Randonnée autour de Sarlat-la-Canéda : 14 itinéraires à parcourir en 2026
Romane

Créé par Romane, le 15 août 2026

Votre guide Ryo

Randonnée autour de Sarlat-la-Canéda : 14 itinéraires à parcourir en 2026

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La randonnée autour de Sarlat-la-Canéda commence dès la sortie de la ville : la route se transforme vite en sentier, et le sentier en balcon sur la Dordogne. Ici, chaque virage dévoile un château perché, un village troglodyte ou un méandre de rivière qui semble avoir été dessiné au compas. Le parcours audioguidé Ryo de Sarlat-la-Canéda permet de commencer l'exploration par les ruelles de pierre blonde avant de prendre le large vers les crêtes calcaires du Périgord Noir. C'est cette alternance entre patrimoine médiéval en ville et nature sauvage aux alentours qui rend la région aussi attachante pour les marcheurs.

Sur les 14 itinéraires qui suivent, vous grimperez jusqu'au belvédère de Montfort pour un panorama sur un cingle de rivière presque parfait, vous marcherez sous les balcons de La Roque-Gageac où poussent orangers et bananiers en plein Périgord, et vous traverserez une forêt de 8 000 hectares où un château du XIIe siècle disparaît lentement sous le lierre. Les plus courageux relieront Beynac à Castelnaud par un sentier de crête qui longe deux forteresses autrefois ennemies, tandis que les familles préféreront les 45 minutes tranquilles des jardins suspendus de Marqueyssac. De quoi remplir un séjour entier, entre GR balisés, boucles à la journée et balades d'une heure glissées entre deux visites de château.

Périgord Noir randonnée
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Pourquoi randonner autour de Sarlat-la-Canéda

Le Périgord Noir doit son nom aux chênes verts qui assombrissent ses collines, mais c'est surtout un plateau calcaire creusé par la Dordogne qui en fait un terrain de jeu pour marcheurs. La rivière serpente en larges boucles, les fameux cingles, et chaque méandre a poussé les hommes à bâtir en hauteur : bastides sur les crêtes, forteresses sur les falaises, villages troglodytes à flanc de roche.

Deux itinéraires de grande randonnée traversent le secteur, le GR 6 et le GR 36, croisés par un maillage dense de sentiers de petite randonnée (PR) balisés en jaune par la fédération française de randonnée. Vous n'avez donc pas besoin de viser une traversée de plusieurs jours pour profiter du terrain : la plupart des boucles présentées ici se bouclent en deux à quatre heures, château ou village inclus.

Concrètement, la plupart des sites se situent dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de Sarlat, soit rarement plus de trente minutes de voiture. Un véhicule reste d'ailleurs indispensable pour relier les différents points de départ, les transports en commun étant quasi inexistants entre les villages. L'idéal consiste à installer son camp de base à Sarlat ou dans un hameau de la vallée, puis à rayonner chaque jour vers un secteur différent : la Dordogne au sud, la Vézère au nord-ouest, la forêt Barade à l'est. Vous alternez ainsi paysages de rivière, de falaise et de forêt sans jamais enchaîner de longs trajets routiers.

Le tour du vieux Sarlat à pied, la mise en jambes patrimoniale

Avant de chausser les bottes pour la campagne, la ville elle-même mérite une bonne heure de marche. Le centre historique de Sarlat-la-Canéda s'explore entièrement à pied, ses ruelles pavées étant fermées à la circulation une bonne partie de l'année.

Commencez par la Cathédrale Saint-Sacerdos (Place du Peyrou, 24200 Sarlat-la-Canéda, noté 4.5/5 sur Google pour 1 221 avis), dont le clocher roman surplombe la place du Peyrou, avant de remonter vers la curieuse Lanterne des Morts, tour cylindrique du XIIe siècle dont la fonction exacte reste débattue par les historiens.

Le circuit se poursuit vers la Place de la Liberté, cœur battant de la vieille ville où se tient le marché deux fois par semaine, puis vers la Maison de La Boétie, façade Renaissance ornée de médaillons sculptés. Le Manoir de Gisson, ouvert à la visite, permet de comprendre l'agencement d'une demeure de notable au XVIIe siècle, avec sa tour d'escalier et ses charpentes d'origine.

