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Activités gratuites à Reims : 12 idées pour visiter la ville en 2026
À Reims, on associe vite le nom de la ville aux caves des grandes maisons de Champagne, sans imaginer qu'on peut y passer un week-end entier sans sortir un euro. Ce guide des activités gratuites Reims 2026 rassemble douze idées, des monuments inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO aux jardins historiques, en passant par un spectacle nocturne projeté sur la façade de la cathédrale. La ville, ravagée par les bombardements de la Première Guerre mondiale, s'est reconstruite dans les années 1920 : son centre Art déco se parcourt à pied, et ses parcs rivalisent avec ceux de métropoles bien plus grandes. Pour relier ces lieux sans se perdre, le parcours audioguidé Ryo de Reims déroule un itinéraire commenté à travers le centre historique, à suivre au rythme qui vous convient.
Dans les pages qui suivent, direction la Porte de Mars, arc romain de 32 mètres planté au milieu d'un rond-point, puis la basilique Saint-Remi et sa nef romane de 122 mètres, où repose l'évêque qui a baptisé Clovis. On grimpe aussi sur les Hautes Promenades, on s'arrête devant la façade des Halles du Boulingrin, marché couvert classé monument historique depuis 1990, et on pousse jusqu'aux Faux de Verzy, ces hêtres tortillards uniques au monde à vingt kilomètres de là. Sans oublier le spectacle son et lumière Régalia, projeté sur la cathédrale les soirs d'été, ni les expositions du Cellier, où l'on entre sans rien payer toute l'année.
1. Admirer les grands monuments du centre-ville

Reims concentre trois édifices majeurs à moins de vingt minutes de marche les uns des autres, tous visibles et visitables sans ticket ni réservation. Aucun City Pass n'est nécessaire pour profiter de l'essentiel, et notre guide Ryo sur la cathédrale Notre-Dame de Reims détaille les options de visite guidée payante pour qui veut aller plus loin.
La cathédrale Notre-Dame et la Porte de Mars
La cathédrale Notre-Dame de Reims a accueilli le sacre de 25 rois de France, du couronnement de Louis VIII en 1223 à celui de Charles X en 1825. Entrer dans la nef ne demande aucun billet : vous y verrez les vitraux bleus de Marc Chagall, installés dans la chapelle axiale en 1974, et ceux d'Imi Knoebel, posés à partir de 2011 dans les chapelles voisines. Les milliers de statues qui couvrent les façades se lisent mieux tôt le matin, quand la lumière rasante sculpte la pierre calcaire.
Cherchez l'Ange au Sourire, sur le portail nord. Décapitée lors de l'incendie de septembre 1914, la statue est devenue le symbole de la ville martyre avant d'être remise en place au milieu des années 1920. La cathédrale, le palais du Tau et l'ancienne abbaye Saint-Remi figurent ensemble sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991.
À dix minutes à pied, la Porte de Mars plante un arc de triomphe romain du IIIe siècle au milieu d'un rond-point de circulation. Avec ses 32 mètres de longueur, elle passe pour le plus large arc antique conservé du monde romain. Approchez-vous des piliers pour distinguer les bas-reliefs de Romulus et Remus, redevenus lisibles après une longue campagne de restauration achevée à la fin des années 2010.
La basilique et l'ancienne abbaye Saint-Remi, joyau UNESCO

Moins fréquentée que la cathédrale, la basilique Saint-Remi (Rue Simon, 51100 Reims, noté 4.7/5 sur Google pour 4 993 avis) abrite le tombeau de saint Remi, l'évêque qui a baptisé Clovis vers 496. Sa nef romane de 122 mètres, l'une des plus longues de France, impressionne par sa sobriété face à l'exubérance gothique de sa voisine. On y entre tous les jours de la semaine, sans droit d'entrée, et la couronne de lumière suspendue au-dessus de la nef porte 96 bougies, autant que les années attribuées à la vie du saint.
Juste à côté, l'ancienne abbaye Saint-Remi referme sa cour d'honneur et ses bâtiments conventuels du XVIIIe siècle dans un silence que la cathédrale, plus touristique, n'offre plus. Comptez une bonne demi-heure pour en faire le tour à pied avant de pousser la porte du musée installé dans les anciens dortoirs des moines. Le parcours audioguidé revient un peu plus loin sur la Cathédrale Notre-Dame et le Palais du Tau.
2. Se promener dans le centre Art déco de Reims

