Visite insolite Vannes : légendes, ruelles secrètes et Golfe du Morbihan
Romane

Créé par Romane, le 15 août 2026

Votre guide Ryo

Visite insolite Vannes : légendes, ruelles secrètes et Golfe du Morbihan

© Shutterstock

Vannes a la réputation d'une carte postale bretonne : remparts fleuris, maisons à pans de bois, petit port fortifié. Ce que les visites classiques racontent moins, c'est que les douves de ces mêmes remparts abritent des jardins à la française que beaucoup traversent sans les regarder, qu'un couple de bois sculpté veille depuis des siècles sur une façade du centre, et que le Golfe du Morbihan tout proche se survole en hélicoptère, se traverse en catamaran ou se découvre en e-foil. Pour une visite insolite de Vannes qui sort des sentiers battus, le parcours audioguidé Ryo de Vannes est un bon point de départ : il permet de flâner en écoutant les histoires que les plaques touristiques omettent.

Dans les pages qui suivent, vous croiserez une sculpture devenue l'emblème de la ville, un céramiste qui travaille encore l'argile au tour, un dolmen vieux de plus de 5000 ans à moins d'une heure de route, et un sous-marin de la Guerre froide amarré à Lorient. Entre remparts, sensations aériennes, escapades nautiques dans le golfe et lieux oubliés du Morbihan, cette visite insolite de Vannes et de ses environs prend le parti d'éviter les six monuments listés partout ailleurs.

Vannes centre historique
© Shutterstock

Vannes côté coulisses : légendes et détails cachés du centre historique

Le centre-ville fortifié de Vannes se visite en une petite heure si vous vous contentez de suivre les repères touristiques. Ralentissez le pas et une autre ville apparaît, faite de détails que peu de visiteurs remarquent.

Les remparts et le Jardin des Remparts, la plus belle vue de la ville

Les remparts de Vannes, longs de plus d'un kilomètre, comptent parmi les mieux conservés de Bretagne. Élevés sur des bases gallo-romaines puis reconstruits et renforcés du XIIIe au XVIIe siècle, ils encerclent encore la vieille ville côté est et bordent la rivière Marle, aujourd'hui canalisée au pied des courtines.

Ce que beaucoup de visiteurs ignorent, c'est que le fossé défensif a été transformé en Jardin des Remparts : parterres à la française, buis taillés et massifs fleuris occupent l'ancienne douve, en accès libre et gratuit toute l'année. Le meilleur point de vue ne se prend pas depuis le jardin lui-même mais depuis la promenade haute, près de la Porte Prison : de là, les tours, les toits d'ardoise du lavoir et les parterres se superposent dans le même cadrage. Venez tôt le matin, avant que la lumière ne tape sur les façades ouest, ou en fin de journée quand le granit vire à l'ocre.

La Cohue et le fameux couple « Vannes et sa femme »

À deux pas de la cathédrale, La Cohue a longtemps servi de halle marchande et de palais de justice avant de devenir le musée des beaux-arts de la ville. Les Vannetais y venaient plaider, vendre du poisson et acheter du drap dans le même bâtiment, ce qui explique sa curieuse double entrée de plain-pied sur deux rues situées à des niveaux différents.

À quelques dizaines de mètres, à l'angle de la place Valencia et de la rue Noé, cherchez au-dessus d'une devanture deux bustes de bois polychrome, joufflus et souriants : c'est « Vannes et sa femme », l'enseigne la plus célèbre de la ville, dont l'origine se perd depuis le XVIe ou le XVIIe siècle. Enseigne d'auberge ? Caricature d'un couple de commerçants ? Personne ne tranche vraiment, et chaque guide local vous servira sa version. Le duo est devenu l'emblème officieux de Vannes : vous le retrouverez sur les magnets, les affiches et jusque sur certains panneaux municipaux. Levez la tête, il se rate très facilement.

Maisons à pans de bois et hôtel de Limur : les détails à repérer

La place Henri-IV et la rue Saint-Salomon concentrent la plus belle collection de maisons à pans de bois de Vannes, certaines datées du XVe siècle. Levez les yeux : sculptures de marchands, animaux fantastiques et scènes de métiers ornent les poutres d'encorbellement, et les étages avancent parfois d'un mètre sur la rue, une astuce médiévale pour gagner de la surface sans payer davantage d'impôt foncier.

