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Les plus beaux villages du Gers : guide complet des 6 pépites labellisées (2026)
Six villages gersois portent aujourd'hui le label Plus Beaux Villages de France, un chiffre que peu de départements ruraux peuvent revendiquer. Pourtant, la plupart des visiteurs qui partent à la recherche des plus beaux villages du Gers n'en voient que deux ou trois, faute de savoir comment les relier entre eux. À Fourcès, les maisons à pans de bois dessinent un cercle presque parfait, un plan que ne partage aucune autre bastide du département. À La Romieu, des chats sculptés veillent sur les façades, clin d'œil à une légende que les habitants racontent encore aux enfants. Larressingle, elle, tient dans un mouchoir de poche derrière son enceinte du XIIIe siècle : on la surnomme la plus petite cité fortifiée de France. Ce guide détaille les six villages labellisés (Fourcès, La Romieu, Larressingle, Lavardens, Montréal-du-Gers et Sarrant), plusieurs cités voisines tout aussi remarquables comme Lectoure ou Condom, et les infos pratiques pour organiser un séjour dans cette campagne gasconne où l'on roule encore à l'ombre des platanes. Vous arrivez par Agen ? Le parcours audioguidé Ryo d'Agen (19 audios, 1h15, 3,1 km) fait une belle mise en bouche avant de filer vers la Gascogne.
Fourcès, l'unique bastide circulaire du Gers
Fourcès (Place de Fourcès, 32250 Fourcès, noté 4.6/5 sur Google pour 980 avis) est la seule bastide au plan circulaire du Gers, une singularité rarissime en France qui suffit à justifier le détour. Le site fortifié apparaît dans une charte dès 1068 ; la bastide s'est ensuite développée autour de l'ancienne enceinte, d'où ces ruelles qui s'enroulent autour d'une place ronde au lieu du plan en damier habituel des bastides gasconnes.
Pendant des siècles, le village a été une seigneurie importante de Gascogne, disputée entre Français et Anglais jusqu'au XVe siècle. Ce passé agité explique la forme défensive du bourg : la place centrale occupe l'emplacement de l'ancien château, et les maisons se sont serrées en anneau autour d'elle.
La place centrale est bordée de maisons à pans de bois portées par des couverts, sous lesquels on marche à l'ombre même en plein été. La tour de l'horloge, du XIIIe siècle, est classée monument historique ; le château du XVe siècle, en bordure du village, a été reconverti en hôtel-restaurant. Un vieux pont de pierre enjambe l'Auzoue et offre la meilleure vue d'ensemble, surtout en fin d'après-midi quand la lumière rase les façades.
Le dernier week-end d'avril, Fourcès change de visage : son célèbre marché aux fleurs envahit la place et les ruelles, attirant des visiteurs de tout le Sud-Ouest. L'été, un marché du livre ancien en juillet et des marchés nocturnes prennent le relais. Le reste de l'année, le village retrouve son calme, rythmé par les producteurs d'Armagnac installés aux abords qui ouvrent leurs chais à la dégustation.
Vous cherchez la tranquillité ? Évitez le week-end du marché et garez-vous en contrebas : le cœur du village se parcourt à pied en une petite heure.
La Romieu et sa collégiale classée au Patrimoine mondial

À La Romieu, l'imposante Collégiale Saint-Pierre domine un village d'à peine 540 habitants. Élevée au début du XIVe siècle à l'initiative du cardinal Arnaud d'Aux, parent du pape Clément V et camérier de la cour pontificale, elle est inscrite depuis 1998 au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Le tronçon de 33 km Lectoure-La Romieu-Condom figure d'ailleurs lui aussi sur la liste.
Le village se trouve sur la Via Podiensis, le chemin de Compostelle parti du Puy-en-Velay, et voit passer chaque année des milliers de pèlerins qui font halte dans son cloître gothique aux arcades finement sculptées. La collégiale possède deux tours : une tour carrée qui sert de clocher, et une tour octogonale qui abritait la sacristie, la salle capitulaire et les archives. Grimpez dans cette dernière : par temps clair, la vue porte jusqu'à la ligne des Pyrénées.