Reims s'est relevée des ruines de 1918 en quelques années à peine, avec les codes de l'Art déco naissant : béton armé, lignes géométriques, mosaïques et ferronneries. Ce patrimoine se parcourt à pied, sans billetterie ni horaire imposé, et il suffit de lever les yeux au-dessus des devantures commerciales pour le repérer.
La bibliothèque Carnegie et ses façades sculptées
La bibliothèque Carnegie doit son nom à la fondation américaine Carnegie, qui a financé sa construction après la guerre. Inaugurée en 1928, elle aligne mosaïques dorées, vitraux du maître verrier Jacques Simon et luminaires en pâte de verre dans un hall que l'on traverse librement aux heures d'ouverture au public. La façade en pierre blanche, sculptée de motifs végétaux stylisés, se contemple depuis la place.
Asseyez-vous cinq minutes dans la salle de lecture : c'est l'un des rares intérieurs Art déco rémois restés dans leur état d'origine, avec son mobilier dessiné pour le lieu.
Les Halles du Boulingrin, marché Art déco classé

Inaugurées en 1929, les Halles du Boulingrin déploient une voûte parabolique en béton armé d'une finesse spectaculaire, prouesse signée de l'architecte Émile Maigrot et de l'ingénieur Eugène Freyssinet. Fermées en 1988, sauvées de la démolition par un classement au titre des monuments historiques en 1990, elles ont rouvert en 2012 et abritent de nouveau un marché couvert. Passez-y un samedi matin pour voir la halle vivante, ou en semaine pour photographier la nef vide.
Sur les traces du Reims des années folles

Au-delà de ces deux monuments phares, le centre-ville regorge d'immeubles des années 1920 méconnus : façades en briques polychromes, ferronneries géométriques, frises sculptées au-dessus des portes cochères. Une boucle entre la rue de Vesle, la rue Chanzy et la place Drouet d'Erlon suffit à en repérer une dizaine sans guide ni dépense. L'office de tourisme diffuse un plan du parcours Art déco, base utile pour transformer une flânerie en visite structurée.
Le détail qui marque le plus les visiteurs reste la cohérence de l'ensemble : parce que la reconstruction s'est faite en une décennie, des rues entières racontent le même moment de l'histoire, ce qui est rarissime dans une ville française de cette taille. Le parcours audioguidé relie d'ailleurs les Halles du Boulingrin à la Bibliothèque Carnegie le long de cet itinéraire.
3. Flâner dans les parcs et jardins de la ville
Les parcs comptent parmi les activités gratuites à Reims les plus sous-estimées. Les Rémois, eux, ne s'y trompent pas : le dimanche, la promenade sous les platanes bat tous les records de fréquentation. Les jardins municipaux ouvrent du lever au coucher du soleil, jours fériés compris, et aucun ne demande de billet.
Le parc de Champagne et le jardin Pierre Schneiter
Le parc de Champagne déroule une vingtaine d'hectares de pelouses et d'allées bordées d'arbres, à dix minutes du centre. Il doit son existence à la maison Pommery, qui l'a aménagé au début du XXe siècle en parc de sports destiné aux ouvriers et aux écoliers de la ville. Aujourd'hui, on y pique-nique, on y court, et la ville y programme des concerts en été.
À deux pas, le jardin Pierre Schneiter rassemble des collections botaniques thématiques : roseraie, plantes vivaces et massifs classés par familles, avec des panneaux pédagogiques bien documentés sur la flore champenoise. L'endroit reste étonnamment calme, même le week-end, et fonctionne comme une respiration entre deux visites de monuments.
Hautes et Basses Promenades, parc Léo Lagrange et parc de la Patte d'Oie
Les Hautes et Basses Promenades (Boulevard Général Leclerc, 51100 Reims) occupent le tracé des anciens remparts, transformé en boulevards arborés au XVIIIe siècle. On y marche à l'ombre de tilleuls plantés il y a plus de deux siècles, entre la Porte de Mars et la place de la République, là même où s'installent la grande roue et les chalets de Noël en décembre.
Plus excentrés, le parc Léo Lagrange (Avenue de Laon, 51100 Reims, noté 4.4/5 sur Google pour 3 879 avis) et le parc de la Patte d'Oie, tous deux le long de l'avenue de Laon, complètent l'offre avec des aires de jeux et des espaces boisés bien moins fréquentés. Ces deux parcs se prêtent à une pause en famille, loin de l'affluence du parc de Champagne le dimanche après-midi.
4. Assister au spectacle Régalia et aux expositions du Cellier

