
Que faire à Chartres en 2026 : 15 expériences incontournables
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À 90 minutes de Paris, Chartres vit encore au rythme de sa cathédrale, dont les deux flèches asymétriques dominent la plaine de Beauce depuis huit siècles. Que faire à Chartres quand on n'a qu'une journée ou tout un week-end ? La ville concentre un patrimoine gothique classé à l'UNESCO, un vieux quartier de maisons à pans de bois accroché aux berges de l'Eure et, chaque soir d'avril à janvier, un spectacle de lumières projeté gratuitement sur les façades du centre historique.
Entre la plus vaste crypte de France, un escalier Renaissance caché dans une ruelle de la ville basse et des balades en barque au fil de l'eau, cette sélection de 15 lieux et expériences couvre aussi bien une visite express qu'un séjour prolongé avec une excursion vers le château de Maintenon. De quoi organiser une sortie en amoureux, un week-end entre amis ou une simple étape sur la route de la Beauce, avec quelques pistes pour prolonger la soirée une fois la nuit tombée.

1. La cathédrale Notre-Dame de Chartres
La cathédrale Notre-Dame de Chartres (16 Cloître Notre-Dame, 28000 Chartres, noté 4.8/5 sur Google pour 19 640 avis) est la raison pour laquelle la ville figure sur la plupart des itinéraires touristiques en France. Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO dès 1979, première grande cathédrale gothique à recevoir ce label, elle a traversé huit siècles sans destruction majeure, ce qui explique la conservation exceptionnelle de ses verrières médiévales : près de 2 600 m² de vitraux d'époque, l'ensemble le mieux préservé au monde. Le fameux bleu de Chartres, obtenu par un procédé de coloration du verre encore mal compris des chercheurs, reste l'un des mystères techniques les mieux gardés du Moyen Âge.
L'essentiel du vaisseau gothique a été rebâti en moins de trente ans après l'incendie de 1194, une rapidité rarissime pour l'époque qui donne au bâtiment une unité de style que peu de cathédrales possèdent. Les deux clochers de la façade racontent en revanche deux moments bien distincts : le clocher vieux, roman et sobre, culmine à environ 105 mètres, quand le clocher neuf, reconstruit par l'architecte Jehan de Beauce après l'incendie de 1506, s'élève à quelque 113 mètres dans un gothique flamboyant nettement plus orné. Au sol de la nef, un labyrinthe d'environ 13 mètres de diamètre trace un parcours que les pèlerins accomplissaient autrefois à genoux. Il n'est visible en intégralité que certains jours, les chaises qui le recouvrent habituellement étant retirées.
Sous l'édifice s'étend la crypte, la plus vaste de France et l'une des plus grandes au monde, avec environ 250 mètres de galeries romanes qui relient les deux tours. On y découvre le puits des Saints-Forts et la statue de Notre-Dame de Sous-Terre, longtemps but de pèlerinage. Elle ne se visite qu'en groupe accompagné : les billets se prennent auprès de l'office de tourisme, qui propose aussi des visites nocturnes à la lueur de la bougie en saison. Vous pouvez également grimper les quelque 300 marches de la tour nord pour un panorama sur la Beauce et les toits du vieux Chartres. L'ascension est physique et l'accès peut être suspendu par mauvais temps, mais la vue justifie l'effort, surtout en fin de journée quand la lumière rase les champs de blé à perte de vue.
Si vous ne devez retenir qu'un conseil pratique : arrivez avant 10h pour éviter les groupes organisés qui envahissent la nef en milieu de matinée, et gardez du temps pour l'extérieur. Les trois façades sculptées rassemblent plus de 1 500 statues et figures, du portail royal du XIIe siècle aux porches latéraux du XIIIe, un ensemble qui demande une observation lente et de bonnes jumelles pour les registres supérieurs.
2. Le Vieux Chartres et ses maisons à pans de bois
Descendre du plateau de la cathédrale vers la vallée de l'Eure fait basculer le visiteur dans un tout autre décor. Le Vieux Chartres, autour de la rue de la Tannerie et de la rue du Massacre, conserve un ensemble de maisons à colombages datant pour certaines du Moyen Âge, héritage des tanneurs et des drapiers qui exploitaient autrefois la rivière toute proche.
