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Les plus beaux villages du Var en 2026 : perchés, médiévaux et en bord de mer
Perché à 635 mètres d'altitude, Tourtour regarde la vallée de l'Argens sans jamais se presser. C'est peut-être le meilleur résumé du Var authentique, celui qu'on traverse trop vite entre Aix et Saint-Tropez alors qu'il concentre une bonne partie des plus beaux villages du Var, loin de la cohue du Luberon voisin. Ici, quatre communes seulement décrochent le label national décerné par l'association qui distingue les bourgs les plus remarquables du pays, mais la liste des pépites dépasse largement ce quota administratif.
Dans les pages qui suivent, vous croiserez une cascade de 44 mètres à Sillans, un bourg bâti au pied d'une falaise de tuf à Cotignac, un circuit automobile mondialement connu à quelques kilomètres des remparts du Castellet, et des ruelles couvertes de mimosas en fleur à Bormes-les-Mimosas dès janvier. On y ajoute des adresses presque confidentielles, Fox-Amphoux ou Saint-Martin-de-Pallières, que même certains guides régionaux oublient de citer. De quoi construire un itinéraire complet, du Haut-Var vigneron jusqu'aux criques du littoral, en s'appuyant au besoin sur le parcours audioguidé Ryo de Toulon pour la porte d'entrée du département, ou sur notre guide des villages de caractère en France pour élargir la comparaison au-delà des frontières varoises.
Les villages perchés emblématiques du Var

Le Haut-Var doit son relief à la bordure des Préalpes de Provence, un terrain accidenté qui a poussé les habitants du Moyen Âge à construire en hauteur, pour la défense autant que pour dominer les vallées agricoles. Trois bourgs concentrent l'essentiel de cette architecture perchée, avec un dénivelé et un silence qui surprennent souvent les visiteurs venus du littoral.
Tourtour, le « village dans le ciel »
On ne présente plus Tourtour, surnommé le « village dans le ciel » depuis que la formule s'est imposée au fil du XXe siècle pour décrire sa position dominante. Le bourg, distingué par le label national qui récompense les petites communes les plus remarquables du pays, s'organise autour de deux places bordées d'ormeaux et d'oliviers, et conserve un moulin à huile encore en activité.
Le marché provençal du mercredi matin reste le meilleur moment pour sentir battre le cœur du bourg : fromages de chèvre, miel de lavande, tissus provençaux étalés à l'ombre des platanes. Les ruelles pavées grimpent jusqu'aux vestiges du château féodal, d'où la vue plonge sur toute la vallée de l'Argens jusqu'aux premiers contreforts du massif des Maures par temps clair. Vous pouvez aussi pousser jusqu'à l'église Saint-Denis, d'origine romane, qui domine un cimetière planté de cyprès, un cadre presque cinématographique.
Seillans et Bargème, deux pépites médiévales du Haut-Var

Seillans partage avec Tourtour la distinction nationale, et doit une partie de sa notoriété au peintre surréaliste Max Ernst, qui s'y est installé en 1964 et y a passé ses douze dernières années. Les ruelles en gradins, les fontaines moussues et les façades ocre composent un décor resté quasi intact depuis le XVIe siècle. Si le village médiéval du Var existe quelque part dans sa version la plus lisible, c'est probablement ici, entre le donjon et l'église Notre-Dame-de-l'Ormeau, à quelques minutes en contrebas.
Bargème (Le Village, 83840 Bargème, noté 4.7/5 sur Google pour 310 avis), à l'inverse, joue la carte de l'isolement. Perché à 1 097 mètres, c'est la commune la plus haute du département, et l'une des quatre labellisées aux côtés de Tourtour, Seillans et Gassin. Les ruines de son château médiéval, en partie détruit lors des troubles des guerres de Religion au XVIe siècle, donnent au lieu une atmosphère de refuge de montagne, presque hors du temps. Comptez une bonne heure de route depuis Draguignan par des voies étroites et sinueuses, mais la récompense est réelle : hors juillet-août, vous croiserez sans doute plus de chats que d'habitants.