Deux rendez-vous culturels distinguent Reims de la plupart des villes de sa taille, et peu de guides les détaillent. Ils s'intègrent sans effort dans une soirée, que vous suiviez le parcours audioguidé Ryo de Reims dans la journée ou votre propre itinéraire.
Le spectacle son et lumière Régalia sur la façade de la cathédrale
À la nuit tombée, en été, la façade occidentale de la cathédrale devient l'écran d'un spectacle de vidéo-mapping baptisé Régalia. Les projections rendent aux statues leurs couleurs d'origine, effacées par huit siècles d'intempéries, et retracent l'histoire des sacres royaux. La séance est gratuite et sans réservation : on s'installe debout ou assis sur le parvis, la tête levée.
Les dates varient d'une saison à l'autre, avec des séances supplémentaires au moment des fêtes de fin d'année. Vérifiez le calendrier auprès de l'office de tourisme avant de programmer votre soirée, car l'horaire dépend de la tombée de la nuit et recule au fil de l'été.
Les expositions temporaires du Cellier
Moins connu que les musées municipaux, Le Cellier (Place Museux, 51100 Reims, noté 4.4/5 sur Google pour 258 avis) accueille des expositions d'art contemporain et de photographie sans droit d'entrée, dans un ancien bâtiment de négoce en champagne réhabilité. La programmation change plusieurs fois par saison : c'est une halte à revoir régulièrement plutôt qu'une visite unique.
Le lieu vaut aussi pour son intérieur, verrières et poutrelles métalliques apparentes, qui met en valeur les œuvres exposées bien mieux qu'une salle blanche classique.
5. Pousser la porte des musées de la ville

Autant le dire tout de suite, car plusieurs guides en ligne entretiennent la confusion : les musées de Reims ne sont pas gratuits. Le plein tarif s'établit à 5,50 € par musée, au musée Saint-Remi comme au musée de la Reddition ou au fort de la Pompelle. À ce prix, une visite d'une heure et demie reste l'un des meilleurs rapports qualité-prix du séjour, et deux rendez-vous annuels ouvrent ces collections sans rien débourser : la Nuit européenne des musées en mai et les Journées européennes du patrimoine en septembre. Des tarifs réduits et des gratuités existent aussi selon l'âge et la situation de chacun : le portail des musées de Reims détaille les conditions en vigueur, à vérifier avant de vous déplacer. Les activités gratuites à Reims restent assez nombreuses pour que ces 5,50 € pèsent peu dans un budget de week-end.
Le musée Saint-Remi et ses collections archéologiques

Installé dans les anciens bâtiments conventuels de l'abbaye, le musée Saint-Remi déploie des collections archéologiques qui couvrent la préhistoire, l'époque gallo-romaine et le haut Moyen Âge champenois. La salle des tapisseries mérite à elle seule le détour : dix pièces du XVIe siècle retraçant la vie de saint Remi, tissées pour orner la basilique voisine lors des grandes fêtes liturgiques.
Le parcours passe aussi par une salle militaire consacrée aux régiments rémois et par le tombeau monumental de Jovin, sarcophage romain du IVe siècle sculpté d'une scène de chasse au lion, longtemps conservé dans la cathédrale.
Le musée des Beaux-Arts et le musée-hôtel Le Vergeur

Le musée des Beaux-Arts de Reims, riche d'un fonds couvrant huit siècles de peinture dont un ensemble Corot parmi les plus importants au monde, est fermé au public : l'ancienne abbaye Saint-Denis qui l'abrite fait l'objet d'un chantier de rénovation au long cours. En attendant la réouverture, une partie des œuvres circule par rotation dans d'autres institutions et dans des expositions temporaires. Ne calez donc pas votre séjour dessus sans avoir vérifié l'avancement du chantier.
Le musée-hôtel Le Vergeur (36 Place du Forum, 51100 Reims, noté 4.7/5 sur Google pour 459 avis), lui, reste ouvert, moyennant un droit d'entrée de quelques euros. Cette demeure dont les parties les plus anciennes remontent au XIIIe siècle abrite du mobilier d'époque, des boiseries et surtout un ensemble de gravures originales d'Albrecht Dürer, dont la série de l'Apocalypse. Le jardin arrière, invisible depuis la rue, offre une vue rare sur l'arrière des maisons anciennes de la place du Forum.
6. Se recueillir sur les lieux de mémoire