Comptez environ une heure de marche pour boucler le cœur historique sans vous presser, un peu plus si vous poussez la porte du Manoir de Gisson ou du marché couvert installé dans l'ancienne église Sainte-Marie, coiffée de ses hautes portes métalliques dessinées par l'architecte Jean Nouvel. Le parcours ne présente aucune difficulté, hormis quelques pavés inégaux qui appellent des chaussures fermées plutôt que des tongs. C'est la mise en jambes idéale d'un premier jour, à faire de préférence tôt le matin ou en fin d'après-midi, quand la lumière rase fait vibrer la pierre blonde et que les groupes de visiteurs ont déserté les ruelles.

Cette promenade urbaine correspond exactement au tracé du Ryocity Murmures du Moyen Âge, qui commente 15 arrêts sur un peu plus d'un kilomètre. C'est une bonne façon de comprendre l'histoire de la ville avant de partir crapahuter sur les sentiers alentour, puisque les mêmes seigneurs qui ont fait bâtir Sarlat ont aussi construit les châteaux que vous croiserez sur la Dordogne.

Sarlat-la-Canéda
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Cingle de Montfort et sentier des Falaises, le grand panorama

À une dizaine de kilomètres au sud de Sarlat, la route qui longe la Dordogne offre un premier arrêt spectaculaire au belvédère de Montfort. Depuis ce promontoire, la rivière dessine un cingle, un méandre presque refermé sur lui-même, encadré de champs et de peupleraies. Le point de vue est accessible en dix minutes de marche depuis le parking, ce qui en fait une étape facile pour commencer la journée.

Pour les marcheurs qui veulent prolonger l'effort, un sentier balisé part du belvédère et longe la crête sur environ 5 kilomètres en direction de Vitrac, offrant plusieurs autres échappées visuelles sur la vallée. Le château de Montfort (24200 Vitrac, noté 3.8/5 sur Google pour 24 avis), perché juste au-dessus du méandre, ne se visite pas mais reste impressionnant vu depuis le chemin, avec ses tourelles rondes et son allure de forteresse de conte.

Le château de Montfort a été détruit puis reconstruit à plusieurs reprises au fil des siècles, au gré des guerres qui ont ravagé le Périgord, ce qui explique son allure composite de forteresse sans cesse remaniée. Propriété privée, il ne se visite pas, mais sa silhouette accrochée à l'éperon reste l'un des sujets photo les plus repris de toute la vallée.

Comptez une bonne matinée pour l'aller-retour complet avec pauses photo, un peu plus si vous descendez ensuite vers la rivière. Le sentier est globalement plat en crête, avec une seule montée franche au départ. Prévoyez de l'eau : il n'y a aucun point de ravitaillement sur ce tronçon, et le plateau calcaire offre peu d'ombre en milieu de journée. Les meilleures lumières s'obtiennent tôt le matin, quand la brume traîne encore sur la rivière en contrebas.

La Roque-Gageac
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La Roque-Gageac, le village accroché à la falaise

Classé parmi les plus beaux villages de France, La Roque-Gageac (24250 La Roque-Gageac, noté 4.7/5 sur Google pour 5K avis) s'étire sur une bande étroite entre la Dordogne et une falaise de calcaire ocre. Les maisons semblent littéralement encastrées dans la roche, certaines gardant même leur toit troglodytique d'origine.

Un sentier grimpe depuis le centre du village jusqu'au fort troglodytique, ancien refuge fortifié du XIIe siècle taillé directement dans la paroi. La montée est raide sur une centaine de mètres mais courte, une quinzaine de minutes suffisent, et la vue sur les toits de lauze et les gabares amarrées en contrebas justifie l'effort.

Au pied de la falaise, le micro-climat créé par l'exposition plein sud et la réverbération de la pierre permet à des palmiers, des bananiers et des orangers de pousser en pleine terre, une curiosité que peu de visiteurs anticipent en arrivant dans le Périgord. Le chemin de halage qui longe la rivière, à peu près plat sur 2 kilomètres, complète agréablement la visite pour ceux qui préfèrent une marche digestive après la montée au fort.