Cotignac et les trésors du Haut-Var provençal

À une vingtaine de minutes de Tourtour, le pays de Cotignac forme un autre foyer de bourgs remarquables, davantage tourné vers l'eau et la pierre calcaire que vers l'altitude.
Cotignac, au pied de sa falaise de tuf
Cotignac ne porte pas le label national, mais rivalise aisément avec ceux qui l'arborent, au point que la comparaison revient sous la plume de nombreux guides touristiques. La commune s'adosse à une falaise de tuf d'environ 80 mètres de haut, percée d'anciennes habitations troglodytiques encore parfaitement visibles depuis la place.
Le cours Gambetta, planté de platanes et rythmé par ses fontaines, sert de colonne vertébrale au bourg. On y trouve des terrasses ouvertes toute l'année, quelques commerces de bouche et des joueurs de boules qui s'installent jusqu'au coucher du soleil. À la sortie du village, le sanctuaire Notre-Dame-de-Grâces, lieu de pèlerinage depuis les apparitions mariales du XVIe siècle, offre un point de vue dégagé sur les toits ocre et les vignes environnantes. Le contraste entre l'animation du centre et le silence de la colline résume bien l'esprit du Haut-Var : vivant sans être bruyant.
Villecroze et Sillans-la-Cascade, grottes et cascade naturelle
Villecroze cache sous ses arcades médiévales un accès direct à ses grottes troglodytiques, aménagées au XVIe siècle par les seigneurs du lieu comme refuge et espace de stockage. La visite, courte mais spectaculaire, se prolonge dans un parc municipal où une cascade dévale la paroi de tuf au-dessus des jardins en terrasses.
À dix minutes de route, Sillans-la-Cascade doit son nom à une chute d'eau de 44 mètres, alimentée par la Bresque, qui tombe dans un bassin turquoise entouré de peupliers. Attention à une idée reçue tenace : la baignade y est interdite depuis 2005 et l'accès au bassin est fermé, le sentier en tuf ayant été jugé dangereux par une étude géologique. Le conseil départemental, propriétaire du site, a inauguré en 2014 un belvédère panoramique qui offre aujourd'hui le meilleur point de vue. Le sentier ombragé qui y mène se parcourt en une vingtaine de minutes aller-retour, et le village fortifié conserve, lui, une porte et un pan de rempart médiévaux.
Entrecasteaux et Salernes, château et céramique
À Entrecasteaux, c'est le château qui domine tout, un édifice remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, restauré à partir des années 1970 par le peintre écossais Ian McGarvie-Munn, et dont les jardins en terrasses sont traditionnellement attribués à l'école d'André Le Nôtre. Ils sont classés Monument historique et ouverts librement au public, ce qui en fait une halte agréable même quand l'intérieur n'est pas visitable.
Salernes (Place Gabriel Péri, 83690 Salernes, noté 4.3/5 sur Google pour 390 avis), un peu plus au nord-ouest, s'est fait une spécialité des tomettes, ces carreaux de terre cuite hexagonaux qui ornent les maisons provençales depuis le XIXe siècle. Une quinzaine d'ateliers de céramique, dont plusieurs ouverts à la visite, perpétuent ce savoir-faire artisanal en plein cœur de la commune, et la Maison de la céramique architecturale en retrace l'histoire industrielle.
Autres pépites du Haut-Var à ne pas manquer

Au-delà des noms les plus cités, le Haut-Var recèle des communes plus discrètes, absentes de la plupart des circuits touristiques classiques mais pleines de caractère.
Correns, Fox-Amphoux et Châteaudouble
Correns s'est forgé une réputation de « premier village bio de France », un statut acquis dans les années 1990 grâce à ses vignerons pionniers en agriculture biologique. Le bourg, traversé par l'Argens, aligne ses façades colorées le long d'une rivière bordée de canaux d'irrigation et de jardins maraîchers.