Reims porte les cicatrices de deux guerres mondiales, et deux sites permettent d'en mesurer l'ampleur sans passer par un circuit organisé.
La salle de la Reddition, où l'Allemagne a capitulé en 1945
Dans un ancien collège technique transformé en quartier général allié, la salle de la Reddition a vu le général Alfred Jodl signer la capitulation allemande le 7 mai 1945, à 2 h 41 du matin. La salle des cartes est conservée dans son état exact de ce jour-là, avec ses tableaux muraux couverts de courbes retraçant l'avancée des troupes.
Le lieu se visite pour 5,50 € en plein tarif, et l'accès s'ouvre plus largement lors des commémorations du 8 mai et des Journées européennes du patrimoine. Renseignez-vous sur les dates : c'est un des rares endroits où l'on touche du doigt la fin de la guerre en Europe, dans un silence qui contraste avec le tumulte du centre-ville tout proche.
Le fort de la Pompelle et son musée de la Grande Guerre
À une dizaine de minutes en voiture du centre, le fort de la Pompelle (RD 944, 51420 Puisieulx, noté 4.6/5 sur Google pour 1 433 avis) a tenu la ligne de front pendant quatre années de guerre des tranchées sans jamais tomber aux mains de l'armée allemande, alors qu'il verrouillait la dernière route vers Reims. Les extérieurs, transformés en parcours de mémoire à ciel ouvert avec vestiges de tranchées et casemates éventrées, se parcourent librement.
Le musée intérieur, qui rassemble l'une des plus riches collections de casques militaires d'Europe issue du fonds Charles Friese, applique le même tarif de 5,50 € que les autres musées de la ville. Les extérieurs suffisent toutefois à mesurer ce que fut la vie sur ce plateau balayé par les obus.
7. Partir en balade nature autour de Reims

Le grand air se joue à moins de trente minutes de route, dans le parc naturel régional de la Montagne de Reims. Notre article Ryo sur les plus beaux villages autour de Reims complète ces idées pour une escapade d'une journée.
La forêt des Faux de Verzy, des hêtres tortillards uniques au monde
Les Faux de Verzy (route forestière, 51380 Verzy) rassemblent la plus grande concentration mondiale de hêtres tortillards, une mutation génétique rare qui donne aux arbres des troncs vrillés et des voûtes basses presque surnaturelles. Le site, protégé au sein d'une réserve biologique, se parcourt via plusieurs sentiers balisés accessibles toute l'année, et personne ne vous demandera rien à l'entrée.
Comptez une à deux heures de marche pour la boucle principale. Évitez les week-ends d'automne : les couleurs attirent alors une foule dense et les sentiers proches du parking se congestionnent dès le milieu de la matinée. Un point d'observation en hauteur, le Mont Sinaï, prolonge la balade avec une vue plongeante sur le vignoble.
Points de vue sur le vignoble de Champagne