La Romieu doit aussi sa notoriété à la légende des chats. On raconte qu'une orpheline, Angéline, aurait caché un couple de chats pendant une terrible famine, alors que les villageois mangeaient tous les autres. Une fois l'abondance revenue, les rats pullulaient et dévoraient les récoltes : les chats d'Angéline et leur descendance auraient sauvé le village. L'histoire est récente (aucune source ne la mentionne avant la fin du XXe siècle), mais elle a inspiré au sculpteur Maurice Serreau, retraité installé à La Romieu, une série de chats en pierre au début des années 1990, disséminés sur les façades et chez les commerçants. Partir à leur recherche occupe autant les enfants que les adultes.
Comptez une bonne heure et demie sur place, davantage si vous montez à la tour. Condom, capitale de l'Armagnac, n'est qu'à un quart d'heure de route pour enchaîner.
Larressingle, la petite Carcassonne du Gers

Larressingle revendique un titre singulier : on la présente comme la plus petite cité fortifiée de France, d'où son surnom de « petite Carcassonne du Gers ». Le village ne compte que 213 habitants (2023), mais accueille environ 133 000 visiteurs par an, ce qui en fait l'un des sites les plus fréquentés du département et l'une des cités médiévales gasconnes les mieux conservées.
Les remparts encerclent entièrement le bourg, ponctués de tours et entourés de douves que l'on franchit par un pont de pierre. À l'intérieur, le donjon construit au XIIIe siècle par les abbés de Condom se dresse, en partie ruiné, au milieu des ruelles : une masse trapézoïdale de quatre niveaux flanquée d'une tourelle hexagonale, qui servit longtemps de résidence aux prélats.
Juste à côté, l'église romane Saint-Sigismond (XIIe-XIIIe siècles) se niche à l'intérieur de l'enceinte. Larressingle se trouve aussi sur le tracé du chemin de Compostelle : les pèlerins de la Via Podiensis y passent entre Condom et Montréal-du-Gers. Un peu plus loin, le pont d'Artigues, ouvrage à quatre arches sur l'Osse, est inscrit à l'UNESCO avec les chemins de Saint-Jacques.
Pour sortir des remparts, le sentier de randonnée PR4 Larressingle propose une boucle à travers la campagne environnante, entre vignes d'Armagnac et petits bois, avec le village en point de départ et d'arrivée.
Contrairement à sa grande cousine audoise, Larressingle ne vit pas du tourisme de masse : quelques échoppes, une auberge adossée à l'enceinte, et c'est à peu près tout. Ce contraste entre la puissance défensive du lieu et son échelle miniature surprend souvent ceux qui ont déjà vu Carcassonne ou Aigues-Mortes.
Le meilleur moment pour photographier le donjon ? Tôt le matin, quand la pierre calcaire prend une teinte dorée et que les cars ne sont pas encore arrivés. Comptez 45 minutes pour le village seul, une demi-journée avec la randonnée. Les pavés sont inégaux : laissez les sandales dans la voiture.
Lavardens et son château perché au cœur de la Gascogne

Lavardens couronne une colline entre Auch et Fleurance, avec pour cœur un château de Lavardens (Le Château, 32360 Lavardens, noté 4.3/5 sur Google pour 1 690 avis) qui domine la campagne depuis le point le plus haut de la commune. Une forteresse médiévale occupait déjà le site dès 1140, avant de tomber en ruine après 1496.
La reconstruction démarre en 1620 sous l'impulsion d'Antoine de Roquelaure, proche d'Henri IV qui lui avait offert la seigneurie. Les architectes Pierre Souffron et Pierre Levesville dessinent un plan rectangulaire orné de tourelles carrées en encorbellement, une prouesse technique pour l'époque, et de larges fenêtres à meneaux pensées pour la vue plutôt que pour la défense. Roquelaure meurt en 1625, et une épidémie de peste fait fuir les ouvriers en 1653 : le château restera inachevé.
Menacé de démolition au XXe siècle, il est sauvé grâce à la mobilisation de Vincent Steux et des habitants, puis classé monument historique en 1961. Il accueille aujourd'hui un centre d'animation et de grandes expositions temporaires, comme celle consacrée à Camille Claudel en 2000. Depuis la terrasse, le panorama sur la Gascogne compte parmi les plus larges des villages labellisés.