Un peu plus loin, l'hôtel de Limur (Rue Thiers, 56000 Vannes, noté 4.7/5 sur Google pour 64 avis), hôtel particulier construit à la fin du XVIIe siècle, tranche avec son architecture classique en granit. Propriété de la ville, il accueille aujourd'hui des expositions temporaires : c'est l'occasion la plus simple d'en voir l'escalier intérieur et les boiseries, invisibles le reste du temps. Vous pouvez rejoindre le parcours audioguidé Ryo de Vannes pour replacer ces façades dans le fil chronologique de la ville, quartier par quartier.

Une balade insolite dans les vieilles rues de Vannes

Passé le centre historique, Vannes se prête bien à une exploration ludique plutôt qu'à une simple flânerie.

Le rallye urbain, pour explorer autrement

Plusieurs prestataires locaux proposent un rallye urbain dans le centre-ville de Vannes : une tablette ou un carnet d'énigmes guide un petit groupe de rue en ruelle, entre indices historiques et devinettes à résoudre en équipe. Comptez 1h30 à 2h pour boucler le parcours, un format qui convient aussi bien à une sortie entre amis qu'à une activité en famille les jours de pluie.

L'intérêt du format tient moins aux indices eux-mêmes qu'à la façon dont il force à ralentir. On repère alors un blason oublié sur une façade ou un puits couvert dans une cour, des détails qu'on traverse habituellement sans les voir.

Porte Saint-Vincent et la cathédrale Saint-Pierre côté anecdotes

La Porte Saint-Vincent, percée au XVIIe siècle dans les remparts médiévaux puis remaniée au siècle suivant, marque l'entrée la plus photographiée de la vieille ville. Moins connu : elle a été ouverte pour relier directement le port au cœur marchand, à une époque où Vannes vivait largement du négoce maritime, et elle doit son nom au saint dont la statue occupe la niche côté port.

À quelques mètres, la cathédrale Saint-Pierre (Place Saint-Pierre, 56000 Vannes, noté 4.4/5 sur Google pour 2 693 avis) mélange les styles sur près de six siècles de chantier, du gothique flamboyant au néoclassique. Une de ses chapelles conserve le tombeau de saint Vincent Ferrier, prédicateur dominicain venu de Valence et mort à Vannes en 1419, dont le culte attire encore des visiteurs venus d'Espagne, un détail que peu de guides mentionnent. L'article Top 6 des activités à faire à Vannes détaille d'autres façons d'aborder ce quartier autrement.

Vieilles rues Vannes
© Shutterstock
Vannes centre-ville
© Shutterstock

Vannes gourmande : le food tour du centre-ville

S'orienter dans Vannes par le ventre plutôt que par les monuments change complètement la perception de la ville.

Un food tour organisé dans le centre-ville enchaîne 4 à 6 étapes chez des commerçants indépendants : crêperie, biscuiterie artisanale, caviste, fromager. Format court, environ 2h30, pensé pour goûter plutôt que pour se rassasier à chaque arrêt, avec en toile de fond les explications d'un guide sur l'histoire des halles vannetaises.

Les spécialités bretonnes qui reviennent le plus souvent sur ce parcours : le kouign-amann, le far breton, les galettes de blé noir garnies au fromage de chèvre local, et parfois une dégustation de cidre fermier accompagnée d'huîtres du golfe. Si vous préférez composer votre propre dégustation, visez les Halles des Lices un mercredi ou un samedi matin, jours de marché : c'est là que se concentrent les producteurs du golfe. L'article Top 10 des spécialités culinaires à Vannes recense les adresses qui reviennent le plus souvent dans ces parcours gourmands.

Rencontre avec un artisan céramiste

Sur le trajet, plusieurs food tours incluent un détour par l'atelier de céramique artisanale Galerie d'Art Terre Libre (56000 Vannes, noté 4.9/5 sur Google pour 16 avis), où un potier travaille encore au tour selon des méthodes traditionnelles. La visite dure une vingtaine de minutes : démonstration de tournage, explications sur les émaux, possibilité d'acheter une pièce unique en fin de parcours. C'est un ajout inattendu dans un parcours gourmand, mais il fonctionne bien pour couper le rythme entre deux dégustations.

Sensations fortes au-dessus de Vannes : vols panoramiques et saut en tandem

Pour une visite qui prend de l'altitude, direction le ciel.

