la circulation, il se parcourt entièrement à pied par des venelles voûtées et des escaliers qui montent vers la chapelle des Pénitents Blancs, décorée de fresques du XVe siècle attribuées à Giovanni Canavesio.

À quelques kilomètres, Peille occupe un plateau plus large et a longtemps vécu de l'élevage plutôt que du tourisme, ce qui explique un charme moins photogénique mais plus authentique. Les habitants y organisent encore la Baccanicola, une fête traditionnelle avec défilé costumé, et le marché du samedi matin reste un rendez-vous local, pas un spectacle pour visiteurs.

Coaraze, le village du soleil et ses cadrans solaires

Coaraze village soleil
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Coaraze, juché à 667 mètres sur un éperon dominant la vallée du Paillon, doit son surnom de village du soleil à ses cadrans solaires peints. Huit d'entre eux ont été posés dans les années 1960 par des artistes de passage, dont Jean Cocteau et ses fameux Lézards, et la municipalité a relancé la commande à partir de 2008. Le bourg fait partie du réseau officiel des Plus Beaux Villages de France, label qu'il partage avec seulement deux autres communes du département.

Vous pouvez enchaîner une flânerie dans les ruelles avec une visite de l'église Saint-Jean-Baptiste, puis rejoindre le belvédère qui domine la vallée. Le marché hebdomadaire vend l'huile d'olive produite sur les oliveraies en terrasses des environs.

Aspremont et Lucéram, oliviers, crèches et vieilles pierres

Aspremont village
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Aspremont surplombe la vallée du Var à 554 mètres et présente une curiosité urbaine rare : ses rues sont bâties en cercles concentriques au pied du mont Chauve, un plan en escargot qui se lit parfaitement depuis les hauteurs. L'oléiculture y a longtemps fait la richesse locale, et l'huile produite ici était réputée dans tout le comté de Nice jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Lucéram (Lucéram, 06440 Lucéram, noté 4.6/5 sur Google pour 1,1K avis), à 650 mètres, cultive une tradition de crèches réputée dans tout le département : lancé en 1998, son circuit des crèches en aligne chaque hiver plusieurs centaines dans les caves, les niches et les vitrines du bourg, et attire des milliers de visiteurs entre décembre et janvier. Le reste de l'année, ses maisons colorées serrées autour de l'église Sainte-Marguerite, achevée à la fin du XVe siècle et riche de retables de l'école de Ludovico Brea, valent à elles seules le détour.

Saint-Paul-de-Vence et les villages d'artistes du Pays de Vence

Saint-Paul-de-Vence
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À vingt minutes de Cagnes-sur-Mer, le Pays de Vence a longtemps servi de refuge à des générations de peintres, ce qui en fait sans doute le secteur le plus documenté de l'arrière-pays niçois.

Saint-Paul-de-Vence, refuge historique des peintres et galeries d'art

Saint-Paul-de-Vence a été fortifié sur ordre de François Ier au XVIe siècle et a conservé intacts ses remparts, ce qui permet d'en faire le tour complet à pied en une vingtaine de minutes avec une vue continue sur la campagne environnante.

À partir des années 1920, la cité fortifiée est devenue le repaire de Matisse, Chagall, Picasso et Léger, attirés par la lumière et par l'auberge de la Colombe d'Or, qui a accepté des toiles en paiement et accroche encore de véritables originaux dans son restaurant. La Fondation Maeght, ouverte en 1964 en périphérie, prolonge cet héritage avec l'une des plus importantes collections d'art moderne de la région.

On y compte aujourd'hui une soixantaine de galeries d'art et de boutiques d'artisanat, ce qui explique une fréquentation dense toute l'année. Si vous cherchez le Saint-Paul-de-Vence des artistes plutôt que celui des vitrines, privilégiez une visite en fin de journée, quand les groupes repartent vers Nice et que la lumière rasante sur les remparts justifie enfin la réputation du lieu.

Tourrettes-sur-Loup, le village des violettes

Tourrettes-sur-Loup
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Tourrettes-sur-Loup forme un cercle presque parfait autour d'un piton rocheux, construction défensive typique du XVe siècle. On y cultive la violette depuis plus d'un siècle, une tradition qui vaut au bourg son surnom et qui se célèbre chaque année début mars lors de la fête des Violettes, avec défilé de chars fleuris dans les ruelles.