Dans les ruelles pentues, quelques artisans d'art ouvrent leurs ateliers aux beaux jours. Comptez une heure sur place, un peu plus si vous visitez l'exposition du moment.
Montréal-du-Gers, bastide gasconne et vestiges gallo-romains
Montréal-du-Gers est la doyenne des bastides gasconnes : fondée le 30 mars 1255 par Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, elle a ouvert la voie aux villes neuves qui ont suivi dans toute la région. Sa place aux couverts, bordée d'arcades de pierre et de pans de bois, reste le cœur battant du village.
Chaque semaine, le marché traditionnel du vendredi matin installe ses étals sous les couverts : fromages de chèvre, foie gras, légumes de saison et, bien sûr, Armagnac et Floc de Gascogne vendus par les exploitants. Beaucoup de visiteurs calent volontairement leur venue sur ce jour-là, et vous auriez tort de ne pas les imiter.
La collégiale Saint-Philippe-et-Saint-Jacques, de style gothique méridional, domine la place. Montréal-du-Gers se situe elle aussi sur le chemin de Compostelle : les pèlerins de la Via Podiensis y arrivent après Larressingle et poursuivent vers Lauraët puis Éauze. Une carte de Montréal, disponible à l'office de tourisme, permet de repérer la collégiale, la place et le départ vers la villa de Séviac.
À environ deux kilomètres du centre, la villa gallo-romaine de Séviac figure parmi les sites archéologiques majeurs du Sud-Ouest. Cette vaste demeure aristocratique du IVe siècle, fouillée depuis 1961 et classée monument historique, conserve des thermes privés dont les hypocaustes (le chauffage par le sol) sont en excellent état, ainsi que de beaux ensembles de mosaïques. Les Journées européennes du patrimoine, en septembre, y sont l'occasion de visites plus approfondies.
Changement d'échelle de temps avec le site paléontologique de Béon (Béon, 32250 Montréal-du-Gers, noté 4.7/5 sur Google pour 39 avis), sur la commune : ses couches datent d'environ 17 millions d'années (Miocène) et ont livré plus de 90 espèces de vertébrés. Le Muséum de Toulouse y mène chaque année une campagne de fouilles, et le site se visite. Une curiosité peu connue hors du département, qui change du registre médiéval des autres villages de cette liste.
Les bastides gasconnes répondaient à une logique précise : un plan en damier autour d'une place centrale, des rues perpendiculaires pour faciliter le commerce, et des défenses souvent sommaires. Montréal-du-Gers a gardé cette trame d'origine avec une netteté rare.
Pour en profiter pleinement, prévoyez une demi-journée : 45 minutes pour le village, une heure pour Séviac, et Béon si le programme le permet. Vous arrivez un vendredi ? Faites le marché en premier, avant que les étals ne se vident vers midi, puis gardez Séviac pour l'après-midi : les mosaïques supportent mieux la lumière rasante que le soleil de midi pour les photos. Les enfants apprécient particulièrement Béon, où l'on comprend concrètement ce qu'était le Gers bien avant les bastides, à une époque où rhinocéros et ancêtres des éléphants peuplaient la région.
Sarrant, village circulaire et repaire d'artisans

Sarrant (Place de la Mairie, 32120 Sarrant, noté 4.2/5 sur Google pour 6 avis) partage avec Fourcès un plan rond, mais son origine diffère : cet ancien bourg fortifié du nord-est du Gers, né comme une sauveté, s'organise en anneau autour de son église. Il a rejoint le réseau des Plus Beaux Villages de France dès 1999.
On y entre par une porte fortifiée surmontée d'une tour carrée du XIVe siècle. L'église Saint-Vincent, bâtie au XIVe siècle, a été reconstruite et agrandie après les guerres de Religion au début du XVIIe siècle ; son clocher date du XIXe. Autour, les ruelles fleuries de roses trémières abritent potiers, peintres et créateurs, surprenants pour un village de 358 habitants.
Sarrant cultive aussi une vraie identité culturelle. La Maison de l'Illustration (275 m²) accueille des expositions consacrées à l'art de l'illustration, et un jardin médiéval présente légumes et plantes médicinales d'époque. Entre 1580 et 1640, le village abritait une confrérie de musiciens, dont de nombreux aveugles qui formaient des apprentis dans toute la région : une page d'histoire que peu de visiteurs soupçonnent.