Attention au stationnement : le parking qui longe la Dordogne se remplit très vite en haute saison, arrivez avant 10 h ou tentez votre chance en début de soirée. Les gabares, ces barques à fond plat qui descendaient autrefois le vin et le bois vers Bordeaux, proposent aujourd'hui des promenades commentées d'une petite heure sur la rivière, une pause reposante qui prolonge la marche en douceur et offre un autre angle sur le village.

Domme, la bastide qui domine la vallée

Fondée en 1281 par Philippe III le Hardi, Domme occupe un promontoire rocheux qui surplombe la Dordogne d'une centaine de mètres. La bastide a conservé son plan en damier et sa Porte des Tours (Domme, 24250 Domme), où furent emprisonnés des Templiers au début du XIVe siècle, leurs graffitis étant toujours visibles sur les murs intérieurs.

Sous la ville, un réseau de grottes s'étend sur près d'un kilomètre, formé par les infiltrations d'eau dans le calcaire au fil des millénaires. La visite guidée de la grotte de Domme dure environ 50 minutes et débouche directement sur le rempart, un raccourci pratique pour enchaîner avec la marche extérieure.

Le vrai clou du spectacle reste le belvédère de la Barre, souvent cité parmi les plus beaux points de vue de la vallée de la Dordogne. Depuis cette terrasse aménagée, le regard porte sur des kilomètres de méandres, de peupleraies et de villages accrochés aux falaises. Un sentier en boucle descend ensuite vers le hameau de Cénac, au bord de la rivière, avant de remonter par un chemin plus abrupt : comptez deux bonnes heures pour la boucle complète, avec un dénivelé d'environ 100 mètres à l'aller comme au retour. C'est une randonnée exigeante pour les jambes mais jamais technique, praticable en baskets de marche par la plupart des randonneurs.

Le marché de Domme, le jeudi matin sur la place de la Halle, prolonge agréablement la visite avec ses producteurs de noix, de fraises du Périgord et de conserves de canard. Pour rejoindre le haut de la bastide depuis les parkings en contrebas, un petit train touristique circule en saison, mais la montée à pied par les ruelles fleuries ne prend qu'une dizaine de minutes et réserve de jolis points de vue à chaque palier.

Porte des Tours Domme
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Château de Beynac
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Beynac et Castelnaud, la boucle des châteaux rivaux

Aucun autre itinéraire du Périgord Noir ne raconte aussi bien la guerre de Cent Ans que la marche entre Beynac-et-Cazenac et Castelnaud-la-Chapelle. Les deux forteresses se font face de part et d'autre de la Dordogne, à moins de deux kilomètres à vol d'oiseau, et ont longtemps incarné les camps opposés du conflit : le château de Beynac aux mains des Français, celui de Castelnaud sous contrôle anglo-gascon pendant plusieurs décennies.

Le château de Beynac domine son village de 150 mètres de hauteur. Sa silhouette massive, quasiment inchangée depuis le XIIe siècle, a servi de décor à plusieurs productions de cinéma historique, dont des scènes tournées pour le «Jeanne d'Arc» de Luc Besson. On y accède par une ruelle pavée particulièrement pentue, un échauffement en soi avant même de commencer la randonnée.

Depuis Beynac, un sentier balisé longe d'abord la rivière puis grimpe à travers bois et pâtures jusqu'à Castelnaud, sur un tracé d'environ 10 kilomètres aller-retour selon le chemin choisi. Le dénivelé cumulé avoisine 300 mètres, avec deux montées franches, ce qui classe cette boucle parmi les plus sportives du secteur sans nécessiter d'équipement particulier. Le balisage se faisant plus discret sur la partie haute, une carte IGN ou une trace GPS évite les hésitations aux intersections en sous-bois.

Le château de Castelnaud (24250 Castelnaud-la-Chapelle, noté 4.6/5 sur Google pour 15 157 avis) abrite aujourd'hui un musée consacré à la guerre au Moyen Âge, avec catapultes et trébuchets reconstitués visibles depuis les remparts. Vous pouvez très bien randonner jusqu'ici sans entrer dans le musée : la vue depuis le pied des murailles sur le confluent de la Dordogne et du Céou vaut à elle seule le détour.