Les façades penchées, les encorbellements et les portes basses composent un décor qui a peu changé depuis l'époque médiévale. Beaucoup de ces maisons abritent aujourd'hui des ateliers d'artisans ou de petites galeries, ce qui permet d'entrer discrètement pour observer les charpentes d'origine. La rue Chantault, l'une des plus photographiées de la ville, aligne des façades colorées et abrite la plus ancienne maison de Chartres, une demeure romane du XIIe siècle. Un peu plus loin, place de la Poissonnerie, la maison dite « du Saumon » se reconnaît à son enseigne sculptée du XVIe siècle.
Entre ville haute et ville basse, la circulation se fait par les « tertres », ces escaliers de pierre en pente raide qui coupent à travers les jardins et les murs anciens. Le tertre Saint-Nicolas ou celui de la Poissonnerie offrent des points de vue en contre-plongée sur la cathédrale que vous ne trouverez sur aucune carte postale. Prévoyez de bonnes chaussures : les pavés sont irréguliers et les dénivelés plus sérieux qu'ils n'en ont l'air depuis le parvis.
Un parcours audioguidé Ryo balise ce quartier avec des commentaires sur chaque bâtiment remarquable, une manière pratique de ne rien manquer sans avoir à chercher les informations soi-même. Comptez une heure de marche tranquille pour traverser l'ensemble du quartier, plus si vous vous arrêtez dans les boutiques d'antiquaires qui s'y sont installées ces dernières années.

3. Les bords de l'Eure et le quartier Saint-André
L'Eure traverse Chartres en plusieurs bras, créant des îlots et des passerelles qui donnent au centre-ville des allures de petite Venise beauceronne. Le long des bords de l'Eure, entre le pont Bouju et le quartier Saint-André, les anciens lavoirs et moulins à tan témoignent de l'activité industrielle qui animait la rivière jusqu'au XIXe siècle.
Le moulin à tan, restauré, abrite désormais un espace d'exposition et un point d'observation sur la rivière. Les berges aménagées se prêtent à une promenade sans effort, ponctuée de bancs et de petits jardins privés qui descendent jusqu'à l'eau. En fin d'après-midi, la lumière qui traverse les frondaisons donne à ce coin de ville un calme assez éloigné de l'agitation du parvis.
Le quartier Saint-André, longtemps ouvrier, a connu une rénovation progressive qui a préservé son caractère sans le transformer en décor figé. C'est aussi ici que se concentrent plusieurs cafés et restaurants avec terrasse au bord de l'eau, une option agréable pour une pause déjeuner entre deux visites. Pour boucler la promenade, remontez par la rive opposée : le parcours complet, du pont Bouju à la collégiale et retour, tient en une petite heure et reste plat, ce qui en fait l'une des rares balades de Chartres praticable en poussette.
4. Le Centre international du vitrail
Installé dans le Cellier de Loëns, un ancien cellier vinicole du XIIIe siècle qui appartenait au chapitre de la cathédrale, le Centre international du vitrail (5 Rue du Cardinal Pie, 28000 Chartres, noté 4.1/5 sur Google pour 272 avis) explore un savoir-faire directement lié au monument voisin.
Les expositions temporaires, renouvelées chaque année, présentent des œuvres contemporaines aux côtés de pièces historiques, offrant un contrepoint utile aux verrières médiévales vues juste avant dans la cathédrale. Le bâtiment lui-même, avec sa charpente en carène de bateau inversée et ses trois nefs voûtées, mérite qu'on lève les yeux au moins autant que les vitraux exposés.
Des ateliers de découverte de la technique du vitrail sont proposés régulièrement, sur inscription préalable : peinture sur verre, montage au plomb, initiation à la grisaille selon les sessions. C'est une activité qui plaît particulièrement aux familles cherchant une occupation plus manuelle après plusieurs heures de visite patrimoniale classique. La boutique du centre, spécialisée dans les ouvrages sur le vitrail et les objets d'artisans verriers, constitue par ailleurs l'une des meilleures adresses de la ville pour un souvenir qui ne ressemble pas à un aimant de réfrigérateur.

5. L'escalier de la Reine Berthe
Au 35 de la rue des Écuyers, dans la ville basse, l'escalier de la Reine Berthe (35 Rue des Écuyers, 28000 Chartres, noté 4.5/5 sur Google pour 17 avis) est un petit trésor que beaucoup de visiteurs pressés ignorent. Il s'agit d'une tourelle d'escalier en vis, greffée sur une maison à pans de bois du XVIe siècle et sculptée dans un style Renaissance foisonnant, classée monument historique depuis 1889.