Comptez une petite heure : le village se parcourt sans dénivelé notable, une étape reposante après Larressingle ou Montréal-du-Gers. Sarrant n'est qu'à une heure environ de Toulouse, pratique pour finir le séjour en ville.
Autres villages et cités remarquables à découvrir dans le Gers
Les six villages labellisés ne sont pas les seuls arrêts qui méritent le détour. Plusieurs cités voisines, non classées mais tout aussi riches en patrimoine, complètent efficacement votre séjour.
Lectoure, ancienne cité épiscopale perchée sur son promontoire, domine la vallée du Gers. Sa cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais, classée en 1912, marque la silhouette de la ville. Le musée archéologique conserve une rare collection d'autels tauroboliques liés au culte de Cybèle (IIIe-IVe siècles), et l'atelier Bleu de Lectoure fait revivre depuis 1995 la teinture au pastel, ce bleu tiré de la guède qui a fait la fortune du pays toulousain à la Renaissance. Les thermes, ouverts en 2003 dans un hôtel particulier du XVIIIe siècle, complètent l'étape.
Condom, elle, revendique le titre de capitale de l'Armagnac, au cœur de la Ténarèze. Sa cathédrale Saint-Pierre à Condom, de style gothique flamboyant, et son cloître attenant méritent la visite, tout comme les maisons de négoce installées en ville, dont la maison Ryst-Dupeyron qui ouvre ses caves à la dégustation. La Baïse, navigable, se prête à une promenade en bateau pour voir la ville depuis l'eau.
La cathédrale actuelle a été rebâtie au début du XVIe siècle à l'initiative de l'évêque Jean Marre, ce qui explique l'unité de son style flamboyant : longue nef sans transept, portail sud richement sculpté et clés de voûte ornées. Le cloître voisin, en partie occupé par l'hôtel de ville, se traverse librement. Sur le parvis, la statue des quatre mousquetaires, offerte à la ville par le sculpteur Zourab Tsereteli, rappelle que la Gascogne de d'Artagnan commence ici. Pour comprendre la fabrication de l'eau-de-vie avant de passer à la dégustation, le petit musée de l'Armagnac présente alambics anciens et outils de tonnellerie. Un conseil : venez un mercredi matin, jour de marché, quand les producteurs de la Ténarèze s'installent autour de la cathédrale.
Plus au sud, Lupiac (Place d'Artagnan, 32290 Lupiac) doit sa notoriété à Charles de Batz-Castelmore, né au château de Castelmore tout proche et devenu d'Artagnan sous la plume d'Alexandre Dumas. Le village de 310 habitants consacre un musée au mousquetaire dans l'ancien hospice Saint-Jacques, et une statue équestre en bronze, inaugurée en 2015, marque le départ de la Route européenne d'Artagnan qui file jusqu'à Maastricht.
Les amateurs d'Armagnac pousseront jusqu'au château de Cassaigne (Cassaigne, 32100 Condom, noté 4.4/5 sur Google pour 265 avis), à quelques kilomètres de Condom, ancienne résidence des évêques de Condom dont la vieille cuisine précède la visite des chais et la dégustation. Dans un registre plus rural, le Domaine d'Embidoure et l'Ecomusée des côteaux du moulin élargissent la carte des curiosités gersoises pour qui a le temps de sortir des sentiers battus (ouvertures à vérifier avant de partir).
Ces villes moyennes racontent chacune un pan de l'histoire gersoise : l'Antiquité et le pastel à Lectoure, le négoce d'Armagnac à Condom, le mythe du mousquetaire à Lupiac. Toutes trois se visitent en une demi-journée. Comptez environ 25 minutes de route entre Lectoure et Condom, et près de 50 minutes entre Condom et Lupiac.
Votre séjour déborde du Gers ? Notre sélection Ryo des plus beaux villages autour de Toulouse recense sept étapes complémentaires côté Haute-Garonne et Tarn.