Fox-Amphoux, minuscule hameau perché autour d'une église romane et d'un ancien prieuré, cultive un silence presque monastique. Peu de commerces, mais un panorama très large sur les collines boisées du Haut-Var qui justifie à lui seul le détour pour les amateurs de calme.
Châteaudouble, enfin, se distingue par sa position vertigineuse en bordure des gorges creusées par la Nartuby. Le site surplombe un canyon boisé de plusieurs dizaines de mètres de profondeur, et certaines maisons semblent littéralement suspendues au-dessus du vide. Trois grottes préhistoriques, dites de Chateaudouble, ont livré des vestiges qui rappellent l'ancienneté de l'occupation humaine dans ces gorges.
Saint-Martin-de-Pallières, l'inconnu du Haut-Var
Saint-Martin-de-Pallières (Le Village, 83560 Saint-Martin-de-Pallières) ne figure sur aucun guide grand public, et c'est précisément ce qui en fait un différenciateur pour les voyageurs en quête d'authenticité. La commune, moins de 250 habitants, s'organise autour d'un château dont les origines remontent au Moyen Âge, largement remanié au XVIIIe siècle, entouré de terres agricoles et de bois de chênes.
Vous n'y trouverez ni boutique de souvenirs ni terrasse animée, seulement quelques dizaines de maisons et une route qui file vers Rians et la Provence verte. C'est pour cette rareté que certains voyageurs en font une étape volontaire, à condition d'accepter de repartir bredouille côté restauration : prévoyez votre halte déjeuner à Cotignac ou à Barjols.
Les villages du littoral varois
Le Var ne se résume pas à son arrière-pays. La côte, entre Hyères et Bandol, abrite ses propres bourgs remarquables, où le parfum du maquis se mêle à celui de la mer. Depuis Hyères et sa cité des palmiers, vous êtes à moins de trente minutes de plusieurs d'entre eux, ce qui en fait une base logique pour cette partie du séjour.
Bormes-les-Mimosas, halte florale entre mer et collines
Bormes-les-Mimosas porte fièrement ses quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris. Dès la fin janvier, les mimosas envahissent les ruelles pentues et les façades, offrant un contraste jaune vif avec le bleu de la Méditerranée visible depuis les hauteurs. Le corso fleuri, organisé chaque année en février, reste le rendez-vous le plus couru de la saison basse.
Les escaliers fleuris, les passages voûtés et l'église Saint-Trophyme composent un parcours de visite naturel qui se termine souvent au château médiéval en ruine, dominant la rade et les îles d'Hyères. Le centre historique se parcourt à pied en une heure environ, mais vous pouvez facilement doubler ce temps en flânant dans les galeries d'artisans installées dans les ruelles.
Le Lavandou et Gassin, entre plages et vignes

Le Lavandou, en contrebas de Bormes, cumule douze plages de sable et sert de porte d'entrée maritime vers les îles d'Or. La commune conserve un cœur de pêcheurs animé autour du port, avec ses barques colorées et son marché du jeudi matin.
Gassin, à l'opposé, cultive la discrétion malgré sa distinction nationale. Perché au-dessus du golfe de Saint-Tropez, entouré de vignes classées en Côtes de Provence, ce bourg de moins de 3 000 habitants offre l'un des plus beaux points de vue sur la baie, sans la foule qui submerge sa célèbre voisine en été. Sa ruelle de l'Androuno, large de moins de 30 centimètres par endroits, passe pour l'une des plus étroites de France. Pour comprendre ce que Gassin domine exactement, le parcours audioguidé Ryo de Saint-Tropez raconte l'autre versant du golfe.
Porquerolles, le village au cœur de l'île

Porquerolles (Place d'Armes, 83400 Porquerolles, noté 4.5/5 sur Google pour 4.1K avis) mérite sa place à part : ce n'est pas un simple hameau de bord de mer, mais un véritable village insulaire, accessible uniquement par bateau depuis la Tour Fondue, sur la presqu'île de Giens. La place d'Armes, bordée d'eucalyptus et de maisons pastel, concentre les commerces et les terrasses face au fort Sainte-Agathe.