Les artisans d'art s'y sont installés en nombre depuis les années 1960, attirés par des loyers plus abordables qu'à Saint-Paul-de-Vence et par un cadre tout aussi spectaculaire, avec les gorges du Loup en toile de fond.

La Colle-sur-Loup et Biot, potiers, verriers et gorges du Loup

La Colle-sur-Loup s'étire le long de la rivière du même nom et sert traditionnellement de porte d'entrée vers les gorges du Loup, avec un marché aux antiquités réputé le week-end et plusieurs domaines viticoles ouverts à la dégustation.

Biot (Biot, 06410 Biot, noté 4.5/5 sur Google pour 4K avis) s'est fait une réputation mondiale grâce à sa verrerie soufflée à la bulle, visible en démonstration dans les ateliers, et à son musée national Fernand Léger, qui conserve plusieurs centaines d'œuvres du peintre. Si cette route des artistes vous plaît, l'équipe Ryo a documenté un itinéraire comparable plus au nord dans son article sur les plus beaux villages à visiter autour d'Annecy, utile si votre road trip alpin se prolonge au-delà de la Côte d'Azur.

Gourdon, Cabris et les villages balcons du Pays de Grasse

Gorges du Loup
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Au-dessus de la capitale mondiale du parfum, une série de bourgs perchés surplombe les gorges du Loup et la plaine de Grasse, avec certains des panoramas les plus vertigineux du département.

Gourdon, le village balcon de la Riviera

Gourdon est celui qui revient le plus souvent dans les classements, et pour une raison simple : bâti à 760 mètres au bord d'une falaise verticale, il offre une vue continue sur les gorges du Loup, la plaine de Grasse et, par beau temps, la baie de Cannes.

Le château médiéval du XIIe siècle, remanié au XVIIe, ne se visite plus depuis sa vente à un propriétaire privé, mais ses jardins en terrasses, attribués à André Le Nôtre et protégés au titre des monuments historiques, restent l'un des grands motifs de fierté locale. La rue principale, unique artère du bourg, concentre boutiques de spécialités provençales, savonneries artisanales et distilleries de plantes aromatiques.

La route qui monte depuis Le Bar-sur-Loup compte parmi les plus spectaculaires du département, avec des épingles serrées qui longent le vide sur plusieurs kilomètres. Si vous avez le vertige, préférez arriver par le plateau de Caussols, plus plat mais plus long.

Cabris et Saint-Cézaire-sur-Siagne, panoramas sur les gorges du Loup

Cabris domine à son tour la plaine grassoise depuis un promontoire qui aurait, selon la légende locale, inspiré à Saint-Exupéry certains paysages du Petit Prince : sa mère a vécu ici, et l'écrivain y séjournait. Les ruines du château médiéval couronnent le site et servent de belvédère naturel sur le lac de Saint-Cassien.

Saint-Cézaire-sur-Siagne ajoute à son patrimoine bâti une curiosité géologique : ses grottes, ouvertes à la visite depuis la fin du XIXe siècle, présentent des concrétions teintées de rouge par l'oxyde de fer, une coloration rare en France.

Valbonne, Mougins et Auribeau-sur-Siagne, entre art et gastronomie

Valbonne conserve un plan urbain unique dans la région, hérité de sa refondation au début du XVIe siècle : un damier de rues perpendiculaires organisé autour d'une place centrale bordée d'arcades, aujourd'hui occupée par des terrasses de restaurants.

Mougins a accueilli Picasso pendant les douze dernières années de sa vie, de 1961 à sa mort en 1973, dans le mas Notre-Dame-de-Vie en contrebas du vieux village. Ce lien avec l'art se prolonge aujourd'hui au musée de la Photographie André Villers, installé près de la porte sarrasine, qui expose les portraits pris par ce photographe devenu l'ami du peintre. Le bourg s'est aussi imposé comme une référence gastronomique de la région cannoise, avec plusieurs tables réputées installées dans ses ruelles.