Si vous manquez de temps, coupez la boucle en ne parcourant qu'un aller simple et en revenant en voiture ou en canoë, une option prisée l'été quand des loueurs proposent justement la liaison Beynac-Castelnaud sur l'eau, votre véhicule vous attendant à l'arrivée. Prévoyez toutefois la journée entière si vous comptez visiter les deux châteaux en plus de la marche, chacun demandant au moins une heure de découverte.

Jardins de Marqueyssac, la promenade suspendue

À Vézac, sur un éperon rocheux qui domine le cingle de Montfort, les jardins de Marqueyssac (24220 Vézac, noté 4.6/5 sur Google pour 14 669 avis) proposent 6 kilomètres de sentiers à travers plus de 150 000 buis centenaires taillés en vagues et en nuages. La promenade suit un tracé en boucle, pensé pour être accessible à toute la famille, avec quelques passages plus étroits en surplomb de la falaise.

Le belvédère du Roc de Basaillac, point culminant du parcours, offre l'une des vues les plus photographiées de la vallée, avec le château de Beynac visible en amont et celui de Castelnaud en aval. Comptez environ 1h30 pour parcourir l'ensemble du site à un rythme tranquille, en s'arrêtant régulièrement pour observer les buis sculptés à la main deux fois par an par une équipe de jardiniers.

Le site se visite par presque tous les temps grâce à ses allées bien entretenues, et une cabane perchée ainsi qu'un parcours ludique pour enfants complètent la promenade côté animations. Un salon de thé installé près de la villa permet de souffler face au panorama avant d'attaquer la boucle du belvédère, un bon plan pour les familles qui veulent fractionner l'effort.

En été, les nocturnes aux chandelles transforment la visite en balade féerique le jeudi soir : plus de 2 000 bougies éclairent alors le parcours jusqu'à la tombée de la nuit. C'est une expérience différente de la randonnée classique, plus contemplative, mais qui reste une excellente façon de terminer une journée déjà bien remplie sur les sentiers voisins.

Jardins de Marqueyssac
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Roque Saint-Christophe
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Vallée de la Vézère : de la Roque Saint-Christophe à Lascaux

À une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Sarlat, la vallée de la Vézère mérite une journée à part entière. La Roque Saint-Christophe s'étend sur près d'un kilomètre de falaise, aménagée en terrasses fortifiées depuis la préhistoire jusqu'au Moyen Âge. La visite se fait sur un cheminement aménagé, sans grande difficulté physique, mais le site impressionne par son échelle : cinq niveaux de terrasses superposées, autrefois habitées par plusieurs milliers de personnes.

Un peu plus au nord, du côté de Montignac, Lascaux IV propose un fac-similé intégral de la grotte ornée découverte en 1940, fermée au public depuis 1963 pour préserver les peintures. Le musée se visite en intérieur, mais les alentours offrent de courts sentiers forestiers qui permettent de rallonger la sortie, notamment autour du site archéologique voisin de Regourdou.

La vallée de la Vézère, surnommée la vallée de l'Homme, concentre une quinzaine de sites préhistoriques inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1979, ce qui en fait l'un des berceaux les mieux documentés de la préhistoire européenne. Entre deux visites, les Eyzies-de-Tayac, souvent présentée comme la capitale mondiale de la préhistoire, méritent un arrêt pour leur Musée national de Préhistoire adossé à la falaise.

Entre les deux sites majeurs, la Vézère elle-même se prête à des balades tranquilles le long de ses berges, particulièrement agréables au printemps quand les falaises calcaires se reflètent dans une eau encore fraîche. Beaucoup de visiteurs combinent la matinée à la Roque Saint-Christophe (24620 Peyzac-le-Moustier, noté 4.6/5 sur Google pour 9 384 avis) avec l'après-midi à Lascaux, ce qui laisse peu de temps pour la marche : si les sentiers vous intéressent davantage que les visites guidées, prévoyez plutôt une journée complète centrée sur un seul site.