Le nom renvoie à Berthe de Bourgogne, veuve d'Eudes Ier de Blois, comte de Chartres, remariée en 997 au roi Robert le Pieux. La légende locale est tenace, mais la chronologie ne tient pas : la maison lui est postérieure de cinq bons siècles. L'édifice a en réalité servi de maison des consuls de 1560 jusqu'à sa vente comme bien national en 1792, avant d'hériter de ce surnom royal.
Approchez-vous des façades pour lire le détail des sculptures : personnages en costume du XVIe siècle, motifs végétaux et, sous les fenêtres, d'étranges créatures fantastiques que les Chartrains décrivent volontiers comme des crocodiles à oreilles de lapin. L'intérieur ne se visite pas, mais la ruelle étroite offre un cadrage photo idéal en fin de matinée, quand le soleil éclaire les bois sculptés sans les écraser.

6. Le musée des Beaux-Arts de Chartres
Logé dans l'ancien palais épiscopal, juste derrière le chevet de la cathédrale, le musée des Beaux-Arts de Chartres (29 Cloître Notre-Dame, 28000 Chartres, noté 4/5 sur Google pour 253 avis) occupe un bâtiment des XVIIe et XVIIIe siècles qui vaut à lui seul le détour, avec ses salons lambrissés et son escalier d'apparat.
Les collections couvrent une période large, du XVIe au XXe siècle, avec un ensemble remarquable d'émaux peints de Léonard Limosin, maître émailleur limougeais du XVIe siècle, ainsi que des toiles de peintres flamands et une section consacrée au mobilier ancien. La salle des tapisseries, moins visitée, mérite pourtant qu'on s'y attarde pour la qualité des détails textiles.
Côté pratique, le musée ferme le lundi et l'entrée est gratuite en dehors des périodes d'exposition temporaire ; pendant celles-ci, comptez environ 7 € en plein tarif et 3,50 € en tarif réduit. Un vaste chantier de rénovation du palais épiscopal est programmé pour la fin de la décennie, avec une fermeture prolongée à la clé : autant profiter des salles dans leur configuration actuelle tant qu'elles sont accessibles.
Depuis les jardins du musée, accessibles librement, la vue sur la vallée de l'Eure et sur le chevet de la cathédrale compte parmi les plus belles perspectives gratuites de la ville. Un banc à l'ombre d'un tilleul offre un point de vue idéal pour souffler entre deux étapes de la visite.
7. Le Compa, conservatoire de l'agriculture
Installé dans une ancienne rotonde ferroviaire à la structure métallique impressionnante, le Compa (Pont de Mainvilliers, 28000 Chartres) raconte l'histoire de la Beauce, l'une des régions céréalières les plus productives d'Europe.
Les collections de machines agricoles, des premières charrues aux moissonneuses-batteuses, permettent de comprendre pourquoi cette plaine sans relief a façonné l'économie et le paysage de tout le département d'Eure-et-Loir. Des panneaux pédagogiques abordent aussi les enjeux contemporains de l'agriculture intensive, de l'irrigation aux semences, un angle rarement traité dans les musées classiques.
Le bâtiment lui-même, avec sa charpente circulaire d'origine industrielle conçue pour faire pivoter les locomotives, surprend souvent davantage que le contenu des expositions. Le musée ferme le lundi et respecte une pause méridienne d'environ une heure, ce qui vaut la peine d'être vérifié avant de vous déplacer si vous arrivez en milieu de journée. Comptez une heure et demie pour une visite complète, un peu plus si vous voyagez avec des enfants curieux des engins à taille réelle exposés en extérieur. Le site se rejoint à pied depuis le centre en une vingtaine de minutes, le long de l'Eure, ou en quelques arrêts de bus urbain.


8. L'église Saint-Pierre
Moins photographiée que la cathédrale, l'église Saint-Pierre conserve pourtant un ensemble de vitraux des XIIIe et XIVe siècles d'une qualité comparable, dans une atmosphère nettement plus intimiste.
Ancienne abbatiale bénédictine de Saint-Père-en-Vallée, elle juxtapose un massif clocher-porche roman, vestige du XIe siècle, et une nef gothique élevée aux siècles suivants. Les verrières hautes, où se déploient des figures d'apôtres et de saints sur fond de grisailles, bénéficient d'un éclairage naturel qui change du tout au tout selon l'heure de la visite. Contrairement à la cathédrale, l'entrée se fait sans affluence, ce qui permet une observation posée des détails.