L'essentiel de l'île appartient à l'État et relève du Parc national de Port-Cros, ce qui explique la circulation automobile quasi inexistante et le succès du vélo comme mode de déplacement. Vous pouvez rejoindre la plage Notre-Dame en une trentaine de minutes de pédalage, sur des chemins ombragés bordés de pins. Si vous cherchez le plus beau village autour de Hyères, la réponse tient sans doute dans ce bourg sans voitures posé au milieu du bleu.
Le Castellet et La Cadière-d'Azur, entre vignes et circuit automobile

À l'ouest du département, deux bourgs perchés se répondent depuis leurs collines respectives, séparés par quelques kilomètres de vignoble AOC Bandol.
Le Castellet a bâti une partie de sa notoriété récente sur un contraste inattendu : ce village médiéval fortifié, dominé par son château d'origine romane et son église du XIIe siècle, partage son nom avec le circuit Paul Ricard, implanté une dizaine de kilomètres plus loin sur le plateau du Camp, qui a accueilli le Grand Prix de France de Formule 1 jusqu'en 2022. Le bourg lui-même reste fidèle à son architecture provençale, avec des ruelles pavées et des ateliers d'artisans installés dans d'anciennes bâtisses en pierre.
La Cadière-d'Azur (Place du Château, 83740 La Cadière-d'Azur, noté 4.5/5 sur Google pour 410 avis), sur la colline voisine, joue une carte plus gourmande. Ceinturée de remparts encore largement conservés, la commune concentre plusieurs tables réputées, portées par la production viticole environnante. La vue depuis les hauteurs embrasse tout le vignoble jusqu'à la mer, un panorama que beaucoup de visiteurs découvrent par hasard en cherchant simplement une terrasse pour déjeuner.
Les deux localités se visitent facilement dans la même demi-journée, la route qui les relie serpentant à travers les rangs de vignes et laissant régulièrement apparaître la mer au loin.
Collobrières et Evenos, forêt de châtaigniers et village volcanique
Entre le massif des Maures et les gorges d'Ollioules, deux communes tirent leur identité d'un terrain géologique bien particulier.
Collobrières s'est construit au cœur du massif des Maures, une forêt de châtaigniers et de chênes-lièges qui a longtemps fait vivre le bourg grâce à la production de marrons glacés. La Confiserie Azuréenne, installée sur place depuis plus d'un demi-siècle, reste une étape quasi obligatoire, surtout en octobre pendant les fêtes de la châtaigne qui occupent trois dimanches consécutifs.
Evenos (Le Village, 83330 Evenos, noté 4.6/5 sur Google pour 290 avis), à une quarantaine de minutes de là, occupe un site géologique rare dans le département : le village s'est bâti sur une coulée de basalte, un terrain noir et anguleux qui tranche avec le calcaire ocre du reste de la Provence varoise. Les ruines de son château perché dominent les gorges d'Ollioules, et le panorama porte jusqu'à la rade de Toulon par temps clair.
La route qui relie les deux communes traverse une partie du massif des Maures peu fréquentée, avec des points de vue sur la vallée qui valent largement quelques arrêts photo.
Villages du centre Var à explorer hors des sentiers battus

Entre Toulon et Brignoles, un trio reste largement ignoré des circuits touristiques classiques, alors même qu'il concentre un patrimoine réel. Garéoult (Place de la Mairie, 83136 Garéoult) aligne ses maisons de pierre autour d'une église remaniée au XVIIIe siècle et d'un marché hebdomadaire encore très fréquenté par les habitants du secteur. À quelques minutes de route, Forcalqueiret (Le Village, 83136 Forcalqueiret) conserve les ruines d'un château médiéval dont le donjon domine encore la plaine, vestige d'un ensemble bien plus vaste largement disparu au fil des siècles. Belgentier (Quai du Gapeau, 83210 Belgentier, noté 4.6/5 sur Google pour 568 avis), enfin, longe les rives du Gapeau, une rivière bordée de platanes et de jardins où l'écrivain-naturaliste Nicolas-Claude Fabri de Peiresc possédait au XVIIe siècle un domaine devenu célèbre pour ses plantations d'agrumes.