Auribeau-sur-Siagne referme cette section sur une note plus tranquille : accroché au-dessus de la rivière Siagne, il compte moins de trois mille habitants et a conservé des ruelles en calade, ces pavés en arête de poisson typiques de la Provence, sans la densité touristique de ses voisins. Grasse, juste en contrebas, reste incontournable pour comprendre l'histoire de la parfumerie qui a fait la richesse de tout ce secteur depuis le XVIIe siècle.

Le Bar-sur-Loup, Opio et Châteauneuf, l'arrière-pays d'Antibes et de Cannes

Sophia Antipolis
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Entre la technopole de Sophia Antipolis et les premières collines de Grasse, trois communes échappent aux circuits classiques alors qu'elles sont à moins de trente minutes d'Antibes.

Le Bar-sur-Loup (Le Bar-sur-Loup, 06620 Le Bar-sur-Loup) cultivait l'oranger amer, le bigaradier, dont les fleurs partaient chez les parfumeurs grassois ; son église Saint-Jacques-le-Majeur conserve une Danse macabre peinte sur bois au XVe siècle, œuvre d'un naïf inquiétant qui vaut à elle seule l'arrêt. C'est aussi la commune natale de l'amiral de Grasse, artisan de la victoire de Yorktown.

Opio (Opio, 06650 Opio) aligne des restanques d'oliviers et un moulin à huile toujours en activité, où l'on assiste à la trituration en hiver. Châteauneuf-Grasse (Châteauneuf, 06740 Châteauneuf-Grasse), sur sa colline voisine, offre depuis son église un panorama qui va du Mercantour à la baie de Cannes, sans la moindre boutique de souvenirs. Ces trois haltes se combinent facilement en une demi-journée depuis Antibes ou Cannes, avec un déjeuner sous les platanes en prime.

Sainte-Agnès, Saorge et les villages secrets de la Roya et de la Vésubie

Village Sainte-Agnès
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En s'éloignant du littoral vers l'est et le nord, le paysage bâti change de visage : l'influence italienne se lit dans l'architecture, et la fréquentation touristique chute nettement, pour le plus grand bonheur des voyageurs en quête de tranquillité.

Sainte-Agnès, le village perché le plus haut du littoral

Sainte-Agnès culmine à 780 mètres, ce qui en fait officiellement le plus haut village littoral d'Europe, avec une vue qui domine Menton et la principauté de Monaco depuis les ruines de son château médiéval.

Sous les maisons, un fort de la ligne Maginot creusé dans la roche dans les années 1930 se visite en partie et rappelle que cette frontière montagneuse a longtemps été une zone stratégique majeure. Le contraste entre les venelles fleuries et les kilomètres de galeries militaires souterraines vaut à lui seul le détour depuis Menton, à vingt minutes de route.

Saorge, la sentinelle de la vallée de la Roya

Saorge village
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Saorge s'étage en amphithéâtre sur un versant abrupt de la vallée de la Roya, si bien que certaines maisons semblent posées les unes sur les autres. Le site a longtemps servi de verrou défensif entre le comté de Nice et le Piémont, une position stratégique qui explique son architecture resserrée et ses toits de lauze.

Le monastère franciscain du XVIIe siècle, accroché en surplomb, se visite et offre l'un des points de vue les plus photographiés de toute la vallée. Comptez près d'une heure trente de route depuis Nice par la vallée de la Roya, un trajet qui traverse des gorges impressionnantes et justifie de prévoir la journée entière plutôt qu'un simple passage.

La Brigue, Bairols et La Bollène-Vésubie, hors des sentiers battus

Chapelle Notre-Dame-des-Fontaines
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La Brigue, à quelques kilomètres de Saorge, cache l'un des trésors artistiques les moins connus du département : la chapelle Notre-Dame-des-Fontaines, entièrement recouverte de fresques du XVe siècle dues à Giovanni Canavesio et Giovanni Baleison, que l'on surnomme la Sixtine des Alpes du Sud.