Si vous visitez Chartres un dimanche matin, un office y est parfois célébré : une occasion d'entendre l'orgue dans son contexte d'origine plutôt que lors d'un simple passage touristique. Le petit square attenant, presque toujours désert, fait une halte agréable pour reprendre son souffle avant de remonter vers la ville haute.
9. La collégiale Saint-André
À deux pas de l'Eure, la collégiale Saint-André (Place Saint-André, 28000 Chartres, noté 4.5/5 sur Google pour 282 avis) présente une silhouette tronquée qui intrigue tous les promeneurs : son chœur, autrefois bâti en surplomb de la rivière sur une série d'arches, a disparu au XIXe siècle.
L'histoire vaut d'être connue. En 1805, la chapelle de la Vierge édifiée au-dessus de l'eau s'effondre ; le chœur, fragilisé, est démoli en 1827. Un incendie ravage l'édifice en 1861, emportant la charpente et conduisant à la destruction du pignon occidental et de sa rosace du XVe siècle. Ce qui subsiste, ce sont surtout les parties romanes du XIIe siècle, refermées par un mur droit assez brut qui crée un contraste saisissant avec les arcs anciens.
Désacralisée, la collégiale sert aujourd'hui de lieu d'exposition et de salle de concert, son volume nu étant apprécié des organisateurs d'événements culturels et des installations d'art contemporain. Entrez-y si la porte est ouverte : la programmation change souvent et l'accès est généralement libre pendant les expositions. Ce lieu hybride illustre bien la manière dont Chartres a su réemployer son patrimoine plutôt que de le figer.


10. Chartres en Lumières, le spectacle nocturne
Chaque soir à la tombée de la nuit, Chartres en Lumières transforme les monuments du centre en toiles de projection géantes. L'édition 2026, intitulée « L'éclat du patrimoine », se déroule du 11 avril 2026 au 3 janvier 2027 et illumine 21 sites du cœur historique. Le spectacle est entièrement gratuit et se prolonge jusqu'à 1h du matin, avec une extinction avancée à 23h à partir de la fin octobre : un argument de poids pour qui cherche que faire à Chartres le soir sans dépenser un centime.
La façade de la cathédrale fait partie des sites mis en lumière, aux côtés du musée des Beaux-Arts, de l'hôtel de ville, du théâtre, de la collégiale Saint-André et de plusieurs ponts sur l'Eure. Chaque site reçoit une création différente, mêlant animation graphique et bande-son composée spécifiquement, et les scénographies sont renouvelées d'une année sur l'autre. Un parcours fléché dans le centre-ville permet d'enchaîner les projections sans se perdre, la plupart des visiteurs comptant environ deux heures pour voir l'ensemble.
Ce rendez-vous, lancé en 2003, a largement contribué à repositionner la ville comme destination de week-end plutôt que simple étape de visite express. Beaucoup de couples choisissent d'ailleurs cette période pour organiser une soirée en amoureux, la lumière tamisée sur les façades médiévales créant une ambiance difficile à retrouver en plein jour.
Deux réflexes utiles : en été, la nuit tombe tard et les premières projections démarrent rarement avant 22h30, mieux vaut donc dîner avant ; en automne, le spectacle commence dès 19h30 et se combine parfaitement avec une fin de journée de visite. L'application Ryo vous donne des repères sur les points de vue les plus dégagés, en complément du plan fourni par l'office de tourisme.
Venez plutôt en semaine si vous voulez profiter des meilleurs emplacements sans bousculade : le week-end, certains points de vue emblématiques, comme le parvis, se remplissent rapidement dès 21h.
11. Les Halles de Chartres et son marché
Les Halles de Chartres (Place Billard, 28000 Chartres, noté 4.5/5 sur Google pour 181 avis), édifiées au début du XXe siècle dans le style Baltard cher aux marchés couverts métalliques, accueillent le grand marché du samedi matin, l'un des rendez-vous les plus vivants de la vie locale.
Producteurs beaucerons, fromagers et primeurs s'y installent dès l'aube, de 8h à 14h, et les étals débordent sur la place de la Poissonnerie voisine. C'est un bon endroit pour goûter des spécialités locales comme le pâté de Chartres, en croûte et traditionnellement préparé au gibier, ou les fromages de chèvre fermiers du Perche, avant de composer un pique-nique à emporter vers les jardins de l'Évêché tout proches.