La route touristique des Plus Beaux Villages de France dans le Gers

Relier les six villages labellisés en un seul circuit demande un peu d'organisation : les distances gersoises, courtes en kilomètres, s'égrènent sur des départementales sinueuses. Voici un ordre logique pour la route touristique des Plus Beaux Villages de France, au départ de Condom, qui limite les allers-retours.
Depuis Condom, filez vers Larressingle (10 minutes), puis Montréal-du-Gers (15 minutes) et Fourcès (10 minutes de plus). De Fourcès, remontez vers La Romieu (environ 35 minutes) avant de descendre vers Lavardens (45 minutes), puis de piquer à l'est vers Sarrant (45 minutes), à une heure de Toulouse. Comptez deux jours complets pour parcourir cet itinéraire entre les villages sans vous presser. Pour limiter la route, installez votre base à Condom ou Montréal-du-Gers pour la première journée, puis du côté d'Auch pour la seconde.
Côté vélo, la véloroute V82 de la vallée de la Baïse traverse Condom et permet de rayonner vers Larressingle sans emprunter les grands axes. Les tronçons aménagés en pays d'Armagnac, parfois présentés comme la voie verte de l'Armagnac, conviennent à une sortie d'une demi-journée en VTC ou en vélo électrique ; renseignez-vous à l'office de tourisme sur les portions en site propre.
Plus largement, les balades à vélo dans le Gers se sont beaucoup développées, portées par un relief vallonné mais jamais montagneux. À Auch, la promenade Claude Desbons longe le Gers sur une dizaine de kilomètres, une bonne mise en jambes avant d'attaquer les coteaux.
Et pour boucler le voyage, pourquoi ne pas finir à Toulouse ? Sur place, notre parcours audioguidé Ryo de Toulouse déroule 23 audios sur 6,5 km (2h40) à travers la Ville rose. Et si les villages du Gers ne sont qu'une étape de votre tour de France, notre guide Ryo des plus beaux villages de France élargit la sélection à tout le territoire.
Où dormir et se restaurer près des plus beaux villages du Gers
L'offre d'hébergement dans le Gers rural mise sur le charme plutôt que sur la quantité : peu de grands hôtels, beaucoup de chambres d'hôtes gasconnes installées dans d'anciennes fermes ou maisons de maître, souvent tenues par des propriétaires qui connaissent tous les bons plans. Les gîtes ruraux, loués à la semaine ou au week-end, conviennent aux familles qui veulent une base fixe.
Condom, Lectoure et Auch concentrent la majorité des hôtels classiques du secteur. À Fourcès, le château du XVe siècle transformé en hôtel-restaurant offre une nuit au cœur même du village. Réservez tôt pour fin avril (marché aux fleurs) et pour l'été : les capacités d'accueil restent limitées.
Côté restauration, le terroir gascon ne fait pas dans la demi-mesure : confit et magret de canard, foie gras, garbure (soupe paysanne copieuse) et, en dessert, la croustade aux pommes parfumée à l'Armagnac. Le Floc de Gascogne, mélange de moût de raisin et d'Armagnac, se sert à l'apéritif.
Attention aux horaires : dans les plus petits villages, les restaurants ferment souvent hors saison ou ne servent que quelques jours par semaine. Un appel avant de partir évite les mauvaises surprises, surtout hors juillet-août.
Comment venir et se déplacer entre les villages du Gers
Le Gers n'est desservi par aucune ligne à grande vitesse ; les gares d'Agen et d'Auch restent à distance des villages. Voilà pourquoi la question du comment venir revient si souvent. Depuis Toulouse, comptez environ 1h45 de route jusqu'à Condom, une heure seulement jusqu'à Sarrant ; depuis Agen, une quarantaine de minutes suffit pour rejoindre Condom et Larressingle.
Une fois sur place, la voiture reste indispensable : les transports en commun entre villages sont quasi inexistants, et les distances entre villages se parcourent sur des routes de campagne. Comptez en général 10 à 45 minutes d'un village labellisé à l'autre.
Côté accessibilité, tout dépend du site : la villa de Séviac et les abords du château de Lavardens restent globalement praticables, tandis que les pavés et les pentes de Larressingle ou de La Romieu compliquent la visite en fauteuil roulant ou avec une poussette.