Plus au sud dans la vallée de la Tinée, Bairols (Bairols, 06420 Bairols) avait été quasiment déserté avant qu'une poignée d'habitants ne le restaure pierre par pierre, un cas rare de sauvetage mené par des particuliers plutôt que par une collectivité. Dans la vallée voisine, La Bollène-Vésubie (La Bollène-Vésubie, 06450 La Bollène-Vésubie, noté 4.4/5 sur Google pour 300 avis) sert de porte d'entrée vers le Parc national du Mercantour, entourée de châtaigneraies centenaires qui s'embrasent de couleurs en octobre. Ces trois haltes, moins documentées que leurs voisines du littoral, complètent un itinéraire déjà plus dense que la plupart des guides consacrés à la région, et rejoignent en cela l'esprit des parcours audioguidés que propose déjà Ryo à Grenoble, autre porte d'entrée alpine où la marche remplace la voiture pour explorer le patrimoine. De retour sur la Côte, le parcours audioguidé de Nice complète bien cette échappée dans l'arrière-pays, avec un tout autre rythme entre le Vieux Nice et le port Lympia.

Sospel, Tende et Utelle, trois détours pour prolonger l'itinéraire

village de Sospel
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Si vous disposez d'une journée supplémentaire, trois communes de montagne méritent le crochet, chacune dans un registre différent.

Sospel (Sospel, 06380 Sospel), à quarante minutes de Menton par le col de Castillon, s'organise autour d'un pont à péage du XIIIe siècle enjambant la Bévéra, reconstruit après les bombardements de 1944, et d'une cathédrale baroque à la façade colorée qui surprend au fond de sa place. Le fort Saint-Roch, autre ouvrage de la ligne Maginot, se visite en saison.

Tende, tout au bout de la vallée de la Roya, aligne des maisons à toits de lauze sous les ruines du château des Lascaris. Le musée départemental des Merveilles y raconte les milliers de gravures rupestres de l'âge du bronze relevées au pied du mont Bego, à quelques heures de marche de là.

Utelle (Utelle, 06450 Utelle), enfin, domine la Vésubie sur son replat à plus de 800 mètres. La route continue jusqu'au sanctuaire de la Madone d'Utelle, à 1 174 mètres, d'où le panorama embrasse d'un seul regard la mer et les sommets du Mercantour : c'est probablement la plus belle vue accessible en voiture de tout le département.

Les trois communes labellisées Plus Beaux Villages de France

Seules trois communes du département figurent au réseau national : Coaraze, Gourdon et Sainte-Agnès. Le label impose un patrimoine bâti protégé, une taille modeste et une politique de préservation vérifiée lors d'expertises régulières, ce qui explique que des sites très visités comme Èze ou Saint-Paul-de-Vence n'y figurent pas, malgré leur notoriété. Ne vous fiez donc pas au seul label pour construire votre itinéraire : il signale une qualité, pas une hiérarchie.

Organiser sa route des villages perchés des Alpes-Maritimes

Villages perchés Alpes-Maritimes
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Cette liste couvre un territoire large : mieux vaut organiser sa route par secteur géographique plutôt que d'essayer de tout voir en un seul jour.

Carte et itinéraire pour enchaîner plusieurs villages en une journée

Sur une carte des plus beaux villages des Alpes-Maritimes, quatre journées types se dessinent naturellement. Une première journée littoral associe Èze, Roquebrune-Cap-Martin et Gorbio, avec moins d'une heure de route cumulée. Une deuxième, dans l'arrière-pays niçois, relie Peillon, Peille et Coaraze en boucle depuis Nice. Le Pays de Vence se parcourt en une matinée entre Saint-Paul-de-Vence, Tourrettes-sur-Loup et Biot, et le Pays de Grasse en une journée complète avec Gourdon, Cabris et Mougins.

La vallée de la Roya mérite un traitement à part : entre l'éloignement et les routes de montagne, prévoyez une journée entière rien que pour Sainte-Agnès et Saorge, ou mieux, une nuit sur place pour pousser jusqu'à La Brigue et Tende sans vous presser.

Où dormir et quand partir pour visiter les villages perchés

villages perchés Côte d'Azur
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Nice reste la base la plus pratique pour rayonner vers le littoral et l'arrière-pays niçois, tandis que Vence ou Grasse conviennent mieux pour explorer le Pays de Vence et le Pays de Grasse sans multiplier les trajets. Pour la Roya, mieux vaut loger directement à Saorge, Breil-sur-Roya ou Tende plutôt que de faire l'aller-retour depuis la côte dans la même journée.