Forêt Barade et château de Commarque, randonnée en pleine nature

Moins connue que les villages perchés sur la Dordogne, la forêt Barade s'étend sur environ 8 000 hectares entre Sarlat et Périgueux. C'est un massif de chênes et de châtaigniers ponctué de dolmens et de vestiges anciens, où les sentiers restent nettement plus calmes qu'aux abords des châteaux touristiques.

Au cœur de ce massif se cache le château de Commarque (24620 Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil, noté 4.6/5 sur Google pour 3 291 avis), forteresse médiévale partiellement effondrée que la végétation a longtemps recouverte avant sa restauration progressive depuis les années 1960. Construit à même un éperon rocheux, il surplombe un site troglodytique occupé depuis le Paléolithique, avec des abris sous roche encore visibles à la base des murailles.

La forêt Barade a inspiré à Eugène Le Roy son roman Jacquou le Croquant, publié en 1899, dont l'action se déroule précisément dans ces bois : plusieurs sentiers évoquent aujourd'hui le personnage et la révolte paysanne qu'il incarne. Le château de Commarque, longtemps ruine oubliée, appartient toujours à la famille de Commarque, qui pilote sa restauration et l'ouvre à la visite du printemps à l'automne.

La boucle qui traverse la forêt jusqu'au château fait généralement entre 6 et 8 kilomètres selon le point de départ choisi, pour deux à trois heures de marche sur un sentier ombragé, agréable même en plein été. Le contraste avec les sites plus fréquentés de la vallée est net : ici, on croise surtout le chant des oiseaux et parfois un chevreuil, plutôt que des groupes en visite. C'est l'endroit à privilégier si vous cherchez une randonnée autour de Sarlat-la-Canéda plus sauvage, loin des foules estivales.

Château de Commarque
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Chapelle de Temniac, la boucle panoramique au nord de Sarlat

À un peu plus de deux kilomètres au nord du centre, la chapelle Notre-Dame de Temniac (24200 Sarlat-la-Canéda, noté 4.2/5 sur Google pour 15 avis) couronne une colline boisée qui domine tout le bassin de Sarlat. Ancien lieu de pèlerinage bâti sur un site occupé de longue date, elle se rejoint par un sentier qui grimpe régulièrement à travers chênes et noyers, pour une boucle d'environ une heure et demie au départ de la vieille ville.

L'intérêt de cette marche tient autant à son accessibilité, puisqu'on part à pied depuis Sarlat sans avoir besoin de la voiture, qu'à son panorama : depuis l'esplanade de la chapelle, la ville apparaît en entier, tuiles brunes et clochers serrés dans leur cuvette de verdure. C'est l'une des rares randonnées du secteur qui offre une vue plongeante sur Sarlat elle-même, idéale en fin de journée quand le soleil dore les toits. La montée reste douce et convient bien à une sortie improvisée en fin d'après-midi, quand on ne veut pas s'éloigner du centre.

Vitrac et les bords de Dordogne, entre marche et canoë

À moins de 10 minutes de voiture au sud de Sarlat, Vitrac propose une approche plus douce de la vallée, idéale après une journée de marche plus intense. Un sentier plat longe la rivière sur plusieurs kilomètres, passant par une petite plage aménagée où il est possible de se baigner en été.

Depuis la berge, la vue remonte vers le château de Montfort perché sur son éperon, offrant une perspective inversée de celle du belvédère visité plus tôt. Beaucoup de familles combinent ici marche et canoë, en louant une embarcation pour redescendre le courant jusqu'à La Roque-Gageac ou Beynac, puis en remontant à pied ou en minibus de retour. Le petit port de Vitrac constitue d'ailleurs l'un des principaux points de mise à l'eau du secteur, avec des descentes proposées de 8 à 25 kilomètres selon le temps dont vous disposez.

Cette section reste la plus accessible de tout l'itinéraire : sol stable, ombre partielle grâce aux peupliers, et quasiment aucun dénivelé. Elle convient parfaitement pour terminer un séjour en douceur ou pour initier de jeunes enfants à la marche en pleine nature sans risquer la lassitude après quelques centaines de mètres seulement.