Vol panoramique en hélicoptère au-dessus du Golfe

Un baptême en hélicoptère au-dessus du Golfe du Morbihan dure généralement entre 15 et 30 minutes selon la formule choisie, au départ de l'aérodrome de Vannes-Meucon ou d'une base voisine. Depuis les airs, les dizaines d'îles et îlots du golfe se découpent nettement, avec les parcs à huîtres visibles en pointillés sur l'eau à marée basse.

Réservez plutôt tôt le matin ou en fin de journée : la lumière rasante sculpte le relief des îles et les couleurs de l'eau changent radicalement par rapport à un survol de milieu de journée. Les vols restent tributaires de la météo, prévoyez une date de repli si vous venez pour un week-end seulement.

Saut en parachute en tandem et baptême en paramoteur

Pour les amateurs de sensations plus franches, le saut en parachute en tandem à Vannes s'effectue depuis un avion à environ 4000 mètres d'altitude, avec une quarantaine de secondes de chute libre avant l'ouverture du parachute. Aucune expérience préalable n'est requise, l'encadrement se fait avec un moniteur diplômé et le décollage a lieu depuis l'aérodrome de Vannes-Meucon, à une quinzaine de minutes du centre-ville.

Version plus douce mais tout aussi dépaysante : le baptême en paramoteur au-dessus de la baie de Quiberon, un vol lent en aile motorisée qui permet de longer la côte à basse altitude. Comptez environ une heure entre briefing et vol pour cette activité, accessible aux enfants accompagnés à partir de l'âge fixé par le club, généralement autour de 8 ans.

saut en parachute tandem
© Shutterstock
Golfe du Morbihan
© Shutterstock

Sur l'eau : excursions hors des sentiers battus dans le Golfe du Morbihan

Le Golfe du Morbihan se découvre aussi très bien depuis l'eau, et les formats ne manquent pas.

Voilier historique et catamaran dans le Golfe

Embarquer sur un voilier historique dans le Golfe du Morbihan, souvent un ancien bateau de travail gréé à l'ancienne ou une réplique de sinagot, ces voiliers à voiles rouges typiques du golfe, transforme une simple sortie en mer en incursion dans le patrimoine maritime local. Les sorties durent en général une demi-journée, avec possibilité de mettre la main à la manœuvre sous supervision de l'équipage.

Autre option, plus familiale : la balade en catamaran dans le Golfe du Morbihan, plus stable et plus rapide, qui permet de couvrir davantage d'îles en une même sortie, île aux Moines et île d'Arz en tête. Attention aux courants : le passage de la Jument, entre Arradon et l'île aux Moines, atteint plusieurs nœuds à marée descendante et impose des horaires de départ calés sur la marée. Pour prolonger l'exploration du golfe une fois à terre, l'article Les plus beaux coins du golfe du Morbihan à découvrir liste plusieurs points de vue accessibles à pied.

E-foil et mermaiding, deux expériences peu courantes

Direction la baie de Quiberon pour deux activités plus confidentielles. Le trimaran de course propose des sorties à haute vitesse pour sentir la glisse d'un bateau conçu pour la compétition, encadrées et accessibles sans expérience de voile.

Plus étonnant encore : une initiation à l'e-foil, cette planche électrique qui décolle littéralement de la surface de l'eau, et le mermaiding proposé le long de la côte sud bretonne, une discipline venue des États-Unis qui consiste à nager en monopalme façon sirène. Les deux se pratiquent en combinaison, encadrés par un moniteur, sans niveau de natation particulier requis au-delà de savoir nager confortablement. Comptez une heure de session pour l'e-foil, le temps de tenir debout sans tomber toutes les trente secondes.

Un peu d'histoire méconnue : Vannes, de Darioritum à aujourd'hui

Derrière les façades à pans de bois, Vannes cache près de deux mille ans d'histoire, avec quelques rebondissements que les frises chronologiques résument trop vite.

Darioritum, la cité fondée par les Romains

Avant de s'appeler Vannes, la ville portait le nom de Darioritum, fondée par les Romains au Ier siècle après J.-C. sur les terres du peuple gaulois des Vénètes, ce même peuple que Jules César avait défait lors d'une bataille navale au large du Morbihan en 56 avant J.-C. Le nom apparaît chez le géographe Ptolémée au IIe siècle. Des vestiges de cette période, essentiellement des fondations et des fragments de thermes, ont été mis au jour lors de fouilles autour du quartier de Boismoreau, mais restent peu signalés au grand public.