Le printemps, entre avril et juin, et l'arrière-saison, en septembre-octobre, restent les meilleures périodes : les températures sont clémentes pour la marche, et la fréquentation retombe nettement par rapport aux mois de juillet-août, quand Èze ou Saint-Paul-de-Vence deviennent difficiles à parcourir en milieu de journée. L'hiver a ses partisans, entre le circuit des crèches de Lucéram en décembre et des ruelles rendues à leurs habitants.

Comment venir et se déplacer entre les villages

Gare de Nice-Ville
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L'aéroport de Nice-Côte d'Azur constitue la porte d'entrée logique, avec des liaisons directes vers l'ensemble de l'Europe, et le TGV place Nice à environ six heures de Paris. Depuis la gare de Nice-Ville, le train du littoral dessert Villefranche, Èze-sur-Mer, Monaco et Menton toutes les demi-heures environ en journée : c'est le moyen le plus simple d'approcher Èze ou Roquebrune sans voiture, quitte à finir par un bus ou une montée à pied.

Pour la haute vallée de la Roya, la ligne Nice-Tende, souvent appelée train des Merveilles, dessert Breil-sur-Roya, Fontan-Saorge, La Brigue et Tende. Le trajet, spectaculaire, enchaîne viaducs et tunnels hélicoïdaux ; vérifiez les horaires avant de partir, car la desserte reste peu fréquente et a été affectée par les travaux consécutifs à la tempête Alex de 2020.

Partout ailleurs, la voiture s'impose : les lignes de bus régionales relient bien Nice à Peille, Coaraze ou Sainte-Agnès, mais avec deux à quatre allers-retours quotidiens seulement, souvent calés sur les horaires scolaires. Comptez large sur les temps de trajet, car les routes de l'arrière-pays enchaînent les lacets et se roulent rarement à plus de 40 km/h de moyenne.

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FAQ

Quels villages des Alpes-Maritimes sont classés parmi les Plus Beaux Villages de France ?

Trois communes du département portent officiellement ce label national : Coaraze, Gourdon et Sainte-Agnès. Chacune a été retenue pour son patrimoine bâti préservé et l'absence de constructions modernes visibles depuis le cœur historique. Èze, Saint-Paul-de-Vence ou Tourrettes-sur-Loup, très visités, n'en font pas partie.

Quel village perché visiter près de Nice ?

Peillon, Peille et Coaraze se trouvent à moins de trente minutes du centre-ville et forment un circuit cohérent pour une demi-journée. Èze, un peu plus loin sur la Moyenne Corniche, reste également accessible en moins de vingt-cinq minutes.

Quel village visiter près de Menton ?

Sainte-Agnès et Gorbio sont les deux plus proches de Menton, à moins de vingt minutes de route. Roquebrune-Cap-Martin, entre Menton et Monaco, complète facilement la visite dans la même journée, et Sospel s'ajoute si vous poussez vers l'intérieur.

Quels villages des Alpes-Maritimes visiter en un week-end ?

Un week-end permet raisonnablement de combiner deux secteurs, par exemple le littoral et l'arrière-pays niçois le premier jour, puis le Pays de Vence ou le Pays de Grasse le second. La vallée de la Roya, plus éloignée, demande un week-end à part entière.

Peut-on visiter plusieurs villages perchés en une seule journée depuis Nice ?

Oui pour les secteurs proches : littoral azuréen, arrière-pays niçois et Pays de Vence se combinent chacun en une journée depuis Nice. La vallée de la Roya, à plus d'une heure trente de route, se prête moins bien à un aller-retour dans la journée.

Comment se déplacer entre les villages perchés des Alpes-Maritimes ?

La voiture reste le moyen le plus pratique compte tenu des routes de montagne étroites et du faible maillage de transports en commun. Quelques lignes de bus régionales desservent Èze, Peille ou Coaraze depuis Nice, mais avec des fréquences limitées, surtout hors saison, et la ligne ferroviaire Nice-Tende couvre la Roya.

Ce tour des plus beaux villages des Alpes-Maritimes ne s'épuise pas en une seule visite : chaque secteur, du littoral à la Roya, mérite son propre retour. Si l'envie de ruelles pentues et de panoramas vous gagne au-delà de la Côte d'Azur, Ryo propose des parcours audioguidés plus au nord, notamment le Ryo's parcours audioguidé du lac d'Annecy, une autre manière d'explorer à pied un patrimoine alpin tout aussi dense.