GR 6 et GR 36, les grandes traversées pour randonneurs confirmés

Pour les marcheurs qui souhaitent dépasser la journée et enchaîner plusieurs étapes, le GR 6 traverse le Périgord Noir d'est en ouest, reliant Arcachon, sur la côte atlantique, aux Alpes françaises sur un tracé d'environ 1 350 kilomètres au total. Le tronçon local passe à proximité de Sarlat, de Beynac et du cingle de Montfort, offrant une continuité naturelle entre plusieurs des sites déjà présentés.

Plus à l'ouest, le GR 36 relie la Manche aux Pyrénées et traverse également le département de la Dordogne, sur un axe globalement nord-sud. Les deux itinéraires se croisent dans la région, ce qui permet de composer des boucles de plusieurs jours en combinant des tronçons des deux GR avec des sentiers locaux.

Le balisage rouge et blanc classique des GR facilite la navigation, et plusieurs gîtes d'étape jalonnent le parcours pour les randonneurs itinérants. Comptez une bonne condition physique pour ces tronçons, avec des dénivelés cumulés qui peuvent dépasser 500 mètres sur une seule journée selon le secteur traversé. Ce n'est clairement pas une option pour une simple demi-journée entre deux visites de château, mais plutôt pour ceux qui prévoient un séjour randonnée dédié dans le Périgord Noir.

Périgord Noir saisons
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Quand partir : météo et saisons dans le Périgord Noir

Le printemps, d'avril à juin, reste la période la plus confortable pour randonner : températures modérées, végétation dense, et affluence encore raisonnable sur les sentiers les plus populaires comme Beynac ou Marqueyssac. L'automne, de septembre à octobre, offre une lumière particulièrement photogénique sur les falaises ocre et une chaleur qui reste supportable pour les longues marches.

L'été attire logiquement le plus de monde, avec des températures qui dépassent régulièrement 30°C sur le plateau calcaire, peu ombragé sur certains tronçons. Privilégiez alors les départs tôt le matin. L'hiver reste praticable pour les randonneurs aguerris, avec des paysages dépouillés intéressants, mais certains sites comme les jardins de Marqueyssac réduisent leurs horaires d'ouverture, voire ferment plusieurs semaines.

Quelle que soit la saison, consultez la météo la veille : les orages d'été peuvent rendre glissantes les portions calcaires en pente, et un sentier sec le matin peut devenir boueux après une averse d'après-midi. Les vacances scolaires de printemps et la période estivale concentrent l'essentiel de la fréquentation, tandis que les mois de mai, juin et septembre offrent le meilleur compromis entre météo clémente et sentiers dégagés.

Niveau, équipement et sécurité sur les sentiers

La plupart des itinéraires listés ici restent accessibles à un randonneur occasionnel en bonne santé, à l'exception de la boucle Beynac-Castelnaud et des tronçons de GR, plus exigeants. Des chaussures de marche à semelle crantée suffisent largement, le terrain calcaire pouvant devenir glissant après la pluie sur les sections en pente.

Emportez systématiquement de l'eau, le ravitaillement étant rare hors des villages. Une casquette ou un chapeau se révèle indispensable sur les crêtes exposées comme celle de Montfort, tandis qu'un répulsif anti-moustiques est utile près des berges de la Dordogne et de la Vézère en soirée. Les bâtons de marche facilitent les descentes techniques, notamment celle du belvédère de la Barre à Domme.

Téléchargez au préalable une trace GPS ou emportez la carte IGN au 1/25 000 du secteur (série Top 25), car le réseau mobile reste capricieux dans les fonds de vallée et sous les couverts forestiers. Un petit sac contenant en-cas, trousse de premiers secours et coupe-vent couvre la plupart des imprévus sur les boucles à la journée. Pensez enfin à respecter les propriétés privées et les cultures que longent certains sentiers, en refermant systématiquement les barrières à bestiaux que vous ouvrez sur votre passage.

Où dormir et se restaurer après l'effort

Sarlat-la-Canéda concentre l'essentiel de l'offre d'hébergement, des chambres d'hôtes en cœur de ville aux campings des environs, notamment du côté de Vitrac et de La Roque-Gageac, particulièrement pratiques pour rayonner vers les sentiers du sud. Réservez à l'avance en juillet-août, la fréquentation touristique du Périgord Noir étant l'une des plus fortes de la région.