Deux douceurs valent le détour dans les boutiques du secteur : le mentchikoff, bonbon de chocolat praliné enrobé de meringue créé par un confiseur chartrain à la fin du XIXe siècle, et le cochelin, chausson feuilleté aux pommes que les habitants achètent encore par fournées entières. En dehors des jours de marché, les halles abritent quelques commerces permanents, moins spectaculaires mais toujours utiles pour une pause gourmande rapide.


12. Le jardin de l'Évêché
Aménagé en terrasses sur les anciens remparts, en contrebas du chevet de la cathédrale, le jardin de l'Évêché (5 Cloître Notre-Dame, 28000 Chartres, noté 4.7/5 sur Google pour 900 avis) offre une des rares vues surplombantes gratuites sur la vallée de l'Eure.
Structuré à la française, avec parterres géométriques, buis taillés et bancs orientés vers la rivière, ce jardin reste étonnamment peu fréquenté malgré sa proximité immédiate avec le monument le plus visité de la ville. C'est l'endroit rêvé pour un pique-nique de fin de matinée ou pour laisser les enfants courir cinq minutes entre deux visites. Au printemps, les massifs fleuris ajoutent une touche de couleur qui contraste agréablement avec la pierre grise des bâtiments environnants.
Descendez ensuite l'escalier qui prolonge la terrasse basse : il rejoint directement les bords de l'Eure et le Vieux Chartres, un raccourci que beaucoup de visiteurs ratent faute de l'avoir repéré depuis le haut. L'accès au jardin est libre, avec des horaires de fermeture qui suivent la lumière du jour selon la saison.
13. Une balade en barque sur l'Eure
Pour changer de perspective, rien ne vaut une sortie en barque sur l'Eure, proposée d'avril à octobre par la structure locale « la Petite Venise » depuis les berges du centre-ville.
Le parcours, long d'environ 3 kilomètres, longe les jardins privés qui descendent jusqu'à la rivière et permet d'observer la ville depuis un angle totalement différent de celui des rues pavées. On passe sous plusieurs ponts anciens, on frôle les lavoirs et l'arrière du Vieux Chartres, avec des points de vue sur les maisons à pans de bois qu'on ne perçoit pas depuis la terre ferme. Les tarifs se situent dans une fourchette d'environ 6,50 à 13,50 € selon la formule et la durée retenues, et la réservation par téléphone reste la règle en haute saison.
Cette activité, plutôt méconnue des visiteurs de passage, plaît particulièrement aux familles et aux groupes cherchant une occupation plus originale qu'une visite de monument. Choisissez de préférence la fin de matinée ou le début de soirée, quand la lumière sur l'eau est la plus photogénique et la fréquentation la plus faible. Par temps incertain, prévoyez une couche supplémentaire : il fait toujours plus frais sur la rivière que sur les quais.


14. Le théâtre de Chartres
Sur le boulevard Chasles, le théâtre de Chartres (Boulevard Chasles, 28000 Chartres, noté 4.4/5 sur Google pour 599 avis) aligne une façade du Second Empire qui passe presque inaperçue en journée et devient l'un des supports les plus spectaculaires des projections nocturnes une fois la nuit tombée.
Construit en 1860 sur les plans de l'architecte chartrain Alfred Piébourg et inauguré en avril 1861, il conserve une salle à l'italienne d'environ 700 places, avec balcons superposés, velours rouge et machinerie de scène d'époque. Ce décor suranné contraste avec une programmation résolument variée, du théâtre contemporain aux concerts et aux spectacles jeune public.
Consulter le programme avant votre venue permet parfois de combiner une soirée spectacle avec le passage de Chartres en Lumières juste devant le bâtiment. Le théâtre ouvre aussi ses coulisses lors des Journées du patrimoine, une des rares occasions de monter sur le plateau et de voir la machinerie de l'intérieur.
15. Une excursion au château de Maintenon
Pour ceux qui se demandent que faire à Chartres et alentours au-delà d'une simple journée, le château de Maintenon (2 Place Aristide Briand, 28130 Maintenon, noté 4.7/5 sur Google pour 1 747 avis), à une vingtaine de minutes en voiture comme en train, complète idéalement la visite.