Sans voiture, le vélo dépanne sur certains tronçons autour de Condom, mais ne permet pas de couvrir les six villages lors d'un séjour court. Dernier conseil : la couverture réseau reste inégale dans certaines vallées, alors téléchargez vos cartes à l'avance. Même logique pour l'application Ryo : ses parcours audioguidés d'Agen et de Toulouse se téléchargent hors ligne, pratique si vous faites étape en ville à l'aller ou au retour.
Quand partir : la meilleure période pour visiter les villages du Gers

Le printemps reste la saison idéale pour découvrir les villages gersois : températures clémentes, campagne verdoyante, et un calendrier d'animations qui démarre avec le marché aux fleurs de Fourcès fin avril. Les vacances de printemps tombent souvent sur les premiers beaux jours, une fenêtre appréciée des familles.
L'été attire le plus de monde, avec ses avantages (marchés complets, restaurants ouverts tous les jours, ateliers en activité, marchés nocturnes à Fourcès) et ses inconvénients : chaleur parfois écrasante l'après-midi, affluence à Larressingle ou La Romieu.
Pour éviter la foule, la mi-septembre est un excellent compromis. Les Journées européennes du patrimoine, le troisième week-end de septembre (19 et 20 septembre en 2026), ouvrent des visites spéciales, notamment à Séviac.
Les marchés de producteurs, comme celui du vendredi matin à Montréal-du-Gers, tournent toute l'année mais gagnent en variété de mai à octobre.
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FAQ
Quel est le plus beau coin du Gers ?
Difficile de trancher tant chacun des six villages labellisés a sa personnalité. Fourcès séduit par son plan circulaire, La Romieu par sa collégiale UNESCO et sa légende des chats, Larressingle par ses remparts. Le triangle Condom-Larressingle-Montréal-du-Gers reste toutefois le secteur le plus dense en patrimoine sur un rayon restreint, idéal pour un court séjour.
Combien de villages du Gers sont classés parmi Les Plus Beaux Villages de France ?
Six villages gersois portent ce label national : Fourcès, La Romieu, Larressingle, Lavardens, Montréal-du-Gers et Sarrant. Sarrant fait partie des membres historiques, puisqu'il a rejoint le réseau dès 1999.
Combien de temps prévoir pour visiter les plus beaux villages du Gers ?
Deux jours suffisent pour les six villages labellisés à un rythme confortable ; comptez trois à quatre jours en ajoutant Condom, Lectoure et Lupiac, avec le temps d'une dégustation d'Armagnac ou d'un marché.
Peut-on visiter les plus beaux villages du Gers en une journée ?
Oui pour trois villages proches, comme Larressingle, Montréal-du-Gers et Fourcès, séparés de 10 à 15 minutes de route. Les six en une seule journée, en revanche, c'est déconseillé : les trajets grignoteraient l'essentiel du temps de visite.
Quelle est la meilleure période pour visiter les villages du Gers ?
Le printemps (avril-juin) et le début de l'automne (septembre) offrent le meilleur compromis entre météo agréable, sites ouverts et affluence maîtrisée. L'été reste possible mais plus chargé.
Faut-il une voiture pour visiter les villages du Gers ?
Oui, quasiment. Les transports en commun entre villages sont très limités, et la voiture reste le seul moyen réaliste de relier les six villages labellisés ainsi que Condom ou Lectoure sur un même séjour.
Six villages labellisés, quelques cités voisines tout aussi attachantes et un maillage de petites routes qui invite à ralentir : le Gers se prête moins à une liste à cocher qu'à un séjour vécu au rythme gascon, entre marchés de producteurs, dégustations d'Armagnac et collégiales gothiques.
Week-end ou semaine complète, l'essentiel reste de ne pas tout vouloir voir d'un coup : Fourcès, La Romieu, Larressingle, Lavardens, Montréal-du-Gers et Sarrant méritent chacun leur propre temps. Avant ou après la Gascogne, une escale urbaine s'impose : à Toulouse, 23 récits audio à écouter en marchant vous racontent la Ville rose en 2h40, et Agen propose son propre parcours audio au bord de la Garonne (19 étapes, 1h15), de quoi prolonger le voyage avant de retrouver les coteaux.
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