Les guerres de succession et le déclin du duché

Entre 1341 et 1364, les guerres de succession du duché de Bretagne opposent les Montfort aux Blois-Penthièvre pour le contrôle du duché, ruinant au passage l'économie régionale pendant plus de vingt ans. Vannes, place stratégique convoitée par les deux camps, change plusieurs fois de mains durant le conflit et subit plusieurs sièges. C'est de cette période troublée que datent les renforcements successifs des remparts, dont l'épaisseur trahit encore aujourd'hui l'inquiétude des défenseurs de l'époque. Un siècle et demi plus tard, c'est encore à Vannes, en 1532, que les États de Bretagne entérinent l'union du duché à la France.

Le XIXe siècle, un nouveau visage pour Vannes

Il faut attendre la seconde moitié du XIXe siècle pour que Vannes change vraiment de visage : arrivée du chemin de fer en 1862, aménagement du port et de ses quais, essor administratif lié à son statut de préfecture du Morbihan. C'est cette époque qui donne à la ville une bonne part de son architecture bourgeoise, en contraste net avec le cœur médiéval resté intact.

Dix lieux méconnus à découvrir dans le Morbihan, à moins d'une heure de Vannes

Passé les portes de Vannes, le Morbihan continue de réserver des surprises, souvent regroupées par les guides classiques en une simple liste sans logique. Voici une sélection organisée par type de curiosité, à une heure de route ou presque. Pour un panorama plus large, l'article Que faire Morbihan complète cette sélection avec d'autres idées de sorties dans le département.

Châteaux et forteresses méconnus

À une demi-heure de Vannes, le château de Suscinio, ancienne résidence des ducs de Bretagne, dresse ses tours sur la Presqu'île de Rhuys, entouré de douves toujours en eau. Restauré sur plusieurs décennies après avoir servi de carrière de pierres au XIXe siècle, il conserve un pavement de carreaux de terre cuite médiévaux parmi les mieux préservés de France, découvert dans les ruines de la chapelle.

Plus au nord, le château de Josselin surplombe l'Oust depuis le XIe siècle, avec une façade sur la rivière restée franchement défensive et un décor de granit flamboyant côté cour. Il appartient à la famille de Rohan depuis plus de six cents ans, un fait rare pour un château encore habité, et abrite un musée de poupées installé dans les anciennes écuries.

Morbihan paysage
© Shutterstock

Sites sacrés et légendaires

À Tréhorenteuc, en lisière de la forêt de Brocéliande, l'église du Graal détonne avec son décor consacré à la légende arthurienne autant qu'aux saints : Table Ronde, quête du Graal et fée Morgane y côtoient l'iconographie catholique habituelle, initiative de l'abbé Gillard qui remania l'édifice au milieu du XXe siècle pour ancrer les légendes locales dans le lieu de culte.

Ambiance radicalement différente au Centre Bouddhique Drukpa, à Plouray, où un temple tibétain accueille retraites et méditations en pleine campagne morbihannaise, à environ 1h15 de Vannes. Plus discrète, la chapelle Saint-Gildas, bâtie contre un énorme rocher au bord du Blavet à Bieuzy-les-Eaux, mérite le détour pour son cadre encaissé et sa source réputée guérisseuse.

Enfin, direction la côte pour le dolmen de Crucuno, à Plouharnel, l'un des mégalithes les plus impressionnants de Bretagne : une table de pierre unique de plusieurs dizaines de tonnes posée sur ses supports, relevée à la fin du XIXe siècle, et dont l'édification remonte au Néolithique, plus de 5000 ans avant nous.

Curiosités industrielles et artistiques

À la limite du Morbihan et des Côtes-d'Armor, près de Gouarec, le hameau des Forges des Salles a conservé son village sidérurgique des XVIIIe et XIXe siècles quasiment intact, avec logements ouvriers, halle à charbon et étang d'alimentation encore en place. À Gourin, une réplique de la statue de la Liberté, érigée dans les années 1980 en mémoire des milliers de Bretons partis tenter leur chance en Amérique du Nord, surprend au détour de la route.