Ancienne demeure de la marquise de Maintenon, épouse morganatique de Louis XIV, le château mêle une tour médiévale à des ailes Renaissance et classiques ajoutées au fil des siècles. Le parc, redessiné dans l'esprit des jardins à la française, s'étend jusqu'aux vestiges monumentaux de l'aqueduc lancé sous la direction de Vauban à la fin des années 1680 pour détourner les eaux de l'Eure vers les bassins de Versailles. Le chantier, gigantesque et meurtrier, fut abandonné avant son achèvement.
Ces arches inachevées, qui traversent aujourd'hui les prairies environnantes sur plusieurs centaines de mètres, forment l'un des paysages les plus photographiés du département après la cathédrale elle-même. Une demi-journée suffit pour visiter le château et longer l'aqueduc à pied, ce qui en fait une excursion facile à combiner avec un séjour de deux jours. La gare de Maintenon se trouve sur la ligne Paris-Chartres, à un quart d'heure de trajet, et le château est à cinq minutes à pied du quai : l'excursion se fait donc très bien sans voiture.
Si votre itinéraire se poursuit vers d'autres villes de la région, l'application Ryo référence également des parcours audioguidés dans plusieurs communes voisines, une manière pratique de prolonger la découverte sans multiplier les recherches.

FAQ
Combien de temps prévoir pour visiter Chartres ?
Une journée complète suffit pour la cathédrale, le Vieux Chartres et un musée, mais un week-end permet d'ajouter le Compa, une balade en barque et le spectacle Chartres en Lumières en soirée, sans se presser d'un site à l'autre.
Chartres se visite-t-elle en une journée depuis Paris ?
Oui, le train relie la gare Montparnasse à Chartres en un peu plus d'une heure. Visiter Chartres en 1 jour depuis Paris est tout à fait réalisable pour l'essentiel du centre historique, cathédrale comprise, à condition de partir tôt le matin.
Que faire à Chartres le soir ?
D'avril à début janvier, le spectacle gratuit Chartres en Lumières illumine 21 sites du centre historique jusqu'à 1h du matin, avec une extinction plus précoce à partir de la fin octobre. Le reste de l'année, les restaurants du Vieux Chartres et la programmation du théâtre animent les soirées.
Que faire à Chartres gratuitement ?
L'extérieur de la cathédrale, le Vieux Chartres, les bords de l'Eure, le jardin de l'Évêché et le spectacle Chartres en Lumières se visitent sans billet. Le musée des Beaux-Arts est lui aussi gratuit en dehors des périodes d'exposition temporaire.
Que faire à Chartres avec des enfants ?
Le Compa et ses machines agricoles à taille réelle, les ateliers du Centre international du vitrail et la balade en barque sur l'Eure figurent parmi les activités qui plaisent le plus aux familles avec enfants.
Que faire à Chartres et alentours pour prolonger le séjour ?
Le château de Maintenon et son aqueduc inachevé, à vingt minutes de route ou de train, complètent naturellement une visite de deux jours. La Beauce environnante se prête aussi à des balades à vélo entre les champs de céréales.
Que faire à Chartres pour un groupe de jeunes ou entre amis ?
La balade en barque sur l'Eure, le marché des Halles le samedi matin et les terrasses du quartier Saint-André offrent un cadre convivial, complétés en soirée par le spectacle gratuit Chartres en Lumières.
Conclusion
Chartres se prête aussi bien à une excursion express qu'à un séjour prolongé, la cathédrale servant de point d'ancrage à un patrimoine bien plus large qu'il n'y paraît au premier regard. Entre le Vieux Chartres et ses tertres, les bords de l'Eure, les vitraux de Saint-Pierre et l'excursion vers Maintenon, la ville et ses environs offrent largement de quoi occuper deux à trois jours sans répéter les mêmes expériences.
Que vous veniez pour une étape sur la route, un week-end en amoureux ou une sortie en famille, retenez deux repères : le printemps et l'automne restent les saisons les plus confortables pour marcher dans la ville haute, et les soirées de projections prolongent naturellement les journées de visite d'avril à janvier. Réservez la crypte à l'avance, gardez le marché du samedi matin pour la fin du séjour, et laissez-vous une heure sans programme pour vous perdre dans la ville basse : c'est souvent là que Chartres se révèle vraiment. Et si votre curiosité vous pousse ensuite vers d'autres villes françaises, l'application Ryo et ses parcours audioguidés peuvent vous accompagner pour la suite du voyage.