Ce trio n'apparaît quasiment jamais dans les sélections touristiques du département, ce qui en fait une bonne carte à jouer si vous voyagez en juillet-août et cherchez à échapper aux files d'attente des sites les plus courus. De retour à Toulon, le parcours audioguidé Ryo offre une façon plus classique de conclure le séjour en centre-ville.
Comment organiser votre circuit dans le Var

La question revient systématiquement : par où commencer un circuit dans les villages varois ? La logique géographique aide à structurer le séjour en trois blocs distincts. Le Haut-Var, autour de Cotignac et Tourtour, forme un premier ensemble compact où vous pouvez enchaîner cinq à six étapes en une journée bien rythmée, les distances entre elles dépassant rarement vingt minutes de route.
Le littoral, entre Bormes-les-Mimosas et Porquerolles, constitue un second bloc qui mérite au minimum une journée entière, en particulier si vous prévoyez la traversée en bateau vers l'île. Le secteur du Castellet et de La Cadière-d'Azur, enfin, se rattache plus naturellement à une excursion depuis Toulon ou Bandol, en fin de parcours.
Pour visualiser l'ensemble, le plus simple reste de poser vos étapes sur une carte : les offices de tourisme départementaux et intercommunaux diffusent des cartes touristiques gratuites, en version papier dans leurs bureaux d'accueil comme en téléchargement. Repérez d'abord les trois blocs, puis calez vos nuitées à l'intérieur de chacun pour éviter les allers-retours inutiles.
Une voiture reste indispensable pour relier ces zones : aucune ligne de transport en commun ne couvre correctement l'ensemble des étapes, et les routes départementales, bien qu'étroites par endroits, restent globalement bien entretenues. Comptez trois à quatre jours pour couvrir l'essentiel sans vous épuiser en trajets. Pour explorer chaque étape à pied une fois sur place, l'application Ryo propose des parcours audioguidés dans plusieurs villes de la région, une manière simple de ne rien manquer sans dépendre d'un guide papier.
Si vous cherchez d'autres idées de circuits similaires ailleurs en France, notre sélection Ryo autour de Toulouse suit la même logique de regroupement géographique.
Où loger dans l'arrière-pays et sur la côte
Le Haut-Var concentre une offre d'hébergement particulière : plusieurs domaines viticoles proposent des chambres d'hôtes directement au milieu des vignes, à quelques minutes de Cotignac ou de Correns. C'est une option intéressante pour qui veut associer dégustation et visites sans multiplier les trajets en voiture.
Dans les bourgs eux-mêmes, les gîtes et les chambres chez l'habitant restent la norme à Tourtour, Seillans ou Bargème, où les structures hôtelières classiques se font rares. Réserver plusieurs semaines à l'avance devient nécessaire entre juin et septembre, la capacité d'accueil de ces petites communes étant limitée par construction.
Sur le littoral, Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou offrent davantage de choix, des campings aux hôtels de charme en passant par les locations saisonnières. Si votre itinéraire privilégie le confort plutôt que l'immersion rurale, ces deux stations constituent une base pratique pour rayonner vers les hauteurs voisines tout en gardant un accès direct à la mer. Une nuit sur l'île de Porquerolles se réserve, elle, plusieurs mois à l'avance : la capacité y est volontairement plafonnée.
Quand visiter les villages varois

Chaque saison apporte sa propre atmosphère, et il n'y a pas vraiment de mauvaise période. La fin de l'hiver et le début du printemps conviennent parfaitement à Bormes-les-Mimosas, quand les mimosas colorent les ruelles de janvier à mars, avant que la chaleur estivale ne s'installe.