Sur la côte, la tour à feu de Pen Cadénic, à Damgan, que les habitants appellent aussi la tour des Anglais, servait dès le XVIIe siècle à guider les navires vers le port de Pénerf : c'est l'un des plus anciens ancêtres de phare encore debout en Bretagne. À Lorient, le sous-marin Flore S645, vestige de la Guerre froide posé en cale sèche, se visite avec un audioguide qui restitue la vie de l'équipage, tandis que le site de Lorient La Base (Rue Alain Colas, 56100 Lorient, noté 4.1/5 sur Google pour 1 232 avis), ancienne base de sous-marins allemande reconvertie, mêle aujourd'hui blocs de béton, musée et bases de course au large.

Mégalithes Morbihan
© Shutterstock

Nature et préhistoire autour de Vannes

Autre facette du Morbihan, plus ancienne encore : celle des mégalithes et des grands espaces naturels préservés.

Le parc de préhistoire de Bretagne et le centre de l'imaginaire arthurien

À Malansac, à une trentaine de minutes de Vannes, le parc de Préhistoire de Bretagne déroule dans une ancienne carrière d'ardoise un parcours extérieur ponctué de dinosaures grandeur nature et de scènes de vie préhistorique reconstituées, de l'apparition de la vie jusqu'aux premiers hommes. Comptez 2h de visite sur un site vallonné et boisé, un format qui plaît particulièrement aux familles avec enfants.

En forêt de Brocéliande, le Centre de l'Imaginaire Arthurien, installé au château de Comper à Concoret, explore les légendes du roi Arthur et de la fée Viviane à travers expositions et balades contées dans le parc du château, au bord de l'étang où la tradition situe le palais de cristal de la fée. Comptez une bonne demi-journée pour combiner les deux sites, distants d'environ 45 minutes de route.

Les alignements de Kerzerho à Erdeven

Moins connus que ceux de Carnac tout proche, les alignements de Kerzerho (56410 Erdeven, noté 4.6/5 sur Google pour 3 093 avis) à Erdeven comptaient à l'origine plus d'un millier de menhirs répartis sur une dizaine de rangées ; il en subsiste aujourd'hui moins de deux cents, dont quelques géants approchant les six mètres. L'avantage sur leurs voisins carnacois : l'accès reste libre et gratuit toute l'année, sans clôture ni horaire de visite, et la fréquentation y est incomparablement plus faible.

Dans un registre plus contemporain, le Musée des Passions et des Ailes à Baden réunit avions, motos et véhicules anciens dans un hangar bien improbable, tandis que la Maison Yves Rocher à La Gacilly retrace l'aventure du végétal et de la cosmétique dans le village natal du fondateur, jardins botaniques compris. Pour finir sur une note plus mystérieuse, le Mystère Abgrall à Concoret propose un jeu d'énigmes grandeur nature en pleine forêt de Brocéliande, pensé comme une chasse au trésor familiale sur plusieurs heures.

Randonnées et grand air autour de Vannes

Si vous préférez marcher plutôt que rouler, deux terrains de jeu très différents entourent la ville.

La Presqu'île de Rhuys

La Presqu'île de Rhuys, coincée entre golfe et océan, déroule des dizaines de kilomètres de sentier côtier balisé au titre du GR 34, alternant plages, marais salants et pointes rocheuses. Comptez une journée complète pour une grande boucle, ou choisissez un tronçon de 2 à 3 heures au départ de Sarzeau ou de la pointe de Penvins si le temps manque. Le sentier passe au pied du château de Suscinio, ce qui permet d'enchaîner marche et visite dans la même journée.

Les Landes de Lanvaux

Au nord de Vannes, les Landes de Lanvaux offrent un tout autre décor : bois, étangs, chaos rocheux et anciennes carrières de granit sur une longue crête vallonnée assez inattendue pour la région. Les randonnées autour de Vannes y sont généralement plus tranquilles qu'en bord de golfe, avec beaucoup moins de fréquentation touristique, même en plein été. Le site mégalithique de Saint-Guyomard ou les allées couvertes disséminées dans les bois donnent un but à la balade quand la boucle s'étire.

Infos pratiques pour une visite insolite de Vannes

Avant de partir, quelques repères pratiques pour caler votre visite insolite de Vannes.