Les hameaux de Vézac, Beynac et Castelnaud offrent aussi de nombreuses locations saisonnières et gîtes ruraux, souvent avec vue sur les châteaux, pour ceux qui préfèrent le calme de la campagne à l'animation du centre de Sarlat. Côté budget, les campings de la vallée de la Dordogne, très nombreux entre Vitrac et Saint-Cyprien, restent la solution la plus économique et donnent un accès direct à la rivière pour se rafraîchir après la marche.

Côté cuisine, difficile d'éviter le canard sous toutes ses formes : confit, magret, foie gras, souvent accompagnés de pommes de terre sarladaises cuites à la graisse de canard. Les marchés de Sarlat, le samedi matin surtout, permettent de composer un pique-nique de randonnée avec noix du Périgord, fromages de chèvre et pâtés locaux.

Pour compléter votre séjour au-delà des sentiers, notre article Ryo sur les meilleures activités à Sarlat-la-Canéda et ses alentours recense d'autres idées de sorties, utiles les jours de pluie ou pour varier les plaisirs entre deux randonnées.

Sarlat-la-Canéda
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FAQ

Quelle est la plus belle randonnée autour de Sarlat-la-Canéda ?

La boucle qui relie Beynac à Castelnaud arrive en tête pour la majorité des randonneurs, grâce au contraste entre les deux forteresses et la diversité des paysages traversés, entre rivière, bois et pâtures. Pour un effort moindre, le belvédère de la Barre à Domme offre l'un des panoramas les plus larges sur la vallée sans nécessiter une marche trop longue.

Combien de temps pour faire le tour de Beynac à Castelnaud ?

Comptez environ 3h30 à 4h pour l'aller-retour complet, en incluant quelques pauses photo et un passage éventuel dans l'un des deux châteaux. Les marcheurs pressés peuvent ne parcourir qu'un aller simple et organiser un retour en voiture ou en canoë durant la saison estivale.

Peut-on randonner autour de Sarlat en hiver ?

Oui, la plupart des sentiers extérieurs restent praticables toute l'année, le climat du Périgord Noir étant relativement doux. Certains sites comme les jardins de Marqueyssac réduisent cependant leurs horaires en basse saison, mieux vaut vérifier les ouvertures avant de partir.

Les randonnées autour de Sarlat sont-elles adaptées aux enfants ?

Plusieurs itinéraires conviennent parfaitement aux familles, notamment les berges de Vitrac, le chemin de halage de La Roque-Gageac ou la promenade des jardins de Marqueyssac, tous globalement plats. La boucle Beynac-Castelnaud et les tronçons de GR restent en revanche réservés aux enfants déjà habitués à la marche.

Faut-il réserver pour visiter les jardins de Marqueyssac ?

La réservation n'est généralement pas obligatoire pour une visite de jour, mais elle est fortement conseillée pour les nocturnes aux chandelles du jeudi soir en été, particulièrement prisées et souvent complètes plusieurs jours à l'avance.

Où se garer pour randonner près de la Dordogne ?

Chaque site principal, Beynac, Castelnaud, Domme, La Roque-Gageac ou Marqueyssac, dispose d'un parking payant en saison. À Sarlat-la-Canéda, plusieurs parkings en périphérie du centre historique permettent de rejoindre la vieille ville à pied en quelques minutes avant de reprendre la voiture vers les sentiers.

Entre falaises habitées, forteresses rivales et jardins suspendus, la randonnée autour de Sarlat-la-Canéda offre suffisamment de variété pour occuper plusieurs jours sans jamais répéter le même paysage. Que vous cherchiez une boucle sportive comme celle de Beynac à Castelnaud ou une balade tranquille au bord de la Dordogne à Vitrac, le Périgord Noir se parcourt à un rythme qui vous appartient.

Avant de reprendre la route vers les sentiers, gardez un moment pour flâner dans Sarlat elle-même : le guide audio Ryo de Sarlat-la-Canéda reste la meilleure façon de comprendre ce que racontent ces pierres avant d'aller marcher sur les traces des seigneurs qui les ont bâties.