L'été concentre l'essentiel de l'animation, avec des fêtes provençales dans presque toutes les communes du Haut-Var et des marchés nocturnes fréquents. C'est aussi la période la plus chargée, en particulier autour de Gassin et de Porquerolles, où mieux vaut arriver tôt le matin.
L'automne offre un compromis agréable : lumière douce, températures clémentes et, à Collobrières, les fêtes de la châtaigne en octobre qui animent tout le bourg. L'hiver, enfin, réserve les hauteurs à une poignée de visiteurs, un calme presque déroutant après avoir lu tant de descriptions estivales animées. Vérifiez simplement les horaires des sites : plusieurs châteaux et grottes ferment ou réduisent leur amplitude entre novembre et mars.
FAQ
Quel est le plus beau village du Var ?
La réponse dépend forcément des goûts, mais Tourtour revient le plus souvent en tête grâce à son label national, son panorama sur la vallée de l'Argens et son architecture provençale bien conservée. Cotignac, malgré l'absence de label officiel, reste un concurrent sérieux pour beaucoup de visiteurs, notamment pour sa falaise de tuf et son cours ombragé.
Combien de communes varoises sont classées Plus Beaux Villages de France ?
Quatre localités portent officiellement ce label dans le département : Tourtour, Seillans, Bargème et Gassin. Chacune illustre une facette différente du territoire, du Haut-Var montagneux au littoral proche de Saint-Tropez.
Quel est le plus beau village varois en bord de mer ?
Gassin, perché au-dessus du golfe de Saint-Tropez, est le seul bourg littoral labellisé du département. Bormes-les-Mimosas et Porquerolles restent toutefois des alternatives très appréciées, notamment pour leur floraison hivernale et leur cadre insulaire respectifs.
Quelles étapes du Haut-Var se trouvent à moins d'une heure de Cotignac ?
Tourtour, Villecroze, Sillans-la-Cascade, Entrecasteaux, Salernes, Correns, Fox-Amphoux et Châteaudouble se situent tous à moins de 35 minutes de route de Cotignac, ce qui permet de construire une boucle cohérente sur une ou deux journées.
Comment organiser un circuit sur plusieurs jours dans le département ?
Divisez votre séjour en trois zones géographiques : le Haut-Var autour de Cotignac et Tourtour, le littoral entre Bormes-les-Mimosas et Porquerolles, puis le secteur du Castellet près de Bandol. Une voiture reste indispensable, et trois à quatre jours suffisent généralement pour couvrir l'essentiel.
Quelle est la meilleure période pour visiter ?
Le printemps convient particulièrement à Bormes-les-Mimosas pour la floraison, l'été anime toutes les communes avec ses fêtes provençales, et l'automne offre une lumière douce ainsi que les fêtes de la châtaigne à Collobrières. L'hiver reste la saison la plus calme, idéale pour les hauteurs du Haut-Var, à condition de vérifier les ouvertures.
Composer votre propre itinéraire varois
Au final, le département forme moins une liste figée qu'un territoire à explorer par zones, entre falaises de tuf, vignobles de Bandol et criques de la presqu'île de Giens. Que vous partiez sur les traces des quatre communes labellisées ou que vous préfériez creuser du côté de Fox-Amphoux et de Saint-Martin-de-Pallières, chaque itinéraire révèle une facette différente de la Provence varoise. Commencez par une base fixe, à Toulon, à Hyères ou dans un domaine viticole du Haut-Var, puis rayonnez zone par zone plutôt que de courir d'un bout à l'autre du territoire.
Pour préparer vos escales et écouter l'histoire des lieux en marchant, les parcours audioguidés Ryo couvrent déjà Toulon et Saint-Tropez, deux portes d'entrée idéales vers l'arrière-pays. Et si vous prolongez l'exploration au-delà des frontières départementales, notre article sur les villages à découvrir autour d'Avignon suit la même logique d'itinéraire par étapes.
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