Quand partir et que faire un dimanche à Vannes

La meilleure période reste le printemps ou le début d'automne : température clémente, golfe moins fréquenté qu'en juillet-août, tarifs des activités nautiques souvent plus avantageux hors saison. Mai et septembre offrent en prime des marées de vives-eaux spectaculaires dans le golfe, quand le courant force le passage entre les îles.

Que faire à Vannes le dimanche ? Le centre historique reste vivant : crêperies et cafés ouverts, promenade du port et remparts accessibles à toute heure, musée de La Cohue ouvert l'après-midi une bonne partie de l'année, et plusieurs prestataires d'activités, rallye urbain ou sorties bateau, qui maintiennent leurs créneaux du week-end. Le marché des Halles des Lices, lui, se tient le mercredi et le samedi matin : ne comptez pas dessus le dimanche. Vérifiez aussi les horaires des musées municipaux hors saison, souvent réduits, et réservez à l'avance les activités aériennes et nautiques, qui affichent complet plusieurs jours à l'avance en été.

Où dormir pour explorer le Morbihan autrement

Pour prolonger l'expérience, plusieurs adresses proposent un hébergement insolite en plein cœur du Morbihan : cabanes perchées en lisière de forêt du côté de Brocéliande, yourtes ou tipis à quelques kilomètres du golfe, roulottes aménagées près de la côte sauvage de Quiberon, et même quelques nuits en bateau à quai dans les ports du golfe. Ces formules se réservent généralement plusieurs semaines à l'avance en haute saison.

Si vous préférez rester en ville, la vieille ville de Vannes concentre l'essentiel des hôtels de charme dans des bâtiments anciens, à distance de marche de tous les sites évoqués plus haut. Le Ryocity de Vannes reste un bon point d'ancrage pour organiser vos journées autour du centre historique.

Vannes
© Shutterstock

FAQ

Que faire à Vannes le dimanche ?

Les ruelles du centre historique, la promenade du port, les remparts et plusieurs activités nautiques ou le rallye urbain restent accessibles le dimanche. Le marché des Lices, en revanche, se tient le mercredi et le samedi, et certains musées municipaux réduisent leurs horaires en basse saison.

Combien de temps prévoir pour une visite insolite de Vannes ?

Comptez une journée complète pour le centre historique et ses anecdotes, et une seconde journée si vous ajoutez une activité nautique ou aérienne dans le golfe. Pour explorer aussi les curiosités du Morbihan élargi, châteaux, mégalithes et Brocéliande, prévoyez un week-end entier.

Quelles sont les activités originales en famille à Vannes ?

Le rallye urbain, le food tour adapté aux enfants, le parc de Préhistoire de Bretagne à Malansac et une sortie en catamaran dans le golfe conviennent bien aux familles, avec des formats généralement accessibles dès 6-7 ans.

Où dormir pour explorer le Golfe du Morbihan autrement ?

Cabanes perchées, yourtes et roulottes disséminées autour du golfe et vers Brocéliande offrent une alternative à l'hôtel classique, tandis que le centre historique de Vannes concentre les adresses de charme les plus centrales. Réservez tôt entre juin et septembre.

Quels lieux méconnus voir à moins d'une heure de Vannes ?

Le château de Suscinio, l'église du Graal à Tréhorenteuc, le dolmen de Crucuno, les alignements de Kerzerho et le sous-marin Flore S645 à Lorient figurent parmi les découvertes les plus marquantes accessibles en une heure de route environ.

Quand partir pour visiter Vannes de façon originale ?

Le printemps et le début d'automne offrent le meilleur compromis entre météo agréable et affluence maîtrisée, avec des tarifs souvent plus intéressants sur les activités nautiques et aériennes qu'en plein été.

Vannes se prête finalement assez mal à une visite pressée. Ses remparts, sa cathédrale et ses maisons à pans de bois se laissent photographier en une heure, mais c'est en ralentissant, en cherchant le couple sculpté au-dessus d'une devanture ou en poussant jusqu'au golfe pour un survol en hélicoptère que la ville se révèle vraiment sous son jour le plus surprenant.

Une visite insolite de Vannes se joue autant dans les détails du centre historique que dans les échappées vers le golfe et l'arrière-pays morbihannais. Que vous restiez intra-muros ou que vous poussiez jusqu'aux alignements de Kerzerho et au château de Suscinio, le parcours audioguidé Ryo de Vannes reste une bonne base pour composer votre propre itinéraire, quartier par quartier, légende par légende.