La montagne de Reims offre plusieurs panoramas ouverts à tous sur le vignoble en coteaux, notamment depuis les hauteurs de Verzenay. Le moulin de Verzenay (Route de Louvois, 51360 Verzenay, noté 4.5/5 sur Google pour 96 avis), silhouette blanche posée au milieu des rangs de vignes, se photographie depuis le chemin qui le longe, avec la plaine rémoise en arrière-plan.
Ces points de vue n'ont rien à voir avec les visites de caves proposées par les grandes maisons : ici, pas de dégustation ni de guide, seulement le paysage viticole à perte de vue et le silence des rangs de vigne. Les vendanges, en septembre, transforment complètement l'ambiance, avec des équipes au travail dans chaque parcelle.
8. Découvrir Reims à pied : itinéraires et street art
Aucun guide concurrent ne propose d'itinéraire piéton structuré pour explorer Reims autrement que par ses monuments, alors que c'est le meilleur moyen de saisir la ville. Le quartier de Clairmarais, longtemps industriel, s'est couvert ces dernières années de fresques murales réalisées lors de festivals de street art locaux, visibles en déambulant le long des anciennes usines réhabilitées et des murs pignons rénovés.
La place Drouet d'Erlon, grande artère piétonne bordée de terrasses et couronnée par la fontaine Subé et son ange doré, sert de point de départ naturel. De là, filez vers la cathédrale, puis vers la place du Forum : sous vos pieds s'étend le cryptoportique gallo-romain, galerie souterraine construite vers 200 après J.-C., qui bordait le forum de Durocortorum, capitale de la Gaule Belgique. Son accès, ouvert l'été, ne coûte rien.
Un itinéraire d'environ deux heures relie ainsi la cathédrale, le quartier Art déco et les traces gallo-romaines, sans application ni guide papier. Pour ceux qui préfèrent un commentaire audio, le parcours audioguidé Ryo de Reims suit un tracé comparable en ajoutant le contexte historique de chaque étape.
9. Profiter de Reims en famille sans rien dépenser
Au-delà des parcs déjà cités, la ville propose plusieurs terrains de jeu et animations pensés pour les enfants. Si vous cherchez où poser vos valises avec des petits, notre sélection Ryo des meilleurs hôtels familiaux à Reims recense des adresses proches du centre.
Aires de jeux et grands espaces verts pour les enfants
Les aires de jeux du parc de Champagne et du parc Léo Lagrange arrivent en tête des activités à partager avec des enfants : structures en bois, toboggans et zones ombragées où les parents s'assoient pendant que les petits courent. Le square Colbert, plus petit et plus central, convient à une pause rapide entre deux visites du centre-ville.
Les bords de la Vesle et le canal, aménagés en promenade piétonne et cyclable, permettent de faire courir les enfants loin de la circulation. Le parcours suit l'eau sur plusieurs kilomètres et rejoint le parc de la Patte d'Oie côté nord.
Animations et événements selon la saison
Selon la période, la ville organise des animations en plein air : marché de Noël et patinoire en décembre, fêtes de quartier en été, projections et spectacles de rue lors des beaux jours. Le programme municipal, publié quelques semaines à l'avance, permet de caler vos dates.
10. Marchés, animations et bons plans à Reims
Reims vit aussi au rythme de ses marchés et de ses rendez-vous municipaux, souvent absents des guides centrés sur le seul patrimoine. Pour élargir encore le programme, notre top des activités à faire à Reims mélange sorties payantes et idées à budget zéro.
Le samedi matin, tout se joue entre les étals : le marché du Boulingrin déborde des halles sur la place voisine, et une dizaine de marchés de quartier tournent dans la semaine, du marché Jean Jaurès à celui de Croix-Rouge. On y goûte l'accent local plus sûrement que sur le parvis de la cathédrale.
Côté agenda, les sorties gratuites à Reims changent d'une semaine à l'autre : concerts en plein air l'été, festivals étudiants portés par les campus de Sciences Po et de l'université, nocturnes des musées, Journées européennes du patrimoine en septembre. Les jeunes trouveront de quoi occuper leurs soirées autour de la place Drouet d'Erlon et du quartier Clairmarais, où les salles associatives programment régulièrement des concerts à prix libre. Consultez l'agenda municipal en ligne juste avant le départ plutôt que de vous fier à un calendrier figé : les monuments, eux, restent accessibles toute l'année aux mêmes horaires.
11. Où loger et comment se déplacer à Reims sans se ruiner

Le centre historique se parcourt entièrement à pied : cathédrale, basilique, Halles du Boulingrin et place Drouet d'Erlon tiennent dans un rayon de deux kilomètres. Loger dans ce périmètre, côté quartier Cathédrale ou côté Erlon, réduit à zéro le budget transport pour l'essentiel du séjour. Notre sélection Ryo d'hôtels pas chers à Reims recense des options qui restent proches du centre.
Pour les sites excentrés comme le fort de la Pompelle ou les Faux de Verzy, le réseau Citura dessert l'agglomération avec ses bus et ses deux lignes de tramway ouvertes en 2011, à tarif modeste. Une voiture reste toutefois la solution la plus pratique pour enchaîner plusieurs villages du vignoble dans la même journée.
Les voyageurs en train profiteront de la gare Reims-Centre, à moins de quinze minutes à pied de la cathédrale, avec un trajet d'environ 45 minutes depuis Paris en TGV. Un séjour sans voiture est donc parfaitement réalisable pour qui se concentre sur le centre-ville.
12. Bon à savoir avant de visiter Reims

La meilleure période pour explorer la ville à pied s'étend d'avril à juin, puis de septembre à octobre : températures clémentes, foules raisonnables, et couleurs d'automne dans les vignes comme à la forêt de Verzy. En hiver, le marché de Noël et les illuminations de la cathédrale prennent le relais.
Deux expériences payantes méritent d'être vues comme des compléments, jamais comme des passages obligés : les visites de caves des grandes maisons de Champagne, dégustation comprise, et les visites guidées approfondies de la cathédrale ou du palais du Tau. Elles apportent un éclairage supplémentaire à qui dispose d'un budget dédié, mais un programme construit autour des activités gratuites tient déjà largement sur deux jours.
Côté saveurs, les biscuits roses et le pain d'épices se dégustent sans passer par une visite de biscuiterie payante : boulangeries et épiceries fines du centre en vendent à des prix bien inférieurs à ceux des boutiques du parvis. Notre guide Ryo des spécialités culinaires de Reims détaille ce qui vaut vraiment le détour.
FAQ
Quelles sont les activités gratuites à Reims incontournables ?
La cathédrale Notre-Dame, la basilique Saint-Remi, la Porte de Mars et les Halles du Boulingrin forment le socle patrimonial de la ville, auxquels s'ajoutent les parcs, les Hautes Promenades et les expositions temporaires du Cellier. Selon la saison, le spectacle Régalia projeté sur la façade de la cathédrale complète le tableau.
Combien de temps faut-il pour visiter Reims en une journée sans budget ?
Une journée complète permet de couvrir les principaux monuments du centre, un musée municipal et un parc, en marchant 6 à 8 kilomètres. Pour ajouter les Faux de Verzy ou le fort de la Pompelle, prévoyez un second jour et un moyen de transport.
Quels monuments peut-on visiter librement à Reims ?
La nef de la cathédrale, la basilique Saint-Remi, la cour de l'ancienne abbaye, la Porte de Mars, la bibliothèque Carnegie et les Halles du Boulingrin s'ouvrent sans billetterie. Seules les visites guidées approfondies et certains monuments nationaux comme le palais du Tau restent payants.
Quelles activités gratuites à Reims faire en famille ?
Le parc de Champagne, le parc Léo Lagrange et les bords de la Vesle offrent aires de jeux et grands espaces pour courir. Pour une journée de pluie, le musée Saint-Remi et ses armures, tapisseries et sarcophages valent largement les 5,50 € du billet.
Où sortir à Reims le soir ou le week-end sans dépenser ?
En été, le spectacle Régalia arrive en tête des soirées à budget zéro, suivi des concerts en plein air et des animations de quartier. Le week-end, les marchés, les expositions du Cellier et les nocturnes ponctuelles des musées prennent le relais selon le calendrier municipal.
Peut-on visiter les caves de Champagne gratuitement à Reims ?
Non : les visites de caves des grandes maisons incluent presque toujours un droit d'entrée et une dégustation payante. En revanche, les points de vue sur le vignoble depuis Verzenay ou le Mont Sinaï, ainsi que les balades dans les villages viticoles, ne coûtent rien.
Quelles activités gratuites à Reims faire en amoureux ?
Une fin de journée dans le jardin Pierre Schneiter, suivie d'une flânerie jusqu'à la cathédrale illuminée, compose un parcours romantique sans dépense. En été, le spectacle Régalia ajoute une touche spectaculaire à une soirée en couple, et le coucher de soleil depuis les vignes de Verzenay reste imbattable.
Reims démontre qu'un city-trip réussi ne dépend pas d'un gros budget : monuments UNESCO ouverts à tous, expositions et spectacles sans billetterie, nature à vingt minutes de tramway ou de voiture, la ville a de quoi remplir deux à trois jours sans sortir la carte bancaire pour l'essentiel du programme. Les douze idées de ce guide se combinent facilement selon la météo et la saison, en gardant les intérieurs pour les jours de pluie et les parcs pour les éclaircies.
Que vous ayez une journée ou un long week-end devant vous, le parcours audioguidé Ryo de Reims reste la façon la plus simple de relier ces lieux, de la Cathédrale Notre-Dame aux Halles du Boulingrin, sans perdre de temps à chercher son chemin, avec l'histoire de chaque façade racontée au fil de la marche.



